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Basilique Notre-Dame de Buglose

Statue : Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Buglose

Dossier IM40004675 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations statue
Titres Vierge à l'Enfant
Appellations dite Notre-Dame de Buglose
Aire d'étude et canton Dax nord
Adresse Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : Buglose
Emplacement dans l'édifice abside, niche du pan axial

Plus qu'aucune autre œuvre d'art ou objet cultuel du diocèse, la célèbre statue mariale de Buglose est entourée d'un halo de légende, entretenu dès l'époque de sa "redécouverte" par les ouvrages de Gilbert Grymaud (1630) et de Raymond Mauriol (1726). Selon ces auteurs, l'effigie aurait été enfouie vers 1570, afin d'échapper aux troupes protestantes qui dévastaient la région, puis retrouvée en 1620, à demi immergée dans un marais, par un jeune berger (ou plutôt par son taureau), topos hagiographique bien connu. Transportée par le curé Dussin à l'église de Pouy, elle fut ensuite exposée dans la petite chapelle dite "de la fontaine" ou "des Miracles" érigée à l'emplacement de la découverte, avant de rejoindre, 235 ans plus tard, le sanctuaire de plus grande ampleur (dit "Sainte Chapelle") bâti à proximité. A l'issue de la reconstruction de ce dernier édifice (1850-1855), la statue est l'objet d'une importante restauration (sa polychromie est notamment refaite par le peintre montois Louis-Anselme Longa), avant d'être solennellement installée dans la niche axiale du nouveau chœur (9 mai 1855), puis couronnée par Mgr Épivent avec l'autorisation du pape Pie IX (9 septembre 1866) - les nouvelles couronnes, qui remplaçaient des "anciennes couronnes en vermeil" (vendues en janvier 1858 pour la confection d'un grand ciboire ex-voto), avaient été rapportées de Rome par le Père Lamaison, supérieur de la Mission. Cette cérémonie marque l'apogée du pèlerinage marial de Buglose. C'est surtout à partir de cette date que l’œuvre sera reproduite, sur toutes sortes de supports et dans les matériaux les plus divers. Le vitrail, la peinture murale et la statuaire de série ont particulièrement diffusé son image dans les églises landaises, tandis que la lithographie, puis la photographie, la répandaient bien au-delà des limites du diocèse.

Il faut attendre les travaux de Pierre Pradel (1966) et de Paul Roudié (1988), pour voir aborder l’œuvre d'un point de vue scientifique. Même si les conclusions des deux historiens de l'art diffèrent sur certains points, notamment sur l'étendue des nombreuses restaurations et transformations subies par la statue au cours des siècles, ils s'accordent néanmoins pour la considérer comme une création des alentours de 1500. Si P. Pradel la rattache à la production statuaire des pays de Loire autour de Michel Colombe, P. Roudié n'exclut pas une exécution sinon locale, du moins régionale. L'un et l'autre tiennent pour probable une commande d'Arnaud de Boyrie, évêque de Dax de 1499 à 1503, dont l'historiographie locale a souligné de longue date la grande piété mariale, qui lui fit multiplier les fondations d'oratoires et commander plusieurs statues de la Vierge. L'une d'entre elles fut presque certainement destinée à l'église de Pontonx, toute proche de Buglose, et certains auteurs (tel l'abbé Gabarra, 1874) ont identifié l'effigie mariale de Buglose avec cette dernière œuvre. Cette hypothèse, qui suscita une vive polémique et fut repoussée avec indignation par le clergé buglosien, ne manque pourtant pas de vraisemblance, comme l'a démontré le lazariste Pierre Coste (1932), qui souligne avec justesse que le lieu de Buglose était ignoré avant 1620 et qu'aucune source d'archives ne mentionne de chapelle, encore moins de pèlerinage, à cet endroit avant le XVIIe siècle.

Période(s) Principale : 1er quart 16e siècle
Auteur(s) Auteur : Longa Louis-Anselme,
Louis-Anselme Longa (1809 - 1869)

Peintre né et mort à Mont-de-Marsan ; fils cadet de l'orfèvre Jacques Longa (1769-1822) et petit-fils par sa mère de l'orfèvre montois Joseph Lacère (1731-1810) ; frère puiné de l'orfèvre-bijoutier Jean-Baptiste Longa (1797-1861). Élève de Paul Delaroche à l'École des beaux-arts de Paris, puis réinstallé en 1848 à Mont-de-Marsan, où il exerça les fonctions de professeur de dessin au collège, puis au lycée impérial à partir de 1866. Sur les Longa, voir : ABBATE Simone, Louis-Anselme Longa, 2008.


