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Port de Saint-Estèphe, dit Port de la Chapelle

Dossier IA33007487 réalisé en 2013

Fiche

Appellations Port de la Chapelle
Parties constituantes non étudiées cale, vanne, quai, champ de foire
Dénominations port
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Port de la Chapelle
Adresse : rue du Littoral
Cadastre : 2015 OA 984, 985, 1030 non cadastré ; 1825 A4

Le port est installé sur les bords d'un chenal (estey), à l'abri des courants de l'estuaire. Il est indiqué sur la carte de Belleyme en 1767. Dès 1765, un document mentionne la construction en cours d'un peyrat ou cale saillante, en amont du chenal. L'intérêt de cet équipement est souligné pour favoriser le commerce local.

En 1812, une "écluse", sous forme de pelle, est attestée, permettant de réguler le niveau des eaux dans le chenal et d'éviter l'envasement. Elle est manœuvrée par un éclusier.

En 1817, le peyrat est dans un état de délabrement avancé, ce qui pose problème notamment à l'occasion de la foire de Saint-Estèphe, très fréquentée le 7 septembre chaque année. En 1830, la réparation du peyrat est à nouveau réclamée par le conseil municipal.

En 1838, les abords du port, et notamment le champ de foire, sont plantés de 400 arbres ; on propose dès lors d'établir une digue pour les protéger des inondations.

Entre 1838 et 1842, des travaux sont enfin engagés pour reconstruire le peyrat, selon le devis établi par le conducteur des Ponts et Chaussées, Jean-Baptiste Pierre. L'équipement reste toutefois soumis à la violence des courants, et en 1843, des travaux pour améliorer la cale de déchargement, à l'abri sur les bords du chenal, sont réclamés.

Dès 1843, l'administration des bateaux à vapeur accepte de faire escale à Saint-Estèphe, pour permettre le débarquement ou l'embarquement de passagers qui s’effectue alors au moyen d'un canot.

En 1848, des plans et devis sont dressés pour l'établissement d'un débarcadère mais les moyens manquent. En 1852, le projet est relancé dans la perspective de la construction du chemin de fer du Médoc. En 1854, l'emplacement du débarcadère est discuté pour ne pas gêner l'entrée des bateaux dans le chenal. En 1861, on reconnaît que le débarcadère est peu utilisé, excepté lors de la foire, car les bateaux à vapeur n'y font pas escale.

En 1863, la commune demande que le champ de foire soit exhaussé et défendu par "un perré" pour éviter les inondations fréquentes. Des plans sont dressés par l'ingénieur des Ponts et Chaussées, Robaglia.

En 1866-1867, des travaux sont à nouveau préconisés au chenal. En 1878, des améliorations sont encore attendues : revêtement par un mur de quai en pierre longitudinal au terre-plein que la commune a fait établir pour l'agrandissement du champ de foire ; approfondissement du chenal du port, sa régularisation et aussi son redressement ; construction de cales et perrés sur la berge nord afin de faciliter les embarquements et débarquements et la rendre pareille à celle du sud.

En 1898, le problème d'envasement du port est évoqué ; le bassin de rétention n'est pas suffisant pour chasser les vases accumulées. Le phénomène est encore dénoncé en 1922.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Robaglia André,
André Robaglia (1822 - 1906)

Inspecteur général des Ponts et Chaussées.


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par source

Le port est aménagé sur les bords du chenal, à l'est du village de Saint-Estèphe. Les vestiges d'un cale inclinée maçonnée sont encore conservés sur la berge sud. Un pont aménagé sur le chenal en permet la traversée et est équipé d'une vanne à crémaillère afin de réguler le niveau des eaux en fonction des marées.

Au sud, le long de l'estuaire, la cale saillante maçonnée, dite "peyrat" est également conservée.

L'espace du champ de foire est encore planté d'arbres.

Murs calcaire pierre de taille
moellon
Couvrements
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde, C 370, Lettre de Vendryes (?) concernant le travail du peyrat, 20 septembre 1765.

