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Sémaphore

Dossier IA33003923 inclus dans La Pointe de Grave réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiées blockhaus
Dénominations sémaphore
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Le Verdon-sur-Mer
Lieu-dit : la Pointe de Grave
Cadastre : 2013 AA 2

Un ancien sémaphore est indiqué sur les cartes anciennes à partir du début du 19e siècle : il était situé sur la butte Saint-Nicolas, une dune constituant le point culminant de la commune (38 m). Reconstruit en 1864 dans le cadre de l'amélioration de la signalétique maritime, il était composé d'une tour de veille encadrée de deux logements en rez-de-chaussée. Il a été détruit par les Allemands en 1943.

Après-guerre, un mirador provisoire est construit à la Pointe de Grave puis remplacé par la construction actuelle en 1951. Le sémaphore de la Pointe de Grave fait aujourd'hui partie des 52 sémaphores répartis le long des côtes françaises. Il assure une veille visuelle et radio du littoral.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1951, daté par travaux historiques

Le sémaphore est installé sur une dune dominant le littoral de la Pointe du Verdon. Il s'agit d'une tour de plan hexagonal. Le niveau supérieur largement ouvert par de grandes baies permettant l'observation à 360° est doté d'un balcon continu et surmonté d'une plateforme avec antenne. A proximité, un bunker du Mur de l'Atlantique a été réutilisé en bureaux.

Murs béton
Toit béton en couverture
Étages 2 étages carrés
Couvertures terrasse
Techniques sculpture
Statut de la propriété propriété de l'Etat, Propriété de la Marine Nationale

Annexes

  • Panneau d'information sur le site

    Les missions :

    -sauvegarde de la vie humaine

    -écoute des fréquences de détresse

    -diffusion des informations relatives à la sécurité

    -signalisation des avis coup de vent et tempête

    -participation aux opérations de sauvetage en mer

    -prévention des pollutions maritimes

    -concours aux missions des autres administrations

    -observations météorologiques au profit de la Marine Nationale et Météo-France

    -surveiller l'espace maritime et aérien

    -veiller les fréquences radioélectriques militaires et civiles

    -diffuser les renseignements recueillis aux autorités

    Le sémaphore de la Pointe de Grave est activé 24 heures sur 24. Il assure en particulier la surveillance de l'espace maritime, aérien et terrestre de l'entrée de la Gironde au phare de Cordouan. Un radar situé à Hourtin permet de surveiller également la côte entre la Pointe de Grave et le Cap-Ferret.

    Le personnel dispose de jumelles grossissant 25 fois, d'un radar plein jour, d'émetteurs/récepteurs radio, d'un radiogoniomètre ainsi que d'équipements météorologiques pour effectuer les observations météo au profit des usagers de la mer et de Météo-France.

  • Documentation complémentaire sur l'ancien sémaphore Saint-Nicolas

    PAUL Michel. « L'ancien sémaphore de Saint-Nicolas (1864-1944) ». Histoire et traditions du Verdon, Janvier 2002, n°14.

    p. 6-10

    Extraits

    Sa mission était d'émettre et de recevoir des signaux des navires entrant ou sortant de l'estuaire et il accueillit le bureau télégraphique avant son installation dans le bourg du Verdon. Les sémaphoristes sont des marins de la Marine Nationale.

    Ce bâtiment construit en pierres de taille comprend le logement du chef guetteur et de son adjoint et une tour de veille. Chaque logement se compose d'une cuisine, de deux chambres et d'un grenier. L'intérieur de la cuisine contient une cheminée, un fourneau dit "fourneau potager", un évier avec un placard en dessous, un autre petit placard sans étagère et une échelle pour accéder au grenier (...).

    Entre les deux appartements des gardiens se dresse la tour de veille. La chambre de veille au sommet de la tour est de forme hexagonale (...). La tour d'observation a une entrée côté ouest à doubles portes blindées. un escalier en pierre conduit au haut de la tour qui compte deux étages et la chambre de veille. Cette pièce est éclairée par huit fenêtres (...).

    Les gardiens ont pour leur usage un seul bâtiment à 8,50 m au sud-est des logements. Ces servitudes sont divisées en trois pièces. Les deux pièces extrêmes servent de chai à chaque guetteur et la pièce du milieu qui est commune sert de buanderie (...).

    Pour s'alimenter en eau potable, un seul puits est situé à 150 m de la partie est du sémaphore, au bas de la dune. il est muni d'une pompe refoulant l'eau dans un réservoir placé à environ 6 mètres du logement des guetteurs. ce réservoir a une capacité de 3 m3. Près du puits, les gardiens avaient à leur disposition un grand jardin potager dont on aperçoit encore aujourd'hui les contours.

    Indépendamment du puits, une citerne a été installée pour recueillir les eaux pluviales des logements et de la tour de veille. Quant aux latrines, elles sont construites en planches au milieu des arbustes de la dune (...).

    Le sémaphore est équipé d'un mât sémaphorique sur le toit et d'un mât international près de l'édifice. Ils sont munis de paratonnerres (...).

    La cabane de veille est supportée par huit colonnes en fonte et est à 6,30 m au-dessus du sol. On y accède par une échelle droite avec des marches en bois. Elle est en bois recouverte de zinc et a été complètement refaite en 1893 (...).

    A la libération, il a fallu reconstruire un sémaphore et le site de la dune de la Pointe de Grave a été préféré (...).

    Ce mirador est édifié en charpente de bois de pin. La plate-forme supérieure s'élève à 18,80 m au-dessus du sol. en outre, l'ouvrage comporte une chambre-abri dont le plancher est à 12,55 m. Cet ouvrage provient de la récupération d'un mirador de la DCA qui avait été construit par les Allemands au Centre d'Observation de Mérignac Beutre. Mais cet ouvrage était de mauvaise qualité et il a fallu démonter un second poste d'observation à Mérignac pour remplacer les pièces défectueuses dès 1947 (...).

    Cette tour provisoire en bois est démolie en 1951. Il est alors envisagé de construire une chambre de veille sur la partie supérieure du blockhaus voisin.

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAILLOT Roger. Petite histoire du Verdon et de la Pointe de Grave. [S.I.] : R. Chaillot et Louis Jung, 1974.

    p. 81-85
Périodiques
  • Mémoire de Verdonnais : Les années 1939-1945, bulletin de l'Association "Histoire et Traditions", Foyer communal Verdonnais.

    p. 32
  • PAUL Michel. « L'ancien sémaphore de Saint-Nicolas (1864-1944) ». Histoire et traditions du Verdon, Janvier 2002, n°14.

    p. 6-10
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Steimer Claire