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Présentation de l'opération d'inventaire de la commune de Monpazier

Dossier IA24003001 réalisé en 2011

Fiche

L’opération d’Inventaire du patrimoine culturel mené sur le territoire de la commune de Monpazier a débuté en décembre 2011 et s’est achevée en décembre 2014. Elle est née du partenariat établi entre la Région Aquitaine et la commune de Monpazier et a été conduite sur place par un chargé de mission accompagné dans son travail par les chercheurs du service régional du patrimoine et de l’Inventaire. Cette opération d’inventaire a par ailleurs été inscrite dans un travail plus large de valorisation du patrimoine bâti et de sensibilisation de la population à la conservation de celui-ci, en lien avec les services de l’Etat ; elle a, dans cette optique, accompagné et conforté la mise en place à Monpazier d’un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, appelé le Bastideum, qui a ouvert ses portes au public en juillet 2013.

Pour cette opération d’inventaire, les enquêtes de terrain assorties de sondages dans plusieurs dépôts d’archives de la région (ville de Bergerac, départements de la Dordogne et de la Gironde notamment) ont permis de préciser la teneur et l’évolution du peuplement de la bastide depuis sa fondation en 1284 jusqu’au milieu du 20e siècle. Ont notamment été mis en lumière :

  • La part et l’intérêt du patrimoine bâti médiéval et Renaissance dans la bastide intra-muros ;
  • Le rapport étroit entre certains édifices et le système défensif médiéval de la bastide, et son impact sur le lotissement régulier ;
  • Le bâti domestique à la fin de l’époque moderne, illustré par des maisons remarquables par leur architecture et par la qualité de leurs menuiseries.
Aires d'études Monpazier (commune)
Adresse Commune : Monpazier

Annexes

  • Cahier des clauses scientifiques et techniques de l'opération d'inventaire menée dans la commune de Monpazier.

    Cahier des clauses scientifiques et techniques

    Opération d'inventaire menée dans la commune de Monpazier

    Ce cahier des clauses scientifiques et techniques présente la mise en place d’une opération d’inventaire du Patrimoine culturel sur la commune de Monpazier. Sont successivement abordés : le contexte de l’opération, l’étendue des enjeux que l’Inventaire représente et la méthode adoptée pour sa conduite.

    Contexte de l’opération

    Spécificités de l’aire d’étude

    De sa fondation en 1284, à l’initiative du roi d’Angleterre Édouard Ier et du seigneur de Biron, Monpazier conserve presque intact un parcellaire planifié remarquablement régulier ; cela valut à la bastide d’être souvent considérée, depuis sa « redécouverte » au XIXe siècle, comme le modèle idéal de ce type de ville nouvelle du Moyen Âge. Outre cet urbanisme particulier, de nombreux édifices – parmi lesquels trente-deux sont classés ou inscrits au titre des Monuments Historiques – présentent des vestiges permettant de retracer l’évolution des cadres de vie et des manières d’habiter dans la bastide du Moyen Âge au milieu du XXe siècle.

    Les limites de l’aire d’étude retenues pour l’opération d’inventaire sont celles de la commune ; cela représente une petite surface de 53 hectares (0.53 km²), presque réduite à la seule bastide et peuplée de 539 habitants (pour 368 logements recensés par l’Insee). Monpazier est néanmoins chef-lieu d’un canton de treize communes, qui regroupe presque 2300 habitants dans un territoire de 145 km² situé à l’extrême sud de l’arrondissement de Bergerac. Dans les limites de la commune, l’occupation du sol est répartie de manière très inégale : les constructions sont concentrées sur un promontoire que des dépressions bordent à l’est, au sud et à l’ouest. Le bâti le plus dense se trouve dans la bastide intra-muros, même si les terrains constructibles situés dans la zone nord de la commune (dite « douelle ») ont été peuplés récemment. L’examen du plan cadastral de 1845 souligne le contraste très fort existant entre la bastide et ses abords, puisque seuls quelques édifices parsèment la campagne alentour. L’essentiel du patrimoine bâti à recenser et à étudier se trouve donc en contexte urbain, dans la bastide proprement dite, qui présente une superficie restreinte d’environ 0.23 km². Un examen superficiel des constructions laisse entrevoir un riche potentiel d’étude, tant les édifices actuels conservent encore, de manière très lisible, des structurations et aménagements domestiques du Moyen Âge et de l’époque moderne. Cette fossilisation de dispositions architecturales anciennes est maintenue aujourd’hui encore par une réglementation très complète, qui protège chaque édifice et encadre leur restauration.

    Cette réglementation fut mise en place progressivement : l’église Saint-Dominique est classée au titre des monuments historiques depuis 1862 ; plusieurs maisons bordant la place des Cornières sont ensuite classées ou inscrites en 1904, les portes de ville sont protégées en 1936 et un dernier lot d’édifice est inscrit dans les années en 1962. à partir des années 1990, une réglementation de plus grande envergure est mise en œuvre, à travers la création d’un Secteur Sauvegardé : décrété en 1990 mais finalisé en 2002, celui-ci confère à toute la bastide intra-muros une protection globale et homogène, pour maintenir la cohérence de l’ensemble de l’espace urbain. Une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager épouse les contours de ce secteur sauvegardé et protège les abords directs de la bastide. Cette politique de protection du patrimoine bâti, que la création du Secteur sauvegardé et de la zzpaup parachève, a été accompagnée dans les années 1990 d’une restauration ambitieuse des espaces publics de la bastide.

    Protection/valorisation/étude : l’apport de l’Inventaire

    Cet intérêt intrinsèque de l’architecture de la bastide et les enjeux patrimoniaux qui en découlent n’ont, jusqu’alors, jamais véritablement fait l’objet d’une politique de mise en valeur adaptée. Cette politique est depuis peu en cours de définition et articulée autour de deux idées fortes : il s’agit, d’une part, de développer une offre culturelle présentant au public (local ou « étranger ») l’histoire, l’évolution et l’intérêt de la bastide. D’autre part, une attention particulière doit être portée aux habitants de Monpazier auprès de qui il est important de faire un travail de collecte de mémoire mais aussi d’information et de médiation patrimoniale, de manière à clarifier les enjeux de la préservation de cet espace architectural/urbain qu’est la bastide. Ces objectifs dévolus à la mission inventaire devront trouver une concrétisation dans le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine, en cours de conception.

    L’Inventaire du Patrimoine doit être vis-à-vis de ces deux principes, à la fois un moteur et une interface. « Moteur » car il a vocation à recenser de manière systématique le patrimoine de la commune et à l’étudier pour produire des analyses globales, thématiques ou monographiques des édifices, basées sur une expertise scientifique (historique, architecturale, artistiques). Cet inventaire va donc, en complétant les études déjà disponibles, fournir une base de connaissances indispensable pour toute entreprise de valorisation. « Interface » car l’Inventaire doit trouver dans ce contexte un potentiel opérationnel : outre la mise en valeur du patrimoine au travers d’expositions ou de publications, la base de données pourra être exploitée pour centraliser les études (scientifiques, techniques, etc.) relatives à un édifice. Chaque dossier électronique doit être également un outil d’accompagnement du public, non seulement pour retranscrire l’intérêt historique et architectural d’une construction, mais aussi des éléments plus techniques liés à des campagnes de restauration par exemple. L’Inventaire apparaît donc ici autant comme un outil de gestion patrimoniale que comme un instrument de valorisation touristique.

    L’inventaire du Patrimoine : diagnostic, enjeux, méthode

    Diagnostic préliminaire

    Le premier examen des constructions de la commune, doublé d’un survol des sources disponibles en archives, a permis de mieux cibler le type de patrimoine conservé et par là même de préciser les enjeux scientifiques de cette mission d’inventaire. L’architecture domestique est le principal « gisement patrimonial » disponible : l’essentiel des édifices antérieurs à 1950 sont en effet des maisons, intégrant souvent des espaces dédiés à la pratique d’un artisanat/commerce en plus d’une unité d’habitation. S’ajoutent à cela quelques édifices liés à la fortification de la bastide ainsi qu’aux activités cultuelles, conventuelles et publiques. Quelques constructions entièrement dédiées au stockage de denrées ou de matériels dans la bastide intra-muros, sont le reflet d’activités agricoles aujourd’hui disparues du territoire de la commune (aucune ferme n’est répertoriée). Les activités proto-industrielles, bien que faiblement représentées, existent néanmoins : un moulin et une tannerie, figurant sur le plan cadastral de 1845, sont encore conservés. L’absence d’édifices à vocation agricole ou industrielle dans la commune est due au découpage administratif qui n’a laissé à Monpazier que peu de terres en périphérie de la bastide, soit une infime partie du « détroit » dont elle était initialement le centre.

    Au vu du patrimoine conservé, c’est évidemment la bastide intra-muros qui offre le plus de perspectives de recherches. Celui-ci a fait l’objet de plusieurs travaux scientifiques ou érudits depuis la deuxième moitié du 19e siècle : Viollet-le-Duc, Félix de Verneilh ou encore Camille Enlart se sont très tôt intéressés à l’urbanisme de Monpazier et par extension à l’architecture des maisons jugées médiévales ; s’ils ont permis de documenter des édifices désormais remaniés, leurs analyses tendent à des reconstitutions parfois caricaturales. Plusieurs articles extraits du bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord fournissent des études historiques, portant plus volontiers sur l’église Saint-Dominique et le chapitre de chanoines qu’elle a hébergé. Au milieu du 20e siècle, le docteur L’Honneur a tenté une synthèse présentant des observations relatives à des aménagements intérieurs ou des restaurations de maisons. A partir des années 1980, le Groupe Archéologique de Monpazier a édité un bulletin annuel retraçant ses investigations ; quelques unes concernent le patrimoine bâti (fortifications, maison du chapitre), mais la plupart affecte souvent une démarche plus historique qu’archéologique et ne concerne qu’indirectement les édifices. Les importants travaux engagés sur les espaces publics de la bastide dans les années 1990 ont donné lieu à des interventions archéologiques riches d’apports concernant les fortifications, la place des Cornières et les environs de l’église Saint-Dominique. Les sondages réalisés dans les rues et dans la zone sud-est de la bastide ont été en revanche plus décevants. C’est sans doute pour l’église Saint-Dominique que la matière est la plus abondante : on dispose de plans, établis lors des restaurations, mais aussi d’études architecturales réalisées par J.-C. Lasserre puis Michèle Pradalier. De son côté, Pierre Garrigou-Grandchamp a mené un pré-inventaire des maisons médiévales de la bastide, qui l’a conduit à établir une première cartographie des vestiges et un rapport prometteur sur le potentiel archéologique de Monpazier. Parallèlement, les architectes responsables de l’élaboration du Secteur Sauvegardé ont réalisé un diagnostic patrimonial, à des fins de protection et restauration des édifices intra-muros ; cette matière est retranscrite sous formes de fiches individuelles conservées au STAP.

    Du côté des sources écrites ou graphiques, en plus des quelques documents médiévaux désormais biens connus, la matière est abondante : les archives départementales de la Dordogne conservent des documents de l’administration publique intéressant la vie communautaire aux 19e et 20e siècles. Pour les périodes antérieures on dispose d’importants fonds notariaux, potentiellement riches en ce qui concerne l’architecture domestique (legs, inventaire, etc.), mais dont le dépouillement demanderait un temps considérable et ne pourrait être envisagé que par sondage. On dispose par ailleurs de plusieurs gravures du 19e siècle concernant des édifices de Monpazier et d’une grande quantité de photographies anciennes collectée par la mairie auprès des habitants. Enfin, le plan cadastral de 1845 et les matrices qui lui sont associées constituent une base de départ importante, même si pour le bâti intra-muros proprement dit aucun changement notable n’est intervenu entre le milieu du 19e siècle et aujourd’hui.

    Enjeux scientifiques

    L’existence de cette documentation, somme toute assez importante, est loin de fermer toutes les perspectives de recherches ; si certains édifices ont été étudiés de manière assez détaillée (l’église Saint Dominique, les fortifications), l’inventaire du patrimoine présente encore des enjeux importants, notamment pour ce qui concerne l’architecture domestique.

    L’étude des vestiges médiévaux déjà repérés reste en grande partie à faire… et d’autres sont sans doute à découvrir au vu de l’organisation de certains intérieurs, largement remaniés mais au sein desquels restent lisibles, en négatif, des dispositions médiévales. Dans ces maisons, il serait intéressant d’étudier les aménagements immobiliers (cheminées, éviers, latrines, etc.) mais aussi plus généralement la structuration de l’édifice (occupation de la parcelle, répartition des espaces et distribution, rapport à l’espace public). La mise en place d’un Système d’Information Géographique repérant ces maisons permettrait par ailleurs de mieux envisager l’emprise de la ville médiévale, aujourd’hui souvent assimilée à celle de l’enceinte même si le lotissement intra-muros a pu connaitre une densité non homogène. Autre exemple d’enjeu : l’époque moderne. Pour celle-ci, tout (ou presque) reste à faire ! L’architecture domestique du 16e au 18e siècle est souvent admise comme un simple prolongement de l’époque médiévale, dont l’évolution ne serait que « cosmétique ». Si la maison moderne apparaît enserrée dans les « règles d’urbanismes » mises en place dès la fin du 13e siècle, quelques visites d’intérieurs suggèrent une perméabilité du parcellaire primitif très importante : il conviendrait d’étudier davantage les fusions (ou fractions) d’édifices… En bref, la recomposition progressive et discrète, mais potentiellement profonde, du paysage urbain médiéval à l’époque moderne. Là aussi, l’étude de la structuration des édifices et des aménagements immobiliers doit permettre d’aborder les conditions d’existence et les manières d’habiter dans la bastide. A terme, ces sources matérielles trouveraient sans doute d’intéressants compléments dans les fonds notariaux déjà cités (cf. supra).

    S’il est souvent considéré que Monpazier n’a fait que décliner depuis la fin du 18e siècle, les 19e et 20e siècles présentent néanmoins un intéressant potentiel : l’architecture domestique n’est pas en reste par rapport aux périodes précédentes et les constructions documentent plus complètement les activités de la population (en ville et en campagne) ; enfin, l’exploitation des sources d’archives est aisée et les « témoignages vivants » riches d’enseignement.

    Méthode mise en œuvre

    Pour toutes ces perspectives, la méthode et les outils de l’Inventaire s’avèrent particulièrement adaptés, même si le contexte urbain de l’étude n’est pas sans poser des contraintes pratiques (accès à différentes propriétés constituant un même édifice, accès à des parties dangereuses de la construction, etc.) et méthodologiques (cf. infra).

    L’inventaire systématique des constructions de la commune doit permettre un recensement des vestiges le plus exhaustif possible. Si un simple repérage pourra suffire pour certains édifices, une analyse plus détaillée devra être engagée pour des bâtiments présentant un intérêt particulier. Ces investigations pourront aller jusqu’au relevé de structure : levé de plan, détail de maçonnerie ou d’éléments immobiliers. Cela permettra de constituer des dossiers individuels complets et précis, voire d’enregistrer de manière optimale des éléments voués à être occultés ou mis au jour lors de travaux. Il n’est en revanche pas envisagé de procéder à des d’analyse plus fines des maçonneries : les prélèvements de mortiers ou d’enduits par exemple, qui nécessitent un matériel adéquat et un temps d’étude important, utiles dans le cadre d’une étude monographique d’archéologie du bâti, ne se justifient pas dans ce cadre précis. En revanche, si la visite d’un édifice devait révéler l’existence de pièces de bois potentiellement intéressantes, le recours à des analyses dendrochronologiques pourrait être envisagé avec le concours du Service Régional du Patrimoine et de l’inventaire (SRPI).

    L’enregistrement sur le terrain est réalisé au moyen de fiches synthétiques permettant d’indexer rapidement des informations relatives à l’identification, l’histoire, l’architecture (matériaux, structures) des édifices. Une couverture photographique la plus complète possible est également réalisée. En fonction de l’intérêt des vestiges et de leur possible valorisation (publication et autre), l’intervention de photographes professionnels du SRPI sera sollicitée.

    Quel que soit le degré de précision des investigations, se pose le problème du choix d’une unité de recensement dans un espace urbain densément bâti, au parcellaire en apparence rationnel et régulier mais en fait largement fragmenté. Aussi lisible soit-il, le parcellaire médiéval n’est pas une base de recensement objective : l’utiliser dans le cadre d’un inventaire systématique induirait une lecture faussée, conditionnée par l’origine prétendument médiévale des constructions. Partir de « l’édifice » tel qu’il se présente actuellement semble plus indiqué : cela permet d’envisager non seulement le parti architectural de départ, mais aussi d’apprécier l’évolution de la construction sur le long terme. Toutefois, cette approche ne doit surtout pas être restrictive : s’il est important de considérer l’édifice comme une unité de recensement cohérente, il faut envisager et souligner dans l’inventaire les liens structurels et fonctionnels existants avec des bâtiments voisins. D’un point de vue méthodologique, cette logique d’analyse peut-être délicate à retranscrire : en effet, la compréhension de l’évolution d’un édifice suppose parfois la prise en compte d’un grand nombre de propriétés différentes et le croisement de plusieurs dossiers individuels. Le recensement a débuté autour de la place des Cornières, soit au plus près des vestiges apparemment les plus remarquables ; il s’étend progressivement à la périphérie, même si les conditions de résidence dans la bastide imposent une grande flexibilité : résidences vacantes, principales, secondaires, commerces estivaux, obligent bien souvent à traiter un édifice en plusieurs fois pour en comprendre la globalité. Par ailleurs, le planning de l’inventaire est articulé autour des visites régulières de l’Architecte des Bâtiments de France à Monpazier : cela permet de programmer rapidement des visites d’édifices pour lesquels des autorisations de travaux sont en passe d’être délivrées.

    L’intégration de ces résultats dans le logiciel de base de données CINDOC, selon les normes édictées par l’Inventaire, assurera la constitution d’une documentation harmonisée, facilitant les rapprochements et comparaisons entre édifices. La constitution d’une base photographique à partir de clichés actuels des édifices, mais aussi plus largement de documents graphiques de toute sorte (vues anciennes, relevés, etc.) complète les notices « Mérimée ». Il serait utile d’établir en parallèle de la base un Système d’Information Géographique, pour faciliter l’édition de cartographies thématiques ou chronologiques et mieux retracer l’évolution de l’emprise des édifices et de l’espace urbain. La migration annoncée vers l’outil de dossier électronique « Gertrude » permettra, en plus de faciliter l’indexation des données, de coupler chaque dossier électronique à un système de géolocalisation intégré. En plus des dossiers individuels, des dossiers collectifs (notamment un dossier collectif « Maisons ») et des dossiers d’ensemble (agglomération, place…) pourront être créés : ils faciliteront l’étude typochronologique des édifices ou des détails architecturaux.

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    Cette opération d’inventaire a assurément un rôle important à jouer, en complément de l’ambitieuse et nécessaire politique de valorisation et de protection du patrimoine développée actuellement sur le territoire de la commune. Plus qu’un simple recensement, il fournira une lecture historique, archéologique et artistique des constructions, encore insuffisante à l’échelle de la commune et qui viendra nécessairement enrichir les diagnostics aujourd’hui souvent produits de manière décontextualisée, à des seules fins de protection et de conservation des édifices. L’Inventaire doit donc constituer, plus encore à Monpazier qu’ailleurs, un outil documentaire polyvalent, pour l’étude, la préservation et la valorisation du Patrimoine.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Quost Baptiste