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Port

Dossier IA33003946 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

  • Etable-grange
    Saint-Vivien-de-Médoc, Port de Saint-Vivien, 14-16 route du Port
Parties constituantes non étudiées cale, vanne, cabane
Dénominations port
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Vivien-de-Médoc
Lieu-dit : Port de Saint-Vivien
Cadastre : 2014 B1 398 ; 1833 E2 130

Le port de Saint-Vivien est indiqué dans les méandres du vieux chenal de Saint-Vivien sur la carte de Masse en 1706. En revanche, il n'est pas signalé sur la carte de l'embouchure de la Garonne en 1759. Des constructions y sont représentées sur la carte de Belleyme dans les années 1760.

Au milieu du 19e siècle, le port ne bénéficie d'aucun aménagement spécifique : les marchandises sont débarquées sur les rives sinueuses du chenal. Quelques constructions (grenier, magasin, maisons, caserne des douanes) constituent le port.

Au cours de la 2e moitié du 19e siècle, les travaux à réaliser pour redresser le cours du chenal et équiper le port font l'objet de débats interminables entre les communes, l'Etat et le syndicat des marais. Suite au redressement du chenal dans les années 1870, il est encore nécessaire d'approfondir son lit. En 1874, le mouvement commercial du port de Saint-Vivien était de 6469 tonneaux. En 1879, les deux écluses du port font l'objet de réparations : construites sur le chenal du Gâ, au niveau du port, elles permettent de gérer le niveau des eaux. En 1887, on réclame encore l'achèvement des travaux du port. Un plan de 1894 indique que la cale inclinée a finalement été construite.

Le port se développe également avec l'activité ostréicole à la fin du 19e siècle et au 20e siècle. Si des constructions sont visibles sur les cartes postales du début du 20e siècle, c'est surtout dans la 2e moitié du 20e siècle que la construction de cabanes pour "détroquer" les huîtres s'accroît le long du chenal. Le port et les cabanes constituent aujourd'hui l'un des attraits touristiques de la commune.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle

Le port de Saint-Vivien se situe le long du chenal, à plus de 2 km des rives de l'estuaire. Les bateaux remontaient donc le chenal depuis l'embouchure et débarquaient leur chargement au port.

La cale inclinée et empierrée, aujourd'hui en partie enherbée, est toujours visible avec les bittes d'amarrage. Les rives du chenal sont maintenues par des pieux en bois ou des enrochements. L'accès aux bateaux s'effectue par des pontons en bois.

Une écluse avec deux portes à flots régule le niveau des eaux dans le port et dans les terres en amont.

Des cabanes construites en planches sont alignées le long du chenal.

Couvrements
Statut de la propriété propriété publique
propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde. SP 1184. Projet d'arrêté sur les emplacements pour débarquement des marchandises au port, 16 octobre 1848.

    Emplacements selon marchandises ; mention du grenier du sieur Renon, du magasin de Mme Veuve Rupsan de Morin et de la maison du sieur Castelnau, de la caserne des douanes.

    AD Gironde. SP 1184. Lettre de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Monsieur le Préfet du département, 25 août 1857.

    Amélioration du port et du chenal de Saint-Vivien ; projet dressé depuis longtemps, problème du financement par les communes intéressées. Les ingénieurs ont dressé en 1845 le projet d'amélioration du port de Saint-Vivien. Il comprenait le redressement du chenal à partir de l'écluse de la compagnie des marais, la construction au port d'une cale basse de 60m de longueur appuyée de chaque côté d'un perré de 25 m de longueur, sur le côté opposé à la cale on construisait un perré de 110 m de longueur. Ce projet était estimé à 88000 francs (...). Prix trop élevé.

    AD Gironde. SP 1184. Note sur le chenal et le port de St Vivien, 3 janvier 1873.

    Le port de Saint-Vivien est de tous les ports du Bas-Médoc celui auquel la population tient le plus pour l'exportation des blés, des bois et des vins de cette partie du département et l'importation de tous les produits nécessaires au pays. Mais on ne peut y arriver que par un chenal de 2 km de longueur, qui est tellement sinueux et tellement encombré aujourd'hui par les vases qu'il faut à un bateau au moins deux marées, c'est-à-dire plus de 24 heures pour franchir ces 2 km. Ce n'est même que dans les fortes marées que les bateaux peuvent faire ce trajet : on en a vu souvent rester plus de 8 jours dans ce chenal, où ils s'envasent et sont obligés d'attendre une forte marée pour arriver au Port ou en sortir. On peut juger de la nécessité du port de St Vivien pour le pays par ce fait que, malgré ces difficultés, qui éloigneraient de ce point toute navigation si le port était moins indispensable aux habitants, il s'y produit encore chaque année, un mouvement d'importation et d'exportation par bateaux de plus de 6000 tonnes. Ce mouvement serait certainement quintuplé si ce chenal était redressé et approfondi. Mais il y a plus ; l'état actuel du chenal n'est pas seulement un obstacle à la navigation du port, il est en outre pour le pays, la cause d'un mal encore plus grand ; c'est en effet par le canal de St Vivien que doivent s'écouler toutes les eaux qui arrivent dans les marais du littoral du versant de la Gironde, et qui arrêtées par les dunes bordent d'une manière continue sur ce point le rivage de la mer, n'ont d'autre débouché possible que ce chenal. Or dans l'état actuel des choses, l'embouchure du chenal, élevée de 3m80 au-dessus du niveau des eaux du fleuve, est de plus de 1m au-dessus du fond du marais. On comprend, d'après cela, l'impossibilité absolue de dessécher les marais sans l'approfondissement du chenal. Aussi, lorsqu’en 1860, plusieurs propriétaires se réunirent pour dessécher à leurs frais ces vastes marais du littoral, ils demandèrent avant tout, que l'approfondissement du chenal fut compris dans les travaux qu'ils se chargeaient de faire, à la condition qu'il leur serait accordé la subvention nécessaire pour l'exécution de ces travaux. A la suite d'une conférence entre les ingénieurs du service hydraulique et ceux du service de la navigation, cette condition fut acceptée et le décret du 25 août 1861 qui concéda alors le dessèchement à ces propriétaires, les chargea en même temps des travaux à faire pour assurer la navigation du chenal, moyennant une subvention de 50000 francs, dont 34000 francs devaient être fournis par l’État, 10000 par le Département et 6000 par les communes. Toutes les formalités qui devaient précéder l'exécution des travaux avaient été accomplies et les concessionnaires allaient commencer l'approfondissement et le redressement du chenal, lorsque, sur la demande de l'administration, ils abandonnèrent la concession qui leur avait été faite par ce décret du 25 août 1861. Depuis cette époque, rien n'a été fait sur le chenal de St Vivien, la navigation y est devenue de plus en plus difficile, même complètement impossible pendant les 3/4 de l'année, et les marais situés en amont, s'étendent de plus en plus et deviennent de plus en plus funestes à l'état sanitaire (...).

    AD Gironde. SP 1184. Rapport de l'ingénieur ordinaire, 25 août 1882.

    En 1872, les ingénieurs du service maritime dressèrent un projet comprenant l'amélioration du port de St Vivien ainsi que de la partie du chenal de St Vivien située en aval du port jusqu'à son embouchure dans la Gironde ; financement des travaux divisé entre l’État et le syndicat des marais ; le redressement des coudes de l'ancien chenal est terminé mais il reste à effectuer dans le lit du nouveau chenal un approfondissement moyen d'1m pour lui donner la profondeur prévue au projet approuvé. Or syndicat des marais du littoral dissous par arrêté préfectoral du 12 septembre 1881.

    AD Gironde. SP 1184. Séance de la Préfecture, rapport de la commission d'agriculture, du commerce et des travaux publics, 21 avril 1887.

    Demande l'achèvement du port de Saint-Vivien ; le port est des plus importants ; il dessert cinq communes du canton de Saint-Vivien, et même une commune du canton de Lesparre, Vendays, qui en est plus rapprochée que des ports de Goulée et de Richard ; c'est le seul port qui existe sur une étendue de rive de 22 km, de Richard au Verdon. Ce port, qui est dans un état déplorable et qui n'est pas terminé, est promis aux populations depuis plus d'un demi-siècle, depuis l'époque de la confection des routes, et il y a longtemps qu'elles sont faites, dans ce pays surtout.

    AD Gironde. SP 1184. Rapport de l'ingénieur ordinaire, 26 juillet 1887.

    Concernant l'achèvement des travaux du chenal ; le port peut être réalisé ; les bateaux qui fréquentent le port de St Vivien étant à fond plat n'ont qu'un tirant d'eau moyen de 1m80. Le plafond du chenal étant actuellement dans sa partie la plus élevée à 2m24 au-dessus de l'étiage, nous allons examiner si la navigation peut se faire dans les marées de mortes eaux.

    AC Saint-Vivien-de-Médoc. Registres de délibérations 1867-1899. Vote d'une somme de 2500 francs pour contribuer à construire une vanne sous l'arche du ponceau situé en amont du port de Saint-Vivien, pour l'acquisition d'un bac cureur et pour la mise en état du chenal, 18 septembre 1896.

    AC Saint-Vivien-de-Médoc. Registres de délibérations 1867-1899. Projet d'établissement d'une vanne à 3 portes sur le pont du chenal de Saint-Vivien, 27 janvier 1897.

    AC Saint-Vivien-de-Médoc. Registres de délibérations 1867-1899. Projet de défense des abords du pont éclusé avec jointoiement du pont, 10 juin 1899.

    Les chasses faites par le bac et le pont éclusé servent à dévaser à la fois le chenal intérieur dont l'entretien incombe à la commune de Saint-Vivien et aux syndicats de Saint-Vivien et du Ga, et le chenal extérieur dont l'entretien incombe à l’État.

    AC Saint-Vivien-de-Médoc. Arrêtés municipaux. Port. Interdiction de laisser stationner des embarcations dans les abords immédiats du pont-écluse, 31 janvier 1924.

    Les piliers du pont-écluse du port de Saint-Vivien sont utilisés par les marins pour charger et décharger les bateaux ; or les abords doivent être libres pour la manœuvre de l'écluse ; sauf pour le bac-cureur du syndicat des marais qui a son emplacement réservé.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre de délibérations 1867-1899.

    Archives communales, Saint-Vivien-de-Médoc
  • Port de Saint-Vivien (1849-1923).

    Archives départementales de la Gironde : SP 1184
Documents figurés
  • Plan de divers tènements dans le Médoc, s.d. [2e moitié 18e siècle].

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 849
Bibliographie
  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1878.

    p. 80

Liens web

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