Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Bayon-sur-Gironde

Dossier IA33008743 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Bayon-sur-Gironde

Des vestiges du néolithiques ont été découverts dans le bourg, au château Falfas et dans les hameaux de Cots, Petit Coudart, Rousset (débris de silex, haches polies et céramiques). Deux abris sous roche avaient été identifiés en 1933 et 1934 aux Roques d'Eyquem ; une grande partie a été détruite par les carriers. D'importantes structures gallo-romaines ont été dégagées à la fin du 19e siècle sur le site de Carpena, avec présence de céramique ; un chapiteau corinthien daté du Haut-Empire est par ailleurs réutilisé comme bénitier dans l'église : il proviendrait de la démolition des Piliers de Tutelle à Bordeaux en 1677. La plaque de chancel réutilisée comme devant-d'autel dans l'église est mentionnée en 1851, scellée dans le mur sud de l'église : elle daterait de l'époque mérovingienne. Elle pourrait provenir de l'ancienne église Saint-Eloi, qui était située à 250 m au sud de l'actuelle église. Cet édifice est attesté par plusieurs prospections qui ont mis au jour quelques fondations et une nécropole ; des sarcophages monolithes furent également dégagés.

Le chevet de l'église paroissiale, bien que très remanié, constitue l'élément d'architecture le plus ancien conservé. Il s'agissait à l'origine de l'église d'un prieuré dépendant successivement des abbayes de Bonlieu, de Saint-Vincent de Bourg et de l'ordre des Feuillants.

Plusieurs seigneurs détenaient les terres : la famille Larroque d'Eyquem, les Fournel de Tayac ou encore les Farfal, seigneurs des Rivaux. Le château Falfas, protégé au titre des Monuments historiques, est un exemple rare d'architecture du début du 17e siècle.

En 1850, l'ouvrage Bordeaux et ses vins indique que la commune produit 800 tonneaux de bon vin : le château Tayac détenu par la famille Marseau est le plus gros producteur avec 100 tonneaux. Un peu plus tard, en 1868, les vins de Bayon sont qualifiés de "fermes et colorés" et présentent "les caractères de ceux de Bourg". Du vin est également produit sur l'île Cazeau. Le vignoble lourdement touché par le phylloxéra a été par la suite reconstitué avec des plants greffés. La présence de moulins à vent indique par ailleurs une production céréalière ; les cultures en joualle associaient la vigne à d'autres plantations vivrières comme des vergers. Le territoire était donc organisé autour de cette polyculture.

L'histoire de la commune est également marquée par l'exploitation des carrières, sans doute dès l'Antiquité. On y extrayait des moellons et de la pierre de taille pour les chantiers de construction mais aussi pour les travaux d'endiguement de la Garonne. L'activité est intense aux 18e et 19e siècles : le sous-sol de la commune est creusé d'un important réseau de galeries, mettant en danger la solidité des terrains. Dans l'édition de 1874 de l'ouvrage Bordeaux et ses vins, il est indiqué que "Par suite du retrait du fleuve, le troisième étage des carrières, qui n'était pas exploitable autrefois, l'est devenu depuis une vingtaine d'années". A la fin du 19e siècle, l'activité décline et de nombreux sites sont condamnés par mesure de sécurité.

La présence du port de la Reuille a constitué un facteur de développement de la commune : attesté sur les cartes du 18e siècle, il permettait le transport de marchandises (vin, pierre, etc.). Un chantier naval s'y installe au cours du 19e siècle. Le hameau de la Reuille est également desservi par le bateau à vapeur au milieu du 19e siècle. Les travaux du chemin vicinal n°99 de Samonac à La Reuille sont engagés à partir de 1853. En 1854, le chemin est déclaré d'intérêt commun ; il doit favoriser l'accès au port de la Reuille très fréquenté.

La portion de la ligne Saint-Ciers-sur-Gironde à Saint-André-de-Cubzac entre Blaye et Saint-André-de-Cubzac est inaugurée en 1889. La voie ferrée traversait le territoire communal : un mur de soutènement pour le franchissement du chemin du lavoir est encore conservé.

Les augmentations et diminutions du cadastre napoléonien (registres conservés à la mairie et registres conservés aux Archives départementales de la Gironde) ont permis de préciser quelques dates de construction au cours du 19e siècle.

Entre 1928 et 1933, l’aménagement d’un port pétrolier à Ambès assure la desserte d’une usine de raffinage et d’un dépôt d’hydrocarbures. Les travaux d'endiguement et le développement du bec d’Ambès ont entraîné la pénétration de ce territoire dans les limites communales de Bayon. En 1929, la commune d'Ambès demande que ces terrains du bec d'Ambès lui soient rattachés. Après de nombreuses tentatives, elle n'obtient pas gain de cause et la pointe du bec relève encore aujourd'hui de la commune de Bayon.

La commune comptait 706 habitants au recensement de 2014. On perçoit encore de nos jours une bipolarité forte avec deux types de population : ceux "d'en bas", dont les activités étaient en lien avec la rivière (capitaines de navires, marins, charpentiers de navires, carriers...) et ceux "d'en haut" qui vivaient de la vigne et de l'agriculture. Cette partition est encore très fortement ressentie de nos jours.

La commune est confrontée depuis plusieurs années à des risques d'effondrements liés à l'exploitation des carrières : par arrêté préfectoral du 6 août 2010, un plan de prévention des risques de mouvements de terrain (PPRMT) a été prescrit sur le secteur des communes de Bayon-sur-Gironde, Bourg, Gauriac, Prignac-et-Marcamps, Saint-Seurin-de-Bourg, Tauriac et Villeneuve. Le plan a été révisé en 2014 (arrêté du préfet de la Gironde du 23 juin 2014).

La commune bénéficie par ailleurs de zones d'intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF) et Natura 2000 (estuaire de la Gironde).

Sites de proctection site inscrit, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique, abords d'un monument historique

La commune de Bayon-sur-Gironde se trouve sur les bords de l'estuaire, à la confluence entre la Dordogne et la Garonne. Elle est encadrée au nord par la commune de Gauriac, au sud par Saint-Seurin-de-Bourg et à l'est par Comps et Samonac. Elle présente la particularité de compter dans ses limites communales une portion de l'île Cazeau et du Bec d'Ambès. Elle couvre une superficie de 10,9 km2.

Le paysage est formé des coteaux au nord-est de la route départementale 669 (reliant Bourg à Blaye), du plateau avec le bourg et quelques hameaux, et des bords de l'estuaire, au pied de la falaise. La route dite de la corniche qui longe la Gironde et se poursuit au nord sur la commune de Gauriac est un des éléments emblématiques de Bayon : l'habitat y est accolé à la falaise avec des jardins ménagés au-devant, de part et d'autre de la route, en bordure d'estuaire.

Le point culminant de la commune au niveau des coteaux atteint 84 mètres, le sommet de la corniche se trouve à 54 mètres, tandis que le pied du coteau, en bord d'estuaire se trouve entre 4 et 9 mètres (selon le nivellement général de la France).

Le bourg est situé sur le plateau, bien identifiable avec le clocher de son église couronné d'une statue de la Vierge. Quelques châteaux viticoles ponctuent le plateau et les coteaux, tandis que les hameaux regroupent un habitat plus modeste qui a subi de nombreuses modifications : on y repère toutefois encore les traces d'une polyculture (moulins à vent, petits chais, dépendances agricoles). Plusieurs hameaux ont fait l'objet d'une étude afin de mieux comprendre l'organisation du bâti et afin de garder la trace de ces modes d'habiter le territoire qui ont connu au cours du 20e siècle de profondes mutations.

Le patrimoine lié à l'eau est particulièrement riche avec de nombreux puits, sources et lavoirs recensés. On note également le soin apporté aux constructions avec une utilisation courante de la pierre de taille extraite des carrières des environs : habitat, église, mais également murs de clôture ou portails, sont ainsi bâtis en pierre de taille calcaire.

La commune est traversée dans sa partie nord par le ruisseau du Gourrou ; le ruisseau du Honziou rejoint ce dernier au sud-est du hameau de Nodot et forme la limite avec la commune voisine de Saint-Seurin-de-Bourg.

La vigne occupe le plateau et les coteaux, avec des espaces également boisés. Les vignobles relèvent des AOC Bourg, Côtes de Bourg ou Bourgeais, et Bordeaux et couvrent une surface de 198 ha (sur les 1090 ha de la commune).

165 dossiers documentaires ont été établis ; parmi ceux-ci, 105 éléments du patrimoine ont été repérés et 53 étudiés ; des dossiers de synthèse ont été réalisés sur : les maisons et les fermes, les demeures et châteaux, les chais et cuviers, les carrières, les moulins et le patrimoine lié à l'eau.

Annexes

  • Documentation sur les points d'eau à Bayon (citernes, puits, lavoirs, fontaines)

    Citerne

    AC Bayon-sur-Gironde. Registre de délibérations de la commune, 1790. Travaux à réaliser par le sieur Bouet, 1790/11/02.

    Ayant enlevé de la terre du chemin qui va de l'église de Bayon à Bourg vis-à-vis les possessions du sieur Bouet, pour élever son terrain, ce qui a gâté et rendu impraticable le dit chemin vis-à-vis de ses possessions ; travaux faits en partie : nécessité de faire porter quatre charretées de moellons dans le dit chemin dans la partie du sud-ouest de la citerne pour hausser le dit chemin dans cet endroit et comme il y a des terres dans le bout du mur que sieur Bichon a fait faire à la citerne, et au sud-ouest lesquelles terres empêchent que les eaux venant du côté de la maison de Morand puissent s'écouler dans la dite citerne pour faciliter l'écoulement des dites eaux on sortira la terre susdite au point que les dites eaux puissent se rendre sans obstacle dans la dite citerne.

    Fontaine du Caillou

    AC Bayon-sur-Gironde, Registre de délibérations de la commune, 1790. Demandes de plusieurs citoyens pour obtenir le rétablissement de la fontaine dite du Caillou située dans les possessions de M. de Briançon, 1790/08/17.

    Fontaine à laquelle on a depuis un temps immémorial coutume de puiser et comme les dégradations de la dite fontaine et les accessoires sont devenus à leur comble il a paru être d'une nécessité urgente de faire faire le rétablissement de la dite fontaine et ayant obtenu d'avis du dit sieur de Briançon, propriétaire, qui désire que vu l'affaissement du batardeau au point que la fontaine et l'abreuvoir se communiquent il soit fait deux murs, l'un du côté de la fontaine, et l'autre du côté de l'abreuvoir pour contenir le batardeau.

    AD Gironde, 2 O 777. Délibération du conseil municipal, 18 avril 1888.

    Approuvant le traité entre la commune et M. Largeteau propriétaire du domaine de Falfax : ce dernier s'engage à faire construire une fontaine et faire nettoyer l'abreuvoir, la commune assurant l'entretien.

    Lavoirs

    AD Gironde, 2 O 775. Extrait des minutes des actes administratifs de la commune de Bayon : Réparation du lavoir du Sol, 1854/03/25.

    Pierre Bernard, maître maçon ; entourer d'un mur intérieur avec carrelage du fond du bassin, les parvis en terre du lavoir situé près la fontaine du Sol, sur le chemin vicinal du Sol n° 20.

    AD Gironde, 2 O 775. Arrêté de la commune : Réglementation concernant le lavoir du Sol, 1893/08/20.

    Lavoir bien alimenté consacré au lavage du linge à côté de la fontaine du Sol : il est défendu de laver du linge ou quoi que ce soit dans le petit bassin de la fontaine.

    AD Gironde, SP 696. Rapport du conducteur subdivisionnaire, service hydraulique, Ponts-et-Chaussées, 1896/10/11.

    Travaux effectués sans autorisation par le sieur Destanque sur le ruisseau de Caillou, non loin du lavoir public communal de Caillou : pose de buses.

    AD Gironde, 2 O 775. Extrait du procès-verbal des délibérations du conseil municipal : Donation par M. et Mme Bonnefon de la fontaine et du vivier de Falfas à la commune, 1913/06/01.

    Mme Fernand Bonnefon, née Irène Bichon, et Fernand Bonnefon offrent à la commune de Bayon la fontaine et le vivier de Falfas qu'ils ont acquis dernièrement par acte authentique passé devant Me Perron, notaire à Gauriac, le 4 mai 1912, ainsi que le petit sentier qui conduit à la dite fontaine et une superficie de terrain d'une contenance de 6 ares environ.

    Puits

    AD Gironde, 2 O 777. Construction d'un puits public, 1895-1896. Délibération du conseil municipal, 18 août 1895.

    Demande subvention pour construction d’un puits public à l'école ; adjudication le 23 février 1896 pour forage et maçonnerie ; Antoine Ordy.

    AD Gironde, 2 O 775. Extrait du procès-verbal des délibérations du conseil municipal : Cession d'un puits situé aux Androns à la commune, 1926/02/13.

    Le conseil municipal accepte l'offre de M. Morillon, propriétaire du puits.

  • Documentation sur le prieuré de Bayon, dépendant du prieur de Bourg

    AD Gironde. E suppl 2455 – GG2. Inhumation de Marguerite Faucon dans l'église, "comme ayant titre de sépulture donné par feu M. Souëf, prieur de Bayon, tant que ce bénéfice estoit uny à l'abbaye de Bourg" (24 février 1664.

    AM Bayon-sur-Gironde, Registre de délibérations de la commune, 1790. Délibération du directoire du district de Bourg, 1790/12/05.

    Concernant les meubles et effets du sieur Daleau, prieur de Bourg : scellés posés sur chay et maison du dit feu sieur Daleau ; cuvier avec deux pressoirs, un fouloir, deux barriques de piquette rouge dont les fûts appartiennent à sieur Martin Roux, deux ovales, un grand douillat ou gargouille, une canne (ou caisse ?) cerclée en fer, une mesure de Bourg cerclée en fer, 19 barriques cantonnières, 5 bastes, 3 barriques (?) de piquette rouge dont seulement les fu (sic) appartiennent au dit prieur, 4 pelles, 4 cuves, une écoulant 20 barriques, la 2e écoulant 16 à 17 barriques et la 4e écoulant 6 barriques, 2 douillats pour les cuves ou pressoir, une dale (?) et deux échelles ; petit chay du vin : 2 barriques de piquette rouge, dont les fu seulement appartiennent au prieur et entrant dans la fournière : une vieille cantonnière ; dans le chay : une cantonnière, un tonneau piquette rouge, 2 autres barriques piquette blanche dont les fu des 2 dernières seulement appartiennent au dit prieur, 4 barriques piquette blanche dont les fu seulement du prieur, un entonnoir, 7 barriques piquette rouge fu et lie et une cantonnière ; grand chay : 4 douillats, un entonnoir, une barrique de piquette dont el fu au dit prieur, une barrique entier (?) de lie plus une barrique vide, deux barriques de vin blanc, deux tierssons vin rouge, huit (?) barriques un tiers vidange, deux cantonnières, 33 barriques neuves, 22 autres barriques de vidange et 3 barriques vin rouge fut et lie ; chambre haute : 2 [?] et un grand pot de fer, 6 mauvaises cantonnières et une grande table ; grenier de la chambre haute.

    AM Bayon-sur-Gironde, Registre de délibérations de la commune, 1790. Inspection des scellés sur les biens de feu Daleau, 1790/12/15.

    Chais et cuvier dépendant du prieuré de la présente parroisse (Bayon) ; mention du grand portail du cuvier qui prend jour au levant sur la cour, qu'une autre porte qui est au nord du dit cuvier et qui communique à l'escalier des appartements au-dessus.

    AM Bayon-sur-Gironde, Registre de délibérations de la commune, 1790. Inspection des bâtiments 1791/08/16.

    Chay et cuvier du dit prieuré de Bayon : 2 pressoirs à vis et leur garniture, une fouloire carrée, 4 cuves cerclées en bios, un douil ou gargouille, 19 barriques cantonnières et 2 échelles à charger les cuves ; dans un petit chay au couchant 16 barriques vidanges de breuvage, 2 barriques cantonnières dont une défoncée des deux bouts, un petit tire-vin servant à mettre la cendre ; dans le chay à vin 6 douils grands ou petits, 18 barriques neuves, 7 barriques vidanges de vin, 31 barriques vidanges de breuvage, 6 barriques cantonnière, 9 basses ou comportes, 2 entonnoirs, 2 auvales, et une canne, 40 tains grands ou petits, dans les diverses chambres hautes 6 futailles cantonnières, un grand pot de fer, un vieux bois de [?] un tareau à percer les barriques, une hache à couper le marc (...).

    AD Gironde, 2 O 775. Lettre au préfet, 1833/03/01.

    Le prieuré de la commune de Bayon ayant été vendu en 1791 est aujourd'hui possédé par M. Dupouy médecin à Bordeaux, il existe au devant de la maison un morceau de terrain traversé par un sentier qui du presbytère conduit à l'église. Ce terrain est marqué au plan par la lettre G et se trouve désigné dans la commune par le nom de viager (?). Jusqu'au 29 décembre 1831, il a servi de passage au curé desservant sans aucun trouble mais à cette époque M. Dupouy ayant voulu s'en emparer et intercepter le moyen de communication qu'avait le presbytère avec le chemin public, l'autorité municipale arrêta l'entreprise, le procès verbal qu'il dressa à cet effet n'ayant reçu aucune suite, on crut l'affaire terminée. Cependant au mois de septembre 1832, une assignation est donnée au maire pour avoir fait aplanir le terrain qu'on venait de (?).

    AD Gironde, 2 O 775. Séance de délibération : litige concernant un terrain, 1834/10/31.

    Mention du PV d'adjudication du 5 mars 1791 portant vente en faveur du sieur Lataste du prieuré de Bayon au prix de 20000 livres : consistant en maison, chai, cuvier en bon état, une pièce de vigne dépendant du dit prieuré de la contenance d'environ 8 journaux, et une pièce de terre labourable et jardins en un tenant au-devant de l'église contenant 4 journaux ; PV de vente du domaine de la cure de Bayon du 10 mars 1791 en faveur de M. Lataste.

    COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

    Prieuré, dont ne subsiste que l'église, dépendant tour à tour des abbayes de Bonlieu, Saint-Vincent de Bourg puis l'ordre des Feuillants. A l'origine, édifice roman (12e siècle) à nef unique charpentée de trois travées et abside, fermé à l'occident par un clocher-porche carré. L'ensemble fut endommagé pendant la Fronde au milieu du 17e siècle, puis restauré en 1660 (en particulier le choeur) (...).

  • Évolution du nombre d'habitants

    Indications fournies dans les éditions de Bordeaux et ses vins.

    1850 : 1400 habitants

    1868 : 1250 habitants

    1874 : 1150 habitants

    1893 : 1089 habitants

    1898 : 1006 habitants

    1922 : 912 habitants

    Population actuelle (INSEE 2015) : 696 habitants

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde, E suppl. 2454 GG.1. Inventaire série E.

    1630-1710. Sépultures dans l'église de Bayon ; inhumation dans le presbytère de Luc Peychaud, ancien curé de la paroisse "après l'avoir servi près de 50 ans avec toute sorte d'édification, très estimé dans le diocèse" (17 mai 1700) ; inhumation d'une femme décédée à l'île Cazaux depuis 8 jours, "sans qu'on ait pu transporter le corps à cause de la quantité et de l'épaisseur des glaces qui ont rendu la rivière impraticable pendant plus de 15 jours (25 janvier 1790) ; inhumation de Antoine Farfal, seigneur des Rivaux (19 novembre).

    AD Gironde, E suppl. 2455 GG.2. Inventaire série E.

    1650-1722."Cet hyver, depuis la my-décembre ou environ jusques à ce jourd'huy, 27 de janvier 1681, on a veu par trois fois nostre rivière couverte de grandes glaces, lesquelles descendaient de la Dordoigne et de la Garonne, ce qui a causé la difficulté de la navigation pour aller et venir de Bourdeaux ; comme aussi il commença de paroistre une très grande comète dès le 23 de décembre dernier 1680 ; c'estoit sur le soir, après soleil couché, qu'elle paroissoit vers le soleil couchant d'hyver, et duroit longtemps après jour failly ; sa figure, une petite estoile, dont il rejaillissait comme un grand faisseau de verges fort longues et blanchâtres, visant vers le levant estival, s'élevant et montant sur nostre hémisphère de jour en jour, si bien que sur sa fin, qui a esté environ le 26 de janvier, son pié et son estoile estoit vers le couchant d'esté et ses pointes ou bout de verges, vers le levant d'hyver" ; mention de la fonte de deux cloches : "la petite fust manquée par la commité des anses faute de matière" (28 juin 1687) ; bénédiction des trois autels de l'église, "remise et restaurée par M. Eyquem, conseiller aux Aydes" (21 octobre 1660) ; décès à Bordeaux de Louis Eyquem, conseiller à la cour des AIdes ; son corps est transporté à Bourg et inhumé dans l'église des Récolets. "Comme il avait restauré le cœur de nostre église, il a esté convenable de mètre icy en mémoire le jour de son trespas, veu mesme qu'il avoit esté de nostre confrérie, joint les charités et bienfaits que nostre dite église a souvent receu de sa maison (24 février 1664) ; Inhumation de Richard Cottère, prêtre irlandais, décédé à l'île Cazau, "lequel estoit venu dans ce lieu-là pour y célébrer la sainte messe tant que Madame de Casau y ferait séjour pour ses mestives et vendanges (7 octobre 1681) ; Inhumation "dans le presbitère et sanctuaire de nostre église" de Marguerite de Labrousse, veuve de Louis Eyquem, conseiller à la Cour des AIdes ; le droit de sépulture dans ce lieu a été accordé à M. Eyquem et à ses descendants par Mgr de Béthune, "en conséquence de la despense que feu Monsieur et Madame d'Eyquem avoient fait pour restaurer le cœur de nostre église, lequel menassoit ruine par trois grandes crevasses, depuis le toit jusques aux fondements, et laquelle réparation et dépense peut avoir bien cousté 3000 francs (18 avril 1686) ; inhumation d'un individu décédé à l'île "que l'on appelle communément des Vaches" où le curé de Bayon s'était rendu, "veu que Messieurs les curés de Macau et de Labarde, dans le différent qu'ils ont, n'y avoient pas esté pour son secours spirituel" (18 juillet 1687) ; inhumation de Jean Faydel, curé de Camillac, dans son église, "laquelle il a administré avec édification et bons services, y ayant fait des biens considérables pour son ministère, éducation et instruction de beaucoup de jeunes gens, dont plusieurs ont esté religieux, ayant décoré son église et mis son presbitère et maison curiale en bon estat" (24 février 1691) ;

    AM Bayon-sur-Gironde. Registre de délibérations de la commune, 1790. Témoignage de Jean Lafon, marin habitant la commune de Vaire district de Libourne et Pierre Lafon son frère tonnelier habitant la même commune, An 2.

    Bateau se dirigeant vers Bordeaux chargé de 23 tonneaux, une barrique de vin et de 50 faissonnats, appartenant le vin savoir 17 tonneaux une barrique audit Pierre Lafon et le reste au Cn Constantin arrimeur au Chartrons à Bordeaux, étant au Bec d'Ambès le nommé Clou restant dans la commune de Camillac Banlieue de Bourg, avait abordé le dit Jean Lafon et le fit chavirer, ce qui avait occasionné que le vin qui était à bord et tous les autres effets s'étaient en drive (?), qu'à l'aide de quelques citoyens il était parvenu à ramener le dit bateau au lieu de la Reuille et avait attrapé dans différents endroits 10 tonneaux et demi de vin, qu'après que le dit Clou eut fait chavirer le bateau dudit Lafon, ce dernier le pria au nom de l'humanité de lui donner du secours, ce qu'il s'était refusé de faire disant que ce n'était rien, qu'il voulait continuer sa route.

    AM Bayon-sur-Gironde. Registre de délibérations de la commune, 1790. Description du cadastre section par section, s.d.

    Mentions de la section A de Blissa : pré du chanvre, "coulant d'eau" séparant Bayon de Saint-Seurin, caudrière? ; section B dite Despailler ; section C dite du Breuil ; section D dite de Pelisseau : mention du port de La Reuille, suivant le chemin neuf jusqu'à joindre le grand chemin qui va de Bourg à Blaye ; section E dite de Bayon : mention de l'ouverture de l'ancienne carrière de Mme veuve de Salle ; 6e section F : l'isle de Casseaux dans son entier.

    AD Gironde, 2 O 777. Liste des trente plus imposés de la commune, 1875/03/09.

    AD Gironde, 2 O 775. Rattachement à la commune d'Ambès d'une parcelle de terrain dépendant de la commune de Bayon, 1932-1937.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Commune d'Ambès. Dossiers d'administration générale, 1812-1940.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 603
  • Dossiers d'administration communale, Bayon-sur-Gironde. Biens communaux, édifices publics et travaux, 1826-1937.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 775
  • Dossiers d'administration communale, Bayon-sur-Gironde. Cimetière, concessions, 1847-1938.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 776
  • Dossiers d'administration communale, Bayon-sur-Gironde. Édifices publics et travaux, travaux divers, comptabilité, 1875-1940.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 777
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1790.

    Archives municipales, Bayon-sur-Gironde
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de Bayon-sur-Gironde, 1819-1820.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 035
Bibliographie
  • SARL Métropolis, atelier d'urbanisme / Fabien Charlot, paysagiste DPLG. Bayon-sur-Gironde, Plan local d'urbanisme - rapport de présentation, 2007-2012.

  • BOYRIES Pierre, LATRY Guy. Hier dans le blayais, 1900-1920. Bourg-sur-Gironde : Syndicat d´initiative de Bourg-sur-Gironde, 1980.

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1845, 1850 , p. 197.

    p. 263
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 315
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 399
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

    p. 538
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 586
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 813
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

  • GINESTET Bernard. Côtes de Bourg. Paris : Nathan, 1984. (Le Grand Bernard des vins de France).

  • LARRIEU Bernard (Dir), DUCLOT Jean François (Dir). Léo Drouyn, les albums de dessins. Léo Drouyn en Haute-Gironde

    Archives départementales de la Gironde : BIB MF 977 (12)
Périodiques
  • COTTEN Alain. "Le troglodytisme en Blayais". La chronique du fleuve par le Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde, chronique mensuelle publiée dans l'hebdomadaire Haute-Gironde, 14 décembre 2007.

    estuairegironde.net/doc/docu/chronique07b.pdf

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire