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Présentation de la commune de La Cassagne

Dossier IA24001372 réalisé en 2011

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Vallée de la Vézère
Adresse Commune : La Cassagne
Cadastre : 1825 ; 1986

L'implantation humaine à La Cassagne n'est pas attestée avant le Moyen Age (aucune découverte archéologique n'ayant été signalée à ce jour). L'histoire de La Cassagne (appelé "La Cassaigne" en 1251 ou "Cassanea" en 1320) commence donc avec celle de son prieuré du XIIe siècle, dépendance de la proche abbaye de Saint-Amand-de-Coly. Contrairement à d'autres exemples, le prieuré n'a pas donné naissance à un bourg au bâti bien constitué. Seules quelques maisons et fermes parsèment les environs, notamment le long de l'actuelle route départementale 62 [qui remplace une route plus ancienne?]. Selon des textes récents, la paroisse aurait été démembrée de la châtellenie abbatiale de Saint-Amand au XIVe siècle. Devenue paroissiale, l'église aurait pourtant continué à être desservie jusqu'en 1680 par cinq à six religieux de l'abbaye voisine.

Le territoire est également lié à l'histoire du château situé à 400 m à l'ouest de l'ensemble religieux et où un habitat était établi. Le plan cadastral napoléonien figure en 1825 plusieurs bâtiments dans le voisinage immédiat de l'ancien château, qui étaient autant de fermes placées sous l'autorité de son seigneur. A ces bâtiments s'ajoute la grange aux dîmes, curiosité architecturale du XIIIe siècle, située face à l'ancienne résidence castrale.

Concernant la démographie locale, on apprend dans un fouage de 1365 que La Cassagne comptait alors 52 feux, soit environ 250 habitants. Du début du XVIIIe jusqu'à la fin du XIXe siècle, la population, bien plus nombreuse qu'au Moyen Age, est relativement stable : on compte 100 feux en 1709, soit 500 habitants, quasiment 600 en 1856, pour redescendre à 510 en 1873. Elle décline ensuite

Selon la carte de Belleyme levée en 1768 pour cette partie de la vallée de la Vézère, la culture de la vigne y était prépondérante et marquait fortement le paysage, principalement au sud et à l'ouest de la paroisse (notamment au lieu-dit Les Vignes). Malgré son relatif isolement des voies de circulations principales de la vallée, la commune avait alors une certaine importance, ce qui explique qu'en 1790, elle devient le chef-lieu d'un canton, comprenant les communes d'Archignac, Jayac, Saint-Amand-de-Coly, Saint-Geniès, Paulin et Ladornac. Cependant, vers 1800, le canton de La Cassagne disparaît au profit de celui de Terrasson. La commune décline ensuite progressivement en raison de l'exode rural, pour atteindre 120 habitants en 1990. Depuis, la démographie se stabilise autour de 150 personnes en 2007, 154 en 2015.

Bien que La Cassagne soit connu aujourd'hui pour son architecture monumentale, il convient d'indiquer que le patrimoine industriel a laissé quelques traces. On peut citer le moulin de Ladoux, ainsi que le souvenir de l'ancienne papeterie, connue par des documents d'archives. Enfin, une tuilerie était sans doute installée sur le territoire communal, comme l'indique le lieu-dit la Tuilière, gardant la mémoire d'un tel établissement.

Le territoire communal de La Cassagne est délimité au nord par Terrasson, à l'ouest par Saint-Amand-de-Coly, au sud par Archignac et à l'est par les communes de Jayac et La Dornac.

Distante d'une dizaine de kilomètres de la Vézère, la commune participe pourtant de son bassin versant : le ruisseau du Coly prend sa source vers 120 mètres d'altitude au nord-ouest de la commune, au moulin de Ladoux, contigu à la résurgence d'eaux infiltrées de la Doux de Coly venues des plateaux calcaires avoisinants. Bien connue des spéléologues, cette source est une grande vasque d'eau verte et bleue dont la transparence est remarquable, mesurant 172 mètres de circonférence et 10 mètres de profondeur. La puissance de sa chute d'eau est également à noter. Ce bassin forme également l'entrée d'un siphon souterrain dont la longueur exceptionnelle est de 5 km. Le site de la " Source de Ladoux ", dont la superficie est de 3 hectares, est inscrit par arrêté du 15 avril 1935. D'autres sources ponctuent la commune, notamment celle de la Genèbre où un lavoir est construit, ainsi qu'à proximité directe de la grange dîmière.

D'une superficie de 14,8 km², La Cassagne comptait en 2015 154 habitants. La géologie locale marque fortement le paysage de la commune : une faille importante sépare les sols du Jurassique au nord de ceux du Crétacé au sud. La végétation montre aussi cette séparation avec, au nord, les chênes et genévriers sur les coteaux et davantage de cultures en contrebas ; plus au sud, ce sont principalement les châtaigniers qui occupent le territoire.

La RD 62 traverse la commune du nord-ouest vers le sud-est, où se trouve le bourg. Quelques croix de chemin ponctuent les carrefours de la commune, notamment au château, dans le bourg, à Salojour ou encore à Jarnel.

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    planche 23 Archives départementales de la Dordogne : 1 Fi 2 Dordogne 0013
  • Plan cadastral napoléonien de La Cassagne, dessin aquarellé, 1825.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 P 3 999 à 1006
Bibliographie
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 139
  • DELMAS André. L'abbaye de Saint-Amand-de-Coly en Périgord Noir. Périgueux : Société Historique et Archéologique du Périgord, supplément aux bulletins de l'année 1978, 1978.

    p. 145
  • FLORENTY Guy. Paroisses et communes de France. Dordogne. Paris : CNRS éditions, 1996.

  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 56
Périodiques
  • BLONDIN Alain. "De quelques églises relevant de l'abbaye de Sarlat au Moyen Age. 1ère partie : le canton de Montignac". Bulletin de la Société d'Art et d'Histoire de Sarlat et du Périgord Noir, n° 90, 2002.

    p. 120-121
  • GIBERT L.-F. "Le moulin à papier de La Cassagne". Mémoire de la Dordogne, Revue des Archives départementales, Conseil général de la Dordogne, n° 3, 1993.

    p. 20-22
  • GUICHARD Francis. "Au fil des eaux de Coly". Bulletin de la Société d'Art et d'Histoire de Sarlat et du Périgord Noir, n° 56, 1994.

    p. 22-26
(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Becker Line