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peintre, restaurateur, attribution par source
Personnalité : Boyrie Arnaud de, dit(e) évêque de Dax,
Arnaud de Boyrie , dit(e) évêque de Dax ( - 1503)

Évêque de Dax du 8 avril 1499 au 6 février 1502 (1503 nouveau style).


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commanditaire, (?)

D'après l'analyse menée en 1966 par P. Pradel, la statue est taillée dans un calcaire tendre et était peut-être monolithe à l'origine. Les nombreuses restaurations, modifications et ajouts en ont assez profondément altéré l'aspect. La polychromie est entièrement refaite.

Catégories sculpture
Structures revers sculpté
Matériaux calcaire, monolithe, peint, polychrome, doré
métal, fondu, ciselé, doré
plâtre
Mesures h : 108.0
Iconographies Vierge à l'Enfant, assis, trône, couronne
Précision représentations

La Vierge est assise dans un fauteuil recouvert d'un drapé rouge (aux ramages noirs et dorés modernes) ; elle est vêtue d'une robe rouge à manches collantes, corsage à encolure carrée et gorgerette, sur laquelle est jeté un large manteau bleu aux plis profonds ; des inscriptions "brodées" courent sur l'encolure du corsage et sur le bord du manteau (citations du Magnificat et du Salve Regina). La Vierge tient dans son giron l'Enfant tourné vers la gauche, à demi nu et bénissant, un sourire aux lèvres. Tous deux sont coiffés de grandes couronnes d'orfèvrerie d'inspiration byzantine, ciselées de feuilles lancéolées et de palmettes à la grecque et serties de perles de corail et de cabochons de pierres semi précieuses.

Inscriptions & marques inscription, latin, en relief
inscription, latin, gravé
Précision inscriptions

Inscriptions sculptées (extraits du Magnificat et du Salve Regina) imitant la broderie, sur le bord du corsage de la Vierge et de son manteau : MANIFICAT (sic)... ANIMA... DOMINON (sic) [sur le corsage] ; SUSPIRAMUS... IN HAC...NOSTRE ILLOS... TUOS... [sur le bord du manteau, à droite].

Inscription (gravée sur un cartouche, sur la couronne de la Vierge) : SIMULACRO B.M. DE BUGLOSE CAPIT. VATICAN / CORO. DECREVIT PIO IX P.M.S L.M.O. EPIVENT / EPISCOPUS ATUREN. ET AQUEN. EX DELEGATIONE / CAPITULI SOLEMNI RITU CORON. POSUIT / DIE IX SEPTEM. MDCCCLXVI (traduction : Le chapitre du Vatican a attribué cette couronne à l'image de la Bienheureuse Vierge de Buglose sous le règne du pontife suprême Pie IX. Louis Marie Olivier Epivent, évêque d'Aire et de Dax, par délégation du chapitre, a imposé cette couronne selon le rite solennel le 9 septembre 1866).

Inscription (gravée sur un cartouche, sur la couronne de l'Enfant) : SIMULACRO PUERI JESUS IDEM ANTISTI / CORONAM IMPOSUIT / CLERICUS POPULUSQUE AGRI SYRTIC VTRASQUE / CORONAS IMPENSA SUA. FAC. CURAV. (traduction : Le même [évêque] a imposé cette couronne à l'image de l'Enfant Jésus. Le clergé et le peuple des Landes assurèrent de leurs deniers l'achat de ces couronnes).

États conservations oeuvre restaurée
partie remplacée
repeint
Précision état de conservation

L'analyse de P. Pradel en juin 1966 a révélé la présence de nombreuses restaurations et remaniements, décelables en partie grâce à l'inégale résonance des différents éléments. Selon cet auteur, l'essentiel de la tête de la Vierge est en pierre, à l'exception de la coiffure crantée et du petit chignon en plâtre sur la nuque, qui dissimule un raccord - la tête, détachée, a été raccordée, sans doute avec une inclinaison plus marquée qu'à l'origine ; ces éléments refaits dateraient du XVIIe ou du XVIIIe siècle, époque où les linéaments du visage auraient été repris et adoucis. Les mains et les avant-bras, qui rendent un son mat, sont certainement des réfections complètes. En revanche, l'opinion de Pradel, qui considérait l'Enfant comme une recréation quasi totale de l'époque classique, en raison de son défaut d'axialité par rapport au corps de sa mère et de son caractère trop enjoué pour une sculpture du gothique finissant, a été contestée par P. Roudié, qui convient de quelques réfections de détail, mais non d'une modification radicale de la composition du personnage. Ces observations sont, du reste, rendues difficiles par la réfection complète de la polychromie en 1855. Le peintre L.-A. Longa, qui nettoya l’œuvre et la débarrassa du badigeon uni qui la recouvrait, semble avoir partiellement respecté les teintes d'origine, telles qu'elles subsistaient alors. Mais une nouvelle restauration moins discrète, sans doute à l'occasion du couronnement de 1866, a eu pour effet d'empâter un peu plus les volumes et de dissimuler en grande partie les traces de soudures et de remaniements. Le décor doré des tissus semble, en outre, des plus fantaisistes.

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1908/11/05

Annexes

  • Texte de l'acte de concession de couronnement de la statue, 20 avril 1866 (transcrit et traduit du latin dans L. Cazaunau et J. Lesbats, Buglose, 1970, p. 199-200) :

    "Marius Mattei, / cardinal de la Sainte Église romaine par la miséricorde divine, / évêque d'Ostie et Velletri, doyen du Sacré Collège, / archiprêtre de la sainte basilique patriarcale du Prince des apôtres / à Rome, / légat apostolique de la province maritime, / prodataire de Notre Très Saint Père le pape Pie IX, / Ensemble le chapitre et les chanoines de la basilique, / Attendu que l'Ilustrissime et Révérendissime seigneur, / Louis-Marie Epivent, / évêque d'Aire et de Dax, en France, / Nous a présenté une supplique à l'effet d'obtenir de nous le privilège d'une couronne d'or pour la statue en pierre de la Vierge Marie, mère de Dieu, tenant sur son sein l'Enfant Jésus, vulgairement appelée "de Buglose", honorée dans le village de même nom, sur le rive droite de l'Adour, à six mille pas de la ville de Dax, sur les confins de la paroisse de Pouy, où est né saint Vincent de Paul ; nous, à qui appartient le devoir et l'honneur de couronner les saintes images de la Bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu, qu'ont rendues insignes la vénération antique des fidèles et la célébrité des prodiges célestes ; et ce, par suite d'une fondation faite par le comte Sforza-Pallavicini, d'heureuse mémoire, nous avons soumis à l'examen, dans l'assemblée capitulaire et légitimement convoquée du 13 août de l'année dernière, les lettres testimoniales et autres documents produits par le susdit évêque. / Nous avons reconnu que ces pièces constatent surabondamment l'antiquité du culte, la renommée des miracles, la dévotion et le pieux concours des habitants et des étrangers à cette statue vénérée. Afin donc d'exciter de plus en plus les fidèles à implorer le patronage tout-puissant de la Vierge, mère de Dieu, nous avons décrété, d'une voix unanime, que cette statue en pierre de la Vierge Marie, mère de Dieu, ainsi que l'Enfant Jésus, soit décorée, en notre nom, d'un couronne d'or, à la condition que le suppliant fera exécuter les couronnes à ses frais. / Ont signé : Marius, cardinal Mattei archiprêtre ; / Roger Antici-Mattei, patriarche de Constantinople, chanoine doyen ; / Jacques Gallo, chanoine secrétaire ; Philibert Pomponi, chancelier."

  • Extraits des registres de dépenses (1852-1873) et de recettes (1852-1877) de la fabrique de l'église Notre-Dame de Buglose (Archives diocésaines, Dax) concernant la statue de Notre-Dame

    1. Registre de dépenses :

    [P. 15] 1855. Mois de mai. 9. Diverses dépenses pour la translation de la statue - Étrennes - 43,00.

    2. Registre de recettes :

    [P. 32] 1858. Mois de janvier. En supplément : Vente de bijoux laissés aux chapelles, d'un vieil ostensoir, d'une patène à communion, des anciennes couronnes en vermeil de la ste statue ayant servi à la confection du grand ciboire ex-voto [par l'orfèvre parisien Louis Bachelet] - pour la valeur de 372 f. 70.

  • Extrait de : Pierre Coste : "Le grand saint du Grand Siècle, Monsieur Vincent", 1932 (p. 25-27)

    "Dans les sorties fréquentes auxquelles l'obligeait la garde des troupeaux, l'enfant [le futur saint Vincent de Paul] rencontra sans doute plus d'une fois sur son chemin Buglose, quartier de la commune de Pouy, que quatre kilomètres séparent de la maison de Ranquine. Là s'élève aujourd'hui un magnifique sanctuaire dédié à Marie et fréquenté par de nombreux pèlerins. Buglose n'était alors, de l'aveu de tous, qu'un lieu désert ou quasi désert, plein de marécages, qui en rendaient le séjour insalubre, sans prêtre, sans chapelle, sans pèlerinage. / Le premier historien de Notre-Dame de Buglose, Raymond Mauriol, prêtre de la Mission et directeur du sanctuaire, raconte en 1726 (Histoire de la Sainte Chapelle et des miracles de N.-D. de Buglose, Bordeaux, 1726, in-18, p. 1 et suiv.) qu'il y avait anciennement en cet endroit "une espèce d'oratoire" fort fréquenté par les fidèles, dans lequel se trouvait la statue de la Vierge qui s'y vénère encore aujourd'hui, et méritait déjà, par les merveilles qu'elle opérait, le nom de statue miraculeuse. Quand les bandes fanatiques de Jeanne d'Albret, conduites par Montgomeri, s'approchèrent de Dax, vers 1570, des fidèles cachèrent la statue dans un marais. Ils étaient bien inspirés, car les huguenots vinrent à Buglose et démolirent l'oratoire. Le temps passa ; ceux qui connaissaient le secret de la cachette moururent, et il fallut un hasard providentiel, ou plutôt un miracle, pour retrouver le précieux trésor. / En 1620, un pâtre, étonné de voir un de ses bœufs se retirer toujours à l'écart dans un marais et s'arrêter au même endroit, eut la curiosité de le suivre. Quelle ne fut pas sa surprise de se trouver devant une belle statue de la Sainte Vierge, proprement nettoyée par la langue du bœuf, de la boue qui la recouvrait ! Il fait part de sa découverte ; on accourt ; des malades sont rendus à la santé ; la nouvelle se répand ; la piété populaire donne au quartier le nom de Buglose (langue de bœuf) ; l'évêque de Dax fait lui-même une enquête, avec quelques chanoines, sur les miracles opérés ; il ordonne que la statue soit portée sur un chariot à l'église paroissiale de Pouy ; mais, ô miracle ! voici qu'après quelques pas, les bœufs, arrivés sur l'emplacement de l'ancien oratoire, refusent d'avancer ; on descend la statue, et en ce lieu est bâtie une chapelle, que l'évêque bénit lui-même solennellement en 1622. / Ce récit de Mauriol, reproduit dans un livre à fort tirage, réédité et répandu à profusion parmi les pèlerins, est devenu le récit courant. Les pieux fidèles qui le lisent ou l'entendent, ignorent qu'il a été publié longtemps après les événements et que d'autres écrivains, beaucoup plus anciens, racontent les faits différemment. La facilité avec laquelle Mauriol sème partout le merveilleux pour rendre plus vénérable le sanctuaire dont il avait la garde n'est guère propre à donner bonne opinion de ses qualités d'historien. / On chercherait vainement un texte ancien sur Notre-Dame de Buglose ; avant 1630, aucun écrit n'en parle. Les itinéraires des pèlerins mentionnent le prieuré de Poymartet, qui n'en est pas loin ; les comptes de Jean Bauffès, évêque de Dax (1375-1391), ne passent sous silence, à propos des licences de quête qui lui sont accordées, aucun des pèlerinages de la région ; un rôle des décimes de 1509, et les états des impôts mis sur le diocèse de Dax en 1576 et en 1588 (1) énumèrent toutes les églises jusqu'aux plus petites ; nulle part, Notre-Dame de Buglose n'apparaît. M. l'abbé Gabarra, qui s'est tout particulièrement occupé de la question, écrivait en 1874 : "Nous avons eu la patience de parcourir dans la volumineuse collection Doat, que possède la Bibliothèque nationale, tous les testaments des seigneurs du pays aux XIIIe XIVe, XVe et XVIe siècles : ce sont les vicomtes de Tartas, les sires d'Albret, des prêtres quelquefois, de pieuses et nobles femmes, qui ont déposé l'expression de leurs dernières volontés. Des paroisses qui entourent Buglose, aucune n'est oubliée : Dax, Tartas, Pontonx, Lier, Laluque, surtout Notre-Dame de Dubiela reçoivent des legs nombreux. Pense-t-on que seule Notre-Dame de Berglosse ou Burglosse ait été laissée dans un oubli dédaigneux et impossible (Pontonx et le prieuré de St-Caprais dans la Revue Catholique d'Aire et de Dax 1874, p. 76) !" / La conclusion de tout ceci, c'est que, si l'on veut être vrai au sujet de Notre-Dame de Buglose, il faut savoir être modeste. De l'aveu des archéologues, la statue est de la première partie du XVIe siècle, ou même des dernières années du XVe, non en son entier toutefois, car la tête présente les caractéristiques du XVIIe. Les origines du pèlerinage de Buglose en 1620 s'expliquent-elles par la découverte providentielle de cette statue dans un marais ? Des témoignages contemporains tendent à l'établir. Mais, à coup sûr, il faut regarder comme légendaires l'intervention du bœuf et les autres circonstances du récit courant. L'histoire racontée par Mauriol se retrouve, presque identique, à l'origine de cinquante autres pèlerinages de France. / Pour mériter toute la confiance des fidèles, Notre-Dame de Buglose n'a pas besoin d'une très haute antiquité et d'une auréole de légende. Le sanctuaire le plus célèbre de France n'est-il pas un des plus récents ? L'origine d'un lieu de pèlerinage relève de l'histoire, non de la piété. / Si Pouy avait eu son pèlerinage avant la fin du XVIe siècle, sans aucun doute le jeune Vincent serait allé s'agenouiller souvent devant la madone de Buglose. La grande dévotion qu'il aura plus tard pour Marie nous permet de le supposer. "

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des dépenses (1852-1873).

    p. 15 Archives diocésaines, Dax
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des recettes (1852-1877).

    p. 32 Archives diocésaines, Dax
Bibliographie
  • GRYMAUD Gilbert. Traicté de la Dévotion et Miracles de Nostre Dame en l'église Saint-André de Bordeaux. Bordeaux, Pierre de La Court, 1630.

  • MAURIOL Raymond. Histoire de la Sainte Chapelle et des Miracles de Notre-Dame de Buglose. Bordeaux : Veuve de Simon Boude, 1726 (rééd. Pau : Vignancour, 1779, et Aire-sur-l'Adour, 1916).

  • LABARRERE Antoine. Histoire de Notre-Dame de Buglose et Souvenirs du Berceau de Saint Vincent de Paul. Paris : H. Vrayet de Surcy, 1857 (rééd. 2001).

    p. 13-14
  • LABARRÈRE Antoine. La couronne de N.-D. de Buglose ou l'histoire complète de son couronnement le 9 septembre 1866. 1867.

  • COSTE PIERRE. Le grand saint du Grand Siècle, Monsieur Vincent. Paris : Desclée de Brouwer, 1932.

    Vol. I, p. 25-27
  • CAZAUNAU Léon, LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

    p. 43-59, 160-162, 196-211
  • CUZACQ René. Les statues de la Vierge dans l'Art ancien landais. Pau : Marimpoey, 1970.

    p. 10
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    t. 1, p. 571 (F.-Cl. Legrand)
Périodiques
  • GABARRA Jean-Baptiste (abbé). "Pontonx et le prieuré de St-Caprais". Revue Catholique d'Aire et de Dax, 1874.

    p. 76
  • DEGERT Antoine. "Un ancien pèlerinage : Buglose. Le village et son histoire primitive". Revue de Gascogne, XVII, 1922.

    p. 23-33
  • DEGERT Antoine. "Les origines du pèlerinage". Revue de Gascogne, 1922.

    p. 128-142
  • PRADEL Pierre. "La statue de N.-D. de Buglose (Landes)". Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1966.

    p. 166-167
  • ROUDIÉ Paul. "Réflexions à propos de la statue de Notre-Dame de Buglose". Bulletin de la Société de Borda, 1988, 410.

    p. 241-256
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe