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Port Margaux

Dossier IA33003360 inclus dans Château Margaux réalisé en 2010

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Port Margaux
Dénominations port
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Margaux
Lieu-dit : Moulin du Port
Adresse : D. 105

L'ancien port de Margaux était situé dans le prolongement de la route du port, à l'entrée du chemin menant à l'embarcadère de l'île Margaux. Il figure sur les cartes de Masse, de Cassini et sur une carte du cours de la Garonne datée 1759. Sur un plan dressé en 1823, le port de Margaux apparaît bloqué par l'atterrissement de l'île d'Issan. Cette dernière est achetée par Alexandre Aguado, propriétaire de Château Margaux, en janvier 1837 à Charles Auguste Pierlot. Il cède gratuitement aux deux communes de Margaux et Cantenac le terrain nécessaire pour pratiquer sur cette île un chemin et un nouveau port. Ce dernier, à peine achevé, est décrit en 1840 comme étant déjà envasé et inutilisable.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle

De l'ancien port de Margaux, il ne reste aucune trace : il était situé sur la rive à proximité du moulin de Château Margaux, aujourd'hui au croisement du chemin donnant accès à l'embarcadère de l'île Margaux et de la route menant au port d'Issan. Ce dernier, situé à Cantenac, correspond au nouveau port installé à l'initiative d'Alexandre Aguado, suite à l'atterrissement de l'île d'Issan.

États conservations détruit
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    - Nouvelles recherches sur les encombrements toujours croissants de la Garonne inférieure et de la Gironde, particulièrement relative à la portion de leur lit qui longe les côtes sur Médoc, adressées le 24 août 1840, à M. Le Préfet de la Gironde, qui les a transmises à M. le Ministre des Travaux publics ; suivies d´une deuxième édition des recherches sur la cause de ces encombrements, imprimées en 1824 qui donnèrent lieu à l´importante décision prise en 1825 par le Conseil général des ponts et chaussées, et précédées de deux plans topographiques et d´un sommaire ; par M. le Vte de Vivens, Bordeaux, 1840.

    Sur tous les points de leur rivage, dans un développement de 5 ou 6 lieues, ils sont à la veille de se voir privés de la faculté de transporter leurs denrées dans le fleuve ; les ports, les embarcadères qui y aboutissaient, sont déjà tellement encombrés, que la plupart d´entre eux sont tout à fait inabordables, que les autres ne peuvent être pratiqués que dans les courts moments de la plus haute marée. Les ports d´Issan, de Meyre et de Soussans sont inabordables ; le port de Macau est déjà en partie fermé par les grands bancs de sable qui en gênent considérablement les abords. L´ancien port de Margaux était autrefois le plus beau, le plus utile et le plus fréquenté du Haut-Médoc ; un immense atterrissement s´établit et s´interposa peu à peu entre le port et les eaux navigables du fleuve, en sorte que, pendant plus de trente ans, les vignobles de cette importante contrée se trouvèrent privés du principal débouché de leurs riches produits.

    Ils en seraient privés encore aujourd’hui sans la concession gratuite que vient de leur faire généreusement le nouveau propriétaire du crû de Château-Margaux. M. Aguado, marquis de Las Marismas, était à peine en possession de ce vignoble renommé, qu´il éprouva le besoin de rendre au pays l´usage de son port. Dans ce noble but, il acquit la propriété de toute l´étendue des terrains d´alluvions qui en avaient interdit l´entrée ; il fit un don volontaire aux habitants de tout l´espace de terrain suffisant pour leur ouvrir un port nouveau plus vaste et plus commode que n´avait été le premier.

    Toutes les diverses constructions relatives à ce port viennent d´être terminées sur les plans et les devis approuvés par l´administration. Cet utile travail, parfaitement combiné, a été exécuté avec beaucoup de zèle et d´intelligence par le sieur Berthomier, entrepreneur habile et consciencieux : presque toute sa fortune s´y trouve absorbée ; soixante ans de jouissance d´un droit de péage lui sont alloués pour se récupérer de ses avances ; cette allocation semblait devoir être bien suffisante ; mais par suite des mêmes causes qui ont encombré les côtes du Médoc et détruit les abords du fleuve, le nouveau port de Margaux, à peine encore achevé, se voit à la veille de subir le même sort que le port auquel il succède. Le malheureux entrepreneur qui va être privé de tout le fruit de ses travaux et réduit à la misère, se joint aux propriétaires du Médoc pour solliciter avec les plus vives instances l´appui de l´autorité.

    - Recherches sur la cause des encombrements de la Gironde et de la rade de Bordeaux (...), 1840.

    Atterrissement de la passe du Garguil, située entre l´île Cazeaux et l´île Carmel. Ce fait, signalé en 1824, a cessé d´être exact. Depuis un petit nombre d´années, le courant de jusant a rouvert cette passe et s´y précipite avec violence, en abandonnant brusquement le rivage du Médoc ; ce qui contribue à hâter l´envasement du nouveau port de Margaux, appelé port Aguado.

    - Collection particulière, Archives de Château Margaux

    Boîte 48-49

    -Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de Cantenac, séance du 20 novembre 1836 :

    (...)

    Il résulte de ce rapport que M. Aguado, ayant acheté l´Ile d´Issan, a bien voulu céder gratuitement aux deux communes le terrain nécessaire pour pratiquer sur cette île le chemin et le port.

    Que les communes de Margaux et Cantenac participeront à cette faveur.

    [Le conseil] émet le vœu que le port qui va être construit soit appelé à l´avenir Port Aguado.

    Tarifs du droit de péage.

    -Plan dressé par M.M. Escarguel frères : projet d´un port à établir sur l´île d´Issan, Bordeaux, le 14 janvier 1837.

    Le projet se compose de la réparation des deux anciennes routes, des deux portions traversant l´île d´Issan, de deux ponceaux à établir sur le fossé bordant l´île, d´une place de forme circulaire et d´un débarcadère en charpente.

    -Vente de l´île d´Issan par Charles Auguste Pierlot à Alexandre Aguado, janvier 1837.

    La totalité de l´Isle d´Issan, située sur la rive gauche de la Gironde, en face l´avenue du château Margaux commune de Cantenac, arrondissement de Bordeaux (Gironde).

    Cette propriété que les vendeurs déclarent contenir environ 31 hectares ou 98 journaux, ancienne mesure locale, consiste partie en prairie et partie en aubarède au Plan des Saules (...).

    Cette isle appartient en propre à M. Pierlot en qualité d´héritier pour un tiers de Monsieur Louis Pierlot, son père, ancien receveur général demeurant à l´Isle de Caseaux près Bordeaux et Madame Élisabeth Antoinette Girot, sa mère décédée, épouse du dit sieur Pierlot, père, ainsi qu´il est constaté par un acte de notoriété à défaut d´inventaire dressé après les décès de M. Pierlot, par M. Marchoux, prédécesseur immédiat de Me Corbin, l´un des notaires soussignés qui en a la minute le 30 août 1826 par l´intitulé de l´inventaire fait après le décès de Madame Pierlot, par les dits Me Marchoux et son collègue le 12 janvier 1821, les jours suivants, et comme lui ayant été abandonné avec d´autres biens dans le partage fait après le décès de M. Pierlot, entre M. Pierlot vendeur et Monsieur Baron Pierlot, ancien officier de cavalerie, chevalier de la Légion d´honneur demeurant à Paris, rue Blanche n°18 et Monsieur Louis Théodore de Lasalles, capitaine à l´État Major général, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d´Honneur, de Madame Adèle Louise Geneviève Pierlot son épouse demeurant ensemble à Paris rue [?] n°19, ses cohéritiers, suivant écrit sous signature privée, fait triple à Paris, le 30 octobre 1826, enregistré le 11 novembre suivant (...).

    Propriété en la personne de M. Pierlot : l´isle d´Issan appartenait originairement à M. Guillaume Joseph Caseaux, propriétaire demeurant à Passy près Paris. Elle a été vendue par lui avec d´autres biens suivant contrat passé devant Me Faugé qui en a gardé minute et Me Tricard notaire à Paris, le 23 germinal an 9 à la Banque territoriale établie à Paris rue du Sentier n°31 aux termes d´un acte passé devant Me Faugé, notaire à Paris, le 1er fructidor an 7, ce accepté pour elle par M. Alexandre Jean Ruault et Jean Antoine Barrières, commissaires autorisés par une délibération du 2 fructidor an 7, enregistrée et déposée pour minute à Me Faugé le 4 du même mois.

    -Vente du 2 mars 1841 de la commune de Margaux à M. Aguado.

    Mention d´un terrain ou emplacement de la contenance de 16 ares, situé au devant du moulin à vent au château Margaux, fermant l´extrémité est de l´ancien chemin du port de Margaux.

Références documentaires

Documents figurés
  • Collection particulière. Archives de Château Margaux. Plan : projet d´un port à établir sur l´île d´Issan, dressé par M.M. Escarraguel frères. Bordeaux, le 14 janvier 1837.

Bibliographie
  • MOUCHEL Guy. Port et gabares de Gironde. Saint-Cyr-Sur-Loire : A. Sutton, 2002. (Mémoire en images).

    p. 80
  • VIVENS, vicomte de. Nouvelles recherches sur les encombrements toujours croissants de la Garonne inférieure et de la Gironde, particulièrement relative à la portion de leur lit qui longe les côtes sur Médoc, adressées le 24 août 1840, à M. Le Préfet de la Gironde, qui les a transmises à M. le Ministre des Travaux publics ; suivies d´une deuxième édition des recherches sur la cause de ces encombrements imprimées en 1824 qui donnèrent lieu à l´importante décision prise en 1825 par le Conseil général des ponts et chaussées, et précédées de deux plans topographiques et d´un sommaire. Bordeaux, 1840.

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