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Présentation de la commune de Pauillac

Dossier IA33005601 réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Pauillac

L'implantation humaine sur les bords de l'estuaire dans ce secteur est attestée à la Préhistoire avec la découverte de haches polies en silex du néolithique, par exemple dans le vignoble de Château Latour. Un mégalithe aurait également existé au lieu-dit La Grande-Borne à la limite sud de la commune. Des haches, des outils et des bracelets en bronze ont été retrouvés, notamment sur le site de Trompeloup ou au Pouyalet. L'église de Pauillac aurait été construite sur le site d'un important équipement gallo-romain, peut-être une villa. Il s'agirait de la villa Pauliacus mentionnée par Ausone au 4e siècle.

Au Moyen Âge, une annexe de la commanderie d'Hospitaliers de Notre-Dame de Benon est installée au village d'Artigues ; la paroisse Saint-Martin de Pauillac est attestée depuis le 13e siècle mais sa fondation est probablement antérieure. La paroisse de Saint-Mambert est restée distincte jusqu'à la Révolution puis a été rattachée à la paroisse de Pauillac. Une chapelle sous le vocable de Saint-Vincent est également attestée sur le site de Trompeloup dès le Moyen Âge. Le territoire est aux mains de grands seigneurs, notamment ceux de La Tour Saint-Mambert et de Lafite : parmi les plus célèbres, on peut mentionner Pons de Castillon, Gaston de Foix ou plus tard le duc d'Epernon. Le secteur est aux 14e et 15e siècles au cœur de la guerre de Cent Ans : d'importants combats s'y seraient déroulés, par exemple à Latour.

Aux 17e puis 18e siècles, les domaines viticoles se développent, les châteaux sont construits ou reconstruits par des propriétaires issus de l'élite des parlementaires bordelais. Ces propriétés bénéficient de la présence du port de Pauillac pour l'exportation des vins. Une verrerie est également fondée à la fin du 18e siècle participant à cette économie du vin.

Dès les origines, le chenal du Gahet semble avoir été un havre privilégié pour les bateaux. La prospérité de Pauillac tient beaucoup à la présence de ce port, qui constitue une étape dans la remontée des bateaux vers Bordeaux. Aux 19e et 20e siècles, son envasement progressif entraine la translation des équipements portuaires plus au nord, à Trompeloup, avec l'installation à la fin du 19e siècle des appontements de Trompeloup.

Le développement industriel a contribué à la transformation de Pauillac, de l'installation de hauts fourneaux à celle d'une raffinerie de pétrole. Les crises liées à l'abandon de ces activités ont lourdement pesé sur le dynamisme de la commune.

Pauillac reste une commune emblématique des vins du Haut-Médoc : elle forme depuis 1936 une appellation viticole communale, occupant aujourd'hui une surface de 1,213 ha et comptant de nombreux crus classés depuis 1855, parmi lesquels Lafite et Latour, premiers crus classés.

La commune de Pauillac est délimitée au sud par Saint-Julien-Beychevelle, au nord par Saint-Estèphe, à l'ouest par Saint-Sauveur et Saint-Laurent-Médoc, enfin à l'est par l'estuaire de la Gironde.

D'une superficie de 22,7 km2, elle comptait en 2013 4986 habitants. La culture de la vigne y est prépondérante et marque fortement les paysages. Le sol de graves est particulièrement favorable à la viticulture qui bénéficie également de la proximité de l'estuaire.

Le ruisseau ou jalle de Juliac forme la limite communale sud, tandis qu'au nord c'est le chenal du Lazaret, dans le prolongement de la jalle du Breuil, qui constitue la limite avec la commune de Saint-Estèphe et qui traverse la zone humide des marais du Breuil ou de Lafite. Un autre secteur marécageux, les marais de Pibran, s'étend de part et d'autre du chenal du Gahet, enserrant à l'ouest et au nord le bourg de Pauillac.

La ville se déploie en bordure d'estuaire avec une façade bâtie le long des quais. Ces quais ont bénéficié en 2014-2015 de travaux de restructuration et d'aménagement. L'église est construite sur une hauteur et domine le port de plaisance.

Si quelques châteaux viticoles sont implantés dans le bourg, la majorité sont en périphérie. La commune compte également de nombreux hameaux, présentant ainsi un habitat disséminé sur l'ensemble du territoire communal.

La route dite des châteaux traverse la commune selon un axe nord/sud. Deux autres routes permettent de rejoindre les communes voisines de Saint-Sauveur et de Saint-Laurent à l'ouest.

La commune est par ailleurs traversée par la voie de chemin de fer ; les TER desservent encore aujourd'hui la gare située au nord du bourg.

600 dossiers documentaires ont été établis. Ont notamment été étudiés les 13 hameaux de la commune et leur bâti, en voie de transformations, ou les cabanes de vigne qui constituent un patrimoine fragile.

172 dossiers ont été sélectionnés pour leur intérêt historique et/ou architectural : parmi ceux-ci, les châteaux mais également des chais et des cuviers, des maisons, un ancien lavoir, les anciens abattoirs, le cimetière, le chenal du Gaët, la raffinerie, la cave coopérative... autant d'éléments qui racontent l'histoire de la ville.

Annexes

  • Généralités sur la commune de Pauillac

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Etat des grains, 6 mai 1791.

    On recueille (en boisseaux) : froment 100, seigle et meture 50, mil 0, blé d'Espagne 0 ; on consomme dans la paroisse : froment 3000, seigle et meture 6000, mil 10, blé d'Espagne 50 ; on consomme en semance : froment 10, seigle et meture 3, mil 0, blé d'Espagne 10.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Etat des grains, 22 juin 1792.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Police des bouchers, 6 octobre 1792.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, salpêtre ; marcs de raisin.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Rétablissement de l'horloge de la commune, 26 fructidor an 5 (12 septembre 1797).

    Utilisée pour appeler tous les cultivateurs et les laboureurs au travail et les en faire sortir ; la sonnerie de cette horloge a autrefois évité des naufrages de la part des navigateurs dans des temps obscurs et de brouillard en les avertissant du parage où ils se trouvaient.

    AC Pauillac, Registre de délibérations, Dispositions droits de passe, droit de boucherie, droit de pesage et de mesurage, droit de consommation sur les vins, droit de plaçage ; tarifs, 28 brumaire an 11 (19 novembre 1802).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Ordonnance du maire de Pauillac contre les boucheries, 8 juillet 1814.

    Pb de propreté ; enlèvement des boues et fumiers.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Rapport du maire, dépenses engagées, 13 octobre 1815.

    Reconstruction d'un mur ruiné et étayé de la salle de la justice de paix dépendant des bâtiments de la commune (sieur Escarraguelle, architecte) ; M. le curé a une cave qui a son entrée dans la salle dont on vient de parler ; cette salle a encore deux inconvenances (?), celle d'avoir son entrée par celle du logement de M. le curé et de souffrir elle-même l'entrée de la salle de la mairie ; d'ailleurs ces deux salles ne pouvant plus être occupées sans danger, il est urgent de pourvoir à leur remplacement par deux locations annuelles ; embellissement de la ville, plan d'alignements à prévoir ; fontaines et lavoirs ; entretien des routes ; aménagement place de l'ancien cimetière et place de la Liberté ; accès à ménager à l'église ; chai et cuvier du presbytère ; mention de l'autel de Ste Radegonde qui a été transporté de St Lambert à Pauillac ; mention d'une seule chaussée ou peyrat de 10 m de largeur ; proposition de construire un entrepôt pour le port au midi du peyrat et construction de quais.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Mention de la tuilerie établie près de Grand Moussas, 12 mai 1868.

    "usine", "chantier", chemin longeant le four de la tuilerie.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Lettre de M. Jules proposant l'installation d'une usine à gaz à Pauillac, 19 mai 1879.

    AD Gironde, 2 O 2610, Extrait des registres des arrêtés du conseil de la préfecture concernant le service de Gaz, 21-27 avril 1923.

    Société industrielle Girondine, Société anonyme dont le siège est à Paris, 67 rue de la victoire, est concessionnaire en vertu d'un traité en date du 21 février 1891, modifié par un avenant du 25 novembre 1908 du service de l'éclairage au Gaz de la ville de Pauillac pour une durée devant expirer le 30 juin 1942.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1925-1936, Arrachages de vignes volontaires, 8 mars 1936.

    Attribution d'indemnités (article 26 du décret de loi).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1936-1945, Projet de modification de limites entre la commune de Pauillac et de Saint-Estèphe, 11 décembre 1937, du fait du redressement envisagé, l'usine de la Société des Pétroles Jupiter serait entièrement dans Pauillac et celle de la Société pour l'utilisation rationnelle des gaz serait intégralement dans Saint-Estèphe.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Création du syndicat des marais de St Lambert sous la direction provisoire de M. Cazes, 5 décembre 1942.

  • Généralités sur le port de Pauillac

    Archives nationales, MAR/G/140 microfilm. Renseignements sur le port de Blaye et les autres ports dépendant du même quartier, 1787.

    Pauillac : l’étendue de la rade est de trois quarts de lieues sur 200 brasses de large.

    A basse mer 14 pieds et à haute mer 24 pieds.

    Vis-à-vis St Maubert distant d’un quart de lieue de Pauillac, à basse mer 17 pieds et à haute mer 27 pieds.

    A Trompeloup distant d’une demie lieue de Pauillac, à basse mer 19 pieds et à haute mer 28 pieds.

    La rade est nord et sud, on sort de cette rade de tous les vents.

    Les dangers de cette rade sont le banc de Patiras de l’étendue de trois-quarts de lieue de long sur 100 toises de large.

    Les vents les plus dangereux sont nord-nord-ouest et nord-nord-est, le sud-sud-est et le sud-sud-ouest ; la rade dans son étendue peut contenir 40 bâtiments marchands de 4 à 500 tonneaux.

    A Trompeloup, deux frégates de 16 pieds de calaison.

    Du mouillage de Trompeloup à St Estèphe, il peut mouiller 12 frégates sur deux lignes.

    Il y a 20 bateaux du port de 6 tonneaux jusques à 25 tonneaux pour le service du commerce de la rivière.

    Les équipages de ces bateaux peuvent s’évaluer au nombre 50 à 60 marins.

    Le passage public pour Bordeaux et Blaye semble soumis à la police du juge du lieu, qui a fait un règlement pour les [ ?] et il paroîtroit nécessaire qu’il y eut une décision à ce sujet pour que la marine put sans discussion connoître ses droits.

    Il y a un chenal de 200 toises de longueur sur 6 de large entièrement comblé et dans lequel on entre difficilement. Ce chenal auroit le plus urgent besoin de réparations pour mettre en sûreté lors des mauvais tems les chaloupes de pilotes et les bateaux.

    On sort de ce chenal avec les vents de sud-sud-est jusques au nord en passant par l’ouest.

    L’entrée est, est-sud-est, et ouest-nord-ouest.

    Le peyrat très intéressant surtout en temps de guerre à raison des bâtiments du commerce par convoy qui sont mouillés en rade de 100 toises de long sur 3 de large. Ce peyrat est négligé et demanderoit dans sa situation actuelle de dépérissement, une réparation très urgente.

    Il y a une verrerie.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Amende contre Lescure concernant vente de poissons, 12 mars 1791.

    Chasse-marées de poisson signalé au bout du peyrat ; interdiction de vendre du poisson suivant le règlement de police du 3 mars 1790.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Dénonciation d'un bateau, 2 pluviôse an 2 (21 janvier 1794).

    Bateau chargé de carrassons (sic) qui portait au haut de son mât un pavillon blanc où était peint un Christ et comme il a été vu de plusieurs personnes qui en ont été offusquées d'autant que personne ne peut ignorer que c'était presque (??) un signe de ralliement qu'avaient adopté les révoltés (?) de la Vendée ;

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Règlement des passagers, 16 messidor an 4 (4 juillet 1796).

    Tarifs pour transport de personnes et de marchandises de Pauillac à Blaye et à Bordeaux.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Relatif à l'officier du port, 9 fructidor an 4 (26 août 1796).

    Rade de Pauillac sûre et commode, mouillage de tous les navires de commerce entrants et sortants, les frégates, corvettes et autres bâtiments nationaux ; jusqu'à plus de 200 navires qui peuvent y séjourner jusqu’à 6 mois ; 2 officiers de port existant à Blaye, demande que l'un d'eux soit transféré à Pauillac pour éviter accidents et avaries dans la rade.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Nomination de Thibaut Satis, lieutenant du port de Pauillac, 27 prairial an 5 (15 juin 1797).

    Doit veiller à la liberté et sûreté du port et rade de commerce et de sa navigation, à la police des quais et chantiers du dit port, au lestage et délestage, à l'enlèvement des cadavres et à l'exécution des lois de police, des pêches et du service des pilotes, aux appointements qui seront ordonnés.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Mauvais état de la chaloupe d'Henry Gouyau, marin du port, expertise demandée à Jean Guillourit charpentier de navire résidant dans la commune, 25 prairial an 6 (13 juin 1798).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Logement des préposés à la perception du droit de passe établi à la barrière qui sera placée au midi du bourg, 5 thermidor an 6 (23 juillet 1798).

    Deux chambres en rez-de-chaussée, l'une sur le devant, l'autre sur le derrière situées rue Nationale ; idem pour le logement placé à la barrière nord du bourg : une chambre en rdc, avec un petit chay au derrière et un collidor (sic) située au dela du pont dit du Gahet ayant son issue sur le grand chemin national.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Droits de patrons passagers pour passage de Pauillac à Blaye et à Bordeaux, 5 brumaire an 7 (26 octobre 1798).

    Droit accordé à tout citoyen qui sera possesseur d'une embarcation propre au passage.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Police du port, 11 mai 1825.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Projet d'établissement d'un octroi, juin 1825.

    Tarifs.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Nouveau développement du rayon de l'octroi, 26 novembre 1837.

    Rappel de l'établissement de l'octroi à Pauillac en 1825 ; depuis accroissement de la ville notamment formation de nouvelles rues comme la rue Neuve qui présente un aspect agréable à raison des constructions qui y ont été élevées ; proposition de modifier le rayon de l'octroi qui comprendra depuis l'embouchure du chenal du Gahet allant au couchant au pont de ce nom sur la route départementale ; de ce point en remontant au nord tournera vers le couchant dans la passe dite Jean Guiraud jusqu'au pont appartenant à MM. de Pontet et Lacoste ; de ce point allant au sud passera derrière la fontaine de Mme Vve Constant allant joindre le chemin qui conduit au Saussina jusqu’au chemin qui conduit aux aqueducs de Larrivaux, se dirigera ensuite vers le levant, le long de la passe de Barreyre, traversera la route départementale et ira en droite ligne jusqu'au fleuve de la Gironde ; installation de poteaux.

    AD Gironde, SP 2922. Lettre de l'ingénieur ordinaire à l'ingénieur en chef concernant l'insuffisance du feu de Pauillac, 20 mai 1844.

    (...) Il y a déjà longtemps que les navigateurs se sont plaints en effet, non seulement de l'insuffisance du feu de Pauillac dont la lumière n'est aperçue qu'à une petite distance, mais aussi du peu d'élévation de ce feu, qui n'étant qu'à 6m80 au dessus du quai se trouve souvent caché par les mats des navires qui sont mouillés près du perrat ; en outre l'éclat de ce feu est si faible que lorsqu'on le voit, il est le plus souvent confondu avec le fanal du débarcadère et les lumières des maisons des quais (...). Enfin, je dois ajouter que le fanal actuel qui est établi depuis 27 ans est en si mauvais état qu'il exigera bientôt une reconstruction complète. Ces motifs justifient complètement les plaintes des marins contre le fanal de Pauillac, et puisqu'il sera nécessaire de refaire entièrement la charpente qui le soutient aujourd'hui, ils serait, je crois, bien préférable de substituer au fanal actuel qui est à reconstruire une tour en maçonnerie analogue à celle que nous venons d'établir à Richard et qui placée à 18m environ au dessus du pavage dominerait les plus hautes maisons du port et étendrait le feu à une distance beaucoup plus grande. La construction de cette tour ne s’élèverait pas d'ailleurs au delà de 12.000 f et ne serait pas une dépense tellement forte que l’administration en put l'entreprendre sur l’exercice prochain.

    Archives nationales, MAR/3JJ/175. Port de Pauillac. Amélioration du balisage et de l'éclairage, avis de la commission nautique, 25 mars 1862.

    Mention de Gorce père et Bourigaud fils, maîtres de bateau ; Mouflet Laurent, pilote retraité, Blanc Bernard, pilote.

