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Présentation de la commune de Soulac

Dossier IA33008673 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Soulac-sur-Mer
Cadastre : 2017 ; 1833

Les découvertes archéologiques attestent d'une implantation humaine ancienne sur cette fin des terres, entre océan et estuaire. Elles témoignent également des profondes mutations du territoire avec une évolution des rives, côté océan et côté estuaire.

Des outils lithiques remontant au néolithique ont été découverts dans de nombreux secteurs. La plage de l'Amélie et la Pointe de la Négade ont été fouillés à plusieurs époques, mettant au jour des vestiges multiples. L'une des découvertes les plus exceptionnelles est celle du sanglier gaulois en tôle de laiton en 1989 sur la plage de l'Amélie.

Le site de l'église de Soulac a probablement été occupé par un lieu de culte dès le Haut Moyen Âge (sarcophages mérovingiens) ; un oratoire y est attesté au 6e siècle.

L'abbé Baurein évoque une charte datée de 980 qui mentionnerait pour la première fois Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres ; toutefois, de nombreux textes sont d'une authenticité douteuse et prêtent à confusion. Le cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix-de-Bordeaux contient deux chartes concernant Soulac, tantôt attribuées au comte Guillaume le Bon avant 977-988, tantôt à Guillaume V d'Aquitaine dans le premier tiers du 11e siècle. Le prieur retirait d'importants revenus du sel récolté dans les marais salants. Il était aussi vicaire perpétuel de la paroisse et exerçait un droit de justice haute et basse sur le territoire de la sauveté.

Un conflit oppose l'abbaye de Saint-Sever et celle de Sainte-Croix de Bordeaux concernant la propriété du prieuré de Soulac : la question est tranchée en 1103 en faveur de l'abbaye bordelaise. La construction de l'église est probablement engagée dans le 1er quart du 12e siècle.

Hors des limites de la sauveté, le territoire relève du seigneur de Lesparre. Au 14e siècle, la paroisse de Lilhan est également attestée avec l'église Saint-Pierre. Elle semble avoir été désertée dès le 16e siècle. L'abbé Baurein, en 1784, indique que "cette paroisse n'existe plus depuis longtemps (...) le territoire a été presqu'englouti par les flots de la mer" : elle fut plutôt envahie par les sables que gagnée par la mer ; le toponyme est d'ailleurs encore conservé au sud de la commune.

Le territoire se compose de pinèdes, de pêcheries, de prés salés, de marais salants et de dunes de sable. Dès le Moyen Âge, l'envahissement des sables est constaté. Il ne cesse de s'accentuer à l'époque moderne, entraînant en 1744 l'abandon de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres par les paroissiens, qui construisent une nouvelle église à distance du littoral. Par ailleurs, une chapelle est construite au Verdon, à la pointe de Grave, entre 1717 et 1723, à la suite de la requête des marins de l'estuaire, souvent stationnés dans la rade du Verdon en cas de mauvais temps et pour lesquels l'église de Soulac était trop éloignée.

Trois pôles se forment ainsi au cours des siècles : celui de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres, celui de Jeune-Soulac et celui du Verdon.

En 1867, un plan prévoit la division de la commune en trois sections : celle du Verdon, celle de Soulac et celle des Olives.

Le Verdon-sur-Mer prend son autonomie au cours du 19e siècle : la paroisse est érigée en 1849 et la commune est créée en 1875.

Au 19e siècle, l'ensemencement des pins sur les dunes entraîne une profonde mutation paysagère. Le 22 septembre 1801, l'ingénieur Nicolas Brémontier et le préfet de la Gironde se rendent à Soulac. Les travaux d’ensemencement sont engagés dès 1802 et se déroulent jusqu'en 1821. Les semis du premier atelier du Verdon sont terminés le 28 juillet 1806 ; au Royannais, Grandes-Maisons et aux Huttes en 1811 ; autour de la basilique Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres et jusqu’aux Cousteaux en 1809 ; à Gartieu au sud en 1821. En 1833, les pins sont remis à l’Etat.

Des travaux de défense côtière sont également engagés sur le littoral dans les années 1840 avec l'aménagement d'épis.

En vertu d’une ordonnance royale de 1839, Raymond Magne, médecin à Talais et conseiller général de la Gironde, détenait deux hectares de terrain domanial sur la plage des Olives ; en 1849, il cède à Antoine Trouche, hôtelier à Lesparre, sa concession ainsi que l’autorisation de bâtir un établissement de bains sous toutes réserves de droit en raison de la proximité du domaine forestier. Celui-ci, avec l’appui de M. Bonnore, sous-préfet de Lesparre, obtient de l’Etat la transformation de cette concession en vente le 7 mai 1849. Trouche établit d’abord des baraquements en planches formant hôtel puis en 1854 fait bâtir une maison en brique. Il obtient l’autorisation d’établir un four à briques et à tuiles puis divise sa concession en étroites parcelles. Un procès-verbal de délimitation de la forêt de Soulac en date du 30 septembre 1854 autorise le régime forestier à remettre à l’administration des Domaines 16 ha 58 a 84 ca de terrains boisés entourant la concession Trouche. Les terrains seront vendus aux enchères publiques en plusieurs adjudications de 1857 à 1864. C'est ainsi qu'est créée progressivement la station balnéaire de Soulac.

L'aménagement du chemin de fer du Médoc qui atteint Soulac en 1874 contribue grandement au développement de la station balnéaire.

Dans les années 1860, à l’initiative du cardinal Donnet, des travaux sont menés pour le désensablement de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres. Le 7 août 1867, elle est érigée en succursale et classée au titre des Monuments historiques le 20 juillet 1891.

Les constructions se multiplient aux Olives et la population augmente nettement : en 1869, on y comptait 73 habitants ; en 1881, 242 puis en 1901 566 habitants. Trois phases principales de constructions peuvent être distinguées : 1860-1885 ; 1885-1914 ; 1914-1930.

Soulac est classée station balnéaire en 1921.

L'histoire de la commune est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. De nombreux bunkers témoignent de la présence allemande entre 1940 et 1945 : la forteresse du Nord Médoc s'étend sur les côtes océaniennes et estuariennes de Soulac au Verdon et comprend 37 positions plus ou moins importantes comptant environ 350 bunkers (abris en béton) de formes et tailles variables selon leur fonction (poste de commandement, abri, casemate, soute à munition, à vivre, radar, etc.). Elle est limitée au sud de Soulac par un fossé anti-chars (de la Gironde à l’océan), mais se prolonge par un terrain de combat avancé jusqu’à Montalivet, comprenant 37 positions dont 29 positions légères, blockhaus (abris en bois).

Après la guerre, la vocation balnéaire de Soulac s'affirme et les constructions se poursuivent : c'est à cette époque que l'on construit le célèbre immeuble Le Signal sur le front de mer. Devenu le symbole des effets de l'érosion et de l'évolution du trait de côte, il se trouve aujourd'hui menacé par les flots et les habitants en ont été expropriés.

Dans les années 1990, l'architecture balnéaire fait l'objet d'une étude historique menée par Olivier Lescorce. Une délibération du conseil municipal du 22 décembre 1990 propose un recensement et une première analyse du bâti balnéaire de type soulacais, dans le cadre d'une "mise à l’étude d’une zone de protection du patrimoine architectural et urbain". Le règlement de ZPPAUP est réalisé en juin 2000 par l'architecte Isabelle Berger-Wagon et l'historien Olivier Lescorce. La ZZPAUP est officiellement créée le 16 avril 2002.

Ce travail constituant une base de connaissance solide sur l'architecture balnéaire, il a été décidé d'exclure le périmètre de la ZPPAUP du présent inventaire du patrimoine. La typologie des villas ayant été mise en évidence, notre étude s'est concentrée sur un autre type de patrimoine, notamment le patrimoine viticole et rural.

La commune de Soulac présente la spécificité d'avoir une rive océanique et une rive estuarienne. Dans le cadre de l'inventaire du patrimoine des communes estuariennes, nous avons donc privilégié l'étude de la zone des marais et du port de Neyran. Le hameau de l'Amélie, non compris dans la ZPPAUP, a également été pris en compte, tout comme celui de Jeune-Soulac. Toutefois quelques bâtiments emblématiques ont également fait l'objet d'un dossier.

69 dossiers ont été réalisés, dont 29 ont bénéficié d'une étude plus approfondie et 38 d'un simple repérage. Un dossier de synthèse sur les maisons et fermes a également été constitué.

Sites de proctection zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager, 2002/04/16

La commune de Soulac-sur-Mer s'étend sur une superficie de 28,89 km2 et présente la spécificité d'avoir une façade estuarienne à l'est et une façade océanique à l'ouest.

Elle est limitrophe au nord de la commune du Verdon-sur-Mer et au sud des communes de Talais et de Grayan-et-L'Hôpital.

Les paysages sont marqués par la plage, les dunes et la forêt à l'ouest, les marais au centre et les "mattes", terres basses en bord d'estuaire qui ont été drainées au cours des siècles. Ces terres humides sont traversées par le chenal de la Palu et le chenal de Neyran qui rejoint l'estuaire.

L'habitat se concentre principalement dans la station balnéaire qui borde l'océan. Les hameaux de l'Amélie et de Jeune-Soulac constituent deux autres pôles de population. Cette densité de constructions contraste avec la zone des mattes à l'est qui constitue une zone naturelle protégée (ZNIEFF).

Le développement de la station balnéaire a induit l'installation de nombreux campings et résidences et colonies de vacances.

Annexes

  • Ancienne paroisse de Lilhan

    AD Gironde, H 501, Transaction entre D. Athanase Poncet, prieur de Soulac, et François Daunefort, vicaire perpétuel dud. lieu, qui prétendait lever la dîme sur une métairie, comme faisant partie de la paroisse de « Lillang », 20 août 1666.

    Le prieur répondait « que la prétandeue cure de Lillang, s'il en y a jamais heu, estoit absorbée par les innondations de la mer et couverte par ses sables ».

    AD Gironde, H 502 : droits à Soulac

    25. Prise de possession de la cure de Lillan par François Daunefort, curé de Soulac, pourvu de lad. cure en cour de Rome : il s'agenouille et prie « au lieu où estoict l'esglise dud. Lillan, maintenant et despuis quelques années couverte par les sables » (10 mars 1664). -

    26. Résignation de la cure de Lillan par Fr. Daunefort (19 janvier 1666).

    30. Prise de possession analogue à la précédente par Jean Delpech, vicaire de Saint-Vivien, pourvu de lad. cure de Lillan (23 janvier 1666).

    BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1.

    p. 125-134 : Saint-Pierre de Lilhan

  • Marais salants à Soulac

    ARCHIVES NON CONSULTÉES (voir inventaire des AD Gironde, en ligne)

    -AD Gironde, G 236

    1332-1402 : Vente de sel provenant des salines de Soulac indivises entre l'archevêque et le prieur de Soulac ; objets donnés en paiement du sel : drap blanc, plumes pour les lits et barils de harengs-saurs (f° 3) ; Restitution par le connétable de Bordeaux, grâce aux instances du procureur de l'archevêque, d'une quantité de sel provenant des marais de Soulac qui avait été mis en régale par le fait de la vacance du siège archiépiscopal ; il fallut néanmoins donner quatre écus d'or au sergent ou employé du connétable à Soulac ; le produit de la vente de ce même sel par Bernard de Tauriac est de 186 livres. Recette de Soulac pour l'année 1346 ; Restitution par le connétable de Bordeaux, grâce aux instances du procureur de l'archevêque, d'une quantité de sel provenant des marais de Soulac qui avait été mis en régale par le fait de la vacance du siège archiépiscopal ; il fallut néanmoins donner quatre écus d'or au sergent ou employé du connétable à Soulac ; le produit de la vente de ce même sel par Bernard de Tauriac est de 186 livres.

    -AD Gironde, G238

    Payé pour le port d'un demi-tonneau de sel donné par le prieur de Soulac, six sterlings.

    -AD Gironde, H 511 : Droits à Soulac, 1341-1724

    6-8. Protestation au nom de dom Pierre Brun, « prieur, seigneur tamporel et spirituel du bourg et parroisse de Soulacq, » contre Fernando Gomès, receveur général de la terre de Lesparre, lequel a violé « un uuzage fort entien dans laditte parroisse de Soulacq, que, lorsqu'on y fait l'antouin et estimation du sel des marais de lad. parroisse, les seigneurs de Lesparre et seigneurs et prieur de Soullacq proceddent conjointement ». Réponse de Fernando Gomès : les prieurs ne sont pas seigneurs en dehors « du bourg, qui est limitté par quatre croix » (11 novembre 1693-14 juin 1694).

    11. Reconnaissances pour divers pâturages, bois, salines, etc. : bois, taillis et de haute futaie à La Salle,« confrontant du costé du midy les sables et vacans dud. priuré », un moulin à vent « basty de pierre, sur le puy du Guet » (18-19 décembre 1690).

    -AD Gironde, H 1046 : Propriétés et seigneuries foncières : Soulac. Liève. 1701-1790.

    Analyse d'une reconnaissance de 1648 pour une saline grevée d'une rente d'« un boisseau de sel, mesure de Soulac, revenant à cinq quarts de boisseau, mesure de Bordeaux » (fol. 1).

    -AD Gironde, H 1047 : Propriétés et seigneuries foncières : Soulac. 1027-1715

    3. Mandement du lieutenant du roi d'Angleterre en Aquitaine, dans un procès entre les gens de Soulac et la dame de Lesparre, relativement au sel (3 novembre 1413).

    -AD Gironde. C 4247. Bureau des Finances et Trésoriers de France à Bordeaux, Voierie, "Devis des réparations et recallement à faire à la chenal de Soulac, en exécution de l'arrest obtenu en la cour de parlement de Bordeaux par Monseigneur le duc de Gramont, sire de Lesparre et autres places, le 3 septembre 1719", accompagné de l'état des marais salants, pacages et autres fonds sis à Soulac, qui tireront profit de ces réparations (18e siècle).

    Devis des réparations et recallement à faire à la chenal de Soulac en exécution de l’arrest obtenu en la cour de parlement de Bordeaux par Monseigneur le duc de Gramont, sire de Lesparre et autres places, le troisième septembre mil sept cent dix neuf et appt de Mr le lieutenant général comre au député par la dite cour.

    Premièrement réparer et recaller lad. Chanal depuis le lieu appelé Le Gravey suivant le cours de l’encien chenal jusques au pasten de Neyran, on donnera dix pieds de large sur deux pieds et demy de fonds dans l’étendue de huit cents brasses.

    Plus depuis le pasten de Neyran au commencement de l’estey on suivra jusque au pont de Soulac on donnera dix pieds de large sur deux pieds et demy de fonds. Il y aura dans l’estandue de sept cent brasses.

    Depuis le pont de Soulac jusques au pont de Recussard ( ?) on donnera douze pieds de large sur trois pieds de fonds dans l’estandue de quatre cents septante brasses.

    Depuis le pont de Recussard jusques au marais de Laneu on donnera quatorze pieds de large sur trois pieds de fonds dans l’estandue de cinq cent cinquante brasses.

    Depuis le marais de Laneu jusques à Langlade de Jean Morin, on donnera quatorze pieds de large sur sept pieds de fonds dans l’étendue de quatre cents brasses.

    (…) Plus un bac en forme de petit batteau aveq son assortiment pour servir au récollement et entretien dud. Chanal, le tout conformément audit arrêt.

    Etat des marais salants, pacages, métairies et autres fonds situés dans la paroisse de Soulac quy doivent tirer profit utilité et avantage du recalement du chenal de Soulac.

    AD Gironde, C 689, Vérification des cottes induement faites par les collecteurs de la paroisse de Soulac sur leurs rolles de taille et autres impositions de 1768 à 1773, par Pierre Bontemps secrétaire de la subdélégation de Médoc, 5 mars 1774.

    Mentions de salines :

    Pierre Camin Cadet, restant à Soulac, propriétaire d'une maison, préries ou pastenqs, terres labourables et un petit marais salan (les terres labourables sont de médiocre qualité, le marais est à même d'être envay par les dunes de la mer et les pastenq sujet aux inondations ;

    La veuve de Jean Bagat restant à Soulac (une maison, jardin et marais (la maison et jardin bons, le marais en partie couvert de sable) ;

    Les enfants de feu Jean Raymond de Talais : maisons, jardins, moulin à vent, marais sallans, bois et preries ou pastengs (les maisons et moulin en bon état, les marais et préries de bonne qualité, les bois commencent à se perdre dans les sables)

    Pierre Pinet de Soulac : maison, jardin et marais (le marais ne salle plus, les dunes de la mer commencent à la couvrir ;

    Jacques Renaud de Soulac : maison, jardin et marais (idem) ;

    Les héritiers de Paul Reverssé de Soulac : maison, jardin et marais (le marais ne salle plus, dunes le couvrent en partie) ;

    Biens possédés par M. le président Daujeard (marais sallans, terres labourbales, moulins à vent, bâtisses, préries, pacages et pastengs ;

    Extrait des Variétés bordelaises de l'abbé Baurein, tome 1, 1784, rééd. 1876, p. 46 :

    "Il y existe de très-beaux marais salans, qui fournissent beaucoup de sel ; et il résulte d'une charte de l'an 1195, que dès-lors on y avoit pratiqué de pareils marais (...). il existe dans la Paroisse de Soulac cent trente-deux feux ou familles. Les habitants sont, pour la plupart, sauniers ; les autres sont laboureurs, journaliers ou gardeurs".

    Voir CAILLOSSE Pierre. La paroisse de Soulac de la fin du XVIe au milieu du XIXe siècle : les transformations d'un territoire littoral entre la Gironde et l'Atlantique. Thèse d'histoire, Université de La Rochelle, 2015.

    p. 102 et suivantes : L'exploitation du sel à Soulac.

    et p. 297 : Le rôle et l’organisation du syndicat des prés salés et prés doux de Soulac (1818-1843)

  • Anciens moulins à vent

    Mentions sur les cartes anciennes :

    Carte de 1692 : moulin près de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres ; moulin des Champs.

    Cartes de Masse, 1700-1707 : Moulin des Champs.

    Carte du Cours de la Garonne, 1759 : moulin des Champs.

    Carte de Belleyme, 1763-1764 : moulin des Champs ; moulin à Neyran.

    Carte de l'Entrée de la rivière de Bordeaux, 1776-1798 : Moulin du Vieux Soulac, moulin des Champs, moulin près de Neyran.

    Plan cadastral de 1833 : moulin du Champ appartenant à Bafaux (?) Pierre à Talais, moulin à Jeune Soulac appartenant aux héritiers Bagat, aux Cousteaux (D 285 bis ?).

    Atlas du Département de la Gironde (1888) : Moulin du Champ.

    Mentions dans les archives :

    AD Gironde, H 503 : droits à Soulac « Liève des rentes de Soulac, tirée sur les reconnoissances faictes en l'année 1648 par Monsieur Ladie (?), notaire royal ». 1601-1700

    Mention d'« une place dans laquelle il y a un moulin à cheval » (fol. 21) ; - d'une « maison, place au dernier, vers le couchant, où il y souloit avoir un moulin à cheval et estable..., en la grande rue des Bancqs » (fol. 26 v°) ;

    AD Gironde, H 511 : Droits à Soulac, 1341-1724

    2. Reconnaissance au profit de Pierre de Mouriac, avocat au Parlement, prieur et seigneur de Soulac, pour divers biens, notamment pour une maison, avec écurie, chai, moulin à cheval, etc. (22 mai 1615). –

    11. Reconnaissances pour divers pâturages, bois, salines, etc. : bois, taillis et de haute futaie à La Salle, « confrontant du costé du midy les sables et vacans dud. prieuré », un moulin à vent « basty de pierre, sur le puy du Guet » (18-19 décembre 1690).

    AD Gironde, H 763 : Propriétés et seigneuries foncières. « Terrier des exporles et recongnoissances du prieuré et seigneurie de Soulac, faictes en faveur de messire Pierre de Mauriac, advocat en la Cour de Parlement de Bourdeaulx, prieur et seigneur justicier dudict Soulac, receues et passées par moy, Guilhaume Ychon, notaire royal en Guyenne, soubzsigné, en l'année mil six cens quinze. » ; 1615-1616.

    - pour une maison dans la rue de Jau, renfermant un « moulin à cheval » (même jour ; p. 143).

    AD Gironde, H 1045 : Propriétés et seigneuries foncières : Soulac. « Liève des rentes de Soulac, tirée sur les recognoissances faictes en l'année 1648 ». 1601-1700

    Reconnaissances pour diverses maisons accompagnées d'un moulin à cheval.

    H 1049 : Propriétés et seigneuries foncières. Soulac. 1601-1790.

    Mémoire concernant l'église et le clocher de Soulac, sis à environ 475 toises du bord de la mer : « Les pillotes lameneurs se servent de laditte église par le travers d'une voile et du moulin de M. le baron d'Arez, distant d'icelle d'environ 50 toises, pour être justes dans leur passe... et aprez se servent du clocher de Royan pour seconde balise » ; mesures à prendre pour conserver l'église, que les habitants veulent transférer ailleurs (s. d.).

    AD Gironde, C 1691 : Correspondance de MM. De Tourny et Boutin, intendants de Bordeaux, avec les ministres Rouillé et le duc de Choiseul. 1722-1769 : vente faite au Roi par la dame Pétronille, épouse de Berthomé de Barbeau, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, d'un moulin situé près l'ancienne église de Soulac, pour servir de balise aux vaisseaux qui sortent et entrent dans la rivière de Gironde ;

    Voir CAILLOSSE Pierre. La paroisse de Soulac de la fin du XVIe au milieu du XIXe siècle : les transformations d'un territoire littoral entre la Gironde et l'Atlantique. Thèse d'histoire, Université de La Rochelle, 2015.

    p. 78-79 : sur le moulin servant de balise pour la navigation

    p. 85-86 : moulins recensés dans la paroisse de Soulac

  • Ensablement

    ARCHIVES NON CONSULTÉES (voir inventaire des AD Gironde en ligne)

    AD Gironde, H 339

    En tête on a relié un mémoire du XVIIe siècle sur diverses affaires : « pour Saint-Nicolas » (détails sur le prieuré de Soulac et l'abbaye de Saint-Nicolas, l'envahissement des bâtiments par les sables, « quoy qu'ils fussent au milieu de la parroisse ou environ », le dégagement des édifices, « la mer après longues années s'estant reculée et les sables dissipés en partie », etc.)

    AD Gironde, H 498 : droits à Soulac

    14. Lettre du baron d'Arès, sollicitant l'autorisation de placer une girouette sur une maison qu'il vient de bâtir dans le fief de l'abbaye, « quoyque l'emplacement de cette maison ne soit pas noble... ; les sables voisins ne me permèteront point de la lèsser subsister longtemps dans le même lieu » (2 juin 1753).

    AD Gironde, H 499 : droits à Soulac

    8. État des novales de la paroisse de Soulac : une terre labourable, couverte de sables, au Pigneau ,etc. (27 août 1776).

    AD Gironde, H 501 : droits à Soulac

    23. Transaction entre D. Athanase Poncet, prieur de Soulac, et François Daunefort, vicaire perpétuel dud. lieu, qui prétendait lever la dîme sur une métairie, comme faisant partie de la paroisse de « Lillang » ; le prieur répondait « que la prétandeue cure de Lillang, s'il en y a jamais heu, estoit absorbée par les innondations de la mer et couverte par ses sables » (20 août 1666).

    AD Gironde, H 727 : Droits paroissiaux, dîmes, etc. : Soulac

    Pièces non datées, 1601-1790

    1. Mémoire contre l'établissement d'un chapelain au Verdon : « Les deux tiers des maisons et terres du bourg de Soulac et tout l'ancien hôpital sont déjà sous le sable ; la grande église en est déjà entourée et humide » (s. d.).

    AD Gironde, C 689, Vérification des cottes induement faites par les collecteurs de la paroisse de Soulac sur leurs rolles de taille et autres impositions de 1768 à 1773, par Pierre Bontemps secrétaire de la subdélégation de Médoc, 5 mars 1774.

    mentions des "sables [qui] ont commencé à couvrir les terres labourables et preries".

    Baurein, Variétés bordelaises, 17845, rééd. 1876, p. 43 :

    "Les anciens habitans de cette Paroisse prétendoient que les terres situées au midi, couchant et nord de cette Eglise, formoient autrefois une vaste et fertile plaine, d'un terrein inégal et mêlé de monticules, de pays plat et de quelques marais. On n'y voit maintenant qu'un pays aride, désert, un pays couvert de dunes et de sables, de différentes élévations et de diverses consistances, que la mer a déposés sur ses bords, et que les vents ont transportés et accumulés dans cette plaine. Ces sables ont entièrement couvert l'ancien bourg de Soulac, qui étoit considérable. On ne voit plus autour de l'ancienne Eglise, qui étoit située dans le bourg, que des pierres, des briques éparses cà et là, des fondements de maisons et de moulins à vent (...). Les sables font tous les jours de nouveaux progrès. Ils ont déjà gagné un quart de lieue de terrein entre l'ancienne et la nouvelle Eglise".

    N. T. Brémontier. Mémoire sur les dunes et particulièrement sur celles qui se trouvent entre Bayonne et la pointe de Grave, à l'embouchure de la Gironde, Paris, 1796 (AD Gironde, 6 J 71).

    p.3 : "Toute cette masse énorme marche tout-à-la-fois, et elle enterre insensiblement des champs cultivés, des établissements précieux, des villages, des clochers, des forêts entières, et enfin tout ce qui se trouve à sa rencontre (...).

    p.4 : "Comme encore les vents sont l'unique mobile de ces sables, comme ce mobile agit irrégulièrement et inégalement en tous sens, il doit produire des irrégularités dans la composition des dunes, dans leur forme et dans leur marche".

  • Forêt et activités annexes

    AD Gironde, 7 M 523, Direction générale des Forêts, Procès-verbal du bornage amiable de la Lède du Gartiou entre l'Etat et la commune de Soulac, 27 juin 1861.

    Plan ; bornes.

    AD Gironde, 7 M 553, Direction générale des eaux et forêts, rapport de M. Peloux, conservateur des eaux et forêts concernant la demande de M. le gérant de la "Société anonyme du Flamand" de placer une scierie en forêts à distance prohibée de la forêt domaniale de Soulac Flamand Hourtin, 23 mars 1910.

    Projet d'installation de 4 scieries pour débiter ses bois ; scieries déplacées au fur et à mesure des besoins.

    AD Gironde, 7 M 553, Direction générale des Eaux et Forêts, Rapport concernant la demande de M. Hubert Folin, marchand de bois et adjudicataire à Lit-et-Mixe (Landes) d'établir deux scieries aux lieux-dits Grand Maison et Logis-de-Grave dans la forêt de Mme Lahens, 9 mai 1910.

    AD Gironde, 5 M 520, Usine de distillation de produits résineux et secs avec scierie mécanique annexe à Soulac-sur-Mer au lieu-dit l'Amélie, 21 mars 1929.

    H. Folin, propriétaire ; bâtiment construit en grosse maçonnerie de pierres, la charpente est en bois et la couverture en tuiles creuses (…).

    AD Gironde, 5 M 520. Distillerie de produits résineux, essence térébenthine et produits secs à l'Amélie Soulac, M. Folin Hubert propriétaire-exploitant : plans, H. Folin, 27-29 mars 1929.

  • Activités hippiques

    AD Gironde, 7 M 729, Société hippique de Soulac, statuts adoptés en assemblée générale, 21 avril 1889.

    Président : Guestier fils.

    AD Gironde, 2 O 3819, Travaux du dépôt d'étalons des haras ; procès-verbal de réception provisoire, 20 avril 1902.

    E. Hosteing, architecte à Bordeaux ; Rooy, entrepreneur.

    AD Gironde, 7 M 729, Arrêté du ministre de l'agriculture autorisant la société hippique de Soulac à ouvrir son hippodrome et à y organiser le pari mutuel en 1904, sous sa responsabilité, 16 juillet 1904.

    AD Gironde, SP 1071, Extrait des registres des Arrêtés du Préfet de la Gironde, concernant l'autorisation donnée à la Société hippique de Soulac de faire des courses de chevaux le 6 août 1925 sur la plage de l'océan à Soulac, 29 juillet 1905.

    Croquis.

  • Divers

    AD Gironde, 5 M 520, Extrait des registres des arrêtés du préfet : demande de la dame Gourg née Couzin d'établir trois fours à briques permanents au lieu de Cousteau, 26 octobre 1874.

    Plan.

    AD Gironde, 5 M 520 : Ricoltier : four à tuiles et à briques (1856) ; Trouche : four à tuiles et à briques (1860) : Montouroy : fours à briques (1863) ; Gourq : fours à briques (1874) .

    AD Gironde, 5 M 520, Projet d'établissement d'une usine à gaz à Soulac, plan d'usine projeté, s.n., bleu, 20 octobre 1909.

    AD Gironde, 7 M 553, Direction générale des Eaux et Forêts, Rapport concernant la demande de M. J. Lacroix (211 rue de l'Eglise, Soulac) de construire près du garde-feu des Arros un baraquement en bois destiné à abriter la colonie scolaire qui y enverra la Société Jeanne d'Arc de Caudéran, 7 novembre 1928.

    Ce bâtiment sera remplacé aussitôt que possible par une construction en briques ; demande de la Société Jeanne d'Arc, croquis.

Références documentaires

Documents figurés
  • "Plan et figure de la paroisse de Soulac avecq ses limittes et confrontasions", s.d. [2e moitié 18e siècle].

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 829
  • "Carte de la capitainerie garde coste de Soulac Bas Médoc, la sixième de Guyenne, copie faite en février 1735".

    En ligne sur Bnf Gallica.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et Plans, GESH18PF41P13-15D
  • Plan cadastral napoléonien de Soulac-sur-Mer, 1833.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 514
  • Plan d'assemblage présentant le projet de division de cette commune en trois sections. Par Catulle Junca, agent voyer d'arrondissement de Lesparre, 20 mars 1867.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3822
Bibliographie
  • ARNAUD Henri Paul, LESCORCE Olivier. Guide historique et touristique, Soulac-sur-Mer et la pointe du Médoc, 2006.

  • ASSOCIATION MEDULLIENNE. Le sanglier-enseigne gaulois de Soulac-sur-Mer (Gironde), étude emblématique du sanglier dans le monde celtique. Soulac-sur-Mer : Musée archéologique, Association médullienne d´Archéologie et Histoire du Médoc, 1995.

  • BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1.

    p. 19 et suivantes
  • CAILLOSSE Pierre. La paroisse de Soulac de la fin du XVIe au milieu du XIXe siècle : les transformations d'un territoire littoral entre la Gironde et l'Atlantique. Thèse d'histoire, Université de La Rochelle, 2015.

  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

  • LESCORCE Olivier. Pratiques architecturales et urbaines, et mentalité balnéaire à Soulac (Gironde) de 1849 à 1936. DEA d'histoire de l'art : Bordeaux 3, 1989.

  • LESCORCE Olivier. La station balnéaire de Soulac-sur-Mer, une cité-jardin de bord de mer (1839-1936). 1- Du mythe à l'urbanisme : une vision architecturale du site. Bordeaux : Olivier Lescorce Histoire Urbaine, 1993.

  • LESCORCE Olivier. La station balnéaire de Soulac-sur-Mer, une cité-jardin de bord de mer (1839-1936). 2- Architecture de villas. Bordeaux : Olivier Lescorce Histoire Urbaine, 1994.

Périodiques
  • LESCORCE Olivier. « La station balnéaire de Soulac-les-Bains (1849-1936) ». Les Cahiers Médulliens, 1990, n° hors série.

  • VERDIN Florence. "Habiter les marais estuariens à l’âge du Fer : quelques exemples en Médoc", Aquitania, 31, 2015.

    p. 85-106
  • "Soulac". La Mosaïque. Revue pittoresque illustrée de tous les temps et de tous les pays. 1873.

    en ligne sur Gallica

    p. 156-158

Liens web

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