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Présentation de la commune de Saint-Christoly-Médoc

Dossier IA33007553 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Saint-Christoly-Médoc

La découverte effectuée, près de l’église, d’un ensemble d’éléments gallo-romains atteste d’une occupation du site dès cette époque. Un peu plus tard, vers la fin de la domination romaine, a lieu la construction primitive du fort de Castillon, siège de la seigneurie du même nom.

Du Moyen Âge ne subsistent que les deux absidioles de l’église datant du 12e siècle et un pan de la tour de la forteresse de Castillon. Cette dernière a été rasée sous Louis XIII, autour de 1615. La maison noble de la Tour Saint-Bonnet relevant du seigneur Bertrand de Minvielle, écuyer, seigneur d’Escurac, de la Bernède et de Saint-Bonnet, située au nord de la commune, est attestée dès le 15e siècle.

Une partie du territoire de la commune comprend les marais dits de Bégadan, qui s’étendent sur les seigneuries de Lesparre et de Castillon. Le vicomte de Caupos, seigneur de Castillon, est à l’origine de l’assèchement d’une partie d’entre eux, en 1697. Les travaux, engagés par les deux seigneurs, sont achevés vers 1702.

Saint-Christoly-Médoc est décrite par l’abbé Baurein comme un lieu "autrefois considérable & très fréquenté, puisque les routes qui y conduisaient portent dans les anciens titres la dénomination de chemins Castillonés". Ce nom, fait référence au fort, siège de la seigneurie de Castillon. Il est usité, jusqu’au début du 18e siècle, pour désigner la commune, soit sous la terminologie de Castillon de Médoc, Saint-Christophe de Castillon ou Saint-Christoly de Castillon. Le terme Christoly est la forme gasconne de Christophe.

A la fin du 18e siècle, la seigneurie est érigée en vicomté comprenant Saint-Yzans-de-Médoc. A cette période, les principales denrées produites par la commune sont le vin, le froment et diverses céréales, la viticulture tenant une place importante.

A partir des années 1840, la commune se dote d’un port, aménagé dans le chenal dans l'axe du bourg. Dans les années 1880, une usine de soufre est installée sur le port par Théophile Skawinski et ses associés. Elle fabriquait des produits à base de souffre pour lutter contre l’oïdium et le phylloxéra.

En avril 1896, le territoire communal se réduit avec l’érection du village de Couquèques en une commune à part entière.

Au cours du premier quart du 20e siècle, le port fait l’objet de nouveaux aménagements avec la construction d’un logement, bureaux et magasins pour le personnel détaché de la nouvelle subdivision du Service Maritime des Ponts et Chaussées qui s’établit à Saint-Christoly pour superviser le chantier de dragage du chenal de navigation entre Pauillac et l'embouchure de l'estuaire.

La commune compte 293 habitants (recensement de 2014).

Saint-Christoly-de-Médoc se situe dans le Bas-Médoc, à 74 km au nord de Bordeaux et à 11 km à l’est de Lesparre. Elle est bordée par l’estuaire à l’est, par Bégadan au nord, Couquèques à l’ouest et Saint-Yzans-de-Médoc au sud. Elle s'étend sur 7,55 km2.

Au cœur du territoire communal, sur les coteaux plantés de vigne, le bourg réunit l’essentiel de l’habitat. La culture dominante est la vigne : les domaines les plus importants sont les châteaux du Boscq, Tour Saint-Bonnet, Tour de Castillon (appellation Médoc).

126 dossiers documentaires ont été réalisés.

Annexes

  • Compléments documentaires

    AM St-Christoly-de-Médoc, registre de délibérations du 23 décembre 1906 à 1930 :

    - février 1907, délibération relative à une subvention pour la création de gîtes d’étape et d’abris pour les voyageurs indigents.

    - mars 1907 : projet de voie ferrée entre Lesparre et Saint-Christoly : "Considérant que la situation économique malheureuse du pays rend nécessaire la recherche, l’étude et la réalisation de toute entreprise qui pourrait améliorer cette situation. Considérant qu’un service régulier de communications régulières entre les côtes du Médoc et la Saintonge serait de nature à développer entre ces deux pays les relations commerciales qui atténueraient l’intensité de la crise. Considérant en outre que le manque de moyens de communication entre la côte médocaine et le centre du pays rend difficile l’établissement d’un service de vapeurs entre les deux rives du fleuve. Émet le vœu : qu’une voie ferrée soit construite entre Lesparre et Saint-Christoly-de-Médoc et que l’administration poursuive avec diligence les études nécessaires à son établissement".

    - 28 mars 1909 : délibération relative au projet de voie ferrée entre Lesparre et Saint-Christoly : "Considérant que les éléments de trafic entre les deux rives : bois, résines, poteaux de mines des Landes, vins et céréales du Bas-Médoc, farines, pierres, ciment, chaux hydraulique, bétail et produit de ferme des Charentes par Saint-Christoly. [...] point terminus des chemins de fer économiques des Landes et port d’embarquement".

    AD Gironde. Fonds du port Autonome de Bordeaux 2002/086 n°541. Minute du service maritime de la Gironde relative aux ouvrages de dragages entre Pauillac et la mer, 26 mars 1914 : "Par décision ministérielle en date du 27 juillet 1912, l'Administration Supérieure a approuvé l'exécution des ouvrages fixes (chambres de dépôt, digues et divers) destinés à desservir les chantiers de dragages à ouvrir entre Pauillac et la mer et elle a affecté en particulier la somme de 33758,920 F à la construction des bâtiments, bureaux et magasins nécessaires à St-Christoly, centre de la nouvelle subdivision spécialement chargée de ces travaux. Des digues on été établies en conséquence sur un terrain cédé par la commune immédiatement en aval du Port de St-Christoly et en bordure de la rivière à proximité d'une estacade de refoulement et de débarquement construite en 1913 ; des dépôts de sables extraits sur le chenal de navigation à la traversée du banc des Mets sont en cours d'exécution par voie de refoulement pour relever ces terrains de la cote (+5,50) à la cote (+7,00), supérieure au niveau des pleines mers les plus élevées".

  • Compléments bibliographiques

    - Statistique de la Gironde, 1839, p. 182 :

    "SAINT-CHRISTOLY et COUQUEQUES, sur la Gironde, à E. N. E. de Lesparre ; Couquèques à 8,200 mèt., et Saint-Christroly à 10,000 mèt., sur une croupe graveleuse. Près du bourg de Saint-Christoly, à un kilomètre dans le sud-est, au bord de la Gironde, on voit la tour et les ruines de l’ancien château de Castillon ; il protégeait autrefois une petite ville du même nom, qui fut, suivant la tradition, l’ancien entrepôt des denrées du Médoc. Le chemin qui borde la rivière depuis La Maréchale jusqu’à Saint-Vivien, porte encore le nom de chemin Castillonés ; d’autres chemins, dans l’intérieur du pays, ont aussi conservé ce nom. Castillon n’est plus qu’un débris. Il fut redoutable au temps des guerres de religion, lorsque le comte, son seigneur, en sortait avec les hommes d’armes pour aller dévaster les églises ou les propriétés des catholiques. La croupe graveleuse de Saint-Christoly est en vigne ; le reste du territoire, généralement fertile, est consacré aux grains et aux légumes. La commune a très-peu de prairies ; elle se compose du bourg de Saint-Christoly dans une très-jolie position, du village de Couquèques, de cinq hameaux et de maisons isolées. – Population, 748 hab"

    - Essai de répertoire archéologique du département de la Gironde, notes de M. Emilien Piganneau, Société archéologique de Bordeaux, Bordeaux : Féret et fils, 1897, tome XXVII, fasc. II : " p.85 :

    Saint-Christoly-de-Médoc (ou Saint-Christophe de Castillon). Archip. de Lesparre. – Eglise du XIe siècle récemment restaurée. Tours en ruines de l’ancien château seigneurial de Castillon détruit par Louis XIII. Maison noble de Saint-Bonnet. Chemin dit Castillonès. Sur la route de Lesparre, ruines d’une chapelle d’hôpital".

    - Archéologie de la Gaule, p. 182 : 274

    "- Saint-Christoly-Médoc (I.N.S.E.E. n° 388) Place de l’église, en 1972, R. Catherineau a trouvé des murs, un fragment de fût de colonne, une moulure, des tegulae et des tessons de céramique commune : Catherineau (R.), 1972, p. 19-21, 1 plan ; - Galy-Aché (C.), 1973e, p. 47".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registres des matrices cadastrales de Saint-Christoly-Médoc, 1853 -1908.

    Archives départementales de la Gironde
  • Érection de la section de Couquèques en commune distincte, 16 avril 1896.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3043
  • Décret du ministère de l'intérieur, signé par Félix Faure (président de la République), 26 juillet 1896.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3041
Documents figurés
  • Carte des rivières de la Gironde et Dordogne depuis leurs embouchures jusqu'à Bordeaux / Libourne, papier, encre, aquarelle, 1692 (830 x 3930).

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 2068
  • Marais de Castillon et de Bégadan, dans la juridiction de Lesparre. Papier, encre brune, par s.n., 18e siècle.

    Archives départementales de la Gironde : C 3675
  • Carte du 9e quarré de la généralle de Médoc. Dessin, encre, couleur, papier, par Claude Masse (géographe), 1708 [IGN, non coté].

    IGN (Institut national de l'information géographique et forestière)
  • Carte de l’embouchure de la Garonne jusqu’au bec d’Embesse. Dessin, encre et aquarelle, par Desmarais, 1759.

    Archives nationales, Paris : F 14 10059/1/
  • Carte géométrique de la Guyenne dite Carte de Belleyme, feuille n°6, levés vers 1763-1764, éch. 1/43200 env.

  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Christoly-Médoc, 1831.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 383
Bibliographie
  • BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1.

    p. 153-165
  • BIRON REGINALD, GIRAUDIN, BRUTAILS J.A. Précis de l'histoire religieuse des anciens diocèses de Bordeaux et Bazas. Bordeaux : Biere, 1925.

    p. 51 et 54 Archives départementales de la Gironde : BIB PF 2273
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde : Classification des vins, quantités récoltées par chaque propriétaire et prix de vente 1874. Dessins. Eugène Vergez. Bordeaux : Féret, 1874.

    p. 504-505
  • JOUANNET, Vatar François. Statistique du Département de la Gironde. Bordeaux : La vigne jeune imprimeur, 1837, tomes 1 et 2.

    p. 182
  • PROVOST Michel, Carte archéologique de la Gaule, Gironde, [s.i.] : [s.n.], 1994.

    p. 182
Périodiques
  • PIGANEAU Emilien. « Essai de répertoire archéologique du département de la Gironde ». Bordeaux : Féret et fils, 1897, tome XXVII, fasc. II.

    p. 85
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