    L’extrémité de la cale de Pauillac n’est pas indiquée à marée haute ; l’attention a été appelée sur ce fait par l’accident survenu en décembre 1860 à une goélette qui a touché sur l’extrémité de cette cale et y a fait des avaries graves ; un accident du même genre est arrivé à une autre goélette dans le cours de l’année 1861. Diverses propositions ont été faites pour remédier à cet état des choses : on a proposé de signaler l’extrémité de la cale soit par une balise soit par une bouée, d’y construire une tour en maçonnerie, ou enfin d’élever la cale dans toute sa longueur jusqu’au niveau des plus hautes marées et d’établir le feu sur l’extrémité de cette jetée.

    La commission est d’avis que l’élévation de la cale au niveau des plus hautes mers aurait de graves inconvénients à cause de l’envasement qu’une telle construction produirait en présentant un obstacle complet à l’action du courant le long de la rive. M. l’Ingénieur en chef fait remarquer que les ouvrages de cette nature ont été supprimés dans tout le cours de la rivière et que cette suppression ayant produit un très bon effet, il n’est pas rationnel de revenir pour Pauillac à une cale saillante ; la commission partage entièrement cette opinion.

    Une balise aurait l’inconvénient de gêner la navigation et serait souvent enlevée de même qu’une construction en charpente serait démolie bien vite dans un passage aussi fréquenté et aussi étroit qu’est celui du mouillage de Pauillac. Une tourelle en maçonnerie serait également gênante ; la dépense que nécessiterait la construction d’un tel ouvrage se trouverait d’un autre côté, hors de proportion avec les services qu’il pourrait rendre. La marine de Pauillac ne s’est jamais plainte en effet de l’état actuel des choses. L’extrémité de la cale est suffisamment indiquée pour des marins attentifs par la partie de cette cale qui est [?] à la rive et près de laquelle s’élève le feu du port ainsi que par le ponton du débarcadère qui s’avance en mer à la même distance que l’écueil qu’il s’agit de signaler. Le danger peut d’ailleurs être amoindri par l’adoption d’une mesure que la commission propose d’accord avec MM. les ingénieurs et qui consiste à raccourcir de 6 mètres la longueur de la cale dont l’extrémité est en mauvais état, l’extrémité nouvelle serait abaissée de manière à être aussi facilement accostable que l’ancienne et tous les enrochements qui la dépasseraient au large devraient être enlevés avec soin.

    Dans ces conditions, la commission est d’avis qu’une bouée mouillée en avant de la cale à une distance qui serait ultérieurement déterminée par les pilotes, sera bien suffisante pour signaler l’extrémité de la cale et prévenir les dangers que cet ouvrage peut offrir. Cette bouée serait affranchie afin que le déplacement en fut le plus petit possible.

    Éclairage du port : La commission a discuté ensuite les améliorations à faire à l’éclairage du port de Pauillac. Il est résulté de cette discussion qu’il n’y avait pas lieu d’établir de nouveaux feux dans cette partie de la rivière, lorsque les bâtiments sont arrivés par le travers de Trompeloup après avoir suivi l’alignement du feu flottant de Mapon par le feu de By, ils arrivent sans difficulté au mouillage de Pauillac en se dirigeant sur le feu de ce port.

    Cependant la commission pense que ce feu rendrait de plus grands services à la navigation s’il était plus apparent. Elle propose dans ce but de l’élever à trois mètres au-dessus de sa hauteur actuelle et d’augmenter la puissance de l’éclairage. Ces modifications rendront le feu de port plus distinct des feux de la ville et de ceux des navires. Ce feu sera en outre aperçu avec plus de facilité et de plus loin par les gabarres qui viennent de la rive droite et se dirigent sur Pauillac.

    Archives nationales, MAR/3JJ/172. Ministère des travaux publics, phares et balises, avis aux navigateurs, éclairage des abords de Pauillac, s.d.

    Les navigateurs sont prévenus qu’à partir du 1er septembre prochain, les modifications suivantes seront introduites dans le système d’éclairage des abords de Pauillac :

    1er – Le feu fixe blanc du lazaret de Trompeloup sera supprimé et remplacé par un feu allumé au sommet d’un échafaudage en charpente, peint en noir, élevé à l’est du hameau de Mousset et au N. 20° O du feu de port de Gaët (…). Le feu sera fixe blanc dans la majeure partie de l’horizon maritime, et fixe rouge dans la direction du feu de port de Gaët. Les navigateurs venant du large ne commenceront à l’apercevoir que quand ils seront arrivés par le travers du lazaret. Hauteur du foyer au-dessus du sol : 12m ; hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 20m50 ; portée : 6 milles.

    2e – Le feu de port de Gaët, qui est actuellement fixe rouge, sera blanc dans la majeure partie de l’horizon maritime et rouge dans la direction qu’il signalera concurremment avec le feu de Mousset. Il sera installé sur un candélabre en fer, peint en blanc (…) ; hauteur au-dessus du niveau des plus hautes mers : 6m ; portée : 6 milles

    3e – Le feu fixe blanc de la cale de Pauillac sera coloré en vert

    4e – Un nouveau feu sera allumé au sommet d’un candélabre en fer, peint en blanc, installé sur l’extrémité du débarcadère en charpente de Pauillac. Il sera fixe rouge dans la direction du feu de St Lambert, et fixe blanc dans le surplus de l’horizon (…). Hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 7m ; portée : 6 milles.

    5e – un feu fixe rouge sera allumé au sommet d’un échafaudage en charpente, peint en noir, établi près de St Lambert, à 1000 mètres au sud du feu du débarcadère. Il n’enverra de rayons lumineux que dans un espace angulaire de 25° dirigé sur le fanal du débarcadère (…). Hauteur du foyer au-dessus du sol : 12m ; hauteur du foyer au-dessus du niveau des plus hautes mers : 16m ; portée : 8 milles.Le feu de St Lambert vu par celui du débarcadère indiquera la direction à suivre pour se rendre au mouillage de Pauillac, en quittant l’alignement déterminé par les feux flottants de Mapon et de By.

    Les feux de Gaët et de Mousset jalonneront la direction du chenal au-dessus de Pauillac jusque au-delà du travers de Beychevelle.

    AD Gironde, Fonds du Port Autonome, 2002/086, 771 : 8ème section - Travaux maritimes, Phares et balises (fanal de Pauillac - Du Gaet - Eclairage des abords de Pauillac - Feux de la Plagne, de Blaye, de Callonges, Barbe Grise, île verte, 1826-1857.

    Eclairage des abords de Pauillac : feux de St Lambert et de Mousset, dessins des élévations principale et latérale, de l'ingénieur ordinaire Robaglia ; ingénieur en chef : Pairier, 20 octobre 1868.

    AD Gironde, SP 2922. Éclairage de la Gironde aux abords de Pauillac, plan parcellaire des terrains à occuper pour l'établissement des feux de St Lambert et de Mousset, dressé par l'ingénieur ordinaire Robaglia, 13 novembre 1869.

    AD Gironde, SP 2922. Occupation temporaire de terrains pour l'établissement de deux feux dans la commune de Pauillac, rapport de l'Ingénieur ordinaire Robaglia, 13 novembre 1869.

    Une décision ministérielle du 18 juillet 1868 a approuvé le projet d'établissement, aux abords de Pauillac, de trois nouveaux feux dont deux seront installés sur des potences en charpente devant être placées sur des propriétés particulières situées dans la commune de Pauillac. Les passes à éclairer étant essentiellement variables, les dispositions adoptées pour les potences sont telles qu'on peut les déplacer de manière à suivre les variations de ces passes. Les terrains sur lesquels seront élevées les potences ,e doivent donc être occupés que temporairement. Nous croyons ainsi qu'il est inutile d'en faire l'acquisition et qu'il convient de leur appliquer les arrêts du conseil des 7 septembre 1755 et 20 mars 1780 (...).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Projet d'une cale de carénage pour le port de Pauillac, 14 mars 1874.

    Jean Favereau, constructeur de navires à Gauriac, propose de construire à la demande de plusieurs pilotes et patrons du port de Pauillac une cale de carénage sur les terrains du port de cette ville, à l'entrée du chenal de Pauillac, au sud de ce chenal bordant le fleuve sur une longueur de 30 m.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Envasement de la rade, 20 février 1891.

    Lettre de capitaines (Marange, Rabère, Gorce) au long cour attirant l'attention sur la situation faite au mouillage de Pauillac par les travaux de l'île du Nord et de l'Ile Cazeau ; hausse récente du fond qui est due à la quantité immense de terre végétale provenant de l'ile du Nord et de l'ile Cazeau déversée journellement dans le fleuve.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Rapport de la commission des travaux du port et de la rade, 28 août 1893.

    Décisions : appropriation du Gahet réservé dorénavant au seul cabotage et au gabarrage : élargissement, réfection des côtés latéraux par la suppression des talus inclinés et leur remplacement par des parois verticales ; allongement au moyen d'un waf (?), d'une vingtaine de m de long dans le prolongement de la pile nord du chenal ; installation de grues pour le déchargement des marchandises ; prolongement de la pile sud, par un quai de débarquement et de magasinage s'étendant de l'angle sud d'entrée jusque près du chantier de construction actuel ; déplacement du pont actuel pour le ramener dans l'axe du quai et du boulevard des appontements ; Aménagement du chenal de la Verrière réservé en première ligne au pilotage et à la chaloupe garde-pêche de l'Etat avec accès à déterminer pour les bateaux du commerce ; Enlèvement de l'épave du steamer anglais "Sir James Duke", ce travail est d'autant plus nécessaire qu'il est interdit aux bâtiments de mouiller entre le débarcadère et la bouée du service sanitaire ; Curage et appropriation des abords côté nord du peyrat : rescindement et enlèvement des alluvions accumulés en forme d'éperon au droit du poteau d'amarrage ; Curage, élargissement et approfondissement de la crique sise en face de la rue St Martin pour logement de quelques gabarres ; Remise en état du chenal de St Lambert pour les besoins de la batellerie dans la région sud de la commune ; Quant à la rade de Padarnac, il n'y a plus à s'en préoccuper, son sort étant assuré par l'avenir des travaux actuellement en cours d'exécution.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Installation de postes d'amarrage en rade de Pauillac à la demande des 3 compagnies des Chargeurs réunis, des Messageries maritimes et de la Cie générale transatlantique entre le chenal du Gahet et la limite nord de la commune, 30 juin 1893.

  • Documentation sur le chenal de la verrerie

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Rapport du maire sur la situation critique du port de Pauillac et de ses chenaux, 27 décembre 1840.

    Moyens à mettre en œuvre pour porter un obstacle aux envahissements du fleuve qui menace d'une destruction prochaine et complète le beau travail de la campagne dernière (terrassements sur lesquels ont été pratiqués des empierrements pour une voie de charrette) ; nécessité de continuer les enrochements du bas des terrassements et les revêtements en pierre des talus que la rivière sans cela mine tous les jours ; mention de l'importance du port aménagé au chenal du Gahet auquel on accède par les Allées marines, chaussée aménagée sur le bord du chenal, communiquant avec la route départementale n°18 ; affaissement des abords des chenaux, notamment celui de la Verrerie qui menace d'engloutir une maison et celui du Gahet qui a entrainé avec lui une partie du chemin et plusieurs arbres des allées marines.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Etat déplorable du pont dit de la Verrerie qui par suite des ouragans du mois de janvier dernier se trouve entièrement détruit, 11 février 1843.

    Rétablir un pont en pierre solide.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Mauvais état du port de la verrerie, 17 novembre 1862.

  • Documentation sur le chenal et le port de Saint-Lambert

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Travaux nécessaires au port de Saint-Lambert afin de le rendre praticable en toute saison aux habitants qui s'en servent journellement pour le transport des marchandises, 10 février 1853.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Mauvais état du chenal de Saint-Lambert ; projet de le redresser à partir du pont construit sur le chemin vicinal jusqu’à son embouchure servant de port, 12 août 1862.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Travaux nécessaires au chenal de St Lambert, 5 novembre 1893.

    Le chenal qui longe le communal au nord et sert de port d'embarquement et de débarquement aux habitants de St Lambert et Dauprat, est dans un tel état d'envasement que les bateaux chargés ne peuvent y pénétrer ni en sortir, même aux plus hautes marées ; installation d'une écluse nécessaire.

  • Documentation sur les chemins

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Tableau des chemins de 3e et dernière classe qui servent à l'exploitation des terres, au transport des engrais et à l'enlèvement des récoltes, 1er mai 1825.

    Mention du moulin de Lafite, de la chapelle St Vincent, sablière de Lamena (?), fontaine de Mouton, M. Malécot, chemin allant de St Mambert au Moulin Rompu, croix de Batailley, pins de Latour.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Tableau des chemins qui à raison de leur utilité doivent être conservés comme destinés aux principales communications de la commune au-chef-leu d'arrondissement, au chef-lieu de canton, aux communes voisines, aux ports, 1 mai 1825.

    Chemin du port allant à la route départementale, destiné à faire une des rues de Pauillac et toutes les maisons qui y sont étant à l'alignement.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Tableau des chemins peu fréquentés, inutiles, peuvent être rendus à la culture, à supprimer, 1 mai 1825.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Tableau des chemins qui étant à l'usage des habitants, tels que ceux de hameau à hameau, aux bacs, ports, fontaines et lieux destinés aux parcours doivent être à la charge de la commune, sans cependant être considérés d'une aussi grande utilité que ceux sur lesquels le Conseil municipal a déjà délibéré, 1 mai 1825.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Autorisation donnée à M. le maire de solliciter des fonds pour la continuation du chemin du Gahet jusqu'à la verrerie, 8 mai 1834.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Redressement du chemin du port de la verrerie au port de St Lambert.

    AD Gironde, 2 O 2619, Acquisition par la commune d'un terrain appartenant à la Société générale des huiles de pétrole, 1936-1938.

    Permettra de relier les quais de la ville par derrière le port du Gaet aux appontements et à l'agglomération de Trompeloup ; section C parcelle 851 : terrain sur lequel est annexée une partie du boulevard Halimbourg et la bande de terrain comprise entre cette partie du boulevard et la bande de terrain comprise entre cette partie du boulevard et le domaine public maritime. La commune avait déjà acquis l'autre partie (côté sud du bld Halimbourg de M. Bonduel et Moreau, le 26 novembre 1935) ;

    Rq : le boulevard Halimbourg est dû à l’initiative privée : il a été construit par M. Eugène Pereire pour faire communiquer Pauillac avec les appontements de Trompeloup (Société privée) ; mais échange de terrain demandé par la Société générale des huiles de pétrole ; voir plan

  • Patrimoine de l'eau : fontaines, puits, sources, lavoirs et château d'eau

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Procès-verbal de transport, 8 octobre 1792.

    Sur le grand chemin de Dauprat, où existe depuis fort longtemps une fontaine à l'usage du public et notamment aux habitants du village ; fontaine que s'est approprié le sieur Desse.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Puits, rue Saint-Martin : réparations, 5 floréal an 4 (24 avril 1796).

    Margelle est totalement démolie et absolument au bas de terre, de telle manière que ce n'est plus un puid (sic) mais un trou qui doit faire craindre quelque grand malheur (…), qu'il est de notoriété publique que l'année dernière, une vache est tombée dedans ; puits situé rue Saint-Martin dans une petite place vis à vis le portail du citoyen Ducasse ; réparations aux frais de ceux qui y ont droit de puisage (15 personnes environ).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Dégradation du puits situé sur la place de la Fédération, 16 floréal an 6 (5 mai 1798).

    Margelle en partie démolie.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Lavoir du lieu Larriveaux insuffisant, 7 juin 1849.

    Lavoir situé au bas de la propriété de M. de Pontet et sur le bord du chemin public mais alimenté par aucune source seulement de filtrations.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Projet de supprimer les puits de la ville et de les remplacer par des pompes, 13 novembre 1861.

    Les puits qui sont dans la ville gênent la circulation, la plupart étant construits dans les rues ou à l'angle des rues.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Absence de lavoir public : source située au bout de la rue Bordelaise qu'on pourrait utiliser pour faire un lavoir, 13 novembre 1861.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Mention du manque de puits à Anseillan, 18 novembre 1872.

    2 puits seulement dont un abandonné ; mention de la fontaine Moyre-Martin située à l'extrémité de l'allée de Lafite.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Fontaine de M. Constant, 14 septembre 1878.

    Seul lavoir existant dans la ville ; le propriétaire ne le laisse ouvert qu'à la condition d'être exempté de toute contribution.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1879-1885, Commission proposant d'installer le lavoir public sur un terrain situé au Pradina et appartenant à M. Chaulet, et à capter et emmagasiner toutes les eaux de la vallée de la Barryere pour les amener au lavoir, 9 février 1885.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1885-1893, Pourparlers avec M. Constant pour l'acquisition d'un lavoir situé près de la gare, 19 avril 1886.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Mme Constant cède pour 25000 francs le lavoir qu'elle possède aux environs de la gare du chemin de fer, 1er juin 1895.

    Refus de la commune.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Puits condamné à Padarnac, 30 novembre 1895.

    Puits dangereux sur la place du village de Padarnac suite à des éboulements ; puits comblé.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Commission des travaux publics : lavoir, 30 novembre 1895.

    Un seul lavoir pour une population de 2300 habitants : situé au nord de la ville et appartenant à Mme Veuve Constant : ce lavoir quoique insuffisant comporte des installations assez complètes et l'eau y est excellente pour le blanchissage du linge ; mais source moins abondante depuis que les riverains ont fait creuser des puits ; projet de lavoir à installer sur la passe Barreyre.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Travaux à exécuter pour l'amélioration du lavoir de la fontaine de Mouton au Pouyalllet, 10 juin 1896.

    Les dimensions du lavoir pourraient être réduites, car le Pouyallet possède un autre lavoir à l'ouest du village.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Installation d'une pompe sur le puits à ciel ouvert de Mousset, 20 novembre 1897.

    Installation financée par les ayant-droits.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Projet de construction d'un lavoir à la Houdine, quartier du Pouyallet, en face du lavoir de Mouton, 11 novembre 1900.

    Projet refusé car entrainerait diminution de la largeur du chemin vicinal.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Travaux à réaliser pour sécuriser le puits public de Dauprat, 10 février 1903.

    Puits à ciel ouvert placé au milieu de la rue H du village ; nécessité d'un dallage de couverture en pierre dure et établissement d'une pompe fixée sur l'un des côtés de la voie publique de manière à ne pas gêner la circulation.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1910-1916, Travaux au lavoir d'Artigues, 25 juin 1912.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1916-1925, Projet d'adduction d'eau potable, 18 aout 1920.

    Sources artésiennes ; établissement de bornes fontaines.

    AC Pauillac, Propositions faites par les maisons Pinçon, Massart et Vialla de Bordeaux au sujet de la construction du château d'eau nécessaire pour le service de distribution d'eau potable, 18 janvier 1931.

    Choix de M. Vialla et Cie, entrepreneurs de travaux publics, 113 rue François de Sourdis à Bordeaux pour un coût de 303900 f.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1936-1945, Projet de couvrir le lavoir du Pouyalet pour que les habitants du village puissent l'utiliser de tout temps.

  • Documentation sur l'ancien fort du Gahet

    AD Gironde, C 2058 : Armement des batteries. Extrait de la dépense à faire pour les appointements des officiers marins, la solde et la subsistance des bombardiers et canonniers de marine nécessaires pour l'armement des batteries dénommées cy après pendant sept mois et demy de campagne du premier avril au 15 novembre 1759, 3 mars 1759 :

    Scavoir :

    Batterie de Pauillac : 1 capitaine de navire, 1 second capitaine de navire, 4 lieutenants, 1 second canonnier.

    Tromploup (sic) : 6 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix que cy dessus, 1 ayde canonnier.

    La Mareschalle : 6 officiers idem que cy dessus, 1 ayde canonnier.

    Castillon : 6 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix que l'autre part, 1 ayde canonnier.

    Goulée : 6 officiers pour un mois, 1 second canonnier.

    By : 1 capitaine, 2 lieutenants, 1 ayde canonnier.

    La pointe de Grave : 1 capitaine, 2 seconds, 9 lieutenants, 1 maître canonnier, 1 second canonnier, 2 aydes canonniers, 2 bombardiers.

    Soulac : 1 capitaine, 1 second, 1 lieutenant, 1 ayde canonnier, 2 aydes canonniers.

    Le Verdon : 3 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix, 3 aydes canonniers.

    Paté de Blaye : 1 capitaine, 1 second, 1 lieutenant, 1 ayde canonnier, 2 aydes canonniers.

    La Teste de Buch : 1 capitaine, 1 lieutenant, 2 aydes canonniers.

    Tour de Cordouan : 1 capitaine de confiance, 2 seconds.

    (...) Le nombre des officiers pour ces batteries paroît fort, cependant il y en a eu plusieurs pendant la campagne dernière qui auroient été totalement dégarnies si l'on avait eu soin d'y faire passer des officiers des batteries voisines, attendu les maladies ordinaires au pays causées par le mauvais air qui y règne pendant l'été.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Réponse de Louis Odez d'Armaillac au pilote Simon Saux concernant les appontements de Pauillac et de Saint-Lambert, 15 janvier 1791.

    Bout de fossé récuré lequel est situé au nord d'un pré et d'un emplacement où était cidevant une baterie (sic) ou un fort appartenant au sieur requérant, situé près l'estey du Gahet ; tout le terrain du fort a été entièrement clos et fermé ; il n'y a qu'une seule entrée pratiquée au midi ; si le dit fossé de 16 pas existe et si l'eau de la rivière est haute, l'eau de la rivière entourant le dit fort et se joignant aux extrémités des fossés qui sont au nord et au midi du dit terrain du fort, rien ne peut passer pour aller au chenal. Dimensions du terrain du fort : 40 pas de large au nord, 58 au milieu et 32 au midi ; dans l'enceinte d'icelui il y existe encore l'ancien corps de garde ou poudrière que les dits marins et ?? ont dit que la clef a appartenu longtemps au garde magasin de la citadelle de Blaye ; décision de faire combler le fossé.

    AD Gironde, SP 1203, Déclaration de M. Constant, maire de Pauillac à propos de l'ancienne batterie du Gahet, 19 août 1806.

    Certifie que l'ancien corps de garde de la batterie du Gahet était depuis longtemps joui par M. Darmailhac et occupé il y a peu de jours par M. Boireau son locataire qui en remit la clef au sieur Flatreau gendarme maritime préposé au rétablissement de la même batterie et qu'actuellement cette bâtisse est occupée soit par des bois, restant de la plate-forme, qui appartiennent à la marine, et par les militaires qui font la garde de la batterie, mais cette occupation n'étant que fortuite et momentanée, elle ne peut nuire aux droits que peut avoir M. Darmailhac tant sur le terrain de la batterie et du corps de garde que sur la bâtisse qu'occupait le dit Boireau.

    AD Gironde, SP 1203, Lettre de D. Darrmailhacq au préfet à propos d'une prairie près du chenal du Gaët, s.d. [1806].

    900 toises de terrain furent en 1759 distraits de cette prairie et occupées par l'administration militaire afin d'établir une batterie de canons pendant la durée de la guerre. Cette batterie ne subsista pas longtemps mais on avait changé toute la disposition de ce terrain, on y avait creuser des fossés de 20 pieds de largeur, on y amoncelé des graves, il n'était plus propre à la culture, il avait donc perdu beaucoup de valeur ; indemnité accordée ; 1764 : usage du terrain rendu ; pb sur le statut et la jouissance de ce terrain : projet d'alignement.

  • Documentation sur Pauillac pendant la Seconde Guerre mondiale

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Projet de centre scolaire d'éducation physique et sportive, 29 mars 1941.

    Politique du Maréchal Pétain ; aménagement proposé par M. Susini, architecte de la Ville.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Occupation, 29 mai 1943.

    Pauillac est depuis le 7 avril comprise dans la zone interdite ; l'Hôpital Hospice du Saussus a été replié sur la maison de santé de Podensac.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Occupation, 18 décembre 1943.

    Les autorités allemandes ont réquisitionné l'immeuble de l'ancien presbytère dont les nombreuses salles étaient utilisées par diverses sociétés locales.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Mention du bombardement qui a détruit la veille tout le quartier industriel de Jupiter et du lazaret, 5 août 1944.

    Catastrophes du 4 et 5 août qui ont occasionné à ce jour (13 août) 124 morts, de nombreux disparus et plus de 70 blessés et détruit 400 habitations.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945. Mention du départ des troupes allemandes de la ville, 29 août 1944.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Suite aux bombardements d'août 1944, sur 1588 maisons existant au dénombrement de 1936, 124 sont détruites et 523 endommagées.

    Nécessité d'un nouveau plan d'urbanisme : demande faite à l'architecte de Bordeaux Raymond Mothes.

  • Documentation sur les lotissements de Pauillac

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1925-1936, Projet de lotissement sur un terrain à Nodon appartenant à la Société Cruse et fils frères, 3 décembre 1933.

    A propos des aménagements qu'implique la loi sur les lotissements.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1925-1936, Avis favorable au projet de lotissement place Emile Combe, 9 mars 1935.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Projet d'ouverture de voies communales au quartier d'Hauteville, 17 décembre 1938.

    Lieux-dits "Croix de mission" et "Bouhunbrun" ; plusieurs acquisitions de terrains pour faire construire des immeubles dans ce quartier.

  • Documentation sur les docks flottants

    AC Pauillac, Registre de délibérations, Mise à disposition par le Port autonome de Bordeaux de la maquette du dock flottant qui doit être amenée à Trompeloup, ainsi que diverses photographies prises au cours de la construction de ce dock, 13 juillet 1926.

    AC Pauillac, BOITE PLANS, Le Génie civil , 50e année, tome XCVI, n°25, n°2497, p.599 : les nouveaux docks flottants de Pauillac, 21 juin 1930.

Références documentaires

Bibliographie
  • BAUREIN, Abbé, MERAN, Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd. (1ère édition 1784).

  • CITADIA Conseil Sud Ouest. PLU de Pauillac, Rapport de présentation, projet approuvé en 2007.

  • COCKS, Charles. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898 (7e édition) avec supplément de 1901, réédtion 2009.

  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 9e éd. Féret, 1922.

  • COCKS, Charles, FERET, Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 2007 (18e édition).

  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

  • DÉMONT Emmanuelle, FAVREAU Marc. Herman Van der Hem (1619-1649), un dessinateur hollandais à Bordeaux et dans le Bordelais au XVIIe siècle. Camiac-et-Saint-Denis : Les éditions de l'Entre-deux-Mers, 2006.

    dessins n° 86 et 87 : Pauillac, 16 février 1647 et 10 juin 1646
  • GINESTET, Bernard. Pauillac. Paris : Nathan, 1985. (Le Grand Bernard des vins de France).

  • GUILLON, Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, avec la description des communes, la nature de leurs vins, la désignation des principaux crus. Bordeaux : [s.n.] 1866. Tome 3.

  • MOUCHEL, Guy. Le canton de Pauillac. Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2005.

  • PIJASSOU, René. Le Médoc : vignes et vignerons. Photogr. René Jean. Bordeaux : L´Horizon Chimérique, 1990.

  • ROUDIE, Philippe. Vignobles et vignerons du Bordelais, 1850-1980. [S.I.] : Centre d´études et de recherches sur la vigne et le vin, CERVIN, 1988.

Périodiques
  • AKA Michel. "La chapelle Saint-Vincent de Trompeloup", Les Cahiers Méduliens, n°63, juin 2015.

  • MOUCHEL-DIT-BINET Guy. "Le dock flottant de Pauillac". Les Cahiers Méduliens, n°37, juin 2002.

    p. 23-35

Liens web

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