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Port de Beychevelle

Dossier IA33004925 inclus dans Jalle du Nord réalisé en 2011

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • cale
    • vanne
    • embarcadère
Parties constituantes non étudiées cale, vanne, embarcadère
Dénominations port
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Saint-Julien-Beychevelle
Lieu-dit : Beychevelle
Cadastre : 2011 D2 Non cadastré. ; 1825 D1 6, 7

Sur les cartes de la 1ère moitié du 18e siècle, les ports de Beychevelle et de Saint-Julien ne sont pas mentionnés ni matérialisés. Si les chenaux sont visibles, aucune route ne semble les longer. Ils apparaissent en revanche sur la carte de Belleyme (1767).

Par convention passée en 1739 entre M. de Brassier, seigneur de Beychevelle, et les habitants, il cède l´usage du chemin conduisant au port de Beychevelle et l´espace qu´occupe ce dernier, qui lui appartiennent.

Le plan cadastral de 1825 indique les chemins menant de Saint-Julien au port et de Beychevelle au port. Un bâtiment figure sur les bords du chenal de Beychevelle. En 1826, le port est jugé difficilement accessible et nécessite l´aménagement d´un perré et d´un embarcadère en charpente à claire voie. Les projets et plans en sont fournis par l´ingénieur Saint-Aubin. En 1832, certains travaux restent inachevés : il est notamment nécessaire de relier le chemin et le peyrat avec une chaussée. En 1838, des travaux sont menés sur les devis et plans de l´ingénieur Deschamps. M. Guestier, propriétaire de Beychevelle, propose d´en avancer la dépense. En 1844, ce dernier indique que 5000 à 6000 passagers s´embarquent ou débarquent chaque année du bateau à vapeur et ce depuis 18 ans. Il mentionne également 61 gabarres de 30 tonneaux de port chacune qui en font mensuellement le service. Cette même année et vu cette fréquentation, un projet de débarcadère, dressé par l´ingénieur Chambrelent, est approuvé tout en préconisant la suppression de l´estacade principalement destinée à empêcher le déplacement latéral du tablier mobile et la mise en place d´un fanal. En février 1858, le ponton du débarcadère subit une avarie suite à l´abordage brutal d´un bateau plat nommé Chateaubriant. En 1867, plusieurs pièces de bois du débarcadère doivent être remplacées. A nouveau en 1871, une avarie détruit l´appontement du débarcadère. A cette époque, le port est concurrencé par l´arrivée du chemin de fer et sa fréquentation est en baisse. M. Guestier qui en avait la concession pour l´exploitation depuis 1845 renonce à cette activité et propose que l´appontement en charpente ne soit pas reconstruit et que seul le ponton soit maintenu. Les voyageurs seraient alors transportés de la rive au ponton par un petit bateau et pourraient facilement s´embarquer sur le bateau à vapeur. En 1874, il va plus loin en demandant la suppression même de l´escale, ce qui ne semble pas avoir été adopté puisqu´en 1891, autorisation est donnée de construire une guérite abri pour les voyageurs. En 1913, le peyrat du port de Beychevelle, de 60 m de long sur 1m50, est décrit en mauvais état et la réfection du pavage y est nécessaire.

Période(s) Principale : milieu 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Chambrelent, ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par source
Auteur : Saint-Aubin
Saint-Aubin

Ingénieur des Ponts-et-Chaussées.


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Auteur : Deschamps Claude,
Claude Deschamps (1765 - 1843)

Ingénieur des Ponts-et-Chaussées.


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par source

Le port de Beychevelle est situé à la confluence de la Jalle du Nord avec l'estuaire, à l'extrémité du parc du château Beychevelle.

On y distingue encore les vestiges d'une cale aujourd'hui enherbée. A marée basse, l'ancien peyrat qui fait saillie dans la Gironde est également visible.

La jalle est dotée d'une porte à flots permettant de gérer le niveau des eaux, à marée haute et à marée basse.

États conservations état moyen
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • ARCHIVES

    AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre de 1792 : contributions mobilières et foncières.

    -29 juillet 1792 (an IV) : problème de récurement de l´estey des marais de Senessan : ordre donné à Mme Buda (?) ou à son régisseur de parc de faire recaler le chenal du port de Beychevelle, vis à vis ces prétentions, d´une profondeur et largeur nécessaire (...), que les eaux aient leur cours et pente nécessaires pour les écoulements.

    AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre délibérations du conseil municipal 1844-1848.

    Droits de plaçage sur les marchandises déposées sur les ports de la commune de Saint-Julien, établis en 1843.

    Tarifs le 3 février 1859 : liste des marchandises : oignons, cercles, fruits, tonnes, comportes, bastes, objets de curiosité, huîtres, cochons, sabots, poterie, ferraille, faissonnats, bois, foin, paille, charbon, vîme, tuiles et carreaux, faissonnats, bois de tonneau, bourrée, bois de construction, barriques, carassonnes, lattes, feuillard, pierres, moellon, pierre dure, huîtres, moules, poissons, poissons de la mer, sardines, bois de chauffage, plâtre, pommes de terre, brique, chaux, charbon, vin, farine, son, avoine, mais, etc.

    AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre délibérations du conseil municipal 1849-1870.

    -28 octobre 1850 : à propos de l´établissement d´un cantonnier pour les ports ; refus de la commune ; la section dite de St Julien n´a ni port ni payrat que l´on fait entretenir mais seulement un chenal pour l´embarquement des marchandises. Sur ce quai pour la section dite de Beychevelle, les marchandises ou denrées s´embarquent également à l´ouverture d´un chenal. Travaux entrepris par l´administration départementale pour l´établissement d´une cale (... qui) se trouve achevée depuis le mois d´août dernier ; un cantonnier a été placé aux frais de l´Etat pour l´entretien de cette cale (...).

    -1850 ? : Le maire attire l´attention sur le mauvais état du port de Saint-Julien, celui de tous les ports du littoral le plus délaissé certainement et celui que sa situation recommande peut-être le plus. Chaque année la commune affecte une certaine somme à la réparation du chenal mais bientôt après, il ne reste plus trace des travaux exécutés ; les vases s´amoncellent, les terres s´éboulent et il arrive un moment où les bateliers attachés à la section de St Julien, et autres ne peuvent opérer le chargement de leurs bateaux qu´avec les plus grandes difficultés et rarement sans préjudice pour les produits qu´ils transportent.

    La commune attache cependant à ce port une grande importance ; c´est en effet par là que s´écoulent les récoltes des grands propriétaires de St Julien proprement dit, et des localités qui l´avoisinent ; aussi l´administration locale a-t-elle fait construire et entretient-elle à grand frais un chemin exclusivement réservé au service du port (...) ; il y a bien à l´extrémité sud est de la commune le port de Beychevelle mais outre que ce port est à 4km, sa situation ne permet pas d´en attendre les mêmes avantages.

    On avait pensé un instant que le chemin de fer du Médoc s´il établissait une gare à proximité diminuerait de beaucoup l´importance du port de St Julien, et partant son utilité ; mais le tracé qui paraît être définitivement adopté, déshérite complètement la commune et nos propriétaires n´usent que bien rarement de la voie ferrée par suite de son trop grand éloignement, inconvénient que ne rachètera certainement pas l´économie de ce mode de transport.

    Demande de certains travaux d´art qui sans avoir l´importance de ceux du port de Beychevelle permettraient néanmoins aux propriétaires de la section et autres d´y conduire leurs produits.

    AD Gironde, SP 1180 : Ports de Saint-Julien et de Beychevelle, 1825-1913.

    -18 avril 1826, lettre de Guestier Junior au Préfet.

    Port de Beychevelle et la majeure partie du chemin qui y conduit sont établis sur sa propriété et qu´il en partage indivisement la jouissance avec la commune de St Julien, ainsi que l´atteste la convention passée le 23 mars 1739 entre M. de Brassier alors seigneur et propriétaire du domaine de Beychevelle et plusieurs habitants de la paroisse, convention d´après laquelle un chemin de 20 pieds de large fut rendu public depuis la route de Bordeaux à Pauillac jusqu´au chenal formant actuellement le port de Beychevelle à son embouchure dans la Gironde ; à la charge par les autres habitants de fournir des corvées pour sabler ce dit chemin sous peine de contraintes judiciaires.

    Monsieur le maire de St Julien a entrepris la consolidation du chemin par une chaussée d´empierrement mais dans son état actuel le port n´est abordable qu´au moment de la pleine mer et par conséquent peu fréquentable, tandis qu´il serait susceptible de devenir un débouché très avantageux pour la commune de St Julien et pour plusieurs autres communes environnantes si on revêtissait la rive du chenal par un perré sur 60 m de longueur et si on établissait vers la Gironde un embarcadère ou charpente à claire voie avec ponton flottant qui fut constamment et facilement abordable par les bateaux à vapeur qui procurent des relations si promptes et si exactes entre Bordeaux et le Médoc.

    Projets et plans de M. St Aubin Ingénieur des Ponts et Chaussées de l´arrondissement.

    -Ponts-et-Chaussées, rapport de l´Ingénieur de l´arrondissement de Bordeaux ouest (Saint-Aubin) sur la proposition faite par M. Guestier Junior, propriétaire du domaine de Béchevelle pour la construction d´un embarcadère et d´un port à l´embouchure du chenal de Bechevelle, 25 avril 1826.

    Indication que l´embarcadère doit être à claire voie afin de n´apporter aucun changement dans la direction des courants.

    -Lettre de M. Guestier à M. le comte de Preissac, préfet de département, 24 juin 1832.

    Projet de construire un perré au port de Beychevelle et de voir lier par une chaussée le peyrat de St Julien qui se trouve séparé du chemin qui devrait y aboutir par un cloaque d´environ 150m.

    -Lettre de Guestier, 24 octobre 1838.

    Propose de faire l´avance des travaux pour le port de Beychevelle, dont Monsieur l´ingénieur Deschamps a tracé les plans et fourni le devis.

    Accompagné de l´extrait du registre de délibérations du conseil d´arrondissement de Lesparre, sans date, en faveur des travaux à faire au port de Beychevelle.

    -Lettre de Guestier, 9 janvier 1844.

    Précision concernant les limites de terrain pour l´aménagement du port de Beychevelle.

    Indications complémentaires : 5000 ou 6000 passagers s´embarquent ou débarquent chaque année du bateau à vapeur depuis 18 ans à peu près. Les relevés de mon batelier et ceux du bureau de douanes constatent en outre que 61 gabarres de 30 tonneaux de port chacune à peu près en font mensuellement le service. Ces gabarres procurent donc un mouvement de denrées égal à 1830 tonneaux par mois ou 21960 tonneaux par an ; sans compter les paquets apportés par le bateau à vapeur ni les passagers qu´amènent les gabarres et qui sont en assez grand nombre.

    On paie en ce moment 25 f par personne pour l´embarquement ou le débarquement du bateau à vapeur au port de Beychevelle. Dans le cas où l´embarcadère serait construit, on pourrait réduire le péage à 15f par personne comme à Pauillac ; on ferait en outre payer le bagage qui prendrait la voie de l´embarcadère au lieu de celle du port (...).

    -16 mars 1844, Ministère des Travaux publics, port de Beychevelle, amélioration, complément d´instructions demandé.

    Projet de débarcadère tel qu´il a été dressé par M. l´ingénieur Chambrelent approuvé mais avec suppression de l´estacade principalement destinée à empêcher le déplacement latéral du tablier mobile ; élever un fanal à la tête de l´embarcadère pour signaler pendant la nuit sa position aux navigateurs ; mise en place d´un péage pour l´entretien de ces installations comme pour le débarcadère de Pauillac ; établir un revêtement incliné à 45 degrés avec la verticale sur la rive gauche du chenal de Beychevelle conformément au profil du projet n°2 ; les trois petites cales perpendiculaires à la rive et entaillées dans le revêtement général seront supprimées ; M. Guestier a proposé d´avancer les dépenses des travaux et de se rembourser sur la perception d´un droit de péage.

    -24 juin 1844, à M. le sous-secrétaire d´Etat des travaux publics.

    Concernant les travaux pour la construction d´un débarcadère au port de Beychevelle ; cales inclinées conservées car utilité constatée dans l´enquête sur le projet des travaux du port de By qui se trouve dans des conditions identiques à celles du port de Beychevelle ; projet d´établir également un fanal.

    -Plan du port de Beychevelle indiquant les parcelles de terrain à acquérir de M. Guestier pour l´amélioration de ce port, 24 novembre 1846.

    -Plan du port de Beychevelle faisant connaître les limites et l´étendue des parties du terre-plein qui doivent être entretenues, 1e aux frais de l´Etat, 2e aux frais de la commune, 3e à frais communs par l´Etat et la commune, 11 avril 1854 ; à prendre en photo, grand format.

    Indication : d´une caserne de la douane, bâtiment à M. Guestier, conche pouvant recevoir des bateaux, perré arrondi avec escalier et cale saillante ou peyrat, emplacement destiné au dépôt des marchandises sur lequel la commune peut être autorisée à percevoir un droit de plaçage, dépôt des bois à brûler ou de construction, des lattes et des carrassons, cale longitudinale avec dépôt de fumier, de pierres à bâtir, de tuiles et de carreaux.

    -5 février 1880 : préfecture du département, vu la pétition en date du 6 décembre 1889 par laquelle le sieur Tranchard, pour la dame Heine, demande l´autorisation de construire un mur pour clôturer la propriété que cette dernière possède au port de Beychevelle, plan.

    -Extrait du plan et du port de Beychevelle, le 25 novembre 1882 : établissement d´un pont à bascule par le sieur Lamothe.

    29 décembre 1882 : autorisation donnée au sieur Lamothe demeurant à Bordeaux d´établir sur le terre-plein du port de Beychevelle un pont à bascule pour peser des poteaux de mine.

    -14 janvier 1889, extrait des registres des arrêtés du préfet du département de la Gironde, pétition et plan (non photographié) du 23 juillet 1888 d´Andrivet fils, demeurant à Beychevelle Saint-Julien : autorisation d´établir à ses frais sur le terre-plein du port de Beychevelle, une cabane en bois pour servir d´abri à ses outils et ustensiles de travail nécessaires à son industrie de gabarier, attenant à la guérite du cantonnier.

    -27 mai 1893 : extrait des registres des arrêtés du préfet du département de la Gironde, pétition sans date du sieur Briand, mécanicien à Beychevelle pour établir une buvette sur le terre-plein du port de Beychevelle (à l´ouest de la guérite abri à l´usage des voyageurs), plan.

    -19 janvier 1900 pétition de Paul Beaumartin fils jeune pour installer un pont bascule sur le terre-plein du port de Beychevelle, destiné au pesage des poteaux de mine, plan.

    -13 juin 1900 : plan du port de Beychevelle : demande de L. Gimeaux d´installer un pont à bascule sur le terre-plein du port de Beychevelle, destiné au pesage des marchandises qu´il est susceptible de recevoir.

    -Plan 7 mai 1904 : autorisation donnée au sieur Larose, batelier, de construire à ses frais, sur le terre-plein du port de Beychevelle un hangar en bois pour abriter ses marchandises (à l´est du magasin du sieur Andrivet).

    -Délibération du conseil municipal de Saint-Julien, 1er octobre 1913.

    Par suite de l´envasement continuel du chenal de Saint-Julien les bateliers éprouvent des difficultés pour y pénétrer et que le peyrat du port de Beychevelle étant en mauvais état il y a lieu d´attirer l´attention de l´administration pour qu´elle exécute les travaux nécessaires en vue de faciliter d´une part la rentrée des bateaux dans le port de Saint-Julien et d´autre part de permettre aux voyageurs qui veulent traverser le fleuve d´accéder plus commodément sur le peyrat de Beychevelle ;

    Éboulements qui se sont produits à proximité du pont éclusé et qui ont eu pour effet de rétrécir la partie aval du chenal du port de Saint-Julien ;

    Peyrat de Beychevelle qui a une longueur de 60 m sur 1m50 ; réfection du pavage nécessaire.

    AD Gironde, SP 2915 : Ports de Saint-Julien et de Beychevelle, 1844-1891.

    -16 septembre 1844, préfecture de la Gironde, Construction d´un débarcadère en charpente sur la rive gauche de la Gironde à Beychevelle, commune de St Julien, moyennant concession de péage.

    Cahier des charges dressé par l´ingénieur en chef Deschamps.

    Débarcadère composé d´un appontement fixe et d´un tablier mobile qui s´appuyant sur un ponton à son extrémité suivra les mouvements de la marée et devra offrir aux voyageurs, à chaque instant du jour, un moyen prompt et facile d´embarquement et de débarquement.

    L´appontement fixe, formé d´un estacade en charpente, à claire voie porté sur pilotis aura 3 m de largeur entre les garde corps et son plancher sera établi à 0m90 au dessus du niveau des hautes marées d´équinoxe.

    Le tablier mobile aura 15m de longueur et 1m60 de largeur entre les garde-corps, la hauteur de ceux-ci sera de 1m au-dessus du plancher.

    Le ponton devra être de construction solide et propre à faire un bon service, les ancres et chaînes sur lesquelles il sera amarré auront une force en rapport avec le tonnage du ponton qui ne pourra être inférieur à 150 tonneaux. Le pont de ce navire sera pourvu d´un garde-corps de un mètre au moins de hauteur.

    Le concessionnaire établira sur un poteau à l´extrémité de l´appontement fixe, vers le large, et à quatre mètres environ de hauteur au-dessus du plancher un fanal sidéral du système Bardier-Marcet qui devra être éclairé pendant toutes les nuits.

    Le débarcadère sera mis en communication avec le chemin vicinal qui conduit au port de Beychevelle au moyen d´une levée en terre de 140m environ de longueur sur 8m de largeur (...).

    Cette levée devra être défendue aux abords du débarcadère au moyen d´un perré en pierre sèche formé avec des moellons de 0,25m au moins de longueur de reposant sur une conche de pierraille de 0m15 d´épaisseur.

    Deux petits pavillons seront établis de part et d´autre de la levée à l´entrée du débarcadère, l´un servir de bureau de perception et l´autre de salle d´attente pour les voyageurs.

    -22 février 1858, Ponts et Chaussées, PV d´avarie.

    Sur le ponton du débarcadère, deux pièces composant la travée mobile cassées. Avaries faites suite à l´abordage d´un bateau plat nommé le Chateaubriant venant de Pauillac se rendant au port de Beychevelle pour y décharger diverses marchandises, le 21 février à 9h du matin, par un temps brumeux et la marée montant, ce bateau commandé par le patron Debayle du quartier de Langon auquel il appartient est tombé sur les chaînes aval du ponton, a cassé celle de terre, le bateau étant à la voile a forcé le ponton qui n´était plus tenu que par la chaîne de large, l´a poussé et par suite les pièces qui sont fixées sur le pont du susdit ponton avec des chaînes ont été brisées comme il est dit ci-dessus.

    -28 février 1858. Rapport de l´ingénieur ordinaire tendant à ce qu´il soit prescrit des réparations au débarcadère de Beychevelle sur la rive gauche de la rivière, commune de St Julien.

    -Ponts et Chaussées, procès-verbal de visite du débarcadère du port de Beychevelle, 25 avril 1867.

    Urgence de changer plusieurs pièces de bois.

    -18 mai 1871, lettre de Guestier au Préfet.

    Arrêté du préfet pour le rétablissement du débarcadère de Beychevelle ; mais vu le peu de fréquentation depuis l´ouverture du Chemin de fer du Médoc, demande de déchéance de la concession qui lui avait été faite le 18 janvier 1845.

    -4 novembre 1873. Débarcadère de Beychevelle, déchéance de la Compagnie, demande de M. Guestier, rapport de l´Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées.

    Mention d´une avarie en 1871 qui détruisit entièrement l´appontement du débarcadère de Beychevelle. Rapport des ingénieurs en date des 15-16 juin 1871 qui indique que depuis l´ouverture du chemin de fer du Médoc, la fréquentation du débarcadère de Beychevelle était devenue insignifiante et proposèrent pour concilier les intérêts du concessionnaire avec ceux du public d´apporter une modification au mode d´exploitation du débarcadère. L´appontement en charpente ne devait pas être reconstruit ; le ponton seul serait maintenu. Les voyageurs seraient alors transportés de la rive au ponton par un petit bateau et pourraient facilement s´embarquer sur le bateau à vapeur.

    Le concessionnaire demande aujourd´hui de nouveau non seulement la suppression du ponton destiné au débarquement mais la suppression de l´escale elle-même.

    Quant à la suppression du ponton, elle ne nous paraît pas devoir soulever d´objections ; par suite du peu de fréquentation de cette escale, on en est arrivé à ne plus se servir du débarcadère, et le petit bateau accoste directement le bateau vapeur. Le ponton n´est donc qu´une gêne pour la navigation.

    Ouverture d´une enquête pour décider de la suppression de l´escale.

    -20 janvier 1874. Débarcadère de Beychevelle, enlèvement du ponton et modification dans le service, rapport de l´ingénieur ordinaire, Ponts et Chaussées.

    Demande de M. Guestier, concessionnaire du débarcadère établi à Beychevelle pour le service des bateaux à vapeur, de supprimer le ponton établi en face de Beychevelle et à ne plus être tenu à faire le service du débarquement et de l´embarquement des voyageurs.

    Commission d´enquête réunie à la sous-préfecture de Lesparre le 2 janvier 1874 a été d´avis à l´unanimité qu´il y avait lieu de maintenir l´escale avec un bateau, adoptée par la commission en 1870, en laissant à l´administration la faculté de supprimer le ponton qui peut présenter des dangers pour la navigation.

    -Rivières navigables et flottables, débarcadère de Beychevelle, levée de l´ancien débarcadère à remettre aux Domaines, plan daté du 25 juillet 1891, extrait du plan de la rive gauche de la Gironde.

    -12 août 1891, Ponts et Chaussées, rapport de l´Ingénieur ordinaire, acquisition du chemin d´accès au débarcadère de Beychevelle, pétition de Mme Veuve Armand Heine.

    Remise de toutes les dépendances de l´ancien débarcadère de Beychevelle par Mme Vve Armand Heine a été faite à notre service le 15 juillet dernier suite à l´arrêté préfectoral du 23 avril 1891.

    Mme veuve Heine désire acquérir des terrains enclavés dans le domaine de Beychevelle dont ils faisaient partie et cédés par M. Guestier pour établir le chemin d´accès au port.

    Décision de rétrocéder le terrain à Mme veuve Heine.

    -27 octobre 1891 : extrait des registres du préfet : autorisation de construire une guérite abri pour les voyageurs sur le port de Beychevelle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre de 1792 : contributions mobilières et foncières.

  • AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre délibérations du conseil municipal 1844-1848.

  • AC Saint-Julien-Beychevelle, Registre délibérations du conseil municipal 1849-1870.

  • AD Gironde, SP 1180 : Ports de Saint-Julien et de Beychevelle, 1825-1913.

  • AD Gironde, SP 2915 : Ports de Saint-Julien et de Beychevelle, 1844-1891.

Documents figurés
  • Plan du port de Beychevelle : établissement d'un pont à bascule par le sieur Lamothe. Calque, encre, lavis, 25 novembre 1882 [AD Gironde, SP 1180].

  • Plan du port de Beychevelle : établissement d'un pont à bascule par L. Gimeaux. Calque, encre, lavis, 13 juin 1900 [AD Gironde, SP 1180].

  • Levée de l'ancien débarcadère de Beychevelle. Calque, encre, lavis, 25 juillet 1891 [AD Gironde, SP 2915].

Bibliographie
  • STEIMER Claire, SUIRE Yannis. "Les ports de l'estuaire de la Gironde et leurs aménagements : les exemples de Saint-Julien-Beychevelle (rive gauche) et de Mortagne-sur-Gironde (rive droite)", Inventorier et décrire les constructions de l'eau. Le vocabulaire des ports en milieu fluvial et estuarien, Journées d'études du 10 décembre 2013, Mission de l'Inventaire général du patrimoine culturel-Ministère de la culture et de la communication, 2015.

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