    "Monsieur, je n'ay pas manqué de me rendre à St Estèphe pour accélere selon vos désirs la confection du peyrat mais je n'y ay trouvé que cinq gascons charpentiers occupés à placer la seconde file, ce qui forme tout l'ouvrage qu'on y a fait jusques à présent, à l'exception toutes fois de la grave et de la pierre qui y est amoncelée et qu'on n'emploira pas sans doute de long tems puisque les encaissements ne sont pas commencés. Vous sentés, Monsieur, que dans cet état, mes soins deviennent inutilles, et que je ne puis rien jusques à ce que l'entrepreneur qu'on m'a dit être occupé au peyrat de Macau, se soit mis à même d'employer les matériaux qu'il y a transportés et d'en avoir besoin de nouveaux. La manœuvre et les bouviers ont jusques ici travaillé de bonne volonté. Ils recommenceront de même dès qu'il en sera besoin, mais le reste dépend de l'entrepreneur. Il n'est pas Monsieur que vous ignoriés à quel point le Médoc manque cette année de seigle et de froment, l'un vaut aujourd'huy 15 # le boysseau et le seigle 12 # prix exhorbitant qui fait envisager un hyver bien dur. Le bled d'Espaigne qui a mieux reussi que les autres grains est l'unique ressource qui reste au paysan, mais il est encore à craindre qu'il n'en soit privé par les achats considérables qu'en font les étrangers pour l'exporter soit en Espaigne, soit dans les provinces voisines. Quelque autorisé que soit cete espèce de comerce, il est des tems et des circonstances qui semblent devoir faire déroger à la loi, et je crois qu'il ne saurait y en avoir de plus pressante, qu'une dizete aussi générale, pour conserver dans ce pays une denrée qui seule peut faire subsister les gens de la campaigne. J'oze prendre la liberté de vous faire part de mes réflexions, convaincu qu'elles ne sauroient vous être désagréables, n'ayant d'autre motif que celui de seconder s'il m'étoit possible, l'étendue de vos vues pour le bien et l'intérêt public. Tous ces bleds d'Espaigne se voiturent à la rivière et se chargent dans quelqu'un des ports voisins tels que By, Goulée, St Christoly, La Maréchale, Pauillac, St Estèphe et partout il y a des employés qui pourraient en empecher l'embarquement, selon les mesures et les tempéraments que vous trouveriez à propos de prendre".

    AD Gironde, C 370, Lettre et plainte de Pierre Ducasse à Boutin, intendant de justice, police et finance de la Généralité de Guyenne, s.d. [vers 1765].

    A propos de pierre (13 tonneaux) qu'il a fait livrer dans la paroisse de St Estèphe pour la construction d'un "petit sellier" dans une métairie qu'il possède ; pierre utilisée pour les travaux du peyrat.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835, Réparation à l'écluse du port, 1812/05/08.

    Mention du sieur Desplats, éclusier du port et du sieur Garraud, charpentier calfat? Pour fourniture de bois, bray, goldron, étoupe, étoffe, cloux et raccommodage de la pele (sic) de l'écluse du port : 75 frcs ; payé au nommé Doumens pour faire relever les restes d'un bateau abandonné et échoué près le chenal depuis environ 30 ans, pour le démolir et avec les bois provenant, faire un quai ou plateforme sur le port pour faciliter des chargements et déchargements des bateaux et la sûreté des marchandises : 27 frcs.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835, Peyrat dans un état de délabrement tel que pose problème pour la fréquentation de la foire, 1817/01/02.

    Charrois de vins et plus particulièrement des bois très considérables de la commune de Vertheuil qui n'a d'autre port pour le débouché de ses denrées ; demande que la commune de Vertheuil participe aux frais d'entretien du chenal.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835, Nomination du sieur Bleu, aubergiste du bourg, à la place d'éclusier en remplacement du sieur Garraud, 1817/05/13.

    Obligé de lever et baisser la pelle de l'écluse régulièrement, à toutes les marées où l'eau montera dans le bassin.

