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Église paroissiale Saint-Jean d'Aulès

Retable du maître-autel

Dossier IM40005630 réalisé en 2014
Dénominations retable
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Doazit
Lieu-dit : Aulès
Emplacement dans l'édifice choeur

Le retable et la tabernacle du maître-autel, parfaitement homogènes, remontent probablement au dernier quart du XVIIe siècle. Comme le signalent les registres de la paroisse, le retable fut restauré en 1857, avec réfection des faux marbres, de la dorure et de la polychromie des sculptures. Il est peu probable que les faux marbres s'inspirent de la coloration originelle du meuble, comme semble l'indiquer un détail : le faux marbre brun-rouge du soubassement reproduit la griotte du tombeau d'autel refait en 1857. Quant au tableau d'autel à l'effigie du saint patron de l'église, il semble avoir été, sinon remplacé, du moins largement repeint à la même occasion, bien que les sources d'archives ne le mentionnent pas.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1857, daté par source

Retable à trois corps délimités par quatre colonnes torses corolitiques d'ordre corinthien, adossées à des pilastres cannelés et rudentés du même ordre et portant un entablement droit à ressauts. Le haut soubassement est panneauté ; la contre-table est occupée par un tableau à angles échancrés (sous-dossier) ; chacun des corps latéraux, sur plan oblique, comporte une niche en plein cintre à console supportant une statue (sous-dossier) ; une crédence à plateau semi-circulaire porté par trois consoles en volute est fixée sur le soubassement, du côté droit. Un panneau cintré à oreilles, flanqué de larges ailerons en volute encadrant une niche avec statue, est placé en attique au-dessus du corps central ; des frontons trapézoïdaux échancrés amortissent les corps latéraux. La structure est peinte en faux marbres polychromes : rouge griotte et jaune veiné pour le soubassement, vert veiné de brun pour les panneaux du premier niveau, gris veiné pour celui de l'attique, rouge griotte pour les frontons des corps latéraux. Le fond des trois niches et la frise de l'entablement sont peints en bleu sombre, le fût des colonnes et pilastres en blanc. Le cadre du tableau d'autel, les consoles et la moulure d'encadrement des niches, la face du piédestal des colonnes, les bases et chapiteaux des colonnes et pilastres, les ailerons de l'attique, l'architrave et la corniche de l'entablement, les rampants des frontons latéraux et tous les reliefs décoratifs sont dorés à la feuille d'or à l'eau. Le décor est essentiellement rapporté et cloué, à l'exception de celui des consoles des statues et des fûts des colonnes, ainsi que des effigies d'évangélistes sur les piédestaux des colonnes, sculptés dans la masse.

Catégories menuiserie, sculpture, peinture
Structures corps, 3 colonne, 4 pilastre, 4
Matériaux chêne, (?), décor en relief, décor en haut relief, décor rapporté, décor dans la masse, peint, polychrome, faux marbre, doré à la feuille d'or à l'eau
Mesures h : 750.0
la : 550.0
Iconographies Les Evangélistes, Le Tétramorphe
ornementation, chapiteau corinthien, angelot, aileron, feuille d'acanthe, pot, pot à feu, pot à fleur, chute végétale, cartouche, rinceau, fronton, losange
Précision représentations

Le piédestal des colonnes corinthiennes est orné sur sa face d'un bas-relief représentant un évangéliste avec son symbole tétramorphique (de gauche à droite : Marc, Jean, Matthieu et Luc) ; leur fût torse est sculpté de pampres de vigne. Le cadre du tableau de la contretable est cantonné de grosses rosaces dans ses angles échancrés et flanqué de deux chutes de fleurs et de fruits (pommes, raisins, grenades) suspendues à un nœud de ruban. Les consoles des niches du premier niveau sont sculptées (dans la masse) de grandes feuilles d'acanthe enroulées et leur encadrement d'un tore de laurier avec fleurette à la clef ; le sommet des niches est garni d'une grande coquille dorée ; au-dessus des niches, un cartouche ovale horizontal à fond bleu flanqué de coquilles et de palmes. La frise de l'entablement est ornée de rinceaux, d'un angelot (à l'aplomb du tableau d'autel) et de quatre chérubins à deux paires d'ailes (sur les ressauts à l'aplomb des colonnes). Le panneau d'attique, calé par des ailerons en volute à enroulements d'acanthe et chute de fleurs, est percé d'une niche flanquée de deux chutes de fleurs (roses, marguerites, tournesols) sur fond bleu, et surmontée dans le cintre d'une effigie en haut relief du Père éternel (voir sous-dossier). Les frontons latéraux portent un angelot aux ailes déployées. Deux vases de fleurs à panse galbé sont posés sur l'entablement, en amortissement des colonnes externes ; le fronton de l'attique et les deux frontons latéraux sont amortis par un pot à feu.

États conservations mauvais état
repeint
Précision état de conservation

La structure de l'ensemble est fragilisée ; les panneaux des corps latéraux ont joué et les colonnes, désolidarisées de l'entablement, sont près de s'effondrer. Le bois est attaqué par des insectes xylophages.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1983/04/23

Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, presbytère, cimetière, 1840-1936.

    Archives départementales des Landes : 2 O 678
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 3 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 108/7
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 26
Multimedia
  • PRIAM Jean-Pierre, BELLOCQ Dominique. Registre paroissial. Notices, histoire, usages, faits divers, 1838-1850. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/notice.htm

  • LAMAIGNERE Raphaël. Doazit aux trois églises. Essai de reconstitution de l'histoire locale religieuse d'après les documents officiels, par l'Abbé Raphaël Lamaignère de Doazit, curé de Saint-Aubin. 1941. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/dzt_rl.htm

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