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Basilique Notre-Dame de Buglose

Tableau : Procession de Notre-Dame de Buglose au XVIIe siècle

Dossier IM40004684 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations tableau
Titres Procession de Notre-Dame de Buglose au XVIIe siècle
Aire d'étude et canton Dax nord
Adresse Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : Buglose
Emplacement dans l'édifice maison Notre-Dame, escalier

Selon L. Cazaunau et J. Lesbats (1970, p. 98), ce tableau, comme celui représentant La Découverte de la statue de Notre-Dame de Buglose (réf. IM40004683), proviendrait de la chapelle de la Fontaine (ou des Miracles), édifiée à l'emplacement supposé de la découverte en 1620. Les mêmes auteurs datent la toile du XVIIIe siècle et lui donnent pour sujet "la procession de Dax du lundi de Pentecôte 1622", même si "très curieusement tous les personnages y sont revêtus de costumes du milieu du XVIIIe siècle" (ce qui est inexact). En réalité, tout dans la composition comme dans l'exécution (d'ailleurs de bonne facture) désigne une création à caractère "historiciste" du milieu du XIXe siècle, hypothèse confortée par l'éclectisme des costumes - mitre "haute époque" de l'évêque, perruques Louis XIV des consuls, uniforme années 1640 du gentilhomme. Quant au sujet, il est possible que le peintre ait en effet voulu évoquer, avec les anachronismes vestimentaires déjà signalés, la grande procession de la Pentecôte 1622, au terme de laquelle l'évêque de Dax Jean-Jacques du Sault (1598-1623), "entouré de son chapitre et précédé de tout le clergé de la ville", "accompagné du [futur] marquis de Poyanne, gouverneur du château de Dax, des membres du Présidial en robe rouge et des autres magistrats de la cité", vint procéder à la dédicace de la nouvelle chapelle de pèlerinage.

Ces constatations permettent de conclure que l’œuvre fit partie des tableaux exécutés à Toulouse en 1847 pour le compte de l'évêque d'Aire, Mgr Lanneluc, au même titre que La Découverte de la statue de Notre-Dame de Buglose déjà citée (réf. IM40004683) et, très probablement, que la Vierge à l'enfant ou Notre-Dame des infirmes (réf. IM40004685), laquelle s'inspire d'ailleurs d'un tableau du Guerchin conservé au musée des Augustins de Toulouse. Par ailleurs, une entrée du registre de dépenses de la fabrique de Buglose, en date du 13 mai 1853, faisant état d'un paiement de 30 francs au peintre Louge (non documenté) pour "les 2 tableaux de la fontaine" (c'est à dire de la chapelle des Miracles), pourrait concerner ce tableau et celui de la Découverte de la statue.

La toile a été déposée à une date indéterminée à la maison Notre-Dame, l'établissement lazariste contigu à la basilique.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1847, daté par source
Lieu de provenance (incertitude sur le lieu)
Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : chapelle de la Fontaine Buglose
Adresse :
Lieu d'exécution Commune : Toulouse

Toile en un seul lé, à tissage serré et régulier, avec préparation blanche, clouée sur la rive d'un châssis en croix. Cadre en bois mouluré simple, peint en noir et doré (moulure intérieure).

Catégories peinture
Structures rectangulaire vertical
Matériaux toile, support, en un seul lé, peinture à l'huile
Mesures h : 177.5
la : 133.5
Précision dimensions

Dimensions à l'ouverture du cadre. Cadre : h = 190 ; la = 145.

Iconographies scène historique, procession, évêque, clergé séculier, laïc, magistrat, soldat
fond de paysage, lande, arbre, ciel
Précision représentations

Au milieu de la lande désolée, la procession se déroule en arc de cercle, en partant du fond au centre pour se poursuivre au premier plan. Elle commence par le clergé séculier du diocèse en soutane noire et surplis, portant des cierges et la grande croix processionnelle. Suivent d'autres prêtres (peut-être les chanoines du chapitre, car l'un porte une aumusse sur le bras) tenant la crosse épiscopale et des cierges. Derrière eux vient l'évêque en ornements pontificaux, mitre en tête et pluvial sur les épaules, encadré de deux ecclésiastiques revêtus de dalmatiques blanches (deux diacres ou les grands vicaires ?), l'un tenant une barrette noire, l'autre un livre d'heures ouvert. Suivent trois consuls ou échevins perruqués, drapés dans de longues robes mi-parti rouge et noir, jabot de dentelle au col, calotte noire sur la tête et mortier à la main. Un gentilhomme en pourpoint jaune-or, grand col de dentelles, haut-de-chausses bleues, cape rouge à la Balagny, bottes à revers et feutre à plumet (sans doute Bernard de Baylenx, baron et futur marquis de Poyanne, gouverneur du château de Dax) et son serviteur ferment la marche (la "multitude de peuple" mentionnée par les sources anciennes n'est pas représentée).

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre À signaler

Annexes

  • Extraits de la correspondance de l'évêque d'Aire, Mgr Lanneluc, avec les missionnaires de Buglose (1847) (cités dans L. Cazaunau et J. Lesbats, Buglose, 1970, p. 144) :

    - "Vos tableaux sont finis ; ils vont être mis en roulage. Vous pourrez préparer 700 francs pour la peinture et les cadres." (Toulouse, 11 juin 1847).

    - "Je ne comprends pas la difficulté relative aux tableaux. Il est vrai que c'est moi [l'évêque] qui ai fait venir les vieux pour faire exécuter les nouveaux ; mais quelqu'un de vos Messieurs aurait-il oublié que c'est à l'assurance qu'il seraient payés, sans qu'il en coûte rien à la maison, que je consentis à cette dépense à laquelle je répugnais extrêmement. S'il en est ainsi, c'est une leçon que je n'oublierai pas, s'il en plaît à Dieu. Si vous ne pouvez pas les payez (sic) d'une manière ou d'une autre, je les garderai pour mon compte, moi qui, sur tant d'instances, ai eu la maladresse de les commander, sans prendre mes précautions." (juin [?] 1847).

Références documentaires

Bibliographie
  • LABARRERE Antoine. Histoire de Notre-Dame de Buglose et Souvenirs du Berceau de Saint Vincent de Paul. Paris : H. Vrayet de Surcy, 1857 (rééd. 2001).

    p. 144
  • CAZAUNAU Léon, LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

    p. 98, 144
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe