Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Gauriac

Dossier IA33008536 réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Gauriac

Annexes

  • AD Gironde, 9 M 2. Rapport de W. Manès, ingénieur en chef des Mines, sur les carrières de la Gironde, 1845

    Les observations :

    "Les carrières du département de la Gironde, dont le nombre s’élève à plus de 500, se trouvent dans les six arrondissements et sont réparties dans une centaine de communes sur un rayon d’environ soixante kilomètres.

    Les carrières de l’arrondissement de Lesparre sont peu nombreuses et peu importantes, on n’a pu les visiter cette année et on ne les pas portées sur [ ?].

    Elles se divisent naturellement en cinq groupes suivant leur position géographique et la nature des pierres qu’elles fournissent. Savoir :

    1° Les carrières dites de Laroque, comprises entre le ruisseau de Gauriac et les communes de Bourg inclusivement ; elles fournissent de la pierre moyennement dure ;

    2° Les carrières comprises entre la commune de Tauriac et de Cubzac inclusivement ; elles fournissent de la pierre plus dure que celle provenant des précédentes. Cette pierre est exploitée en blocs de plus grandes dimensions. Elle est connue dans le commerce sous le nom de pierre de Bourg ;

    3° Les carrières comprises entre les communes de Saint-Gervais et de Fronsac inclusivement, lesquelles fournissent de la pierre blanche et tendre très propre à recevoir la moulure ;

    4° Les carrières dites de Saint-Emilion, de Mortagne, de Lussac, de Puy-Seguin, de Saint-Laurent, de Sainte-Colombe [ ?] généralement de qualité médiocre ;

    5° Les carrières comprises entre la commune de Latresne, canton de Créon et celle de Langoiran, canton de Cadillac inclusivement. Celles-ci donnent des pierres assez grossières et de dureté moyenne.

    6° Enfin les carrières dites des environs de Langon, comprenant celles de Prignac et Barsac, Saint-Macaire et Saint-Pierre Du Mont qui fournissent des pierres très dures employées pour les soubassements, les socles, des croisées etc., etc.

    Les carrières des quatre premiers groupes sont situées sur la rive droite de la Dordogne, et celles du 5° et 6° sur la rive droite et la rive gauche de la Garonne.

    Les plus importantes sont très rapprochées de ces fleuves qui leur offrent des voies d’exportation peu coûteuses.

    Elles sont généralement établies dans des bancs horizontaux présentant une puissance de 8 à 12 mètres et appartenant à la formation calcaire tertiaire marine dit calcaire grossier. Ces bancs offrent sous le rapport de la composition, trois espèces bien distinctes de roches dont deux visiblement mélangées et l’autre d’apparence homogène. L’une des roches mélangées (calcaire sableux) est notablement quartzifère, [ ?], tantôt un grain uniforme assez gros, tantôt en petits grains également uniformes. C’est dans l’arrondissement de Blaye que celle-ci se montre le plus visiblement notamment dans les communes de Saint-Laurent d’Arce, arrondissement de Bordeaux, de Marion, de Lussac et de Puy-Seguin (Libourne).

    L’autre roche mélangée (calcaire marneux) est dans quelques endroits notablement argilifère, l’argile s’y trouvant tantôt en dissémination, tantôt en faibles couches peu appréciables lesquelles alternent avec de petits bancs de carbonate de chaux. L’abondance de cette argile dans les calcaires de quelques localités rend cette pierre d’une qualité très gélive et par conséquent peu recherchée. Cette qualité est malheureusement assez répandue, surtout dans les communes de Mortagne et de Lussac arrondissement de Libourne. On la consomme en grande partie sur les lieux mêmes de son extraction ou autres lieux circonvoisins.

    La 3e espèce de roche, dite homogène, se trouve la plus répandue et git dans les cinq arrondissements dont il est parlé. Elle est poreuse et tendre comme à Saint-Emilion, Langoiran, Laroque, ou compacte et donc comme à Barsac, Saint-Macaire, Rauzan.

    Les carrières de la Gironde sont exploitées souterrainement et à ciel ouvert. Les carrières souterraines qui forment le plus grand nombre, sont conduites par puits placés sur les coteaux ou par cavages à bouches ayant leurs embouchures sur les flancs des coteaux ou dans les vallées. Dans toutes, le mode d’exploitation consiste à miner des galeries intérieures dans deux sens perpendiculaires et à réserver entre elles des piliers carrés. Les dimensions de ces galeries et piliers varient avec la nature de la roche, la puissance des bancs de [?] etc. etc. Le plus souvent les galeries ont 2 à 3 m 3 de largeur et 1 m 66 à 2 m de hauteur et les piliers 3 à 4 m de côté.

    Quelques-unes de ces carrières présentent 2, 3 et jusqu’à 5 étages superposés. Il en est dont les travaux s’étendent à 800 et 1500 mètres du jour, comme à Bayon, Gauriac.

    L’abatage de la roche se fait toujours avec le pic à deux pointes, chaque pointe ayant deux dents. Jamais on n’emploie la poudre.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Histoire maritime et commerciale. Notices de M. André Bernicard sur les marins de Gauriac (XVIIIe-XXe s).

    Archives départementales de la Gironde : 1 Mi 38
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer