Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Port et chenal de Goulée (ou chenal de Guy)

Dossier IA33004074 réalisé en 2013

Fiche

Parties constituantes non étudiées chenal, embarcadère, cabane, vanne, écluse, pont, cale
Dénominations port, rivière aménagée
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Valeyrac
Lieu-dit : Port de Goulée
Cadastre : 1831 D1 non cadastré
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Jau-Dignac-et-Loirac

D’après l’abbé Baurein, le port est aménagé au moment des travaux d’assèchement du marais de Lesparre, vers 1648.

La carte de navigation de 1692 décrit le chenal de Goulée comme étant le "meilleur de toute la côte du Médoc" mais indique encore son cours sinueux jusqu'à Lesparre, à l'ouest.

En 1708, Claude Masse représente les marais de Queyrac et de Lesparre "desséchés en 1648" : deux chenaux dits de Goulée présentent un tracé rectiligne et parallèle traversant les terres drainées et reliant Gaillan et Lesparre à l'estuaire. Chacun des chenaux est doté d'une écluse installée au niveau de la route du port ; en aval de ces deux écluses, les chenaux se rejoignent pour former un estey commun qui forme l’"embouchure du chenal de Goulée ou il entre de grosses barques" ; un magasin est aménagé à la confluence.

La carte de Belleyme, vers 1763-1764, distingue le petit (au nord) et le grand (au sud) chenal de Guy.

L'abbé Baurein précise, vers 1784-1786, que "c’est aussi dans ce chenal qu’on embarque les denrées des paroisses circonvoisines, entr’autres de Valeyrac, Gaillan, Queyrac et de Vendays".

On retrouve cette même configuration sur le plan cadastral de 1831.

Dans les années 1840, le port est estimé comme "le plus considérable de tous les ports de la côte et offre le plus d’avantages". Le rapport de l’ingénieur Chambrelent, du 6 octobre 1844, le décrit comme un port "des plus commerçants de la rive gauche de la Gironde, [qui] dessert plusieurs communes du Bas-Médoc ; il est d’autant plus actif aujourd’hui, qu’il s’est établi dans les 2 chenaux qui le précèdent, une petite navigation qui permet de faire les transports par eau sur une assez grande longueur". C'est à dire jusqu'à Lesparre. Des travaux d’améliorations sont engagés en 1847 et en partie achevés en 1851. Ils consistent en la construction d’un perré en amont de la route, au redressement du coude du chenal et à l’établissement d’un terre-plein pour le dépôt des marchandises.

Entre 1870 et 1872, de nouveaux travaux sont exécutés pour redresser le chenal. Ils sont réalisés par l’entrepreneur Chaudru.

Entre 1887 et 1888, un nouveau pont d’écluse est construit sur le chenal de Goulée par les syndicats de Lesparre et du Polder de Hollande. Cet aménagement nécessite l’établissement d’un mur de quai sur la rive gauche du chenal, dans le prolongement de la cale inclinée et l’aménagement des fondations de l’ancien pont en un "petit gril de carénage susceptible d’être utilisé par les bâtiments de faible tonnage qui fréquente le port".

Au début du 20e siècle, le port semble en mauvais état et fait l’objet de dévasements réguliers.

Dans les années 1920, divers arrêtés préfectoraux autorisent la construction de cabanes-abris et l'occupation temporaire du sol. Construites en bois, elles sont dédiées à l’exploitation de la pêche aux huîtres et au stockage du matériel et des embarcations.

Au début des années 1990, le port est converti en port de plaisance et en halte nautique. Des pontons flottants sont alors installés.

Période(s) Principale : 2e quart 17e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Chaudru, entrepreneur, attribution par source

Le port de Goulée est situé à l’extrémité nord de la commune, à la limite avec la commune de Jau-Dignac et Loirac. Il est aménagé dans l’embouchure du chenal de Goulée formé par le Grand chenal de Guy et le Petit chenal de Guy.

La route départementale n°2 franchit les deux chenaux au moyen de deux ponts : en amont du pont sud sont établies des portes à flots pour réguler le niveau des eaux ; le pont nord est doté d'une pelle à crémaillère.

C'est le Grand chenal, au sud, qui a été tout particulièrement aménagé : une cale inclinée a été établie sur la rive nord et sur la rive sud.

Les rives sont consolidées par des enrochements et par des pieux en bois. L’accès et l’amarrage des bateaux s’effectuent par des pontons flottants.

Des cabanes ostréicoles, construites en planches, se regroupent sur la langue de terre comprise entre les deux chenaux.

Annexes

  • Complément documentaire

    Carte des rivières de la Gironde et Dordogne, 1692 (AD Gironde, 2 Fi 2068), transcription :

    "Le chenal de Goulée est le meilleur de toute la côte du Médoc vu qu’il y entre des bâtiments de 40 à 50 tonneaux de mer haute mais si les balises en étaient ôtées comme il faut chenaler (sic) avant que d’entrer entre les terres il faudrait en remettre d’autres de basse mer pour y faire une descente ; il entrerait dans ce chenal en une marée environ 30 bâtiments jusqu’à la maison qui sert de magasin ou il y a une écluse et sur toute cette étendue de ces bâtiments on peut descendre à terre en même temps sans aucune incommodité. Il y a de plus une fort grande facilité pour une descente depuis un quart de lieue au dessous de Goulée jusqu’à un autre quart de lieue au dessus de Bie (sic) le terrain étant ferme et en partie de gravier et les vaisseaux qui pourraient en même temps mouiller dans le chenal tout le long de la côte, la rade y étant fort bonne, soutiendraient la descente de leur canon qui du mouillage porterait à terre. Il est bon de remarquer aussi que le bâtiment qui est marqué à la fourche de ce chenal est un grand magasin qui a environ 6 toises de large sur près de 20 toises de long et qui est presque toujours rempli de blés appartenant à des gens de la Religion et à des Hollandais habitués à Bordeaux".

    BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1 :

    "Il fut fait lors du dessèchement du marais de Lesparre" soit au cours de la 1ère moitié du 17e siècle. Il précise également : "[…] C’est au port de Goulée que les eaux du marais du Gua se déchargent dans la rivière par un chenal large et profond ; c’est aussi dans ce chenal qu’on embarque les denrées des paroisses circonvoisines, entr’autres de Valeyrac, Gaillan, Queyrac et de Vendays".

  • AD Gironde. 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]. Port de Goulée. Travaux d'amélioration du port

    Construction d’un perré, 1844-1851 :

    - Devis du projet d’amélioration du port et du chenal de Goulée, 1844 : "art.1 les ouvrages qui font l’objet du présent devis consistent 1° en travaux de terrassement et d’empierrement pour le redressement du coude du chenal et l’établissement d’un terre-plein destiné au dépôt des marchandises. 2° en travaux de maçonnerie pour la construction d’un perré en pierre sèche inclinée à 50° sur l’horizon et reposant sur un enrochement retenu par un système de pieux et palplanches. 3° en pose de bornes d’amarrages"

    - Rapport de l’ingénieur du 6 octobre 1844 : "Le port de Goulée est situé sur 2 chenaux qui servent au dessèchement des marais de Lesparre et qui viennent déboucher dans la Gironde à 800 m environ en aval du port. Ce port, l‘un des plus commerçants de la rive gauche de la Gironde, dessert plusieurs communes du Bas-Médoc ; il est d’autant plus actif aujourd’hui, qu’il s’est établi dans les 2 chenaux qui le précèdent, une petite navigation qui permet de faire les transports par eau sur une assez grande longueur. Il en résulte que tous les objets d’exportation et d’importation d’une grande partie du Bas-Médoc arrivent par ces deux chenaux au port de Goulée, et à la ville de Lesparre elle-même, quoique plus rapprochée du port de By, envoie souvent son bois et son vin par le port de Goulée, en suivant d’abord le chenal de droite par rapport qui part presque de Lesparre et vient aboutir au port, où l’on transborde les denrées des petits bateaux dans les gabares destinées à naviguer dans le fleuve. Les denrées coloniales, les pierres et autres matériaux de construction arrivent à Lesparre par la même voie".

    Construction d’un perré, adjudication, exécution des travaux ; le sieur Saugue adjudicataire ; 1847-1851 :

    - Procès verbal de réception provisoire des travaux, 30 décembre 1850 : "nous avons reconnu que ces travaux sont terminés moyennant que trois pierres, deux du couronnement du petit mur de soutènement et une du prolongement du mur en retour de l’écluse, […] soient changées, ayant été reconnues de mauvaise qualité".

    Redressement du chenal, 1866-1871 :

    - avant-projet du 16 juillet 1866 ; décision ministérielle approbative du 29 août 1868

    - subvention de la commune 1868-1870

    - projet du 18 septembre 1870

    - adjudication, exécution des travaux ; sieur Chaudru, adjudicataire ; 1870-1872

    Travaux complémentaires : raccordement du port avec le pont neuf ; gril de carénage ; affaires diverses, 1889-1893 :

    - Délibération du conseil d’arrondissement relative à la reconstruction d’un pont d’écluse sur le chenal de Goulée, 23 juillet 1888.

    - Rapport de l’ingénieur ordinaire du 28 septembre 1889 relatif au raccordement du port avec le pont neuf et la construction d’un gril de carénage : "Les syndicats de Lesparre et du Polder de Hollande ayant effectué en 1887 et 1888 la reconstruction de l’ancien pont écluse fermant l’extrémité du port et en arrière de cet ouvrage, il est nécessaire aujourd’hui de prolonger jusqu’au nouveau pont les perrés actuels, il a pour nature en même temps d’aménager les fondations de l’ancien pont en un petit gril de carénage susceptible d’être utilisé par les bâtiments de faible tonnage qui fréquentent le port. […].

    1. Établissement d’un mur de quai. Le mur de quai à construire sera établi sur la rive gauche du chenal de Goulée, il prolongera la cale inclinée du port […].

    2. Gril de carénage".

  • Archives communales de Valeyrac : registres de délibérations, début 20e siècle

    Redressement et balisage du chenal de Goulée, 1er février 1926 : "considérant que le port de Goulée déjà très fréquenté par les gabarres d'un important tonnage a vu ses dernières années son trafic considérablement augmenté depuis que les chenaux de Saint-Vivien et Richard ont cessé d'être navigables. La région médocaine bordant le fleuve depuis les communes de Talais, Saint-Vivien, Vensac, Jau Dignac Loirac, Queyrac etc. dirigent vers le port de Goulée la plus grande partie de ses produits, vins, fourrages, grains etc.

    Etat des modifications du chenal, 17 août 1930 : "Il est exact en effet que pendant l'hiver dernier l'écoulement intensif des eaux des marais a fait subir au chenal un déplacement de son lit dans la partie aval, les balises ont été arrachées / le courant et le tracé du chenal a été déplacé. Ce tracé forme aujourd'hui un ovale qui atteint 90° causant de graves difficultés aux bateaux".

  • AD Gironde, SP 1167

    AD Gironde. SP 1167. Port. Extrait des registres de délibérations, 10 mai 1842.

    Demande au préfet le classement des chenaux du port et son entretien aux frais de l’administration des Ponts et Chaussées. Il existe dans le territoire de cette commune un port très considérable appelé port de Goulée. Deux chenaux d’une très grande étendue servant à l’écoulement des eaux des marais de Lesparre et du polder d’Hollande les conduisant à la rivière de Gironde, munis de leurs écluses, forment le port.

    Ces chenaux dont l’un prend sa naissance aux murs de la ville de Lesparre, l’autre à Lescapon, offriraient de grands avantages aux localités qu’ils traversent et surtout au port de Goulée par le transport de toutes espèces de denrées et marchandises. On peut dire qu’avec leur aide il serait possible de rendre un commerce florissant dans cette contrée. (…). Ce port est le plus considérable de tous les ports de notre côte et offre le plus d’avantages, le conseil croit devoir vous signaler son importance afin d’attirer sur lui votre attention pour que reconnaissant les avantages qu’il présente vous veuillez bien en obtenir le classement et son entretien (…). C’est de plus un acte de justice à lui rendre puisque les chenaux de la côte de Saintonge jouissent des avantages que nous réclamons.

    Le port de Goulée possède un syndicat maritime le plus considérable de tous les ports. Les bateaux de transport sont très nombreux. Les produits de toutes espèces de plus de douze communes très étendues et très populeuses sont dirigés sur ce port pour être expédié à leur destination.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Adjudication des ouvrages pour l’amélioration du port de Goulée, 6 mars 1847.

    Suivant le projet approuvé le 14 septembre 1846. Montant : 24 094,86 francs.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Extrait des registres de délibérations, 24 juin 1847.

    Travaux pour la construction d’une cale : un mur de soutènement doit être construit.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Rapport général du préfet, avril 1893.

    Dans sa séance du 25 aout dernier, le Conseil général a émis un vœu relatif à la réfection de la partie amont de la cale inclinée du port de Goulée et à la construction d’une cale de radoub.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Rapport de l’ingénieur ordinaire, 9 août 1893.

    A la suite d’un vœu émis par le Conseil Général de la Gironde, dans sa séance du 4 septembre 1888, un avant-projet fut dressé par le Service Maritime pour l’exécution de travaux complémentaires au port de Goulée, qui comprenait :

    1 – La construction d’un quai de 19.20 de longueur entre le pont neuf et la cale inclinée du port de Goulée

    2- L’utilisation du radier de l’ancien pont pour l’établissement d’un gril de carénage. (…).

    Ce projet, soumis à l’approbation de M. le Ministre des Travaux Publics, fit l’objet de la décision ministérielle du 5 novembre 1889 (…). Mais le projet n’est pas adopté mais transmis au préfet, aux communes et associations syndicales. Les Conseils municipaux de Valeyrac et Jau-Dignac-et-Loirac ont, par délibération du 9 mars et 27 avril 1890, refusé leur concours. Les syndicats des marais de Lesparre et du Polder de Hollande (section de Goulée) et des Cousteyres de Lesparre ont seuls pris, par délibération du 6 juin 1890, l’engagement de faire abandon à l’Administration des matériaux provenant de la démolition de ‘ancien pont.Les offres faites par ces syndicats n’étaient pas suffisantes pour provoquer l’ouverture d’un crédit sur les fonds de l’Etat. Depuis cette époque (…), les intéressés ont continué à réclamer l’exécution des travaux prévus au projet : M. Rousseau, Directeur du Syndicat, par lettres des 20 février et 18 juillet 1891, le Conseil Général, dans sa séance du 25 août 1892 et enfin le Conseil Municipal de Jau-Dignac-et-Loirac, dans ses séances des 15 octobre 1892 et 9 janvier 1893. Des nouvelles demandes adressées dernièrement, il ressort que la construction d’un gril de carénage est abandonnée et que les marins se contenteraient du radier du pont, sur lequel on placerait 5 poutres destinées à permettre l’échouage des bateaux pour les nettoyer (…).

    AD Gironde. SP 1167. Port. Extrait des registres des arrêtés du préfet, 7 juin 1894.

    Fixation des limites du port.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Avis de l’ingénieur en chef, 10 avril 1905.

    Le port de Goulée est envasé : cet envasement est réellement gênant pour la batellerie et il y a lieu de chercher à le faire disparaitre. (…).

    Mesure à prendre : provoquer (…) une remise en état des ouvrages d’évacuation du marais, permettant le rétablissement des chasses.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Conseil d’administration. Sous-préfecture de Lesparre, 16 août 1906.

    Obstruction du chenal de Goulée. Chenaux envasés. Demande de travaux.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Extrait des registres de délibérations, 28 juin 1908.

    Pétition contre le mauvais état du port.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Rapport de l’ingénieur, 10 août 1909.

    Vote de 900 francs pour le dévasement.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Subvention de la commune de Valeyrac pour les travaux de dévasement du port de Goulée, 22 octobre 1909.

    Les dragages ont été exécutés en même temps que ceux des ports de Saint-Christoly, Saint-Estèphe, Roque de Thau et Blaye exécutés au mois d’aout 1909.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Fonds de concours pour dépenses publiques, 25 octobre 1909.

    Dévasement du port de Goulée : décision ministérielle du 18 novembre 1908.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Rapport du subdivisionnaire, 21 décembre 1910.

    Les travaux d’amélioration du port de Goulée, demandés par le CM de Valeyrac le 10 mai 1842, en même temps que son classement, ont été exécutés de 1847 à 1850, suivant projet dressé par les ingénieurs du Service Maritime, qui consistait en une cale parée de 90 mètres de longueur, inclinée au 1/5 avec perré maçonné et terre-plein et chemin d’accès à l’arrière. Ce projet a été approuvé par décisions ministérielles des 14 septembre 1846 et 20 mars 1847, la dépense évaluée à 28000 francs. Travaux considérés d’intérêt général ont été exécutés entièrement aux frais du Trésor, l’état des finances de la commune de Valeyrac ne lui ayant pas permis de contribuer à la dépense.

    Cette commune ne contribue pas non plus à l’entretien de ce port. Une autre amélioration importante du port de Goulée a été réalisée en 1870-1872 par la rectification de la partie du chenal extérieure de 700 mètres de longueur, qui amène au chenal intérieur. Le projet des travaux dressés par les Ingénieurs du Service Maritime le 16 juillet 1866 a été approuvé par la décision ministérielle du 29 aout 1868.

    AD Gironde. SP 1167. Port, Extrait des registres de délibérations, 10 novembre 1912.

    Le quai de Goulée est couvert par les eaux, même pendant les marrés à coefficient moyen, les expéditeurs ne peuvent pas déposer leurs marchandises (qui peuvent être détériorés) : demande que le quai soit exhaussé.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Extrait des registres de délibérations, 10 novembre 1912.

    Le CM demande que l’administration des Pont et chaussées surélève de 30 cm les cales de Richard et Goulée, trop basses, dont l’état constitue un danger pour l’embarquement et le débarquement des marchandises.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Rapport du subdivisionnaire, 23 décembre 1912.

    Les deux ports de Richard et Goulée comprennent : un mur de quai avec cale inclinée terminé longitudinalement par un petit mur de soutènement dont le couronnement a été établi au niveau du terre-plein et à 0m70 cm contre haut d’un chemin d’accès de façon à permettre aux charrettes de venir commodément prendre ou déposer les marchandises sur ces terres pleins.

    AD Gironde. SP 1167. Port. Rapport du subdivisionnaire, 10 août 1931.

    A la suite d’inondations qui ont submergé une partie du territoire de Civrac-en-Médoc, les chenaux de Richard et de Goulée sont dévasés et redressés.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Travaux d'amélioration du port ; construction d’un perré, 1844-1851.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]
  • Construction d’un perré, adjudication, exécution des travaux ; le sieur Saugue adjudicataire, 1847-1851.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]
  • Redressement du chenal, 1866-1871.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]
  • Travaux complémentaires : raccordement du port avec le pont neuf gril de carénage, 1889-1893.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]
  • Extrait des délibérations du conseil municipal concernant la décision de louer des emplacements de terrain sur le bien communal avoisinant le chenal de port de Goulée, 1925.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3999
  • Arrêtés autorisant des constructions et des occupations temporaires sur le terre-plein du port de Goulée, 1925 -1926.

    Archives départementales de la Gironde : SP 2993
  • Redressement et balisage du chenal de Goulée, 1er février 1926.

    Archives municipales, Valeyrac : Registres de délibérations
  • État des modifications du chenal, 17 août 1930.

    Archives municipales, Valeyrac : Registres de délibérations
Documents figurés
  • Carte des rivières de la Gironde et Dordogne depuis leurs embouchures jusqu'à Bordeaux / Libourne, papier, encre, aquarelle, 1692 (830 x 3930).

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 2068
  • Carte du 9e quarré de la généralle de Médoc. Dessin, encre, couleur, papier, par Claude Masse (géographe), 1708 [IGN, non coté].

    IGN (Institut national de l'information géographique et forestière)
  • Plan du chenal de Goulée et des travaux projetés. dessin, encre, papier, par , 26 août 1906.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]
  • Plan du projet du perré à construire le long du chenal de Goulée pour le service de ce port. dessin, encre, papier, par Chambrelent (ingénieur), 6 octobre 1844.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/086 708 [fonds du Port Autonome de Bordeaux]
Bibliographie
  • BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1.

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Bordes Caroline - Riberolle Jennifer