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Église paroissiale Sainte-Catherine

Retable de l'autel du Sacré-Cœur

Dossier IM40006771 réalisé en 2017
Dénominations retable
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Montaut
Adresse :
Emplacement dans l'édifice collatéral ouest, travée nord (chapelle du Sacré-Cœur)

Les lignes ondulantes de certains éléments du décor (pilastres) et les détails ornementaux de pur style rocaille permettent de dater ce retable des années 1750-1770 - il ne paraît pas mentionné dans le verbal de la visite pastorale de Mgr Sarret de Gaujac en 1755. En 1856, lors de la grande restauration de la chapelle entreprise par le curé Barbe, le retable fut repeint et redoré par le doreur Raymond Lagarde "cadet", de Saint-Sever, tandis que le décorateur et verrier Raymond Peyruquéou (1826-1893) plaçait, dans le triangle trinitaire au centre de la gloire du baldaquin, un petit vitrail peint à l'effigie du cœur sacré.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1856, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lagarde Raymond, dit(e) Lagarde cadet,
Raymond Lagarde , dit(e) Lagarde cadet

Menuisier et sculpteur (mais aussi occasionnellement doreur), probablement frère de Guillaume Lagarde "aîné" (doreur à Saint-Sever, documenté de 1831 à 1861). Il fit œuvre de menuisier-sculpteur à Audignon en 1848, mais aussi de doreur à Montaut en 1855-1856 ("Lagarde cadet").


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doreur, attribution par source
Auteur : Peyruquéou Raymond,
Raymond Peyruquéou (1826 - 1893)

Peintre décorateur né à Tartas et actif à Saint-Sever.


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verrier, décorateur, attribution par source

Retable composé d'un corps central entouré de deux ailes obliques avec retours latéraux rectilignes. L'ensemble est complété par des lambris latéraux sur les murs ouest et est de la chapelle. Divisions marquées par quatre pilastres au fût galbé. Horizontalement : un niveau de soubassement, un corps central (avec tableau d'autel) surmonté d'une corniche et d'un couronnement. Chacune des quatre parties latérales comprend un grand panneau dans la partie supérieure et un petit dans le soubassement ; chaque panneau est occupé par une table à encadrement mouluré dont la traverse supérieure est chantournée ; les pilastres reposent sur des piédestaux. Le couronnement est constitué d'une gloire sous un baldaquin formé de quatre branches prenant appui sur la corniche. Les lambris latéraux sont constitués, à l'Est, d'un placard à deux battants avec tables rectangulaires et fronton chantourné et, à l'Ouest, par des portes feintes (il manque le fronton). Le tout est peint polychrome et doré.

Catégories menuiserie, sculpture
Structures pilastre, 4
Matériaux bois, décor dans la masse, décor rapporté, décor en bas relief, décor en ronde bosse, peint, polychrome, doré à la feuille d'or à l'huile
Mesures la : 215.0
la : 120.0
la : 90.0
h : 90.0
h : 55.0
h : 200.0
la : 170.0
Iconographies gloire, Triangle trinitaire, Coeur Sacré de Jésus
ornementation, nuée, pot à feu, feston, fleuron, feuille d'acanthe, denticules
Précision représentations

Corps latéraux : corniche à denticules, frise avec alternance de rinceaux d'acanthe et de motifs trilobés ; fleuron au sommet des cadres latéraux ; sur les pilastres, coquilles à la base surmontées d'un motif formé de deux C affrontés, coquilles également sous des chapiteaux ioniques stylisés desquels s’échappent des chutes végétales.

Couronnement : baldaquin composé de quatre volutes affrontées, sculptées de feuilles d'acanthe et d’entrelacs fleuronnés, supportant un dais à corniche cintrée à oreilles, orné d'une frise de godrons et d'une palmette centrale ; accrochés aux consoles, des festons de feuilles ; au feston frontal est suspendu un petit dais campaniforme au bord découpé en lambrequins. Entre les deux consoles postérieures, une grande gloire de rayons dorés et de nuées argentées encadre un triangle trinitaire ajouré, au centre duquel a été inséré en 1856 un vitrail peint d'un cœur sacré de Jésus. Quatre pots à feu godronnés surmontent les pans latéraux de la corniche.

Lambris latéraux : pot à feux au centre du fronton droit.

États conservations manque (?)
oeuvre restaurée
Précision état de conservation

Il manque sans doute un fronton au sommet du lambris ouest. Ensemble restauré en 2015.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler

Annexes

  • Extraits du registre paroissial de Montaut concernant la nouvelle titulature, puis la restauration de l'autel du Sacré-Cœur, 1835, 1855-1856 (AC Montaut)

    "Confréries établies dans les églises de Montaut, Brocas et Arcet. [...] 24 juillet 1835. / Par les soins de l'Abbé Pédémagnon fut érigée dans la paroisse de Montaut la précieuse confrérie du Sacré-Cœur de Jésus, et on lui dédia l'Autel qui étoit jadis sous l'invocation de St Jean-Baptiste. Cette pieuse Association date du 24 juillet 1835."

    [En marge : "La réparation de cet Autel commencée le 5 février 1855 ne s'est terminée que le 28 février 1856."] "Depuis long-temps, l'Autel du Sacré-Cœur de l'église de Montaut demandoit d'être redoré dans sa totalité, mais les fonds manquoient et la fabrique n'osoit pas entreprendre une pareille dépense. Le 25 9bre, jour de la fête de Ste Catherine dans l'année 1854, un appel fut fait à la bonne et religieuse population de Montaut, et le pasteur lui-même se donna la peine de parcourir en personne chaque maison, tendant la main et prenant avec joie le fruit plus ou moins grand de la générosité de ses paroissiens. Ses efforts furent couronnés de succès et il fut assez heureux pour réaliser une collecte de six cent (sic) francs, ce qui mit la fabrique à même d'exécuter son plan de restauration. M. Lagarde, Cadet, doreur à St-Sever, entreprit la dorure de l'Autel pour la somme de six cents [50 interligné] francs, Mr Raymond [Peyruquéou], peintre, plaça le vitrail en couleurs moyennant quatre vingt dix francs, M. Didelin de Paris, Artiste en peinture, fournit le tableau représentant Notre Seigneur donnant son cœur à Marie Alacoque avec un paiement de deux cents francs, M. Daux, décorateur et résidant à Bordeaux, vendit le tableau tombeau de l'autel cent quarante francs ; M. Émile Lamagnère, menuisier, habitant la localité, travailla le marchepied. Ces diverses dépenses et autres qu'il seroit trop long d'énumérer ici portèrent les débours à la somme totale d'au moins douze cents francs 1200 #. / Détails. / Vitrail peint de la croisée... 90 #. / Paiement du tableau à M. Didelin, peintre... 200 #. / Payé au sieur Lagarde de St-Sever, doreur... 650 #. / Payé au sieur Émile Lamagnère, charpe menuisier, pour le marchepied... 70 # / Diverses dépenses faites pour échafaudage, maçonnerie, achats, manœuvres... 46 # 20 / Restauration de la croisée, nervures (?)... 30 # / Total de la dépense... 1226 # 20.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Région Aquitaine. Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune de Montaut, 1969.

Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 40
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Fascianella Linda