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Basilique Notre-Dame de Buglose

Tableau : Découverte de la statue de Notre-Dame de Buglose

Dossier IM40004683 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations tableau
Titres Découverte de la statue de Notre-Dame de Buglose
Aire d'étude et canton Dax nord
Adresse Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : Buglose
Emplacement dans l'édifice maison Notre-Dame, escalier

Ce tableau représente l'épisode légendaire de la découverte de la statue de Notre-Dame, tel que le conta pour la première fois Gilbert Grymaud dans son Traité des dévotions et miracles de Notre-Dame en l'église Saint-André de Bordeaux (1630) : en 1620, un jeune berger (majuraut) menant paître son troupeau dans la lande, aurait trouvé l'un de ses taureaux à demi plongé dans un marais, léchant une "image de Nostre Dame". L'effigie, retirée de la fange par les villageois, fut menée par le curé Dussin dans son église de Pouy. Ce fut le point de départ du pèlerinage de Buglose.

Selon L. Cazaunau et J. Lesbats (1970, p. 98), la peinture, comme celle représentant une Procession à Notre-Dame de Buglose (réf. IM40004684), proviendrait de la chapelle de la Fontaine (ou des Miracles), édifiée à l'emplacement supposé de la découverte de la statue en 1620. Ces auteurs l'identifient au tableau signalé en 1726, comme une œuvre déjà ancienne, par le lazariste Raymond Mauriol dans son Histoire de la Sainte Chapelle et des miracles de Notre-Dame de Buglose (Pau, Vignancour) : "un ancien tableau qu'on voit à la chapelle de la fontaine". La toile, toujours selon la même hypothèse, aurait été seulement "rafraîchie" au milieu du XVIIIe siècle. Il est en revanche certain qu'elle fut confiée en 1847 pour restauration, avec d'autres tableaux, à "une maison de Toulouse", où séjournait alors Mgr Lanneluc. Le 11 juin de cette année, l'évêque annonçait aux lazaristes de Buglose l'achèvement du travail et le prix total (700 francs) "pour la peinture et les cadres". La suite de la correspondance, toutefois, révèle qu'il s'agit en fait d'une création entièrement nouvelle ("c'est moi qui ait fait venir les vieux [tableaux] pour exécuter les nouveaux"), ce que confirme l'examen de l’œuvre telle qu'elle se présente aujourd'hui (la toile, au tissage serré et régulier, est de facture industrielle). Il est probable, cependant, qu'elle s'inspire de près de la composition antérieure, telle que la popularisèrent nombre de lithographies, puis de cartes postales à l'époque moderne (doc. 1).

Le tableau a été déposé à une date indéterminée à la maison Notre-Dame, l'établissement lazariste contigu à la basilique.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1847, daté par source
Lieu de provenance (incertitude sur le lieu)
Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : chapelle de la Fontaine Buglose
Adresse :
Lieu d'exécution Commune : Toulouse

Toile en un seul lé, à tissage serré et régulier, avec préparation blanche, clouée sur la rive d'un châssis en croix. Cadre en bois mouluré simple, peint en noir et doré (moulure intérieure).

Catégories peinture
Structures rectangulaire vertical
Matériaux toile, support, en un seul lé, peinture à l'huile
Mesures h : 187.0
la : 169.0
Précision dimensions

Dimensions à l'ouverture du cadre. Cadre : h = 200 ; la = 181,5.

Iconographies scène historique, statue, Vierge à l'Enfant, trouver, taureau, berger, marais, arbre
Précision représentations

Dans un marais au milieu d'une lande désolée, un taureau lèche la statue de la Vierge à l'Enfant ; la scène est observée par un berger, perché sur les branches d'un arbre au second plan à gauche. La "statue", toutefois, n'est pas représentée comme la sculpture historique toujours conservée à la basilique de Buglose, mais comme un groupe vivant, coloré au naturel, de la Vierge couronnée portant son fils à demi nu sur ses genoux ; l'Enfant, tout en regardant le spectateur, semble tendre à la langue du taureau le petit bouquet de fleurs qu'il tient à la main droite.

Inscriptions & marques numéro d'inventaire, manuscrit, sur étiquette
Précision inscriptions

Numéro d'inventaire sur une pastille collée au bas du cadre : 19.

États conservations oeuvre restaurée
partie remplacée
Précision état de conservation

Restaurations au bas de la toile ; châssis refait.

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre À signaler

Annexes

  • Extraits de la correspondance de l'évêque d'Aire, Mgr Lanneluc, avec les missionnaires de Buglose (1847) (cités dans L. Cazaunau et J. Lesbats, Buglose, 1970, p. 144) :

    - "Vos tableaux sont finis ; ils vont être mis en roulage. Vous pourrez préparer 700 francs pour la peinture et les cadres." (Toulouse, 11 juin 1847).

    - "Je ne comprends pas la difficulté relative aux tableaux. Il est vrai que c'est moi [l'évêque] qui ai fait venir les vieux pour faire exécuter les nouveaux ; mais quelqu'un de vos Messieurs aurait-il oublié que c'est à l'assurance qu'il seraient payés, sans qu'il en coûte rien à la maison, que je consentis à cette dépense à laquelle je répugnais extrêmement. S'il en est ainsi, c'est une leçon que je n'oublierai pas, s'il en plaît à Dieu. Si vous ne pouvez pas les payez (sic) d'une manière ou d'une autre, je les garderai pour mon compte, moi qui, sur tant d'instances, ai eu la maladresse de les commander, sans prendre mes précautions." (juin [?] 1847).

Références documentaires

Bibliographie
  • CAZAUNAU L., LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

    p. 98
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe