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Presbytère

Dossier IA33005608 inclus dans Ville réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations presbytère
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Adresse : place Gabriel-Gachet
Cadastre : 2012 AW 25 ; 1825 D1 96 à 100

En 1730, des habitants de Pauillac se plaignent de leur curé, le sieur Montauroy, qui a leur a prélevé des sommes afin de construire la maison presbytérale. De cette construction, il ne reste sans doute rien.

En 1790, le curé Mercier mentionne comme bénéfice les "Maison, cuvier, chay, grange, grenier à foin, écurie, fournière, append, cour servant les dits bâtiments à son logement et à l'exploitation (…), un jardin et un petit parc (…), la majeure partie desquels bâtiments le dit sieur déclarant a fait construire à neuf et fait reconstruire les années 1784, 1786 et 1787". En 1793, le curé Delaunay fait état de la vétusté des "vieux bâtiments qui forment le corps de la maison curiale" : est également mentionnée "la partie nord du bâtiment neuf de la dite cure". En 1794, suite à la nationalisation des biens du clergé, la municipalité s'installe dans la maison curiale. La maison curiale semble être reconstruite en 1799. Le curé demeure installé dans une partie du bâtiment et cohabite avec l'administration municipale, la justice de paix, la gendarmerie, la halle et l'école communale. En 1817, la mairie et la justice de paix sont transférées dans une maison particulière, rue Saint-Martin.

En 1825-1826, des réparations urgentes sont réclamées (planchers, fenêtres). En 1829, la commune prévoit l'installation d'un marché dans les dépendances du presbytère. Il est alors indiqué que "la commune achèverait de bâtir la façade de la maison curiale qui regarde la rivière". En 1830, le marché semble être installé puisqu'on décide "d'élever un mur de séparation entre la maison presbytérale et ses dépendances de la nouvelle place aux foires et marché". Le conseil municipal s'engage à faire bâtir l'aile gauche de la maison presbytérale. Toutefois, le curé semble s'être opposé à l'utilisation des bâtiments de dépendance, dont la propriété pose question en 1839.

En 1837, de nouvelles réparations au presbytère sont demandées : des devis suivent en 1838. Au mois de novembre de la même année, les registres de délibération indiquent que la "toiture de l'ancienne cure [est] tombée avec fracas et [les] murs de ce vieux édifice menacent ruine". La démolition de la "vieille cure" est alors demandée tandis que des réparations doivent être effectuées dans la partie appelée "nouvelle cure".

En 1839, le presbytère est transféré dans le local occupé par la mairie ; des travaux sont alors nécessaires pour y loger le curé et les deux vicaires. Des plans sont dressés pour ces aménagements par Bernard. Il représente la façade avec son fronton, telle qu'elle a été élevée à la fin du 18e siècle. Les travaux prévus ont-ils été réalisés ? Probablement pas : en 1863, il est indiqué que le presbytère n'a jamais été terminé et que la partie habitée a besoin de beaucoup de réparations.

Des plans et devis sont alors dressés par M. Labbé en mai 1863. Ces travaux de construction et d'agrandissement sont engagés et il semble alors indispensable de reconstruire l'aile nord afin de d'achever enfin ce bâtiment communal : de nouveaux plans et devis sont fournis en août 1863. La réception définitive des travaux a lieu le 1er février 1865.

En 1867-1868, les abords du bâtiments sont modifiés ; le jardin est amputé par le percement d'une rue et la terrasse est modifiée.

Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment est utilisé comme hôpital auxiliaire.

En 1939 est évoquée la possibilité d'utiliser l'ancien presbytère comme salle de spectacle : finalement le bâtiment est mis à disposition des sociétés locales et devient "foyer communal". La plaque sur la façade indique d'ailleurs que le bâtiment abrite la Salle de musique Alcide Castillon (1884-1950).

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle, 3e quart 19e siècle
Dates 1863, daté par source
Auteur(s) Auteur : Labbé Pierre-Auguste,
Pierre-Auguste Labbé (1825 - 1881)

Architecte du département de la Gironde à partir de 1855. Il eut 4 fils et une fille. Deux de ses fils sont également architectes : Jean-Louis, né en 1847, et Pierre-Albert, né en 1848.


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architecte, attribution par source

Le corps de bâtiment principal présente une façade de 7 travées, donnant à l'est. Les trois travées centrales forment un léger avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. Les trois portes en plein-cintre du rez-de-chaussée sont encadrées de pilastres de type dorique. A l'étage, les fenêtres de l'avant-corps sont en arc segmentaire avec une encadrement mouluré à crossettes.

Au sud, la façade latérale est composée de trois travées. Le bâtiment est prolongé par une autre construction, qui abritait l'ancien presbytère et ses dépendances et qui fait aujourd'hui office de poste.

Au nord, la façade latérale est également composée de trois travées. L'aile nord y est greffée formant décrochement.

Les façades ouest témoignent des modifications multiples subies par le bâtiment au cours des siècles, avec de nombreuses baies condamnées.

La distribution intérieure a également été largement remaniée. Un escalier à deux volées (dont l'une est condamnée) constitue peut-être un vestige de la construction de la fin du 18e siècle.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier symétrique, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations raisin, palme, feuillage
Précision représentations

L'oculus du fronton est orné de feuillage et de raisin. Il repose sur deux palmes.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Documentation sur le presbytère de Pauillac

    AD Gironde, C 935, Extrait de l'acte de libération prise par 34 habitants de la paroisse de Pauillac, 24 septembre 1730.

    Se plaignent de ce que le sieur Montauroy, leur précédent curé, fit de son autorité un rolle d'imposition pour faire contribuer tous les paroissiens sous prétexte de bâtir la maison presbitérale et demandent qu'il rende compte des sommes qu'il a reçues de chaque particulier qui excèdent considérablement la dépense de la bâtisse qui a été faite, ledit sieur curé s'étant servi de la pierre nécessaire et d'une grosse partie du bois de construction qu'il a trouvé dans le cimetière, chaque habitant ayant fourni outre l'argent levé, des manœuvres et des charrois ; état des sommes que chaque habitant a dit avoir payé au sieur Montauroy ; Le sindic a assuré que presque tous les habitants, autres que les dénommés cy dessus lui ont dit avoir été forcés par menaces et autres voyes prohibées à donner de l'argent ainsi que la plupart le justifieront par des reçus qu'ils ont ; demandent pareillement les habitants que le sieur Montauroy rende compte de revenus de la fabrique qu'il a retirés de marguillier depuis le 17 novembre 1715 jusqu'au 29 février 1730.

    AD Gironde, C 935, Lettre au garde des sceaux concernant la plainte adressée par M. Brassier, conseiller au parlement et une trentaine d'habitants de la paroisse de Pauillac contre le sieur Montorry, curé de cette paroisse, 30 novembre 1730.

    Le curé a de son autorité fait contribuer les paroissiens aux réparations et augmentations de la maison presbytérale ; a touché des sommes considérables et s'est servi des pierres et de bois de construction qu'il a trouvé dans le cimetière ; plainte infondée, transaction entre le curé et les paroissiens passée le 30 juin 1715 ; plainte également concernant les comptes de fabrique.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1790-1793, Déclaration du curé Mercier concernant son bénéfice, 21 février 1790.

    Maison, cuvier, chay, grange, grenier à foin, écurie, fournière, append, cour servant les dits bâtiments à son logement et à l'exploitation (…), un jardin et un petit parc (…), la majeure partie desquels bâtiments le dit sieur déclarant a fait construire à neuf et fait reconstruire les années 1784, 1786 et 1787 ; rente annuelle et indemnité versées au seigneur de Lafite ; écurie et grange léguées par le sieur Montauroy, curé décédé ; paroisse composée de 2200 habitants.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Démission du curé Delaunay ; état de la cure, 27 juin 1793.

    Tous les vieux bâtiments dépendant de la cure et qui sont au levant de la cour curiale et y comprenant l'apent, l'écurie, la grange, chay, fournière et autres bâtiments attenant et de faire séparer la dite cour avec un mur (?) qui prendra au coin du dit appent sur couchant allant en ligne directe au coin du mur du nord de la fournière ; les vieux bâtiments qui forment le corps de la maison curiale nécessitent une dépense journalière et considérable en raison de leur vétusté ; le conseil municipal proposera au nouveau curé de se charger de la démolition des dits bâtiments pour employer les dits matériaux à faire achever en tout ou partie la partie du nord du bâtiment neuf de la dite cure pour éviter que ce qui est fait ne chute ou ne se dégrade.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1791-1796, Projet de pétition du maire pour que la maison curiale puisse servir de maison commune (suite à la nationalisation des biens du clergé), 21 pluviose an 2 (9 février 1794).

    Installation de la municipalité dans la maison curiale (19 ventôse an 2).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Construction de la maison curiale, 25 floréal an 7 (14 mai 1799).

    Mention de deux tas de pierre provenant de quelques vieux décombres qui remontent au temps que le ci-devant curé Mercier fit bâtir la maison curiale.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1799-1822, Maison appartenant au curé Mercier, 11 prairial an 9 (31 mai 1801).

    Une chambre basse ayant une petite cour sur le derrière et à la suite une bâtisse neuve ouverte par bas (?) avec grenier au-dessus, le tout appartenant et provenant de Nicolas Mercier, prêtre, situé dans le bourg, rue Saint-Martin, confrontant du levant au portail d'entrée de l'ancienne maison curiale, du couchant partie de la maison du nommé Aujean (?) cordonnier, partie au chay de la maison curiale, du midi à la rue St Martin et du nord au cuvier de la dite maison curiale, mur mitoyen entre deux.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du lieutenant de la gendarmerie nationale au préfet de Gironde, 22 messidor an 12 (11 juillet 1804).

    Maison presbytérale de la commune occupée en partie depuis quelques années par la brigade de gendarmerie : cette maison est composée de cinq chambres au rez-de-chaussée, trois sont occupées par le curé, deux par le juge de paix et l'autre par la municipalité, au premier il y en a onze dont quatre sont occupées par le curé, et les sept autres par les gendarmes. Des sept occupées par les gendarmes, il y en a deux sans cheminée, une de celle qui en a feu, sert de magasin à avoine. En général elles sont très petites et n'ont point la grandeur voulue par la loi. Entre le logement du brigadier et celui des gendarmes il y a un galetas qui n'est pas fermé, dans lequel on pourrait construire deux chambres à feu pour le logement de deux gendarmes (...). A la dite maison, il y a un corps de bâtiment qui dépend qui ferme la partie gauche de la cour qui est composée d'un cuvier et sur le derrière du dit cuvier il y a un chay au dessus se trouve un magasin à foin qui est occupé par les fourrages de la brigade. Dans le cuvier, il serait nécessaire d'y pratiquer un escalier aux deux extrémités pour que les gendarmes puissent aller dans leur logement et l'autre pour communiquer au grenier à foin. Trente deux pieds du dit chay seraient nécessaires pour y faire une écurie pour huit chevaux. Dans l'intérieur de la maison, il y a une petite cour dans laquelle il existe un petit bâtiment en partie écroulé où l'on pourrait y construire une prison qui communiquerait au logement de la gendarmerie par le moyen d'un escalier (...). En entrant dans la cour à droite il y a une petite écurie qui appartient à l'hospice et qui est dans le plus mauvais état et qui est occupée par les chevaux de la gendarmerie (...). A gauche de la dite cour, il y a une partie de bâtiment qui est jointe au cuvier qui appartient à M. Mercier, ci-devant curé de cette commune par où les gendarmes communiquent dans leur grenier au foin et dont cette faculté peut leur être interdire au premier moment.

    AD Gironde, 2 O 2623, Fragment d'une lettre du sous-préfet écrite à M. le curé de Pauillac à Lesparre, 18 mars 1806, sur l'occupation du bâtiment par la brigade de gendarmerie et l'espace laissé au curé.

    AD Gironde, 4 N 192, Rapport sur les gendarmes de la Brigade de Pauillac qui sont logés dans le presbytère ainsi que le curé ; la mairie est établie dans le même bâtiment et le juge de paix y tient ses audiences, septembre 1807.

    Description du local ; devis des ouvrages à faire aux casernes de Pauillac ; moyens proposés pour établir commodément la gendarmerie.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Réparations à faire de la chambre de M. le vicaire dont le plancher menace ruine, qui est glaciale, les fermetures étant toutes en mauvais état et la fenêtre donnant à l'ouest, entièrement pourrie, 4 décembre 1825.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Réparation urgente à effectuer au plancher du salon du presbytère, 10 juillet 1826.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Lettre du maire au curé concernant l'installation d'un marché, 4 novembre 1829.

    L'ancien cuvier, la cour, les bâtiments qui font face au cuvier et la petite charmille seraient transformés en marché ; le cuvier et le chai serviraient de halle et de magasin ; une halle semblable et parallèle serait établie dans la charmille ; pour séparer entièrement le presbytère du marché un mur bien construit serait bâti en ligne droite depuis l'angle nord de la mairie jusqu'à la jonction avec le mur ouest de l'ancien chai ; par ce moyen une cour de 36 pieds de profondeur se trouverait établi devant la façade de la maison curiale qui regarde l'église ; un chai de 54 pieds de long sur 20 de large resterait pour l'usage du curé ; l'écurie actuelle serait conservée. La commune achèverait de bâtir la façade de la maison curiale qui regarde la rivière et consentirait en outre une rente annuelle et perpétuelle de 500 francs en faveur des pauvres de la paroisse ; pour ne pas priver M. le curé de tout ombrage, la commune ferait planter des arbres ou une charmille au nord et au sud dans le jardin de la cure et jusqu'à ce que les arbres eussent pris un certain accroissement, les 2/3 de l'espace occupé par les tilleuls resteraient à son usage ; réalisation par M. Richard ingénieur géomètre un plan de place de marché ; les halles seraient de 23 mètres de longueur sur 11 mètres de largeur, qu'il y aurait un magasin à l'ouest de la halle, une grande place au marché de 38 m de largeur sur 23 de longueur.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Décision d'élever un mur de séparation entre la maison presbytérale et ses dépendances de la nouvelle place aux foires et marché, 10 janvier 1830.

    Le conseil municipal fera bâtir l'aile gauche de la maison presbytérale.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Prise de possession du chai et du cuvier de la cure, 9 mai 1836.

    La commune possède un vaste local connu sous la dénomination du cuvier et chai de la cure, dont elle ne tire aucun revenu depuis longtemps, par suite de ce que M. le curé Murat auquel on en avait laissé les clés en avait disposé en faveur de diverses personnes ; ce local pouvant être utilisé d'une manière quelconque, soit que l'on veuille en faire une halle, soit qu'on y transporte le siège de la mairie après qu'on y aurait fait les réparations convenables, il importe de faire cesser les abus qui se sont introduits dans cette jouissance et la faire rentrer sous l'administration de la municipalité.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du maire au préfet, 13 juin 1836.

    Différend entre le curé et la mairie au sujet de la propriété du cuvier et du chai du presbytère.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Souscription ouverte pour réparations à faire au presbytère de Pauillac, 19 février 1837.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du préfet à l'archevêque de Bordeaux au sujet de certains travaux exécutés en 1835 dans le presbytère, 2 octobre 1837.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Devis adressés au maire par le président de la fabrique pour réparations à exécuter au presbytère, 4 février 1838.

    AD Gironde, 2 O 2623, Extrait du registre de délibérations du conseil municipal, 11 février 1838.

    Rapport de la commission pour savoir si la rue St Martin convenait pour l'établissement du marché et si la cour, le cuvier et le cellier et une partie du jardin qui dépend du presbytère pouvait en être détaché : avis favorable.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Toiture de l'ancienne cure tombée avec fracas et murs de ce vieux édifice menacent ruine, 18 novembre 1838.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Constructions et réparations demandées par la fabrique, 24 novembre 1838.

    Demande de démolition de la vieille cure, construction des murs de séparation entre les terrains acquis par la ville et ceux jouis (?) par M. le curé, peinture à faire refaire aux portes, fenêtres et contrevents de la partie appelée Nouvelle cure ; nécessité de faire enlever les débris provenant de la chute d'une partie de la charpente de la vieille cure et de faire démolir le mur ouest de cette même partie miné par le salpêtre et qui menace ruine.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du curé de St Pierre à l'archevêque, 24 mars 1839.

    Pourvu de cette cure en 1779, M. l'abbé Mercier ne tarda pas à justifier les hautes espérances que sa nomination avait fait naître et digne émule de l'archiprêtre de St Estèphe, l'une des gloires de votre clergé, il destina comme lui les revenus de son riche patrimoine et les produits de son bénéfice à doter sa paroisse d'une église et d'une maison presbytérale. Il n'est aucun habitant de Pauillac qui ne sache que M. Mercier avait acquis un local considérable pour l'emplacement de l'église qu'il se proposait d'élever ; qu'il avait fait venir à grands frais les plans et les dessins d'une des plus belles basiliques d'Espagne et que c'était sur ces mêmes plans que sa construction devait être édifiée ; que les devis étaient déjà dressés et qu'il touchait au moment de mettre la main à l'oeuvre lorsque la tourmente révolutionnaire l'obligea à fuir sa patrie et à chercher asile sur une terre étrangère. Pendant qu'il poursuivait avec activité ces préparatifs, une autre œuvre paroissiale, d'une moindre importance, il est vrai, mais non moins utile en elle-même, vint fixer son attention et fournir un nouvel aliment à son zèle. La ville de Pauillac était dépourvue de presbytère ; M. Mercier reconnaissant par sa propre expérience les nombreux inconvénients qui résultaient de cet état de choses, résolut d'y mettre un terme et de compléter les bâtiments nécessaires pour le culte divin. Les événements qui avaient neutralisé les projets de construction de l'église ne permirent pas non plus à M. Mercier de terminer le presbytère ; néanmoins cette maison, quoique inachevée, suffit pour faire apprécier la hauteur de vues, le goût et la libéralité de celui qui l'avait conçue ; elle contraste d'une manière frappante avec toutes les nouvelles constructions, plus ou moins mesquines, que l'insistance de vos deux illustres prédécesseurs a pu seule obtenir d'un grand nombre de communes ; elle donne une idée de la magnificence qu'aurait eu l'église. Sa position, en effet, le logement principal et ses dépendances, les cours, le jardin, tout la rendent digne de al paroisse la plus riche et la plus importante du diocèse. Cette maison dût subir le sort des autres presbytères du royaume : déclarée propriété nationale par les lois de 1791, 1792 et 1793, elle fut affectée à divers services pendant la durée de la révolution ; mais la providence ne permit pas qu'elle fut vendue (...). Le presbytère de Pauillac qui n'avait point échappé à la confiscation et qui était demeuré invendu fut mis à la disposition du curé. Toutefois, il ne sera pas hors de propos de faire observer que certaines dépendances de ce presbytère (le chai et le cuvier) ont été tour à tour occupés jusqu'en 1817par la commune et l'administration des domaines (...). le cimetière ayant été établi dans un terrain attenant au jardin presbytéral, le transfert des corps s'y effectue par un passage situé entre la terrasse et le jardin ; d'où résulte pour les paroissiens, la difficulté d'aller prier sur la tombe de leurs parents, et pour le curé, celle de clore et d'isoler son habitation (...). C'est seulement en 1836 que l'administration municipale a manifesté des prétentions sur la propriété du chai et du cuvier, prétentions qu'elle a étendues depuis au presbytère lui-même ; question de la propriété des dépendances du presbytère et du jardin pour installer la halle et la place du marché.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Adoption du rapport fait par M. le maire sur l'affaire relative au presbytère, 10 novembre 1839.

    Question de la propriété du presbytère ; M. Mercier curé en 1789 aurait acquis un local considérable destiné à la construction d'une église ; en fait le seul terrain qu'il ait acquis est celui qu'il a vendu le 15 janvier 1806 au sieur Gourmerand (?) tonnelier à Pauillac consiste en une vieille bâtisse située rue St Martin attenant au chai et cuvier dépendant du presbytère ; il avait acquis cette maison du sieur Simon Croizet charpentier par contrat du 9 mai 1784 ; il existait à l'époque de M. Mercier un presbytère avec des dépendances appartenant à la paroisse ; il fit réédifier une aile du presbytère et les immenses chai et cuvier nécessaire à l'exploitation des redevances en nature qu'il percevait dans la paroisse ; presbytère devient propriété de la commune en l'an 2 ; presbytère non aliéné et affecté par la loi du 18 germinal an 10 au service du culte et le 21 messidor an 11, M. Murat fut installé dans la patrie inoccupée par l'administration municipale, la justice de paix, la gendarmerie, la halle et l'école communale ; la commune est restée en possession de la partie non remise à la disposition du curé jusqu'en 1817, époque à laquelle la mairie et la justice de paix furent transférées dans une maison particulière ; quant au chai et au cuvier, la commune n'a jamais cessé d'en jouir, puisque depuis qu'on a momentanément cessé d'y tenir le marché, ils ont servi non seulement à y célébrer l'office divin mais encore à toutes les réunions électorales et communales et de la garde nationale et en ce moment même ils servent de lieu de dépôt aux armes et aux canons et caissons de la garde nationale ; la commune de Pauillac en achetant le 5 juin 1792 le terrain servant de cimetière actuel a acquis cet immeuble avec toutes les servitudes actives et passives et le passage qui sert aujourd'hui et qui a lieu dans la cour entre le jardin et la terrasse du presbytère est le même que celui qui a existé de tout temps ; en 1829, intention de la commune de faire construire une halle : achat au bureau de bienfaisance et à la fabrique des emplacements et bâtiments leur appartenant situés rue St Martin et joignant le jardin et la cour du presbytère ; acte du 31 décembre 1836 ; ces terrains n'étant pas d'une assez grande étendue pour construire une halle et servir d'emplacement au marché, demande de distraction du chai, du cuvier, de la cour, de l'écurie et d'une petite parcelle de jardin dépendant du presbytère pour avoir un emplacement assez vaste ; refus du curé.

    AD Gironde, 2 O 2623, Extrait du registre de délibérations du conseil municipal, 10 novembre 1839 : Recherches dans les différents titres et documents existant aux archives de la mairie.

    Rappel d'un terrain vendu par le curé Mercier le 15 janvier 1806 au sieur Gourmeron tonnelier à Pauillac, suivant acte retenu par Me Hazera (?) notaire à Bordeaux qui consiste en une vieille bâtisse située rue St Martin, attenant au chai et au cuvier dépendant du presbytère. M. Mercier possédait cette bâtisse pour l'avoir acquise du sieur Croiset charpentier à Pauillac par contrat du 9 mai 1784 devant Mondeguerre notaire. Cet immeuble qui n'avait qu'une contenance superficielle de 42 m ne pouvait être destiné à recevoir un édifice de l'importance d'une église aussi vaste que les plans et dessins indiqués (...). Il existait, à l'époque où M. Mercier desservant la paroisse de Pauillac, un presbytère dont une portion existe même encore avec des dépendances appartenant à la paroisse et dont l'importance n'était pas en rapport avec les immenses revenus que possédait M. Mercier tant de son patrimoine que du produit de son bénéfice ; aussi en employa-t-il une partie à réédifier une aile du presbytère et les immeubles et chais et cuvier nécessaires à l'exploitation des revenus en nature qu'il percevait dans la paroisse ; loi du 2 novembre 1789 : bien national ; loi du 18 germinal an 10 : presbytère non aliéné et affecté au service du culte ; 21 messidor an 11 : curé installé dans la partie non occupée par l'administration municipale, la justice de paix, le gendarmerie, la halle et l'école communale ; 1817 : mairie et justice de paix transférées dans une maison particulière ; chais et cuviers dont a joui la commune pour y tenir le marché, célébrer l'office divin, réunions électorales, dépôt aux armes et aux canons ; 5 juin 1792 achat par la commune du terrain servant de cimetière actuel : CM qui persiste dans sa demande de distraction du chai et du cuvier du presbytère.

    AD Gironde, 2 O 2623, Copie de délibération du conseil de fabrique, 4 décembre 1839.

    Délibération du conseil municipal de Pauillac du 11 février 1838 qui ne voit aucune opposition à ce que des bâtiments (cellier et cuvier) et terrains soient distraits du presbytère pour servir à l'établissement d'un marché. Mur de séparation à construire ; indication de l'état de dégradation complet du presbytère ; le curé propose de transférer le presbytère dans la maison occupée actuellement par la mairie. La commune pourra ainsi associer à la mairie le tribunal de la justice de paix et celui de la police et au besoin la gendarmerie, l'école primaire, des salles d'asile, les frères de l'école Chrétienne et autres établissements publics.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Transfert du presbytère dans le local occupé aujourd'hui par la mairie, 8 décembre 1839.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre de l'abbé Dusseaux à l'archevêque, 7 juin 1840 : Choix d'un presbytère convenable pour le curé en échange de celui que la fabrique de cette ville vient de céder à la commune.

    La maison commune actuelle contiguë au jardin de l'ancien presbytère fut choisie et reconnue suffisante pour le presbytère moyennant quelques réparations et agrandissement : 1) une porte d'entrée selon toute la grandeur du vide laissé par la construction primitive de l'édifice ; 2) rez-de-chaussée : à droite en entrant, salle à manger laquelle sera séparée par un demi-parpaing ou cloison, d'une chambre à deux couchettes pour les domestiques ; à gauche en entrant le petit salon actuel sera agrandi de l'espace nécessaire pour placer un lit dans une alcôve. Cet espace nouveau sera fermé par une boiserie mobile où par des portes qui feront disparaître pendant le jour le lit et les deux petits cabinets borgnes qui se trouveront à la tête et aux pieds du lit. Ce sera une chambre à ?? ; sur le derrière, même côté, même palier, la cuisine ; 3) en face de la porte d'entrée, à l'autre extrémité du corridor, on construira en dehors une cage d'escalier et un escalier en pierre dure pour le service des appartements des deux étages supérieurs. 4) 1er étage : à droite en entrant, par l'escalier projeté, une chambre à donner et agrandir d'environ 1m60 dans toute sa profondeur. La position variée des soliveaux du plafond du salon actuel détermine l'agrandissement ci-dessus ; en face de l'escalier, porte d'entrée du salon : à gauche en entrant, par l'escalier projeté se trouvent les deux pièces formant l'appartement du curé : chambre à coucher et cabinet de travail ; 5) 2e étage : il a été formellement reconnu que les appartements actuels étaient insuffisants : il fut question d'abord d'acheter une petite maison contiguë pour le logement des vicaires : bientôt cependant la commission convint à l'unanimité qu'il était plus convenable et peut-être bien moins dispendieux, d'exhausser d'environ 1m30 la charpente et le système de toiture et d'établir sur le devant les deux chambres des vicaires et sur le derrière d'un côté une lingerie, de l'autre une chambre de domestique : cette mesure fut donc arrêtée ; 6) on doit raser le mur en parpaing qui sépare la petite cour actuelle du jardin du presbytère ancien ; 7) à l'un des angles du jardin, il sera élevé une construction destinée à une écurie, grenier à foins, chai, fruiterie ; 8) la commune prendra sur le jardin dans toute sa longueur le terrain nécessaire à l'élargissement d'une rue projetée depuis longtemps.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Changements, réparations et améliorations à opérer dans le local de la mairie pour y transférer le presbytère, 5 juillet 1840.

    Pour y établir le presbytère et y loger M. le curé, 2 vicaires et 2 autres ecclésiastiques au besoin ; rdc : il sera fait une porte d'entrée sur la rue selon toute la grandeur du vide laissé par la construction primitive de l'édifice ; à droite en entrant, salle à manger laquelle sera séparée par un demi parpaing ou cloison d'une chambre à deux couchettes pour les domestiques ; il sera fait une fenêtre sur la rue au lieu de porte et placé un poêle, la porte sur le corridor sera à 2 vantaux ; à gauche en entrant par une porte à deux ventaux, salle à manger (?) et en face le petit salon actuel sera agrandi de l'espace nécessaire pour y placer un lit dans une alcôve (...) ; sur le derrière, même côté, même palier, la cuisine et la souillarde au côté de laquelle se pratiquera une buanderie ; en face de la porte d'entrée, à l'autre extrémité du corridor, on construira en dehors une cage d'escalier et un escalier en pierre dure pour le service des deux étages supérieurs ; 1er étage ; 2e étage ; plan de la maison Machet destinée pour le presbytère projeté.

    AD Gironde, 2 O 2623, Autorisation du préfet à la commune de substituer la maison où est établie la mairie au presbytère actuel, 26 août 1840.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Réparations à faire au presbytère, 15 février 1858.

    Chambre d'un des vicaires et dépendant de l'ancienne cure.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Écroulement du mur nord du jardin du presbytère, 2 mai 1860.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Plans et devis des travaux à faire au presbytère, 5 mars 1863.

    Le presbytère n'ayant jamais été terminé et la partie habitée ayant besoin de beaucoup de réparations ; presbytère rectifié en 1798 mais jamais achevé : plans et devis des travaux par M. Labbé (4 mai 1863).

    AC Pauillac, BOITE PLANS, Devis des travaux à exécuter pour la restauration et l'agrandissement du presbytère d'après les plans et sous la direction de M. A. Labbé, 11 avril 1863.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Le curé sollicite pour les frères la construction de classes dans la partie du jardin du presbytère qui se trouve au nord de la cour de la maison occupée par l’école gratuite, 4 mai 1863.

    Les portes du jardin du presbytère donnant sur la place Saint-Gabriel sont en mauvais état et auraient besoin d'être remplacées.

    AD Gironde, 2 O 2623, Cahier des charges des travaux du presbytère de Pauillac, procès-verbal d'adjudication, 20 juillet 1863.

    Devra se conformer aux plans et devis dressés par M. Labbé architecte ; adjudication attribuée aux sieurs Dabis et Lespine entrepreneurs associés.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Projet de reconstruction de l'aile nord du presbytère, 10 août 1863.

    Par suite des travaux de construction et d'agrandissement du presbytère en cours d'exécution, il devient indispensable de reconstruire l'aile nord afin de terminer d'une manière complète ce bâtiment communal ; plans et devis.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Devis des réparations à faire à la cour intérieure du presbytère pour mettre en bon état et en rapport avec le bâtiment qu'on restaure en ce moment, 11 février 1864.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Démolition du mur de la terrasse et remplacement par une banquette en pierre dure et une grille en fer, 1e septembre 1864.

    Le presbytère ayant été restauré et agrandi, le mur de la terrasse bordant la place St Gabriel devrait être démoli et remplacé par une banquette en pierre dure et une grille en fer.

    AD Gironde, 2 O 2623, Compte général des travaux faits pour l'agrandissement et restauration du presbytère de Pauillac par Dabis et Lespire, 31 décembre 1864.

    Mention de la grande salle, de la branche du côté Nord, façade principale en pierre petit Bourg, mur en façade sur la cour ouest en pierre petit Bourg, cheminée de la grande salle, reconstruction des chambres nord ; ravalement de l'ancienne façade, repassé la sculpture qui est dans le fronton, ravalement du fronton, dans la dite façade remplacé 9 pierres ; au départ de l'escalier démoli un côté de rampe, démoli le limon qui recevait la rampe et le parpaing. Vérifié par l'architecte départemental, A. Labbé, 14 janvier 1865.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Remboursement du cautionnement des adjudicataires (sieurs Dabis et Lespine) des travaux d'agrandissement et de restauration du presbytère, les travaux étant terminés.

    Mention du PV de réception définitive des travaux, le 1er février 1865.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Modification de la terrasse du presbytère, 23 juin 1867.

    La terrasse du presbytère entretient autour des appartements du rez-de-chaussée de cet immeuble une humidité préjudiciable aux murs et aux boiseries ; nécessité d'abaisser cette terrasse de manière à mettre de plain-pied la place St Gabriel, le jardin de la cure et la rue Buffon. Un perron donnerait accès dans ce cas du presbytère dans le jardin, le mur nord de la terrasse actuelle pourrait être poussé jusqu'à l'alignement de la rue Buffon sur la place St Gabriel, quelques marches deviendraient nécessaires à la porte d'entrée de l'édifice.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Devis des travaux à faire au presbytère, 10 août 1867.

    Faire disparaître la terrasse actuelle donnant sur le jardin, pousser le mur nord du dit jardin à l'alignement de la rue Buffon, construire un perron au milieu de l'emplacement laissé libre vis à vis la porte de sortie du presbytère donnant accès sur ce jardin ; établir des marches s'ouvrant sur la place St Gabriel et mener une pente douce de la place à la rue Buffon, sur toute la largeur comprise entre les établissements des Frères de l’École Chrétienne et des sœurs de St Joseph.

    AD Gironde, 2 O 2623, Projet d'aménagement du jardin du presbytère, plan, 21 septembre 1867.

    AD Gironde, 2 O 2623, Adjudication pour construction d'une baquette et d'une grille à faire au [jardin?] du presbytère, longeant la place St Gabriel ainsi que la construction d'un parpaing faisant suite au mur de clôture au jardin du presbytère, 20 octobre 1867.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Lettre de l'archevêque de Bordeaux concernant l'ouverture de la rue projetée à travers le jardin du presbytère, 11 mars 1868.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du curé de St Julien, Pauly, à l'archevêque, 12 mars 1868.

    Propose de faire passer la rue au milieu du jardin du presbytère de manière qu'entre le presbytère et la rue projetée il y aurait un jardin presqu'aussi grand que celui de St Julien. Projet qui serait meilleur que celui qui consiste à faire passer la rue presqu'à toucher le presbytère. Du moins on serait chez soi et on n'aurait pas besoin de traverser une rue pour aller se promener.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du maire au sous-préfet, avec plan, concernant le jardin du presbytère, 6 avril 1868.

    Le 23 juin 1867, le conseil municipal d'accord avec M. le curé décide l'abaissement de la terrasse donnant sur le jardin. Ces travaux n'étaient que la continuation de la restauration et de l'assainissement d'un immeuble pour lequel la commune avait déjà dépensé à cette époque environ 30000 frcs. Au moment où les démolitions commencèrent la population les vit avec faveur pensant que l'administration donnait suite au projet porté sur le plan officiel de la ville approuvé par ordonnance royale du 24 décembre 1845 et élargissant jusqu'à concurrence de 20 m le passage conduisant autrefois au cimetière (...) ; voir plan.

    AD Gironde, 2 O 2623, Rapport du sous-préfet au préfet concernant le conflit entre le maire et le curé pour le percement d'une rue dans le jardin du presbytère, 19 avril 1868.

    Ouverture d'une rue destinée à relier la place de la mairie à la place établie sur l'emplacement de l'ancien cimetière, à travers le jardin du presbytère.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre de l'archevêque Donnet au préfet à propos de la terrasse du presbytère, 25 avril 1868.

    Mention du projet de rétablir la terrasse du presbytère qu'on a détruite ainsi que le pont conduisant au jardin, et qu'on conservait, en l'élargissant pour en faire une rue, le passage qui existe devant le presbytère.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du sous-préfet au préfet sur un différend entre la maire et le curé au sujet de l'ouverture d'une rue, à travers le jardin attenant au presbytère, 20 mai 1868.

    AD Gironde, 2 O 2623, Vérification des travaux du projet d'aménagement du jardin, du nivellement de la place St Gabriel et de la terrasse du perron, 22 mars 1869.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Demande du curé de construire un mur pour séparer le jardin du presbytère du terrain occupé par l'école gratuite et d'une banquette avec grille à côté de la porte d'entrée la maison curiale, 3 juin 1869.

    AD Gironde, 2 O 2622, Extrait du registre de délibérations : mauvais état des toitures et cheminées du presbytère qui depuis de longues années n'ont reçu aucune réparation, 27 juin 1891.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Autorisation donnée au curé de démolir la vieille écurie encombrant le côté nord du jardin du presbytère, 23 septembre 1894.

    Matériaux employés pour la reconstruction du mur sur ce point.

    AD Gironde, 2 O 2623, Lettre du sous-préfet au préfet, projet de bail pour le presbytère, 9 février 1920.

    Un des jardins séparé de la maison par une rue, contigu à la cour de l'école des filles qui est insuffisante : volonté de récupérer ce jardin pour l'école.

    AC Pauillac, BOITES SAUSSUS, Rapport de l'architecte communal sur l'état du presbytère et du marché couvert, 2 avril 1926.

    AD Gironde, 2 O 2623, Extrait du registre de délibérations du conseil municipal : fin de bail du presbytère, 21 juin 1929.

    Bail pour location du presbytère arrive à expiration fin février 1930 : proposition de loger M. le curé Doyen dans les bâtiments, au rez-de-chaussée de l'ancienne école maternelle de la rue Saint-Martin et qui autrefois servait d'habitation aux Frères de la Doctrine Chrétienne, ce qui permettrait de transformer le local du presbytère actuel en une salle des fêtes au rez-de-chaussée et au 1er étage des salles de réunion pour les diverses sociétés locales : projet abandonné.

    AD Gironde, 2 O 2622, Lettre d'un huissier au préfet à propos d'un conflit entre le curé et la mairie concernant le presbytère, 21 décembre 1931.

    Dans le courant du mois de décembre 1929, la commune a engagé une action contre l'abbé Pleneau, curé de Pauillac, pour lui reprendre le bâtiment qu'il occupe actuellement à usage de presbytère : jugement le 20 février 1930, la commune perd.

    AC Pauillac, Registre des délibérations, 1936-1945, Réutilisation de l'ancien presbytère, 20 mai 1939.

    L'ancien presbytère ne peut être aménagé en salle de spectacle mais peut être mis à la disposition des sociétés locales pour y tenir leurs réunions : "foyer communal".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Correspondance des intendants de Bordeaux Boucher et Tourny : construction du presbytère de Pauillac, 1730.

    Archives départementales de la Gironde : C 935
Documents figurés
  • Plans et documentation sur la commune de Pauillac, 19e-20e siècles.

    Archives municipales, Pauillac : non coté, boîte Plans
  • Plans d'édifices publics des bâtiments civils : Justice de paix, mairie et caserne de gendarmerie à établir dans l'ancien presbytère de Pauillac (jaquette 1177).

    Archives nationales, Paris : F/21/1884

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