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Repaire noble de Belcayre, puis château

Dossier IA24004332 réalisé en 2013

Fiche

  • Vue aérienne au sud-est du château.
    Vue aérienne au sud-est du château.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • pigeonnier
    • carrière
    • jardin d'agrément
    • pavillon d'entrée
    • écurie
    • terrasse en terre-plein
    • puits
    • pressoir à vin

LE REPAIRE NOBLE DE BELCAYRE

HISTOIRE

Les origines

Si les "de Belcayre" sont attestés à partir de 1298 (R. de Belcayre vend une terre à Garin de Cramirac) et sont souvent cités dans les textes par la suite (notamment en 1305 lorsque Galhard de Belcayre donne à sa sœur Bernade Cramirac plusieurs pièces de terres situées à Sergeac), la mention la plus ancienne de la seigneurie de Belcayre remonte à l'année 1331 et concerne une terre qui en dépend et qui est placée dans sa mouvance : "muo de Hibelna de Belcayre". Puis, en 1365, un hommage est rendu pour "Belcayre" mais sans plus d'information. La première citation précise date de 1361 : "Johannes de Belcayre, eiusdem parochie [parochia de Tonaco]" rend hommage pour sa terre au comte de Périgord, seigneur-châtelain de Montignac, le 15 novembre de cette année-là. On apprend donc par ce texte que le domaine appartient en 1361 à la famille de Belcayre et qu'il relève alors directement de la puissante châtellenie de Montignac. Il faut en inférer que Belcayre fait partie du grand mouvement d'implantation de points d'appui dans l'organisation castrale châtelaine de Montignac visant à protéger le territoire aux XIIIe et XIVe siècles ; pour ce faire, le seigneur-châtelain concéda en fiefs des portions de territoire à des membres de la chevalerie de son entourage, domicelli ou milites castri. Ce fut le cas pour la création de La Bermondie, de La Dauradie (alias Féletz), de Peyretaillade (alias Losse), de Sauveboeuf ou de Coulonges, pour ne citer qu'eux.

Aucun vestige architectural ne semble pouvoir être daté de cette période. Toutefois, on peut être assuré que l'occupation du lieu, éminemment stratégique, remonte bien au Moyen Âge : ainsi placé à l'intersection de trois anciennes paroisses, Thonac, Saint-Léon et Sergeac, et en surplomb sur la Vézère, le site, certainement fortifié, protégeait et contrôlait le trafic fluvial en même temps qu'il verrouillait l'accès aux paroisses précitées et, au-delà, à la remontée, à Montignac.

Le site n'est pas documenté pour la période de la guerre de Cent Ans. Mais il est fort probable qu'il subit d'importants dommages comme tant d'autres édifices du territoire - des destructions sont attestées aux châteaux voisins de La Salle et de Chaban, à Saint-Léon-sur-Vézère, ou encore des évêques de Périgueux, à Plazac. Cette hypothèse trouve un début de confirmation dans les nombreuses pierres rubéfiées remployées dans la maçonnerie actuelle, qui sont les indices d'un violent incendie - comme aux châteaux voisins de La Salle, Chaban ou Plazac, pour reprendre les exemples précités.

La construction

En 1502, un mémoire établi pour le seigneur d’Albret contre la dame de Montrésor, qui décrit le comté du Périgord, indique qu’à "Tonnac, [il] y a de gentishommes, monseigneur de Peyretaillade [Losse], Belcayre, Cazerac [Jean de Casnac ou Cazenac, Cazerac, originaire de Beynac], Jehan Bermon, Antoyne Berm[on] et Ramonet Berm[on] ; chacun a sa metayrie franche et beaux domaines, chacun cinquante livres de rente, monseigneur n'y prend rien." On apprend donc qu'à cette date, le domaine de Belcayre rapporte à son possesseur les mêmes revenus que les deux plus importantes seigneuries de la paroisse, Losse et La Bermondie. En revanche, on ignore si "Belcayre" appartient encore à la famille éponyme ou s'il est déjà entré dans la famille de Reilhac (ou Reilac, Reillac, Rilhac, Rilac). On aimerait d'autant plus le savoir que c'est précisément au cours de cette période, au tournant du XVIe siècle, qu'est bâti le bâtiment principal actuel, si l'on en juge par ses critères internes. Porte d'entrée au pied de la tour d'escalier, à cadre à chanfreins concave (linteau) et convexes (piédroit) ; fenêtres à chanfrein droit ou concave, à appui mouluré ou à accolade sur le linteau ; grandes fenêtres à meneau et à moulures à listel sur bases prismatiques dans l'ébrasement se recoupant en partie haute ; maçonnerie de moellons (avec de nombreux remplois) pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives ; hautes toitures à forte pente sont les principales caractéristiques qui autorisent cette datation : celles-ci se retrouvent, notamment, au château de La Salle à Saint-Léon-sur-Vézère, daté par analyse dendrochronologique de 1494-1506, ou au repaire noble de Cramirac, daté par analyse dendrochronologique de 1508-1509.

Assise sur un éperon rocheux consciencieusement aplani, la nouvelle maison noble se limite alors au seul grand corps de logis orienté est-ouest, de plan trapézoïdal (environ 20 m de long sur 8,5 m au plus large, à l'ouest, et 6,8 m au plus étroit, à l'est) et dressé de façon à barrer l'accès à la pointe de l'éperon, celle-ci, laissée libre, faisant ainsi office de terrasse naturelle offrant un panorama incomparable sur le paysage alentour. Le corps de logis, qui comprend un rez-de-chaussée et un étage carré, est couronné par un chemin de ronde (disparu de longue date, celui-ci correspond au niveau de surcroît en retraite), porté par des consoles à triple corbeau que surmonte un haut toit à forte pente, vraisemblablement couvert en lauze à l'origine. Un escalier en vis, logé dans une grosse tour circulaire hors-œuvre adossée au sud, dessert tous les niveaux. Le volume vertical de la tour d'escalier dominait l'ensemble, car surmontée par son propre chemin de ronde (le chemin de ronde actuel a été refait au début du XXe siècle) et sa haute toiture conique.

Les Reilhac au XVIe siècle

On l'a dit, plusieurs textes attestent que le fief est entre les mains de la famille de Reilhac au XVIe siècle. Le 29 septembre 1541, Hélène (ou Hélie) de Reilhac, "dame de Belcaire et de La Peronnye", rend hommage au comte de Périgord pour l'hôtel noble de La Peyronnie à Saint-Léon-sur-Vézère et pour celui de Belcayre, à Thonac, ainsi que pour le moulin de Saint-Léon, sur la Vézère, à la redevance d'une paire de gants blancs pour le moulin. Le 27 janvier 1583, "messire Anthoyne de Vilhiat [Reilhac], seigneur de Pelusy [Pelvésy], de Lescoux [Lascaux] et Balcayre, chevallier de l’ordre du roy" rend hommage au roi de Navarre pour "ses nobles mizons de Lescoulx [et] Balecayre" (AD Dordogne, 2 E 1828/8-18). Marié à Françoise de Carbonnières, héritière de Pelvézy, Antoine de Reilhac était seigneur de Lascaux, de Pelvézy et de Belcayre, mais aussi chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre. C'est sans doute lui qui, le 19 août 1586, avec Jean-Guy de Beynac, seigneur de Tayac, son fils aîné Gaspard II de Reilhac, seigneur de Pelvésy, "et autres du parti de la Ligue, assiègent St Cyprien qui estoit religionaire [protestant]" (Jean Tarde).

Au printemps 1592, toujours selon le chanoine Jean Tarde, "le sieur de Baynac [Geoffroy de Beynac, baron de Beynac et de Commarque] fît de nuit pétarder la maison de Belcayre-sur-Vézère, où il prind le sieur de Las Caours [Lascaux], maistre de la maison [Antoine de Reilhac] et le mena prisonnier à Baynac." Le seigneur de Beynac laissa une petite garnison à Belcayre, qui ne fut délogée qu'à la fin de l'été par Foucaud d'Aubusson, seigneur de Beauregard. Ces événements suggèrent que le château a subi des destructions ou, du moins, des déprédations importantes. Gaspard II de Reilhac, dit le "cappitaine Belcaire" du vivant de son père, devient seigneur de Pelvézy, Lascoux et Belcayre à la mort de celui-ci (J. Tarde). C'est sans doute de cette époque que date le début du lent déclin de la seigneurie : non seulement Belcayre a été pillé et saccagé, mais aussi il n'est plus qu'un fief secondaire pour la famille de Reilhac. A la fin du siècle, Raymond de Reilhac, écuyer, est condamné à payer sous quinze jours à François de La Bermondie, sieur de La Brande, et d'autres personnes la somme de 880 livres qu'il doit au seigneur de Beynac, à moins "qu'il n'aime mieux leur permettre de jouir de la maison et repaire noble de Belcayre" (AD Dordogne, B 1148).

Le 31 décembre 1610, Madeleine de Reilhac, fille de Gaston, écuyer, seigneur de Pelvézy et Belcayre, apporte en dot ce dernier à son mari, Louis de Calvimont, chevalier, seigneur du Cheylard à Rouffignac et de La Fest.

Les Calvimont de Belcayre et les Cézac au XVIIIe siècle

La situation de la seigneurie ne semble cependant guère évoluer favorablement avec les nouveaux propriétaires : en 1708, Jean de Calvimont, seigneur de Belcayre, qui devait s’acquitter de trente livres de capitation (un impôt créé par Louis XIV en 1695), voit cette somme réduite à vingt livres lorsque l’administration s’aperçoit de la faiblesse de ses revenus, comme l’indique une note en marge du registre : "est pauvre, modéré à vingt livres" (ROYON 2011, p. 110). Et les perceptions des années suivantes donnent à voir le lent déclin de Calvimont : bien qu’ayant fief, celui-ci verse seulement quinze livres en 1713, puis dix livres en 1714 (Ibidem, p. 111). Vers 1740, la seigneurie entre par mariage dans la maison des Cézac (qui ne la revendra qu'à la fin du XIXe siècle) : Antoine de Cézac, écuyer, est seigneur de Belcayre au droit de son épouse Marguerite de Calvimont ; en 1757, le couple dispute la possession d'îlots de la Vézère au marquis de Losse (AD Dordogne, B 1524). C'est peut-être à eux que l'on doit la construction (ou la reconstruction) d'un corps de logis secondaire, situé à l'ouest, en retour d'équerre du grand corps de logis et en partie adossé à lui, dont les portes et fenêtres, à linteau délardé en arc segmentaire, sont caractéristiques de ce siècle. En 1789, "messire Jean de Cézac, chevalier, seigneur de Belcayre et coseigneur de Campagnac" est parmi les votants aux États généraux.

