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Village

Dossier IA33006866 réalisé en 2011

Fiche

Dénominations village
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Saint-Ciers-sur-Gironde
Adresse Commune : Braud-et-Saint-Louis
Cadastre : 1827 ; 2010

Sur la carte des marais de Saint-Simon et de Montelipan de la fin du 17e siècle, le village est représenté de façon schématique par l´église et quelques maisons dispersées. La carte du cours de la Garonne de 1759 montre le village traversé par un axe de communication principal nord-sud avec, de part et d´autre, l´église et quelques bâtiments.

A la lecture du plan cadastral de 1827, le bourg est moins bâti que d´autres hameaux, tel que le Port, et n´est traversé que par une seule voie principale allant du nord-ouest au sud-est : celle-ci part du lieu-dit "La Croix", situé au nord du Port, et rejoint le Bouinot. De part et d´autre de cette voie sont construits l´église et le presbytère au nord et quelques rares maisons au sud. Un chemin partant du Pinier au sud et remontant jusqu´à l´église est également visible mais aucune construction n´est présente le long de cet axe.

La prospérité économique de la commune qui se manifeste très progressivement au cours de la seconde moitié du 19e siècle, liée à l´essor de la viticulture et à l´arrivée du chemin de fer en 1882 à Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Aubin, permet une transformation du chef-lieu communal à la fin du 19e siècle. En effet, nombreuses constructions publiques et reconstructions voient le jour : le presbytère en 1882, l'église paroissiale en 1898, l´école et la mairie en 1899. C´est à cette époque qu´une seconde route principale est percée, partant du domaine de La Paillerie, coupant l'ancien axe et remontant en ligne droite jusqu´au lieu-dit de la Mirandole, rejoignant ici l´une des voies principales de la commune allant du Port à Saint-Ciers. Ce nouveau tracé, ayant eu notamment pour conséquence l´orientation de l´église au nord, change désormais la physionomie du bourg qui est structuré par ce nouvel axe, comme en témoigne des cartes postales datant du début du 20e siècle.

En 1921, le monument aux morts est élevé sur la place de la mairie et en 1922 un bureau de poste est construit sur cette même place. En 1935, la mairie et le bureau de poste sont transférés dans une ancienne maison située le long de la rue nord-sud. Au milieu du 20e siècle est construit le marché couvert à proximité de l´église.

La configuration de la localité ne change guère jusqu´en 1976, date à laquelle est décidée la construction de la centrale nucléaire dans les marais. Dès lors, grâce à un apport de population et à des ressources financières sans précédent, le bourg est agrandi avec la construction de lotissements pavillonnaires pour les employés, tel celui de la Garenne à l´est de l´axe nord/sud, et l´aménagement de différentes infrastructures, telle la piscine municipale inaugurée en 1982. Dans les années 1990, un camping est installé, ainsi qu´une salle des fêtes et une maison de retraite. En 2005 est inauguré le complexe sportif et en 2009 la nouvelle médiathèque.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle

Le bourg est organisé au croisement de deux axes de communication nord-ouest/sud-est et nord/sud. Le premier axe (avenue Général-de-Gaulle qui se poursuit sur l´avenue Kléber-Marsaud) est bordé de l´école, du monument aux morts, de l´église, du presbytère, de la mairie et des anciens bâtiments. Le second axe (avenue de la République ou D. 255), voie de communication principale de la commune, comprend, outre des habitations, les infrastructures, équipements sportifs et nouveaux quartiers.

Murs calcaire moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse, tuile mécanique

Estuaire

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Références documentaires

Documents figurés
  • Carte de Belleyme. Par Belleyme Pierre, 1723-1724 [Archives départementales de la Gironde, 2 Fi 1490].

  • Carte du cours de la Garonne. Par Desmarais, 1759 [Archives nationales, F 14].

  • Marais de Saint-Simon et de Montelipan. [s.n.], 18e siècle ? [Archives départementales de la Gironde, 2 Fi 991].

  • Plan cadastral dit "napoléonien", 1827-1828.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 073
Périodiques
  • ROUDIE Philippe. « Braud-et-Saint-Louis aux XIXe et XXe siècles : du marais à la centrale nucléaire ». Les Cahiers du Vitrezay, 1998, n° 91.

    P. 41 à 48.
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer