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Prieuré Saint-Nicolas-de-Grave

Dossier IA33003912 réalisé en 2012
Appellations Prieuré Saint-Nicolas-de-Grave
Dénominations prieuré
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Le Verdon-sur-Mer
Lieu-dit : Saint-Nicolas

La fondation du prieuré bénédictin de Saint-Nicolas-de-Grave est mentionné dans deux textes de l'abbaye de Cluny et d'autres documents, analysés par François Jal. Vers 1085, Stéphane et Ermenald, abbé et prieur de Saint-Rigaud (Saône-et-Loire), fondent un oratoire sur l'île de Cordouan dépendant de Cluny. Ils demandent à l'abbé Hugues l'autorisation d'y bâtir un monastère. Les deux moines sont rejoints par un moine de Cluny Guillaume. L'accès et la vie sur l'île étant difficiles, la petite communauté s'établit vers 1087 en un lieu nommé Grave, à proximité du rocher Saint-Nicolas, aujourd'hui dans les eaux. Ils y aménagent des pêcheries et des salines.

En 1131, le prieuré aurait été rattaché à l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux, mais cette décision ne semble pas avoir été effective, les droits de l'abbé de Cluny et de l'archevêque étant conservés. En 1259, le prieuré est décrit comme détruit, gagné par les eaux et le sable, mais il est reconstruit avant 1273 plus au sud et en retrait. A la fin du 13e siècle, l'état du prieuré est précaire, en partie détruit et abandonné à la suite de conflits armés. A partir de 1322, Saint-Nicolas de Grave n’apparaît plus dans la liste des biens de l’abbaye de Cluny, sauf lors de rares mentions.

Claude Masse, sur sa carte datée 1706, indique la "chapelle St Nicolas ruinée, ancienne paroisse". Elle était située entre la Maison de Grave et la Tour Noire. Le journal La Petite Gironde du 24 septembre 1909 mentionne que M. Guy, ingénieur en chef de la Compagnie du Médoc, est autorisé à faire des fouilles dans la dune de Saint-Nicolas, où Claude Masse indiquait la présence du monastère : "Les premiers coups de pioche ont mis à jour un certain nombre de squelettes paraissant remonter à plusieurs siècles" (cité par B. Saint-Jours).

Aucun vestige n'est conservé excepté des chapiteaux des 13e et 14e siècles découverts au début du 20e siècle et présentés au musée de Soulac.

Période(s) Principale : 4e quart 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 14e siècle

Aucune description de la chapelle et des éventuels bâtiments qui l'accompagnaient n'est connue.

États conservations détruit
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Archives non consultées

    -AD Gironde, H 339 : En tête on a relié un mémoire du XVIIe siècle sur diverses affaires : « pour Saint-Nicolas » (détails sur le prieuré de Soulac et l'abbaye de Saint-Nicolas, l'envahissement des bâtiments par les sables, « quoy qu'ils fussent au milieu de la parroisse ou environ », le dégagement des édifices, « la mer après longues années s'estant reculée et les sables dissipés en partie », etc.).

Références documentaires

Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

    p. 58
  • CAILLOSSE Pierre. La paroisse de Soulac de la fin du XVIe au milieu du XIXe siècle : les transformations d'un territoire littoral entre la Gironde et l'Atlantique. Thèse d'histoire, Université de La Rochelle, 2015.

    p. 217 et 223
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

    tome 2, p. 535
Périodiques
  • « Où sont passés les crânes ». Histoire et traditions du Verdon, Juin 1998, n°7.

    p. 12
  • JAL François. "Le prieuré de Saint-Nicolas de Grave". Aspects de la vie religieuse : XVIIe-XIXe siècles. Annales du Midi : revue archéologique, historique et philosophique de la France méridionale, tome 11, n°228, 1999.

    p. 487-493
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