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Village de Saint-Genès-de-Blaye

Dossier IA33004486 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées prieuré
Dénominations village
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Saint-Genès-de-Blaye
Cadastre : 1832 C ; 2013 OC

Les vestiges d'une établissement antique de type villa, des Ier et IIe siècles, identifiés en bordure du village du côté nord, témoignent d'une occupation du site de longue date. Sa situation, à l'abri de la zone inondable mais à proximité de l'estuaire et d'une voie antique, non loin du castrum de Blaye, constituait une condition favorable à l'implantation d'un établissement d'importance, que confirme la découverte de mosaïques et d'éléments lapidaires. Un chapiteau réputé mérovingien, remployé depuis en margelle de puits, paraît révéler une continuité de peuplement durant le haut Moyen Âge. Le nom Saint-Genès, martyr du IIIe siècle et hagiotoponyme de la paroisse, plaiderait pour l'établissement d'un lieu de culte assez tôt. Cependant, l'existence de l'église, associée à un prieuré, n'est attestée que tardivement, durant le 14e siècle. Un noyau d'habitat est probablement constitué dès lors à proximité. Mis à part l'église, aucun vestige médiéval n'a été repéré dans le village. Le bâti le plus ancien paraît dater pour l'essentiel du 17e siècle, et surtout de la seconde moitié du 18e siècle, période qui semble correspondre à un temps de prospérité en lien avec l'essor de la viticulture que confirme la présence de plusieurs chais de la fin du 18e ou du début du 19e siècle. La seconde moitié du siècle constitue aussi une période faste, qui voit la construction de plusieurs maisons de maître à la tête de crus "paysans et artisans", selon les termes du Cocks et Féret. Cependant, la croissance de l'agglomération est restée limitée et n'a pas connu d'extension significative au 20e siècle, les lotissements se trouvant ailleurs, vers Ségonzac. Au contraire, plusieurs bâtiments ont été détruits pour cause d'abandon et de vétusté, essentiellement à la fin du 20e siècle et encore dans les années 2000, alors que d'autres maisons sont restaurées. Cette préservation des structures anciennes du village et le maintien de son caractère rural sont aujourd'hui des atouts pour un développement raisonné de l'agglomération dans le respect de son patrimoine bâti.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : Antiquité , (détruit)

Le village est implanté au pied d'un coteau, sur une terrasse protégée de l'estuaire et des zones inondables. Il est situé a l'écart des routes principales mais à un croisement de chemins secondaires le reliant aux hameaux et localités voisines. L'organisation parcellaire et du bâti montre une agglomération "inorganique", ni planifiée ni dirigée, mais plutôt due à un développement spontané. Le mouvement général de la construction semble s'être effectué par juxtaposition successive de modestes maisons et dépendances alignées le long de chemins et de passages, déterminant de petits îlots d'habitats, parfois sur cour. L'ancien domaine du Prieuré, en bordure du village vers l'est, constitue avec son enclos une limite forte. Quant à l'autre ancien domaine important, à l'ouest, il a été ingéré dans le tissu villageois et ne se démarque plus guère des constructions environnantes. La mairie-école à l'ouest et le cimetière au sud-est sont éloignés du village de 150 mètres environ.

Le paysage bâti se compose d'ensembles alignés de maisons en rez-de-chaussée et de petites dépendances attenantes, ponctué de quelques maisons de maître se démarquant par la présence d'un étage et d'une façade à travées. Le matériau de gros-oeuvre exclusif est le moellon calcaire, habituellement enduit - parfois dans des tons ocres orangés -, et la tuile creuse en couverture.

Murs calcaire moellon enduit
enduit partiel
Toit tuile creuse, tuile mécanique

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien, 1832.

    Section C Archives départementales de la Gironde : 3 P 405
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Beschi Alain