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Résidence Eugénie ou Chalet Simone

Dossier IA64002603 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Précision dénomination Pension pour voyageurs
Appellations Résidence Eugénie, Chalet Simone
Destinations immeuble à logements
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 18 rue de la Cascade
Cadastre : 2018 AN 97

Relevant de la troisième vague de construction de la station, cet édifice fut bâti après 1866 sur un ancien terrain appartenant à la famille Cazaux, très influente aux Eaux-Bonnes et comptant une dynastie de pharmaciens et de médecins thermaux. Il est implanté dans la rue de la Cascade, nouvelle voie faisant suite à l'aménagement du chemin vicinal menant à Aas, où s'installèrent dans un premier temps de nombreux guides.

Cette bâtisse, dont le commanditaire demeure inconnu, se caractérise, comme la Villa Meunier et la Maison Grousset toutes proches, par ses deux accès, l'un dans la rue de la Cascade, l'autre sur la place de l'Espérance, offrant à la construction une sorte de double identité architecturale. Les traces de chaînages d'angle et d'un ancien pignon, visible sur l'immeuble voisin, laissent supposer que l'édifice originel a été rabaissé à une date indéterminée. Destinée à l'origine à l'hébergement de voyageurs, cette ancienne pension pour touristes abrite de nos jours deux résidences privées.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1866, daté par source

Découlant de sa localisation sur un relief naturel escarpé entre deux voies publiques, cette parcelle contient deux édifices accolés caractérisés par deux facettes architecturales presque antinomiques. Sa façade de la rue de la Cascade, se développant sur quatre niveaux dont deux en soubassement, s'inscrit dans la dynamique des constructions haussmanniennes, tandis que l'élévation de la rue Valéry-Meunier adopte les allures d'une petite maison de maître rurale, comportant un rez-de-chaussée et un niveau de comble.

Puisant dans l'architecture urbaine contemporaine, cette façade se compose de trois travées, avec une porte d'entrée centrale. Les combles aménagés sous la couverture en ardoises pyrénéennes, renvoyant avec le pignon en position latérale à l'architecture vernaculaire ossaloise, sont dotés de deux baies agrémentées de balcons individuels en fer forgé et de l'enseigne "Chalet Simone" en grandes lettres blanches.

L'élévation de la rue de la Cascade renvoie à l'urbanisme parisien de l'époque, avec notamment ses trois travées ordonnancées. La modénature y est relativement soignée quoique sobre, en particulier au rez-de-chaussée où le portail d'entrée, en position centrale, est doté d'un encadrement en arc surbaissé sculpté en pierre de taille d'Arudy. Les autres niveaux de cette élévation, recouverts d'enduit et agrémentés d'une discrète modénature en pierre, se distinguent par leur sobriété architecturale, qui fait écho aux débuts de l'urbanisme haussmannien.

Comme quelques autres demeures de ce côté de la rue de la Cascade donnant aussi sur la rue Valéry-Meunier, cette ancienne pension pour touristes fait l'objet d'une réflexion esthétique complète, car ces deux façades sont visibles depuis la voie publique, à la différence de la plupart des constructions des Eaux-Bonnes où seule une élévation fait office d'apparat.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan carré régulier
Étages 2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane