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Repaire noble de Longénie, puis maison et ferme

Dossier IA24004345 réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Genre seigneurial
Appellations Longénie, Laugénie, Loginie
Destinations ferme, maison
Parties constituantes non étudiées colombier, four à pain
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Thonac
Lieu-dit : Logénie
Cadastre : 1813 B 51 ; 2011 0B 51

Nous n'avons aucune preuve positive que Longénie est un ancien repaire noble, aucun texte ni document graphique ne mentionnant ou ne figurant le site comme tel. Mais le site, précisément, en porte toutes les marques matérielles : situé à flanc de coteau dominant la vallée du ruisseau Thonac, le grand corps de logis, qui repose sur un étage de soubassement à usage de chai et cuvier rachetant le dénivelé, se dresse au fond d'une cour rectangulaire dont l'entrée est défendue par un portail en plein-cintre doté de petites meurtrières pour armes à feu légères et par une tourelle d'angle ; un moulin du même nom l'accompagnait en contrebas, en fond de vallée.

La grande demeure actuelle a été bâtie à la toute fin du XVe ou au début du XVIe siècle : la porte en arc brisé surbaissé et à cadre à chanfrein droit qui ouvre l'étage de soubassement, la fenêtre (une demi-croisée), avec son appui mouluré, son cadre à chanfrein concave et ses pyramidions formant les bases de l'ébrasement, l'évier en meuble d'attache dans le mur gouttereau sud, le tout en pierre de taille mise en œuvre dans une maçonnerie de moellons, sont autant de caractéristiques de la période de reconstruction de l'après-guerre de Cent Ans.

La défense du site est renforcée au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, lors des guerres de Religion, par la construction le portail en plein-cintre de l'entrée, flanqué de chaque côté par une petite meurtrière pour armes à feu légères et par la tourelle d'angle bâtie au sud-ouest de la cour. Selon une communication orale, une cheminée datée par un chronogramme "1686" aurait été prise du bâtiment principal pour être remployée ailleurs dans les années 1930/1940.

En 1768, "Lauginie" est représenté sur la carte de Belleyme comme un petit domaine roturier accompagné d'un moulin portant le même nom. Après la période révolutionnaire, le premier plan cadastral, levé en 1813, et ses matrices révèlent que les domaines de "Logénie" et celui de Pagésie appartiennent à la même personne, Guillaume Requier, qu'ils sont mitoyens et que le moulin appartient alors à une autre personne, Pierre Delibie, qui réside à Linard. Ils montrent également qu'en 1813, La Longénie présente encore de nombreuses parcelles en friche. Le plan révèle encore que la demeure est sans doute partiellement en ruine, car la partie occidentale n'est pas représentée. Cette partie fut sans doute rebâtie au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, comme le suggèrent les fenêtres qui ouvrent le rez-de-chaussée surélevé, à cadre rectangulaire doté d'une feuillure pour volets extérieurs.

Un corps de logis secondaire lui fut adjoint en retour d'équerre à droite.

Plus récemment, dans les années 1980, l'intérieur du bâtiment principal a fait l'objet de travaux de restauration, avec un layage au taillant caractéristique de cette période sur toutes les parties anciennes afin de les unifier.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

Isolé sur le flanc ouest d’une colline qui domine à plus de 140 m d’altitude le ruisseau Thonac, le domaine de Logénie est constitué, au nord, d'un grand corps de logis orienté est-ouest, qui repose sur un étage de soubassement rachetant le dénivelé. Il comprend également un corps de logis en retour d'équerre du premier, à droite (à l'est), les deux corps se dressant dans une cour rectangulaire dont l'entrée, au sud, est défendue par un portail en plein-cintre doté de petites meurtrières pour armes à feu légères et par une tourelle carrée située à l'angle sud-ouest.

De plan rectangulaire, la grande demeure comprend un étage de soubassement ouvert au sud par une porte en arc brisé surbaissé et à cadre à chanfrein droit, et, à l'ouest et au sud, par des soupiraux à ébrasement extérieur à chanfrein droit. Le rez-de-chaussée surélevé présente plusieurs fenêtres dotées d'un appui mouluré ou d'un cadre à chanfrein concave et pyramidions, ou à simple chanfrein droit. La demeure est bâtie en moellon pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives ; le toit est couvert en lauze.

Le portail en plein-cintre qui ouvre la cour au sud est flanqué de chaque côté par une petite meurtrière pour armes à feu légères à embrasure intérieure et orifice de tir circulaire. Une tourelle de plan carré occupe l'angle sud-ouest de la cour. Celle-ci est ouverte à gauche (ouest) vers la vallée : un simple mur de soutènement démuni de garde-corps ferme la cour de ce côté, afin de donner des vues larges sur le paysage.

Murs calcaire moellon
calcaire pierre de taille
Toit pierre en couverture
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé
Couvertures toit à longs pans croupe

Techniques

Nous n'avons pas eu accès à l'intérieur.

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Pagazani Xavier