L'étendue du domaine à la fin de l'époque moderne

En 1696, le site avait été localisé sur la carte de la vallée de la Vézère par François Ferry, ingénieur-topographe du roi, comme un fief important, c'est-à-dire digne d'y figurer. Important, le domaine l'était assurément, même s'il figure comme simple "maison noble", et non "château", sur la planche n° 23 levée par Belleyme en 1768. Au regard de son étendue et de ses dépendances, il l'était encore en 1792, au moment où fut dressé l'inventaire des biens meubles du château de Belcayre et de ses dépendances le 18 mai 1792. Outre le domaine proche, soit la réserve seigneuriale au centre de laquelle se trouve le bâtiment principal, l'ancienne seigneurie comprenait alors :

1° le domaine "de Vauze", semble-t-il lié à une maison du bourg de Thonac ;

2° le domaine du Bonhomme, à Saint-Léon-sur-Vézère ;

3° la métairie du château de Belcayre, également à Saint-Léon ;

4° le domaine de Cramirac, dans le bourg de Sergeac et ses alentours.

Pour le reste, l'inventaire de 1792, qui s'attache avant tout à recenser les meubles du château, révèle que peu de pièces étaient alors meublées, un salon, une cuisine et trois chambres. (Mais il faut dire que, dans cette période troublée, certains meubles ont pu être emportés par le propriétaire dans une autre de ses résidences pour les mettre à l'abri.) A cette date, le château recelait également un cuvier qui abritait un pressoir, deux cuves, dix-huit fûts de barrique, trois comportes et trois petites barriques de charge, qui témoignent de l'importance du vignoble dans la réserve seigneuriale. Non seulement la carte de Belleyme confirme la vocation viticole de Belcayre, mais elle indique aussi que tous les domaines qui en dépendent - et le château lui-même - se trouvent dans une grande zone viticole.

Au cours de la période révolutionnaire, le domaine semble avoir été divisé par la famille Cézac pour être en grande partie affermé. En 1813, lors de la levée du plan cadastral de la commune, la cour du château et ses bâtiments sont divisés en deux parties, celle du sud, qui comprend la partie orientale du grand corps de logis, est entre les mains de Louis Lathoumétie, un médecin d'Auriac-du-Périgord (qui fut maire de cette commune de 1814 à 1830) ; celle du nord, qui comprend la partie occidentale du grand corps et les principales dépendances, est occupée par Charles Mazel, de Plazac. Pour le reste, les terres sont divisées entre Louis Lathoumétie, Charles et Pierre Mazel, de Plazac, et Madame de Cézac, alors veuve, qui se réservent seulement quelques parcelles éparses et le petit domaine du Bonhomme à Saint-Léon-sur-Vézère.

La restauration du château (après 1905)

Selon Alexis de Gourgues qui écrit en 1895, l'ancien fief est resté entre les mains des Cézac au XIXe siècle mais ceux-ci l'ont ensuite vendu "il y a peu d'années". En réalité, selon les matrices cadastrales, il semble que l'histoire est un peu plus complexe que cela : Charles Mazel, qui possédait la partie nord du château en 1813, laisse son bien à son héritier, Pierre Mazel, adjoint à la municipalité de Thonac, en 1828 ; c'est celui-ci qui, en 1863, commence à rassembler une partie des autres parcelles du domaine jusqu'à acquérir, en 1881, l'autre partie du château.

En 1898, le château est la propriété de "Monsieur Mazel", sans doute un descendant de Charles et Pierre Mazel. On ignore si c'est à lui que l'on doit les dernières plus importantes transformations du château, peu après 1905 : les armoiries, qui figurent au-dessus du portail d'entrée construit lors de cette campagne de travaux et appartiennent aux d'Abeille, une famille de Provence... éteinte depuis 1755, sont sans doute un remploi purement décoratif du blason de cette famille. Presque en ruine, le château est en effet relevé, notamment par la restauration des parties hautes : le chemin de ronde du bâtiment principal est partiellement rétabli par un parapet formant garde-corps, là où ne subsistaient que les vieilles consoles ; la tour d'escalier retrouve elle aussi son chemin de ronde ; les toits sont entièrement refaits, couverts d'ardoises et dotés de lucarnes et d'épis de faîtage. En outre, les fenêtres sont retouchées, certaines agrandies ou percées à ce moment ; une tourelle de plan rectangulaire portée par trois consoles est créée contre l'élévation nord du bâtiment principal, tandis que les anciennes logettes (cabinet et latrines) en encorbellement, sur consoles ou corps de moulures, de la même élévation sont détruites, remplacées par des fenêtres. Les travaux concernent aussi les abords : des balustrades sont recréées autour des différentes terrasses, la cour est régularisée et un grand pavillon d'entrée est érigé à l'ouest, flanqué par deux ailes de dépendances plus basses de chaque côté. Enfin, de nouvelles dépendances (chais et cuvier) sont bâties un peu à l'écart, à l'ouest, en bordure du chemin d'accès au château.

Genre seigneurial
Appellations Repaire noble de Belcayre , château de Belcayre
Parties constituantes non étudiées pigeonnier, carrière, jardin d'agrément, pavillon d'entrée, écurie, terrasse en terre-plein, puits, pressoir à vin
Dénominations château, manoir
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Thonac
Lieu-dit : Belcayre
Cadastre : 1813 C 384 et 385 ; 2011 OC 270 et 271

La mention la plus ancienne de la seigneurie de Belcayre remonte à l'année 1331 et concerne une terre qui en dépend et qui est placée dans sa mouvance : "muo de Hibelna de Belcayre". Mais la première citation précise date de 1361 : "Johannes de Belcayre, eiusdem parochie [parochia de Tonaco]" rend hommage pour sa terre au comte de Périgord, seigneur-châtelain de Montignac, le 15 novembre de cette année-là. Si aucun vestige architectural ne semble pouvoir être daté de cette période, on peut du moins être assuré que l'occupation du lieu, éminemment stratégique, remonte bien au Moyen Âge : ainsi placé à l'intersection de trois anciennes paroisses, Thonac, Saint-Léon et Sergeac, et en surplomb sur la Vézère, le site, certainement fortifié, protégeait et contrôlait le trafic fluvial en même temps qu'il verrouillait l'accès aux paroisses précitées et, au-delà, à la remontée, à Montignac.

Le site n'est pas documenté pour la période de la guerre de Cent Ans. Mais il est fort probable qu'il subit d'importants dommages comme tant d'autres édifices du territoire - des destructions sont attestées aux châteaux voisins de La Salle et de Chaban, à Saint-Léon-sur-Vézère, ou encore des évêques de Périgueux, à Plazac. Cette hypothèse trouve un début de confirmation dans les nombreuses pierres rubéfiées remployées dans la maçonnerie actuelle, qui sont autant de vestiges d'un violent incendie - comme aux châteaux voisins de La Salle, Chaban ou Plazac, pour reprendre les exemples précités.

En 1502, un mémoire établi pour le seigneur d’Albret contre la dame de Montrésor, qui décrit le comté du Périgord, indique qu’à "Tonnac, [il] y a de gentishommes, monseigneur de Peyretaillade [Losse], Belcayre, Cazerac [Jean de Casnac ou Cazenac, Cazerac, originaire de Beynac], Jehan Bermon, Antoyne Berm[on] et Ramonet Berm[on] ; chacun a sa metayrie franche et beaux domaines, chacun cinquante livres de rente, monseigneur n'y prend rien." On ignore si "Belcayre" appartient encore à la famille éponyme ou s'il est déjà entré dans la famille de Reilhac (ou Reilac, Reillac, Rilhac, Rilac). C'est précisément au cours de cette période, au tournant du XVIe siècle, qu'est bâti le bâtiment principal actuel, si l'on en juge par ses critères internes.

Marié à Françoise de Carbonnières, héritière de Pelvézy, Antoine de Reilhac est seigneur de Lascaux, de Pelvézy et de Belcayre en 1583, mais aussi chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre. Au printemps 1592, "le sieur de Baynac [Geoffroy de Beynac, baron de Beynac et de Commarque] fît de nuit pétarder la maison de Belcayre-sur-Vézère, où il prind le sieur de Las Caours [Lascaux], maistre de la maison [Antoine de Reilhac] et le mena prisonnier à Baynac." Le seigneur de Beynac laissa une petite garnison à Belcayre, qui ne fut délogée qu'à la fin de l'été par Foucaud d'Aubusson, seigneur de Beauregard. Ces événements suggèrent que le château a subi des destructions ou, du moins, des déprédations importantes.

Le 31 décembre 1610, Madeleine de Reilhac, fille de Gaston, écuyer, seigneur de Pelvézy et Belcayre, apporte en dot ce dernier à son mari, Louis de Calvimont, chevalier, seigneur du Cheylard à Rouffignac et de La Fest.

Au milieu du XVIIIe siècle, la seigneurie entre par mariage dans la maison des Cézac (qui ne la revendra qu'à la fin du XIXe siècle) : en 1757, Antoine de Cézac, écuyer, se dit seigneur de Belcayre au droit de son épouse Marguerite de Calvimont. C'est peut-être à eux que l'on doit la construction (ou la reconstruction) d'un corps de logis secondaire, situé à l'ouest, en retour d'équerre du grand corps de logis et en partie adossé à lui, dont les portes et fenêtres, à linteau délardé en arc segmentaire, sont caractéristiques de ce siècle.

Au regard de son étendue et de ses dépendances, le domaine était encore important en 1792, au moment où fut dressé l'inventaire des biens meubles du château et de ses dépendances le 18 mai 1792. Outre le domaine proche, soit la réserve seigneuriale au centre de laquelle se trouve le bâtiment principal, l'ancienne seigneurie comprenait alors :

1° le domaine "de Vauze", semble-t-il lié à une maison du bourg de Thonac ;

2° le domaine du Bonhomme, à Saint-Léon-sur-Vézère ;

3° la métairie du château de Belcayre, également à Saint-Léon ;

4° le domaine de Cramirac, dans le bourg de Sergeac et ses alentours.

Selon Alexis de Gourgues qui écrit en 1895, l'ancien fief est resté entre les mains des Cézac au XIXe siècle mais ceux-ci l'ont ensuite vendu "il y a peu d'années". En 1898, le château est la propriété de "Monsieur Mazel". C'est peut-être à lui que l'on doit les dernières plus importantes transformations du château, peu après 1905. Presque en ruine, le château est en effet relevé, notamment par la restauration des parties hautes : le chemin de ronde du bâtiment principal est partiellement rétabli par un parapet formant garde-corps, là où ne subsistaient que les vieilles consoles ; la tour d'escalier retrouve elle aussi son chemin de ronde ; les toits sont entièrement refaits, couverts d'ardoises et dotés de lucarnes et d'épis de faîtage. En outre, les fenêtres sont retouchées, certaines agrandies ou percées à ce moment ; une tourelle de plan rectangulaire portée par trois consoles est créée contre l'élévation nord du bâtiment principal, tandis que les anciennes logettes (cabinet et latrines) en encorbellement sur consoles ou corps de moulures de la même élévation sont détruites, remplacées par des fenêtres. Les travaux concernent aussi les abords : des balustrades sont recrées autour des différentes terrasses, la cour est régularisée et un grand pavillon d'entrée est érigé à l'ouest, flanqué par deux ailes de dépendances régulières. Enfin, de nouvelles dépendances (chais et cuvier) sont bâties un peu à l'écart, à l'ouest, en bordure du chemin d'accès au château.

Période(s) Principale : 13e siècle, 14e siècle , (?) , (détruit)
Principale : 1er quart 16e siècle
Secondaire : 2e moitié 18e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle

Belcayre est situé sur la rive droite de la Vézère, aux confins des communes de Thonac et de Saint-Léon. Isolé sur un éperon rocheux à 80 m d'altitude, soit à près de 20 mètres au-dessus du niveau de la Vézère, le bâtiment principal, orienté est-ouest, de plan trapézoïdal (environ 20 m de long sur 8,5 m au plus large, à l'ouest, et 6,8 m au plus étroit, à l'est), se dresse de façon à barrer la pointe de l'éperon ; celle-ci, laissée libre, forme une terrasse semi-naturelle offrant un panorama sur le paysage alentour. Le grand corps de logis comprend un rez-de-chaussée, un étage carré et un niveau en surcroît et en retraite bordé par un parapet formant garde-corps porté par des consoles à triple corbeau. Un haut toit à forte pente couvert d'ardoises le surmonte. Un escalier en vis, logé dans une grosse tour circulaire hors-œuvre adossée au sud, dessert tous les niveaux. Une tourelle de plan rectangulaire, portée par trois consoles, est adossée contre l'élévation nord.

Un corps de logis secondaire, de plan rectangulaire (environ 10 x 5,8 m), orienté nord-sud, est situé à l'ouest, en retour d'équerre du grand corps de logis et en partie adossé à lui ; il présente des portes et fenêtres à linteau ou plate-bande délardé en arc segmentaire.

La cour, régulière à l'ouest, est défendue de ce côté par et haut de deux niveaux, flanqué par deux ailes de dépendances plus basses de chaque côté, défend l'entrée de la cour à l'ouest. Les trois corps sont eux-aussi couverts par des toits à longs pans à croupes protégés d'ardoises. Une bretèche en encorbellement est placée au-dessus du portail d'entrée en plein-cintre qui ouvre le pavillon au centre. La clef de celui-ci est surmontée d'un cartouche scutiforme portant des armoiries et couronné d'un phylactère portant une devise latine.

Enfin, d'autres dépendances complètent l'ensemble, au nord et à l'ouest : un pigeonnier de plan circulaire se dresse à la pointe d'un autre éperon rocheux, au nord du bâtiment principal ; un chai et un cuvier sont bâtis un peu à l'écart, à l'ouest, en bordure du chemin d'accès au château et près d'un petit puits circulaire.

Tous les bâtiments, dépendances comprises, sont construits en moellon pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives (angles, cadre des portes et des fenêtres, corniche, etc.).

Murs calcaire moellon
calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe

Techniques sculpture
Représentations écu, armoiries
Précision représentations

L'écu est meublé d'une ruche accompagnée de trois abeilles, deux en chef et une en pointe. Ces meubles héraldiques correspondent aux armes de la famille d'Abeille, originaire de Provence et éteinte en 1755 : D'azur à la ruche d'or accompagnée de trois abeilles du même, deux en chef, une en pointe (LA CHESNAYE DES BOIS François-Alexandre Aubert de. Dictionnaire de la noblesse, Tome I, 1863, col. 12-13). Il est surmonté par un phylactère portant une devise latine.

Nous n'avons pas eu accès à l'intérieur.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Sites de protection site classé
Précisions sur la protection

Site emblématique de la vallée de la Vézère qui n'est pas classé ni même inscrit MH, mais qui, en revanche, se trouve dans le site classé de la vallée de la Vézère et de sa confluence avec les Beunes.

Annexes

  • Transcription : Inventaire des biens meubles du château de Belcayre, 18 mai 1792 (AD Dordogne, Q 771 [district de Montignac, séquestres des meubles, S-V], Belcayre à Thonac).

    Transcription :

    Invantaire des effets de Belcayret et domaine en dépendants.

    Le dix-huit du mois de mai mil sept cent quatre-vingt-douze, l’an 4 de la liberté, nous, sieurs Pierre Bernard Merilhou, Charvés et Jean Grangier, commissaires nommés par M. M. les administrateurs du Directoire du district de Montignac, suivant leur arrêté du 24 avril dernier a nous adressé, tendant à faire invantaire et procés-verbal de tous les meubles et effets qui se trouveront chez les émigrans qui ont des fonds et bâtiments dans le canton de Montignac et en conséquence de notre dite commission, nous sommes transportés par devers la municipalité de Thonac, laquelle nous avons requise de nous indiquer les maisons qui appartiennent aux personnes qui se trouvent dans le cas cy-dessus. A cet effet, accompagnés de deux officiers municipaux de ladite commune de Thonac qui sont Jean Requier et Bernard Jérôme, nous sommes transportés au lieu de Belcayret où étant avons trouvé sieur Antoine Verlhac, fermier du sieur Belcayret, lequel à l’instant nous a fait l’ouverture de toutte les portes et édifices de laditte maison.

    [article 1]

    Et sommes entrés 1° dans le salon dans lequel nous avons trouvé une petite table, quatre chaizes [fol. 1v°] de paille, plus une petit armoire fermant à deux battants n’ayant rien dedans, ayant néanmoins trouvé dessus dix-huit assietes d’étaing et un plat, cinq ceuillers et une écuelle potagère, le tout d’étaing ; plus, quatre fourchettes de fert ; plus, un petit armoire fermant à un battant dans lequel nous avons trouvé trois chandeillers de p[…] ; plus, un placard dans lequel il s’est trouvé vingt assietes de fayance et trois plats aussi de fayance, un pot à l’eau ; plus, vingt-quatre servietes et deux napes en ouvrage ; dans la cheminée, une paire de chenets de fonte, une barre de fert ; plus, une cremaillère ; plus, une plaque de fonte à façon de cœur ; plus, un pot ; plus, un quarton à mesurer le bled ; plus, un bassin ; plus, une petite casserolle ; plus, une cuillère à tremper la soupe.

    [article 2]

    Ensuite, sommes passés dans la cuisine où nous avons trouvé deux vieux armoires de peu de valeur n’ayant rien dedans ; plus, une table ; plus, une cremaillère, un contre-cœur de cheminée ; une poille à frire, un bassinoir, un gril.

    [article 3]

    Ensuite, sommes montés au second étage [i.e., premier étage] et avons entré dans la première chambre à main droite dans laquelle avons trouvé une petite table, deux chaizes et un fauteuil garnis de ras vers fort usés ; plus, deux lits à langer dont un garni de sa coitte et coussin de fontial, couverture de catalogne, les ridaux de ras vers et l’autre garnis d’une coite aussi de fontial et ses ridaux de [fol. 2r°] ras jaune fort usés ; plus, un petit armoire à un battant n’ayant rien dedans.

    [article 4]

    Ayant passé dans la seconde chambre où nous avons trouvé deux mauvais lits dont un sans ridaux, une seulement garni d’une mauvaise coitte et paillasse et l’autre garni de ras jaune ; plus, une petite table.

    [article 5]

    Ensuite, sommes passées dans la chambre appellée de Monsieur et de Madame, où nous avons trouvé 1° deux tables avec chacune leur tapis ; plus, un lit, le ciel, dossier et petit tour d’indienne, le ridaux et grand tour d’un ras jaune, une coitte et coussin de coutil, un matelat et une paillasse, une couverture de droguet, plus, un autre petit lit à l’impériale garni de ridaux jaunes avec un mauvais matelas et paillasse ; plus, un bufet dans lequel on nous a assuré ni avoir que quelque pièces de linge servant à l’usage journailler du maître quant il vient dans la présente maison ; plus, dix chaizes et deux fauteuils en paille, deux paires de chenets dans la cheminée dont une paire de fonte et les autres de fert.

    [article 6]

    De là, sommes decendus dans le cuvier où nous avons trouvé un pressoir, deux cuves et dix-huit fûts de barique ; plus, trois comportes ; plus, trois petits baricots de charge.

    [article 7]

    Ensuite, nous sommes transportés au bourg de Thonac, dans la maison du nommé Vignole, métayer du domaine de la Vauze [domaine non identifié] appartenant au sieur Belcayret, lequel a en main [fol. 2v°] une paire de bœufs de valeur d’environ trois cent soixante livres, mais dont-il n’en appartient que cent dix livres audit sieur Belcayret, ainsi que led. sieur Verlhac nous l’a attesté ; plus, une charrette avec les outils arratoires servant à l’exploitation du bien attaché à la maison de Belcayret.

    Et attendu qu’il ni a rien plus à inventorier dans la présente municipalité, ont lesdits officiers municipaux et ledit sieur Verlhac signé avec lesdits commissaires et nous, ainsi signé Vedrenne, Requier, Verlhac, Mérilhou, Grangier et nous soussignés.

    [article 8]

    Et advenant le susdit jour et de suite, nous sommes transportés au domaine appellé au Bonhome, situé dans la paroisse de Saint-Léon, appartenant audit sieur Belcayret, où nous avons trouvé sieur Bernard du Cluzaud et Blaize Astor, officiers municipaux de la paroisse de Saint-Léon sur la prière que nous leur avions fait faire de si rendre pour être présente et nous assister dans la continuation du présent invantaire, sommes entrés dans la grange, y avons trouvé une paire de bœufs de valeur de trois cent trente livres et tels qu’ils ont été estimés dans le bail à ferme consentit par ledit sieur Belcayret en faveur dudit sieur Verlhac ; plus, trente-trois chefs de brebis ou moutons ; plus, un cochon de valeur de trente livres.

    [article 9]

    Ensuite, nous sommes transportés dans un autre [fol. 3r°] domaine appellé la métairie du château où nous avons trouvé une paire de bœuf de valeur de trois cent quarante livres suivant l’évaluation portée par ledit bail à ferme ; plus, un cochon de valeur de quatorze livres et attendu qu’il ne s’est <plus> rien trouvé dans l’étandue de la municipalité de Saint-Léon, avons interpellé lesdits sieurs Verlhac, du Cluzaud, Abstor, de signer, ce qu’ils ont fait avec nous dits commissaires et notre grefier, ainsi signé Verlhac, Astor, Ducluzaud, Merillyou, Grangier et nous soussigné.

    [article 10]

    De suite, nous sommes transportés au domaine de Cramirac, situé dans la paroisse ou bourg de Serzac [Sergeac], où nous avons trouvé sieur Resmond Deljarie, officier municipal, et Pierre Saint, maire de la commune dudit Serzac, sur l’invitation que nous leur avions fait de si rendre pour être présents où nous assister dans la continuation dudit invantaire des bestiaux et autres effets dudit domaine appartenants audit sieur Belcayret, sommes entrés dans l’étable de bœufs où nous en avons trouvé une paire que ledit sieur où nous en avons trouvé une paire que ledit sieur Verlhac, nous a déclaré avoir prit par ledit bail à ferme de valeur de quatre cent quarante livres ; plus, nous sommes transportés à l’étable des brebis [fol. 3v°] où nous en avons trouvé un troupé un troupeau que ledit sieur Verlhac nous a déclaré avoir prit pour soixante livres suivant le susdit bail à ferme et un cochon pour vingt-quatre livres ; plus, une charrette évaluée cinquante livres et les outils arratoires convenables à l’exploitation dudit domaine.

    Et ni ayant rien plus à invantorier, avons clos le présent invantaire pour servir et valoir à telle fins que de droit et ayant interpellé ledit sieur Verlhac de déclarer s’il veut se charger desdits meubles, effets et bœufs, lequel nous a déclaré qu’en étant chargé par son bail il vouloit se perpétuer la garde d’iceux et nous a présenté pour caution sieur Bernard Vedrenne, officier municipal de la paroisse de Thonac, lequel a déclaré se rendre plaise et caution solidaire pour ledit sieur Verlhac sans division de personne et biens à quoy il a renoncé sous promesses desdits sieur Verlhac et sa caution de représenter le tout à la première réquisition qui leur en sera faite aux peines de droit et ont [fol. 4r°] lesdits sieur Deljaric et Seint, maire et officier municipal, et lesdits sieurs Verlhac, Vedrenne signé avec lesdits sieurs Grangier, Mérilhou, commissaires, et nous.

    [Signature :] Festugière, sieur grefier.

    [Ajouté à la suite :] Et advenant le quinzième preréal de la République, une indivisible, nous Jean Grangier, commissaire susd., nous nous sommes transporté au lieu de Belcaire, commune de Thonac, en présence des citoyens Vedrene et Coursserant, officiers municipaux pour procéder à la vérification et récollement de l’inventaire par nous fait le dix-huit may 1792, vieux stile, des meubles, effets, qui sont dans lad. maison de Belcayre, appartenant à Belcayre, émigré, et après vérification faitte alors les meubles et effets portés aud. inventaire se sont trouvés dans lad. maison, desquels susd. effets le citoyen Verlhiat, fermier du bien, s’est comme autrefois volontairement chargé sous l’obligation de les représenter à la première réquisition et ce sous la caution solidaire dud. Vedrene, sans division ny discussion de leur personne et bien à quoy ils ont renoncé et à led. Verlhiac signé avec led. Vedrene sa caution, led. Cousserant et nous.

    [Signatures :] Vedrene, officier municipal

    Coursserants, officier municipal

    Verliac.

    [Au dos :] N° 94. Canton de Montignac

    Du 28 may 1792.

    Inventaire des effets du sieur Belcayré

    Récollement du 15 prereal 2 de la République.

    N° 16.

    [A la suite, original de l’acte précédent, avec signatures de tous les intervenants].

Références documentaires

Documents d'archives
  • Mémoires envoyés au seigneur d’Albret par les officiers ordinaires des châtellenies et autres lieux de la vicomté de Limoges et comté de Périgord (1502)

    Mention de Belcayre Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : E 669
  • Hommages rendus à Henri II, roi de Navarre, 1541.

    Hommage de Hélène de Reilhac, dame de Belcayre et de La Peyronie, 29 septembre 1541 (n° 29) Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : B 1807
  • Hommages rendus au roi de Navarre, comte de Périgord, 25 janvier 1583.

    Hommage rendu par Antoine de Reilhac, seigneur de Pelvésy, de Lascaux et de Belcayre, chevalier de l’ordre du roi, pour ses maisons nobles de Lascaux et de Belcayre, 27 janvier 1583. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : E 671
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    Pièce 8-18 : Hommage rendu par Antoine de Reilhac, seigneur de Pelvésy, de Lascaux et de Belcayre, chevalier de l’ordre du roi, pour ses maisons nobles de Lascaux et de Belcayre, 27 janvier 1583 (copie). Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • [district de Montignac, séquestres des meubles, S-V].

    Belcayre à Thonac : Inventaire des biens meubles du château de Belcayre, 18 mai 1792. Archives départementales de la Dordogne : Q 771
  • Matrice cadastrale, registre des augmentations et diminutions de Thonac, 1820-1914.

    p. 185 Archives départementales de la Dordogne : 63 P 938
Documents figurés
  • Recueil de cartes, plans et profils des ouvrages faits pour la navigation de diverses rivières de Guyenne, levés par M. Ferry dans la visite qu'il en a faite à la fin de l'année 1696. Avec des remarques & mémoires sur lesdits ouvrages. Dessin, encre et aquarelle, par François Ferry, 1696.

    Archives départementales de la Gironde : 3 JC 17
  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    Planche n° 23 Archives départementales de la Dordogne : 1 Fi 2 Dordogne 0013
  • Plan cadastral ancien de la commune de Thonac, 1813.

    section C Archives départementales de la Dordogne : 3 P3 6119 à 3 P 3 6125
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Léon-sur-Vézère. Dessin, encre et aquarelle, par Serbat, 1813.

    Section B, 1ère feuille Archives départementales de la Dordogne : 3P3 4971-4980
  • Dessin annoté et daté, 18 octobre 1889. Archives départementales de la Dordogne : 41 Fi 01
  • Dessin annoté et daté, 2 juin 1892. Archives départementales de la Dordogne : 41 Fi 01
Bibliographie
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 17
  • TARDE (Jean), Les chroniques de Jean Tarde, chanoine théologal et vicaire général de Sarlat, contenant l'histoire religieuse et politique de la ville et du diocèse de Sarlat, depuis les origines jusqu'aux premières années du XVIIe siècle, annotées par le Vicomte Gaston de Gérard. Paris : Oudin, 1887.

    Pages 310, 319-320 et note 351
  • FROIDEFOND DE BOULAZAC Alfred. Armorial de la noblesse du Périgord. 2 tomes. Périgueux : Jouve, 1891, Marseille : Laffitte Reprints, 2006.

    t. I, p. 138 (Cézac) et p. 420 (Rilhac)
  • CHAIX D'EST-ANGE, Gustave. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Evreux : imprimerie de Charles Hérissey, 1906.

    p. 146 (famille Cézac)
  • SECRET Jean. Le Périgord, châteaux, manoirs et gentilhommières. S.l. : Tallandier, 1966.

    p. 237
  • SALCH Charles-Laurent [avec la collab. de BURNOUF J. et FINO J.-F.). Atlas des châteaux forts en France. Strasbourg : Éditions Publitotal, 1977.

    p. 242
  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

    p. 29
  • FOURNIOUX Bernard. Montignac au Moyen âge : histoire du peuplement et de l’occupation du sol. Périgueux : Bernard Fournioux, 2002.

    p. 118
  • ROYON Olivier. La petite noblesse de la sénéchaussée de Sarlat de la Fronde à la Révolution française (1646-1789). Paris I-Sorbonne, thèse de doctorat en histoire moderne et contemporaine sous la dir. de Jean-Pierre Poussou, 2011.

    p. 9, 60, 68, 99, 110, 111 et 116
Périodiques
  • « Extrait d’un mémoire du seigneur d’Albret contre la dame de Montrésor, qui demandait sa part dans la seigneurie de la comté de Périgord ». Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1854, p. 134-140.

    p. 140
  • GOURGUES Alexis de. "Château de Belcayre". Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome XXII, 1895, p. 72-74.

  • CHAMPEVAL Jean-Baptiste. « Hommage du Comté de Périgord en 1541 rendus à Henri de Navarre, sire d’Albret, comte de Périgord, comme tel ». Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord. Tome XXV (1898), p. 371-376.

    n° 12, 13 et 26
  • LA FARE Armand (éd.). Annuaire des châteaux et des départements, 1898-1899. La Fare, Paris : 1898.

    (1898-1899), p. 1004
  • Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord.

    1937, tome LXIV, p. 249 Bibliothèque nationale de France, Paris
  • FOURNIOUX, Bernard. "Les chevaliers périgordins et leur assise territoriale aux XIIIe-XIVe siècles". Archéologie médiévale, CNRS, t. XVIII, 1988, p. 255-272.

    p. 262-263
  • FOURNIOUX Bernard. « Le paysage agraire de la châtellenie de Montignac et son environnement humain à la fin du Moyen Age ». Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. CXXVII, 2000. p. 139-162.

    p. 161

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