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Prieuré, actuellement église paroissiale Saint-Barthélemy

Dossier IA24001392 réalisé en 2011

Fiche

Vocables Saint-Barthélemy
Dénominations prieuré
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Terrasson-Lavilledieu
Adresse Commune : La Cassagne
Cadastre : 1825 C1 444 ; 1986 C1 152

Construite au XIIe siècle, l'église appartenait à l'ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly. Le chevet polygonal bâti en moyen appareil de pierre de taille, éclairé de baies en plein cintre et couronné d'une corniche portée par de petites consoles à ressaut ; l'élévation occidentale en moellon équarri assisé, avec son portail en plein cintre à double rouleau souligné d'une moulure de billettes, colonnes à chapiteau sculpté d'entrelacs, et sa fenêtre haute, également en plein cintre, à longs claveaux (et colonnettes dans l'embrasure intérieure) ; enfin le bas-côté sud à deux travées, ajouté après coup, avec son mur gouttereau en petit appareil de pierre de taille, témoignent de différentes campagnes de construction au cours de l'époque romane. Ils sont le signe évident d'une augmentation du nombre des paroissiens de La Cassagne à cette période. A la fin du XIVe voire au début du siècle suivant, après la guerre de Cent Ans, l'église priorale devient paroissiale ; elle aurait été desservie jusqu'en 1680 par cinq à six religieux de l'abbaye voisine. Vers 1545, le mur gouttereau du bas-côté sud est surélevé et contrebuté par des contreforts afin d'être couvert de voûtes d'ogives quadripartites, en même temps qu’est voûtée la nef et sont bâtis les bras nord et sud (celui-ci faisant peut-être office de chapelle seigneuriale) du transept et la tour clocher. Murs en moellon (surélévation du bas-côté, bras nord) ou en pierre de taille (bras sud) couronnés d’une corniche à ressauts à listel, fenêtres en plein-cintre à embrasure moulurée (bras sud, clocher), contreforts sur l’angle, porte des morts à moulures sur bases buticulaires, ogives à listel épais reposant sur des consoles ou culots d’angle et doubleaux sur bases prismatiques, ainsi que millésime sculpté « 1545 » sur la clef de voûte de la première travée de la nef, attestent cette datation. Ces travaux résultent peut-être d’une donation faite par un évêque (de Sarlat ?) à la fabrique de l’église, qui l’aura fait représenter à la clef marquée par cette date. L'église est alors dotée d'un nouveau voûtement sur croisée d'ogives, apportant une cohérence architecturale. Au nord, la présence du logis du prieur, accolé au mur de la nef, exclut tout autre aménagement. La sacristie semble être un ajout plus récent (XVIIIe ou XIXe siècle). La toiture est reconstruite par Dennery en 1909 (après surélévation du mur pignon occidental ?). Au milieu des années 1990, une réfection complète des charpentes et couverture en lauze a été réalisée, ainsi que la restauration de certaines maçonneries extérieures.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 15e siècle
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates 1545, porte la date

L'église est composée d'une nef à deux travées, flanquée au sud d'un bas-côté également à deux travées. La croisée du clocher est prolongée d'un choeur polygonal percé de trois baies en plein cintre et par deux bras, au nord et au sud. La sacristie se trouve dans l'axe du bras nord et communique avec l'abside; son sol révèle un pisé ancien. L'ensemble de l'édifice est voûté d'ogives, hormis l'abside et la sacristie, voûtées en cul-de-four. Les clés de voûte sont ornées de blasons, aujourd'hui bûchés. Dans la nef, une clé porte encore la tête d'un évêque mitré complétée du millésime 1545, une autre clé est ornée de quatre fleurs de lys dans un "chapeau de triomphe". Les murs intérieurs sont enduits et badigeonnés, masquant les traces d'une litre funéraire. La façade occidentale, construite en moellons assisés, est régulièrement ponctuée de trous de boulins, traces des anciens échafaudages. Le portail sculpté présente deux colonnes sobres traitées en ronde-bosse portant chacune un chapiteau à entrelacs. Au sud de l'édifice, la "porte des morts", qui reliait le cimetière abandonné et l'intérieur de l'édifice, est aujourd'hui fermée. La totalité de l'édifice est couverte par une toiture en lauze, contribuant à donner une monumentalité certaine à l'ensemble.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit calcaire en couverture
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
États conservations restauré
Techniques sculpture
Représentations fleur de lys, écu, chapeau de triomphe, billette, entrelacs, fleuron
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé MH, 1936/07/06
Précisions sur la protection

église: classsement par arrêté du 6 juillet 1936

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Dordogne : 12 O 109
Documents figurés
  • Planche, encre, annotée, 1999.

    Service territorial de l'architecture et du patrimoine, Périgueux
  • Plan cadastral napoléonien de La Cassagne, dessin aquarellé, 1825.

    section Archives départementales de la Dordogne : 3 P 3 999 à 1006
  • Plan cadastral napoléonien de La Cassagne, dessin aquarellé, 1825.

    section C Archives départementales de la Dordogne : 3 P 3 999 à 1006
Bibliographie
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 139
  • DELMAS André. L'abbaye de Saint-Amand-de-Coly en Périgord Noir. Périgueux : Société Historique et Archéologique du Périgord, supplément aux bulletins de l'année 1978, 1978.

    p. 145
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 56
Périodiques
  • BLONDIN Alain. "De quelques églises relevant de l'abbaye de Sarlat au Moyen Age. 1ère partie : le canton de Montignac". Bulletin de la Société d'Art et d'Histoire de Sarlat et du Périgord Noir, n° 90, 2002.

    p. 120-121
(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Becker Line