    AD Gironde, 2 O 3117, Extrait des registres des délibérations du conseil municipal de la commune : délibération relative à la cession à titre gracieux que font à la commune deux propriétaires d'une portion du Jauga de la Chapelle, 5 août 1817.

    Portion de terrain près du champ de foire : permettra d'étendre la champ de foire et de placer les marchandises hors des atteintes de l'eau ; voir acte signé Théodore Dumoulin mentionnant la cession de ce terrain à divers par le seigneur de la maison de Calon en 1711, acte passé devant Chevalier, notaire. Plan.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835, Règlement et tarif des droits de plaçage levés sur les marchands tenant la foire du 7 septembre, 1821/02/02.

    Champ de foire.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835, Délibération à l'effet d'obtenir le rétablissement du peyrat, 1830/05/13.

    M. de Tourny intendant de l'ancienne Guyenne fit construire aux frais du gouvernement quatre peyrats sur la rive gauche de la Gironde, savoir à St Julien, Pauillac, St Estèphe et St Seurin de Cadourne. Cet habile administrateur savait bien que ces diverses constructions devaient prodigieusement faciliter le commerce maritime et procurer un grand avantage à l'écoulement des produits agricoles. En effet, tout le temps qu'a duré le peyrat de St Estèphe, les chargements des vins ont eu lieu avec la plus grande facilité. Les marins trouvaient aussi un grand avantage pouvant en tout temps descendre à terre pour se procurer de l'eau ou des vivres frais ; et enfin à l'époque de la fameuse foire de St Estèphe, les marchandises de toute espèce étaient descendues à terre sans éprouver le moindre encombrement, sans risques, sans danger. La détérioration du peyrat a totalement changé cet état satisfaisant, les vins s'embarquent difficilement dans les bateaux forcés d'entrer en chenal ; les marins ne peuvent plus venir à terre dans les basses marées ; la foire de St Estèphe va en décroissant, les marchands ne voulant pas courir le risque de submerger leurs marchandises ; enfin la commune, l'agriculture et les revenus communaux sont en souffrance : afin de remédier à tant de maux qui ont déjà été reconnus puisque le peyrat de la commune de St Julien qui n'a certainement pas autant d'intérêts réunis que celle de St Estèphe, va être réparée aux frais du gouvernement, j'ai l'honneur de vous proposer de délibérer sur cet important objet.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Nécessité de réparer le peyrat de la commune, 1836/11/18.

    Excellent mouillage de notre côte reconnu pour tel depuis longtemps par les marins et qui leur sert d'abri lorsque le mauvais temps les empêche de mettre en mer et que par le mauvais état du peyrat, ils ne peuvent descendre à terre afin de se procurer les vivres et secours dont ils ont besoin ; problème également pour le service de douane ; chemins à réparer.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Problème du peyrat à reconstruire, 1837/11/20

    Depuis longtemps la commune est privée de l'inappréciable avantage que nous procurait la reconstruction du peyrat dont les traces existent encore sur notre port ; 2 projets : l'un construit à crèche [?], l'autre en pierre dure de Barsac ou St Macaire.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Dépenses suite à l'achat d'une sapine pour servir à l'amélioration du chenal de la Chapelle, ensuite la plantation de 400 pieds d'arbres plantés sur le champ de foire et au nord du chenal, 1838/04/16.

    Pierre pour combler la sapine et faire un terrassement pour agrandir la cale ; proposition de faire faire une digue le long du champ de foire pour garantir les arbres des hautes marées ainsi que les marchandises qui viennent à la foire le 8 septembre.

    AD Gironde, 2 O 3115, Cahier des charges et conditions imposées à l'entrepreneur chargé de la reconstruction d'un peyrat en maçonnerie de pierres dures au port et dans la commune de St Estèphe et PV d'adjudication, 28 novembre 1841.

    Devis dressé le 9 janvier 1838 par M. Jean Baptiste Pierre, conducteur des Ponts et Chaussées ; soumissionnaires : Escarraguel entrepreneur mais soumission du sieur Danjou plus avantageuse.

    AD Gironde, 2 O 3115, Extrait des registres des arrêtés du préfet du département de la Gironde concernant les travaux du peyrat de St Estèphe, 16 mai 1843.

    Certificat de fin de travaux délivré par le conducteur des travaux, le sieur Pierre, le 15 octobre 1842.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Travaux d'urgence à réaliser au port, 1843/03/22.

    La fréquentation de notre port a augmenté d'une manière considérable depuis la création de route départementale n°?, des deux routes de grande communication n°42 et 46 qui traversent en tout sens notre commune. Deux routes communales ont été récemment pierrées, tout a donc concouru à rendre les abords du port plus faciles aux communes (...) ; port qui se compose d'un peyrat et d'un vaste chenal de refuge situé au nord et en aval du dit peyrat se trouve menacé d'une destruction complète car lorsque les vents dans l'hivernage soufflent avec violence depuis le nord-ouest au nord-est il est impossible à l'embarcation la plus solide de s'amarrer sur les organaux [?] du peyrat et d'y effectuer aucun chargement ou déchargement ; alors le chenal de refuge est de toute nécessité et s'il n'existait pas, le service du port de St Estèphe serait forcément interrompu. Je dois donc vous avertir que ce chenal sur les bords duquel l'administration municipale qui m'a précédé avait fait exécuter des constructions défensives mal édifiées sans doute ont été détruites par la violence des flots et que déjà il en est résulté un sinistre (un grand bateau de 40 tonneaux est venu défoncer sa carène sur les décombres) ; mais là ne se borne pas le danger. Les vagues poussées par la violence des vents menacent de prendre à revers les travaux de la tête de peyrat et si nous ne venons promptement à son secours, nous serions sûrs de voir notre port inabordable.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Réparations à faire au chenal, 1843/05/06.

    La cale du chenal où se charge et se décharge la plus grande partie des denrées se trouve dans un tel état de dégradation que le mouvement du port n'a lieu sur ce perré qu'au milieu des plus graves dangers ; c'est ainsi que tout récemment deux barriques de vin se sont défoncées et qu'une d'elles a failli tuer le marin qui les chargeait.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Plans et devis d'un débarcadère à construire au port, 1848/10/01.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Mauvais état du port, 1851/08/17.

    Le quai situé sur le bord du chenal de la Chapelle est menacé de destruction complète par suite des éboulements de la maçonnerie et des terres qu'elle est impuissante à contenir. Les nombreuses gabarres qui fréquentent le port de Saint-Estèphe ne pourront plus venir prendre leur chargement et la commune se trouvera très gênée pour l'exportation de ses produits ; rappel du projet de débarcadère mais pas de moyens.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Arbres du port, 1851/11/16.

    Les arbres plantés au port de cette commune sont dans un état de dégradation et de dépérissement qu'ils nécessitent des soins particuliers et le remplacement de quelques-uns.

    AD Gironde, 2 O 3115, Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de St Estèphe : délibération relative à la construction d'un débarcadère au port de St Estèphe, 13 juin 1852.

    Complément indispensable au chemin de fer en projet.

    AD Gironde, 2 O 3115, Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de St Estèphe : délibération relative à la construction d'un débarcadère au port de St Estèphe, 28 mars 1852.

    En 1843, l'administration des bateaux à vapeur accepte de faire escale à St Estèphe au moyen d'un canot : 4425 passagers la 1ère année et 4174 la seconde ; mais accident qui couta la vie à 3 passagers.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Délibération relative au projet de restauration de la cale longitudinale du port de St Estèphe, au projet d'exhaussement du clocher de l'église de St Estèphe et à l'ouverture de la rue dite rue Racine, 1853/06/12.

    Éboulements de la cale ; nécessité de faire des travaux réclamés depuis 1851.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Délibération relative au débarcadère (...), à une route partant du débarcadère et joignant le chemin n°46 (...), 1853/11/17.

    Adjudication du débarcadère, concession du droit de péage pour 5 ans et 5 mois ; proposition de créer une route qui relie le débarcadère au chemin n°46 par le pont écluse.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Changement du tracé du débarcadère suite aux réclamations des marins du port de St Estèphe qui prétendent que le débarcadère par sa trop grande proximité du chenal en gênera l'entrée et la sortie : tracé reporté à 20m plus vers l'aval, 1854/04/23.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Proposition de Mme Tarteyron de faire faire à ses frais un fossé pour mettre en communication avec le fleuve la partie du communal affermée par la dite dame, 1859/03/06.

    Elle s'engage à y faire un pont de 8 m de large sur la route vicinale qui traverse le communal qui sert de champ de foire. Ce pont devra être fait dans la forme de celui établi par M. Phélan en aval du chemin de Rubaneyre. La dite dame sera autorisée à faire construire aussi à ses frais une écluse pour retenir les eaux fluviales lorsqu'elle le jugera convenable.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Débarcadère peu utilisé car les bateaux à vapeur n'y font pas escale, 1861/02/10.

    Utilisé seulement pendant les foires ; décision de remettre le débarcadère entre les mains de l'administration supérieure.

    AD Gironde, 2 O 3117, Demande du conseil municipal de St Estèphe relative à la défense du champ de foire de cette commune contre les eaux de la Gironde : rapport de l'ingénieur ordinaire, 15 septembre 1863.

    Champ de foire situé le long de la Gironde en amont de la cale saillante qui fait partie du port de cette commune. Ce champ de foire est submergé et corrodé par les eaux des hautes marées et le conseil municipal demande qu'il soit exhaussé et défendu par un perré du côté du fleuve ; préconise d'exhausser le champ de foire de manière à le mettre à un niveau minimum de 42 cm au-dessus des plus hautes mers et à revêtir les talus du terre-plein formé par ce champ de foire du côté de la Gironde par un perré en pierre sèche.

    AD Gironde, 2 O 3117, Projet de défense du champ de foire, devis, ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, Robaglia, 15 septembre 1863.

    Construction d'un perré établi le long de la Gironde, partant de la cale basse du port de St Estèphe et se terminant à un fossé d'écoulement situé en amont de cette cale ; remblais à faire derrière ce perré pour exhausser le champ de foire de manière à le rendre insubmersible aux plus hautes mers ; une couche de sable de 10 cm à placer au-dessus de tous ces remblais ; un exhaussement en gravier de 10 cm de hauteur et 5m de largeur de la chaussée de l'allée principale des champs de foire (...) ; longueur totale du perré : 215m70. Plan et coupes.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Travaux à faire au port : abaissement du seuil de l'écluse de chasse et construction d'un perré sur la rive gauche du chenal, 1866/01/21.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Plans et devis du canal couvert à exécuter pour l'assainissement du port qui sert d'exutoire à toutes les eaux pluvieuses et ménagères de la partie occidentale du bourg au travers de la propriété de la dame Vve Bert, 1867/02/17.

    Construction d'un égout en béton, d'un canal en maçonnerie, d'un canal en tuyaux Domageau, d'un canal en moellons recouvert en pins.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Travaux au port repoussés, 1867/09/10.

    Cale longitudinale sur la berge nord du port, construction d'un aqueduc de chasse au-dessus du radier de l'écluse du bassin.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Projet de construction d'un puits sur le champ de foire, devenu de la plus grande utilité pour les besoins des nombreux marchands que la foire des 7, 8, 9 septembre y attire, 1870/08/25.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898. Mention des fosses de la Chapelle qui donnent un faible revenu à la commune par la vente des vases qui s'y déposent, 1873/05/11.

    Champ de foire très exigu, on pourrait combler la fosse, la mettre en prairie et agrandir le champ de foire.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Amélioration des ports, 1878/02/17.

    Détail des travaux nécessaires à l'amélioration et à l'achèvement des ports de la commune : revêtement par un mur de quai en pierre longitudinal au terre-plein que la commune a fait établir pour l'agrandissement du champ de foire ; approfondissement du chenal du port de St Estèphe, sa régularisation et aussi son dressement ; construction de cales et perrés sur la berge nord du dit St Estèphe afin de faciliter les embarquements et débarquements et la rendre pareille à celle du sud ; travaux d'approfondissement et d'appropriation des chenaux de la Rouille des moines et de l'estey d'Un qui pourraient ainsi servir aux chargements des vins et des denrées nécessaires à la culture du pays.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Droits de plaçage, 1882/09/10.

    Sur les places publiques et au port de la Chapelle.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Pétition pour l'établissement d'un feu fixe de cette commune au lieu-dit du port, 1885/02/08.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Demande d'installation d'une bascule au port de St Estèphe destiné à peser les poteaux de mine, 1886/11/07.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, État déplorable du port de la Chapelle, 1891/11/15.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Pétition de M. Ricard sollicitant l'autorisation d'établir un débarcadère à l'amont du peyrat de St Estèphe, 1896/08/18.

    Pour faciliter l'embarquement des poteaux de mine dont il fait le commerce ; avis favorable du conseil municipal mais ouvrage à établir en aval et non en amont du chenal pour ne pas gêner la navigation ; servira aussi pour le bateau à vapeur ; accord du service maritime le 29 août 1896.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Demande de MM L et J de Crown [?] Adressée au directeur général des douanes à Paris pour avoir l'autorisation de charger dans le port de St Estèphe les vins provenant de leur propriété sise dans cette commune, avec connaissement [?] portant le nom de St Estèphe afin de donner à leurs vins leur véritable cachet d'origine, 1898/11/13.

    Accord donné mais en revanche le port de St Estèphe reste fermé à l'importation des vins exotiques quelle qu'en soit la provenance.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898, Travaux de réparation, 1898.

    La quantité d'eau que peut contenir le bassin servant actuellement de réservoir est insuffisante pour refouler les vases qui, régulièrement, à chaque marée, se déposent dans le chenal ; idée d'utiliser les fossés en eau voisins.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1899 à 1922, Proposition de M. Mondon d'installer à ses frais un nouveau ponton et d'exploiter le débarcadère à ses risques et périls pour que les bateaux de la Cie Bordeaux-Océan puissent faire escale à St Estèphe, 1908/08/02.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1899 à 1922, Rappel d'une lettre du 3 octobre 1915 informant que le ponton venait d'être coulé par la tempête et qu'il y avait lieu de le faire renflouer sans retard, 1916/02/27.

    Décision d'enlever complètement ce ponton pour éviter les accidents que l'épave pourrait occasionner.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1899 à 1922, Envasement du port, 1922/08/10.

    Le conseil municipal prie le maire de demander au service des ponts et Chaussées à ce que l'embouchure du port de St Estèphe soit absolument dévasée. L'envahissement par la vase est tel que les bateaux chargés sont obligés d'attendre les fortes marées pour pouvoir sortir du chenal, ce qui fait qu'un bateau réellement chargé ne peut prendre les chargements que 4 ou 5 fois par mois.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1862 à 1898.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1899 à 1922.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Correspondance du subdélégué de Lesparre avec l'intendant, 1764-1769.

    Archives départementales de la Gironde : C 370
  • Saint-Estèphe, biens communaux, 1842-1940.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3115
  • Dossiers d'administration communale, Saint-Estèphe, Édifices publics, monuments, écoles, 1874-1907.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3117
  • Arrêtés préfectoraux concernant des autorisations d'établissement de cales et "peyrats" sur les rives de la Gironde.

    Archives départementales de la Gironde : SP 2904
Documents figurés
  • "Plan d'une partie de la rive gauche de la Gironde avec emplacement de l'ancien peyrat que les habitants de la commune de St Estèphe se proposent de reconstruire" ; chaussée à construire. Dessin, encre, aquarelle, par l'ingénieur ordinaire Deschamps, 16 juin 1838.

    Archives départementales de la Gironde : SP 2904
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire