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Usine de produits chimiques Azolacq, puis Cofaz, puis Norsk-Hydro Azote, actuellement Yara

Dossier IA64002463 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Appellations usine Azolacq, Cofaz, Norsk-Hydro Azote, Yara
Parties constituantes non étudiées entrepôt industriel, réservoir industriel, atelier de fabrication, bâtiment administratif d'entreprise
Dénominations usine de produits chimiques
Aire d'étude et canton Bassin de Lacq
Adresse Commune : Pardies
Cadastre : 2015 AB 5
Précisions

En 1959 est créée la société Azolacq dont le but est la transformation de l’ammoniac par cracking de gaz naturel en engrais azotés (ammoniac, urée, nitrate d’ammonium) et en produits chimiques de synthèse. Cette société spécialisée fait alors partie d'Aquitaine Chimie qui regroupe diverses unités chimiques traitant le méthane de Lacq sur la plate-forme de Pardies.

En 1970, Cofaz prend le contrôle de l’atelier produisant de l’ammoniac dont il confie l’exploitation à Azolacq. Cofaz est ensuite racheté à la fin des années 1980 par un groupe norvégien, Norsk-Hydro Azote, aujourd’hui Yara. Sur le site de 43 hectares actuellement occupé par Yara, deux zones de fabrication ont fonctionné en parallèle : l’une, consacrée à la production de l’ammoniac, appelée AGI ("Ammoniac et Gaz Industriel"), l’autre, appelée NINA (« Nitrite-Nitrate ») dédiée à la transformation de l’ammoniac en nitrate d’ammonium. Si cette dernière est toujours en activité, la zone de production de l’ammoniac a, par contre, évolué en fonction des relations nouées avec les autres sociétés de la plate-forme de Pardies.

En effet, entre 1959 et 1970, l’ammoniac y est fabriqué grâce d’une part, à l’hydrogène fourni par craquage du gaz méthane de Lacq réalisé par Aquitaine Chimie, puis par Rhône-Poulenc, et d’autre part, grâce à l’azote fournit par l’Office national industriel de l’azote (devenu par la suite Azote et Produits Chimiques).

Entre 1970 et 1983, Cofaz reprend l’atelier de production d’ammoniac de Rhône-Poulenc, passant du statut de client, à celui d’exploitant : l’entreprise réalise les opérations de craquage à partir du gaz désulfuré chez Rhône-Poulenc et mélange l’hydrogène ainsi obtenu avec l’azote.

Entre 1983 et 1996, l’unité de craquage est stoppée puisqu’il n’est plus nécessaire de fabriquer de l’hydrogène. Rhône-Poulenc en fournit en effet directement suite à l’arrêt de sa fabrication de méthanol consommatrice en hydrogène. A partir des années 1990, l’azote est fourni par Air Liquide qui vient s’implanter sur la plate-forme.

Après la reprise de Rhône-Poulenc par Acetex, une nouvelle unité est mise en place par Yara entre 1997 et 2009 : il s’agit ainsi du redémarrage de l’unité de craquage essentiellement pour fournir du monoxyde de carbone à Acetex (puis à Celanese), ce qui permet à l’entreprise de fabriquer l’ammoniac de nouveau par craquage (afin d’obtenir de l’hydrogène) et toujours avec l’azote de Air Liquide. Mais la fermeture de Celanese en 2009 entraîne le démantèlement de la zone AGI devenue inutile et aujourd’hui Yara doit se fournir en ammoniac auprès des autres usines du groupe.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1959, daté par source
1997, daté par source

Le site occupé aujourd'hui par l'entreprise Yara regroupe des bâtiments administratifs en béton, sans étage, à toit terrasse, de plan rectangulaire et percés de larges baies ainsi que des installations techniques. En ce qui concerne ces dernières, sur la zone dénommées AGI (Ammoniac et Gaz Industriel) sont regroupés des réacteurs, des hangars et des réservoirs industriels. Sur la zone dénommée NINA ("Nitrite-Nitrate"), les opérations successives de transformation de l’ammoniac en nitrate d’ammonium se font, depuis 1959, toujours dans les mêmes bâtiments, construits en parpaings. En premier lieu, l'oxydation de l'ammoniac en acide nitrique est réalisée dans des réacteurs au sein d'un bâtiment constitué de deux parties accolées recouvertes d'une voûte en béton, l'une de trois et l'autre de deux étages. Cette dernière étant dotée d'un appentis à un étage. Puis, l'acide nitrique circule dans des colonnes d'adsorption. Il est ensuite transformé en nitrate d'ammonium grâce à un mélange avec de l'ammoniac au sein d'un bâtiment parallélépipédique à toit terrasse. Le nitrate d'ammonium passe enfin dans la tour de granulation avant d'être emporté, par une rampe, dans une longue halle de stockage recouverte d'une voûte en béton.

Murs parpaing de béton
Toit béton en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 3 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures
Escaliers
Techniques
Statut de la propriété propriété d'une société privée
Éléments remarquables réservoir industriel, atelier de fabrication

Références documentaires

Bibliographie
  • MAISON-SOULARD Laetitia, BELTRAN Alain, BOUNEAU Christophe. Le bassin de Lacq : métamorphoses d'un territoire. Pessac: Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, 2014 (Cahiers du Patrimoine ; 105).

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine - Maison-Soulard Laetitia