Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Résidence de la Paix ou ancienne Maison Courtade ou Immeuble Courtade et Paix A

Dossier IA64002635 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Résidence de la Paix, Immeuble Courtade et Paix A, Maison Courtade
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : rue de la Paix
Cadastre : 2018 AN 282

Relevant de la première vague de construction de la station, très proche de l'établissement thermal, un bâtiment primitif est déjà présent en 1809 à l'emplacement de la maison Courtade mais il est partiellement démoli pour aménager un passage entre l'établissement thermal et la chapelle en 1828. L'édifice actuel a ensuite été construit à l'initiative de la famille Courtade, entrepreneurs de travaux publics, en 1846, puis agrandi en 1858.

Destinée à l'accueil de voyageurs, la maison Courtade est mentionnée dans le Guide Jam de 1869 dans la catégorie des "maisons garnies". Elle fait partie intégrante du complexe architectural progressivement construit par la famille Courtade, complétant ainsi l'Hôtel de la Paix mais aussi la maison située à l'arrière à côté du presbytère. En 1903, l'immeuble, appartenant à Jean-Baptiste Courtade, négociant établi rue Nouvelle-Halle à Pau, apparaît dans le cadastre comme une succursale de l'Hôtel de la Paix et dénombre 72 ouvertures imposables.

Il est racheté au début des années 1980 par la commune des Eaux-Bonnes dans le cadre d'une politique de développement touristique visant à accroître sa capacité d'hébergement. Entièrement réaménagé pour accueillir seize appartements de vacances en 1991, l'édifice constitue alors le "bâtiment A" du complexe nommé Courtade et Paix, qui compte en outre l'ancien Hôtel de la Paix, maintenant démoli. Sous la désignation de Résidence de la Paix, il est toujours destiné à l'accueil de voyageurs.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates 1846, daté par source
1858, daté par source
1991, daté par source

Tout proche de l'établissement thermal, de la Maison du Gouvernement et du jardin Darralde, la Résidence de la Paix occupe une position stratégique entre le cœur de la station à vocation sanitaire et le centre des animations. Sa construction associe les prérogatives de l'urbanisme naissant et les influences de l'architecture vernaculaire.

De plan rectangulaire et ordonnancé, l'édifice se développe sur trois étages, un niveau de combles et un soubassement partiel situé sur la droite de sa façade principale. Optimisant au maximum les espaces, il compte neuf travées percées de trente-cinq baies toutes identiques. Sobre mais soigné, il est recouvert d'un enduit ocre et d'une modénature en pierre de taille d'Arudy, l'ensemble renvoyant aux premiers temps de l'urbanisme haussmannien. De l'architecture ossaloise, il conserve la toiture en ardoises pyrénéennes et les fenêtres en chien-assis.

Sa façade latérale, autrefois dissimulée par l'Hôtel de la Paix dont elle conserve quelques pierre de chaînage d'angle, laisse apparaître le canal souterrain du Valentin sur lequel est implanté l'édifice. Son élévation postérieure ouvre sur une petite place située près de l'église et partagée avec quatre autres édifices, dont l'un appartenant autrefois à la même famille.

Cette façade arrière ne compte que trois travées ainsi qu'un retour d'une travée accolé à l'édifice voisin. Ses percements diffèrent de ceux de l'élévation principale et témoignent d'une discrète inspiration néoclassique, caractéristique du premier développement de la station : les baies du deuxième niveau sont en effet couronnées d'arcs en plein-cintre tandis que le troisième niveau est doté de balcons en fer forgé, spécifiques aux paysages urbains.

Murs moellon enduit
marbre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
Étages étage de soubassement, 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Permis de construire. Rénovation de l'Immeuble Paix A, janvier 1989.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Conseil général des Bâtiments Civils, Plans d'édifices publics des bâtiments civils. Eaux-Bonnes, deux projets de bains, avril 1809.

    Archives nationales, Paris : F/21/1895
  • Augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales année 1863.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane