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Église paroissiale et abbatiale Notre-Dame de Maylis

Statue : Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Maylis (n° 2)

Dossier IM40005853 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations statue
Titres Vierge à l'Enfant dite Notre-Dame de Maylis
Numérotation artificielle 2
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Maylis
Emplacement dans l'édifice choeur, niche axiale

Cette statue, créée en 1883 pour remplacer l'ancienne statue de la Vierge de Maylis (réf. IM40005866) dans le nouveau sanctuaire marial édifié en 1871-1877, fut exécutée par le fabricant Auguste Verrebout, successeur en 1879 d'Ignaz Raffl à la tête de la maison La Statue religieuse (64, rue Bonaparte à Paris), et fut inaugurée le 19 août 1883. L'œuvre reproduit un dessin dû au prêtre lazariste Michel-Pascal Ramazeilles (1826-1903), supérieur du sanctuaire de Buglose et chanoine d'Aire, qui s'inspira du texte fameux d'Isaïe (Is., 11, 1 : "Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines"). Bien qu'elle ne figure pas parmi les 45 modèles de Vierge que compte le catalogue de La Statue religieuse à la fin du XIXe siècle, la statue servit par la suite de prototype pour une fabrication de série en plâtre polychrome, avec un succès certain mais qui ne semble pas avoir dépassé les limites du diocèse landais (exemplaires à Sort-en-Chalosse, réf. IM40005340, à Bourdalat). L'image fut aussi diffusée via la production vitraillère (réf. IM40005210) et campanaire (réf. IM40004699), la paramentique, les objets cultuels (réf. IM40004409), etc.

En 1975, à l'occasion de la restauration intérieure de l'église (et de la suppression quasi-totale de son mobilier), la polychromie originelle de la statue a été remplacée par une dorure uniforme qui a fait disparaître la citation d'Isaïe inscrite sur le phylactère et qui révélait le sens de l’œuvre. Les couronnes de la Vierge et de l'Enfant ont été supprimées à la même occasion.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1883, daté par source
Stade de création oeuvre de série
Lieu d'exécution Commune : Paris
Adresse : 64 rue Bonaparte
Auteur(s) Auteur : Verrebout Auguste,
Auguste Verrebout

Fabricant de statues à Paris , successeur d'Ignaz Raffl à la Maison Raffl ou La Statue religieuse en 1879 ou 1880 (des articles de presse de janvier 1880 le qualifient de "nouveau directeur de la Maison Raffl et Compagnie, 64, rue Bonaparte à Paris"). Mentionné dans Le Temps du 8/6/1889 comme "Verrebout (Auguste), fabricant d'ameublements d'église, diplôme d'honneur à l'Exposition d'Anvers 1885".


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fabricant de statues, attribution par source
Auteur : Ramazeilles Michel-Pascal,
Michel-Pascal Ramazeilles (1826 - 1903)

Né au Souquet (Lesperon) le 26 mars 1826, mort en 1903 (ou 1904 selon d'autres sources). Prêtre de la Mission (lazariste), supérieur du sanctuaire de Buglose, chanoine de la cathédrale d'Aire. Il donna en 1883 le dessin de la statue de Notre-Dame de Maylis (exécutée par Verrebout) pour le sanctuaire de ce nom.


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dessinateur, auteur du modèle, attribution par source

Statue grandeur nature en bois peint polychrome et doré à la mixtion sur assiette rouge (remplaçant sur les vêtements et le phylactère le décor polychrome d'origine) ; revers sculpté ; socle constitué par le tronc de l'arbre, homogène avec la figure. Autrefois placée en couronnement du maître-autel (détruit), l’œuvre occupe aujourd'hui une niche en arc brisé sur le pan axial du chœur (significativement, sous la verrière de L'Arbre de Jessé).

Catégories sculpture
Structures revers sculpté
Matériaux bois, peint, polychrome, doré à la feuille d'or à l'huile
Mesures h : 160.0
Iconographies Vierge à l'Enfant, arbre
Précision représentations

La Vierge, debout sur la souche d'un arbre auquel s'adossent des branches de lys épanouis, soutient des deux mains l'Enfant debout sur une corolle de lys, les bras ouverts. Un phylactère s'enroule autour des lys.

Inscriptions & marques inscription concernant l'iconographie, peint
Précision inscriptions

Inscription concernant l'iconographie (autrefois peinte sur le phylactère) : FLOS DE RADICE EJVS ASCENDET EGREDIETVR VIRGO DE RADICE JESSE.

États conservations repeint
manque
Précision état de conservation

Les vêtements des deux personnages étaient originellement peints de faux brocarts polychromes et dorés (à motifs de branches de lys pour le manteau de la Vierge) et de galons à pierreries ; le phylactère qui entoure les tiges de lys était peint d'une citation d'Isaïe (voir inscriptions). Vêtements et phylactères ont été entièrement dorés à la mixtion après la destruction du maître-autel en 1975 et avant la remise en place de la statue dans la niche axiale du chœur. Les diadèmes en laiton doré et verre coloré qui couronnaient les deux têtes ont sans doute été supprimés à la même occasion. Il manque l'annulaire de la main droite de l'Enfant.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • DAUGÉ Césaire. Notre Dame de Maylis, son histoire & pèlerinage. Aire-sur-l'Adour : Laffitau et Labonne, Imprimerie centrale, 1936.

  • Notre-Dame de Maylis, son sanctuaire, son abbaye. Lyon : Lescuyer et Fils, 1962.

  • Frère Emmanuel Marie. Abbaye Notre-Dame de Maylis. Oullins : Baulieu, 2013.

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