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Port

Dossier IA33002891 réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiées cale
Dénominations port
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Adresse Commune : Arcins
Lieu-dit : Port
Cadastre : 2009 C 64, 65

Sur les cartes de Cassini et de Trudaine du 18e siècle, ainsi que sur le plan cadastral napoléonien, aucun port n'est mentionné à Arcins, contrairement aux communes voisines de Lamarque et de Soussans (port de Meyre). Il faut attendre les années 1840 pour qu'un projet voit le jour. Le souhait de créer un canal et de réaliser des travaux dans les marais a conduit la population, sous l'impulsion de M. Subercazaux, syndic et représentant des propriétaires, à aménager un port, relié au bourg par un nouveau chemin d´accès. Il est indiqué sur l'Atlas du département de la Gironde en 1888.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Pairier Jules Marie,
Jules Marie Pairier (1813 - 1883)

ingénieur des Ponts et Chaussées.


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ingénieur,

Le port est constitué d'une cale en pierre et béton, précédée d´une place dédiée à la manœuvre. De part et d'autre du port, plusieurs cabanes de pêche, appelées carrelets, ont été installées sur les rives de l'estuaire. On accède au port par une route ombragée.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde. SP 1185

    Le sieur Subercasaux, demeurant à Arcins, représentant les propriétaires des marais de cette commune, demande obtenir l'autorisation d'établir une cale d'embarquement sur la rive gauche de la Gironde.

    Avis de l'Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, 21 janvier 1848.

    Autorisation accordée aux conditions suivantes :

    - L’extrémité la plus avancée de la cale saillante sera placée à une distance de 136 mètres du repère prix sur l’aqueduc situé à l'extrémité du chemin d'Arcins, et à une hauteur de 4m87 au dessous de ce repère, hauteur qui correspond à celle de 1m00 au-dessus du niveau des plus basses mers de vive eau.

    - La pente de la cale sera de 0m125 par mètre à partir de ce point, sur une longueur de 40 m de sorte que son arête supérieure sera établie à 5m00 au-dessus de son arête inférieure ou à 6m au-dessus de l'étiage.

    - Le niveau de la chaussée qui la réunira au chemin d'Arcins sera plus élevé de 0m35 et cette différence de niveau sera rachetée par une pente de 0,033 m par mètre sur une longueur de 15m.

    - Des deux côtés de la cale saillante, et à 10 m en avant de son arête supérieure, les pétitionnaires pourront, s'ils veulent donner de l'extension à leur port, établir un perré à 45° destiné à défendre la rive et à appuyer le pied d'une cale longitudinale pavée de même inclinaison que la cale saillante, comme l'indiquent le plan et le profil ci-joints. Un terre-plein empierré de 15m00 de largeur sera dans ce cas construit en arrière de cette cale pour le dépôt des marchandises.

    - La largeur de la cale saillante sera de 4m00. Elle sera entourée d'une enceinte de pieux de 0m15 au moins de diamètre, enfoncés de 2m50 dans la rive et espacés de 0m60 d'axe en axe. Ces pieux seront couronnés par un chapeau et les deux piles latérales seront reliées entre elles par des liernes. Des plats-bords seront cloués contre la face intérieure des pieux et on remplira le coffrage ainsi formé de moellons ; la surface sera pavée en blocages de 0m30 de queue fortement serrés les uns contre les autres et battus à la hie (?).

    - Le perré de soutènement sera en moellon brut posé à la main avec soin. il aura au moins 0m75 d'épaisseur moyenne, et sera fondé sur un socle d'un mètre de côté dont la face supérieure sera placée à 2m50 au-dessus de l'étiage. Le pavage de la cale longitudinale sera fait comme il a été dit à l'art. ci dessus, et reposera sur une couche de pierraille de 0m20.

    - Il est interdit aux impétrants de laisser des pierres éparses autour de la cale saillante ou au pied du perré.

    - Les ouvrages seront tracés, surveillés en cours d'exécution et vérifiés après leur achèvement par un agent des Ponts et Chaussées qui dressera procès-verbal de cette vérification.

    (...)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Gironde, SP 2915 : Réalisation d'une cale de débarquement, 1847-1848.

  • Archives départementales de la Gironde, SP 2915 : Projet de construction d'une cale et de prolongation du chemin qui a déjà été construit, 1843-1904.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : projet de réfection du Peyrat, 1924.

  • Archives départementales de la Gironde, 2 O 668-670 : Réparations jetée du port, 1924.

Documents figurés
  • Plan et avis de l'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées pour la construction d'une cale au port d'Arcins, 1848.

    Archives départementales de la Gironde : SP 1185
Périodiques
  • GUILLOCHEAU, André. Projets de dessèchement du marais d'Arcins. Les Cahiers Médulliens, 1998, n° 30.

  • GUILLOCHEAU, André. Du dessèchement du Marais d'Arcins à la construction d'une église et d'un débarcadère. Les Cahiers Médulliens, 1999, n° 31.

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