Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Port d'Issan

Dossier IA33003097 réalisé en 2010

Fiche

  • Cale.
    Cale.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • cale

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiées cale
Dénominations port
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Cantenac
Lieu-dit : Issan
Cadastre : 1826 A2 25 ; 2009 A1 6, 7

Le port figure sur la carte de Belleyme, vers 1760, sous le nom de Port de Cantenac. L'abbé Baurein mentionne vers 1784-1786, le port d'Issan et Port-Aubin, "un ancien port de Cantenac, qui n´est plus praticable". Le port d'Issan est signalé sur le plan cadastral de 1826, à l'extrémité nord de l'île de la Maqueline et dans l'axe du château d'Issan.

Sur un plan dressé en 1823, le port voisin de Margaux apparaît bloqué par l'atterrissement de l'île d'Issan ; il en est de même pour le port de Cantenac envasé. Dès 1825, un avant-projet de nouveau port à aménager sur les rives de l'île est établi. Cette dernière est achetée par Alexandre Aguado, propriétaire de Château Margaux, en janvier 1837 à Charles Auguste Pierlot. Il cède gratuitement aux deux communes de Margaux et Cantenac le terrain nécessaire pour pratiquer sur cette île un chemin et un nouveau port. Ce dernier, à peine achevé, est décrit en 1840 comme étant déjà envasé et inutilisable.

Les matrices cadastrales mentionnent la construction d´un ponton en 1875 sur le bord de l'île d'Issan alors rattachée à la terre ferme.

Au cours du 20e siècle, la commune de Cantenac y aménage une place communale et probablement la cale actuelle.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle

Le port est précédé d´une vaste place communale. Une cale cimentée permet la mise à l´eau des embarcations. Des pontons et des piquets de bois plantés dans la vase permettent l´accostage.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Complément bibliographique

    BAUREIN, Abbé, MERAN, Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 2, 2e éd. p. 367.

    "Le chemin qui conduit dans le Bas-Médoc, en côtoyant la rivière, traverse la Paroisse de Cantenac. Il y existe un port pour embarquer les denrées, appelé le Port d´Issan. On les porte néanmoins quelques fois au Peyrat royal de Margaux, situé dans la Paroisse du même nom. Le Port-Aubin était un ancien port de Cantenac, qui n´est plus praticable".

    Nouvelles recherches sur les encombrements toujours croissants de la Garonne inférieure et de la Gironde, particulièrement relative à la portion de leur lit qui longe les côtes sur Médoc, adressées le 24 août 1840, à M. Le Préfet de la Gironde, qui les a transmises à M. le Ministre des Travaux publics ; suivies d´une deuxième édition des recherches sur la cause de ces encombrements, imprimées en 1824 qui donnèrent lieu à l´importante décision prise en 1825 par le Conseil général des ponts et chaussées, et précédées de deux plans topographiques et d´un sommaire ; par M. le Vte de Vivens, Bordeaux, 1840.

    Sur tous les points de leur rivage, dans un développement de 5 ou 6 lieues, ils sont à la veille de se voir privés de la faculté de transporter leurs denrées dans le fleuve ; les ports, les embarcadères qui y aboutissaient, sont déjà tellement encombrés, que la plupart d´entre eux sont tout à fait inabordables, que les autres ne peuvent être pratiqués que dans les courts moments de la plus haute marée. Les ports d´Issan, de Meyre et de Soussans sont inabordables ; le port de Macau est déjà en partie fermé par les grands bancs de sable qui en gênent considérablement les abords. L´ancien port de Margaux était autrefois le plus beau, le plus utile et le plus fréquenté du Haut-Médoc ; un immense atterrissement s´établit et s´interposa peu à peu entre le port et les eaux navigables du fleuve, en sorte que, pendant plus de trente ans, les vignobles de cette importante contrée se trouvèrent privés du principal débouché de leurs riches produits. Ils en seraient privés encore aujourd’hui sans la concession gratuite que vient de leur faire généreusement le nouveau propriétaire du crû de Château-Margaux. M. Aguado, marquis de Las Marismas, était à peine en possession de ce vignoble renommé, qu´il éprouva le besoin de rendre au pays l´usage de son port. Dans ce noble but, il acquit la propriété de toute l´étendue des terrains d´alluvions qui en avaient interdit l´entrée ; il fit un don volontaire aux habitants de tout l´espace de terrain suffisant pour leur ouvrir un port nouveau plus vaste et plus commode que n´avait été le premier. Toutes les diverses constructions relatives à ce port viennent d´être terminées sur les plans et les devis approuvés par l´administration. Cet utile travail, parfaitement combiné, a été exécuté avec beaucoup de zèle et d´intelligence par le sieur Berthomier, entrepreneur habile et consciencieux : presque toute sa fortune s´y trouve absorbée ; soixante ans de jouissance d´un droit de péage lui sont alloués pour se récupérer de ses avances ; cette allocation semblait devoir être bien suffisante ; mais par suite des mêmes causes qui ont encombré les côtes du Médoc et détruit les abords du fleuve, le nouveau port de Margaux, à peine encore achevé, se voit à la veille de subir le même sort que le port auquel il succède. Le malheureux entrepreneur qui va être privé de tout le fruit de ses travaux et réduit à la misère, se joint aux propriétaires du Médoc pour solliciter avec les plus vives instances l´appui de l´autorité.

  • Complément documentaire

    Archives départementales de la Gironde, 5 J 70 : Correspondance de Durand et les propriétaires du Haut-Médoc concernant le rétablissement du port de Margaux ; avant-projet à réaliser sur l'Île d'Issan, 1825.

    -Correspondance entre M. Durand (ingénieur) et le préfet, concernant une délibération du conseil municipal de Margaux relative à la proposition sur la demande des propriétaires du Haut-Médoc, du rétablissement du port de Cantenac détruit par l´accroissement de l´Île d´Issan, 17 mai 1825.

    -Correspondance entre M. Durand (ingénieur) et le préfet, relative au projet d´un port à réaliser sur l´Île d´Issan selon la commission des propriétaires du Haut-Médoc : le comte de Lynch, Desmirail (avocat général), Monbison (maire de Margaux), Guy (maire de Cantenac), le marquis de la Colonilla, Duluc, statuant sur l´avant-projet du port, 5 octobre 1825.

    Collection particulière, Archives de Château Margaux

    Boîte 48-49

    -Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de Cantenac, séance du 20 novembre 1836 :

    Il résulte de ce rapport que M. Aguado, ayant acheté l´Ile d´Issan, a bien voulu céder gratuitement aux deux communes le terrain nécessaire pour pratiquer sur cette île le chemin et le port. Que les communes de Margaux et Cantenac participeront à cette faveur. [Le conseil] émet le vœu que le port qui va être construit soit appelé à l´avenir Port Aguado .Tarifs du droit de péage.

    -Plan dressé par M.M. Escarguel frères : projet d´un port à établir sur l´île d´Issan, Bordeaux, le 14 janvier 1837.

    Le projet se compose de la réparation des deux anciennes routes, des deux portions traversant l´île d´Issan, de deux ponceaux à établir sur le fossé bordant l´île, d´une place de forme circulaire et d´un débarcadère en charpente.

    -Vente de l´île d´Issan par Charles Auguste Pierlot à Alexandre Aguado, janvier 1837.

    La totalité de l´Isle d´Issan, située sur la rive gauche de la Gironde, en face l´avenue du château Margaux commune de Cantenac, arrondissement de Bordeaux (Gironde). Cette propriété que les vendeurs déclarent contenir environ 31 hectares ou 98 journaux, ancienne mesure locale, consiste partie en prairie et partie en aubarède au Plan des Saules (...). Cette isle appartient en propre à M. Pierlot en qualité d´héritier pour un tiers de Monsieur Louis Pierlot, son père, ancien receveur général demeurant à l´Isle de Caseaux près Bordeaux et Madame Élisabeth Antoinette Girot, sa mère décédée, épouse du dit sieur Pierlot, père, ainsi qu´il est constaté par un acte de notoriété à

    défaut d´inventaire dressé après les décès de M. Pierlot, par M. Marchoux, prédécesseur immédiat de Me Corbin, l´un des notaires soussignés qui en a la minute le 30 août 1826 par l´intitulé de l´inventaire fait après le décès de Madame Pierlot, par les dits Me Marchoux et son collègue le 12 janvier 1821, les jours suivants, et comme lui ayant été abandonné avec d´autres biens dans le partage fait après le décès de M. Pierlot, entre M. Pierlot vendeur et Monsieur Baron Pierlot, ancien officier de cavalerie, chevalier de la Légion d´honneur demeurant à Paris, rue Blanche n°18 et Monsieur Louis Théodore de Lasalles, capitaine à l´État Major général, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d´Honneur, de Madame Adèle Louise Geneviève Pierlot son épouse demeurant ensemble à Paris rue [?] n°19, ses cohéritiers, suivant écrit sous signature privée, fait triple à Paris, le 30 octobre 1826, enregistré le 11 novembre suivant (...).

    Propriété en la personne de M. Pierlot : l´isle d´Issan appartenait originairement à M. Guillaume Joseph Caseaux, propriétaire demeurant à Passy près Paris. Elle a été vendue par lui avec d´autres biens suivant contrat passé devant Me Faugé qui en a gardé minute et Me Tricard notaire à Paris, le 23 germinal an 9 à la Banque territoriale établie à Paris rue du Sentier n°31 aux termes d´un acte passé devant Me Faugé, notaire à Paris, le 1er fructidor an 7, ce accepté pour elle par M. Alexandre Jean Ruault et Jean Antoine Barrières, commissaires autorisés par une délibération du 2 fructidor an 7, enregistrée et déposée pour minute à Me Faugé le 4 du même mois.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Gironde, 5 J 70 : Correspondance de Durand et les propriétaires du Haut-Médoc concernant le rétablissement du port de Margaux ; avant-projet à réaliser sur l'Île d'Issan, 1825.

  • Archives communales Cantenac, Registres des délibérations du 11 juin 1838 au 15 juin 1893 : Réparations du quai et du débarcadère, 6 novembre 1867.

  • Archives communales Cantenac, Registre des délibérations de 1929-1979 : Dévasement de l'accès au débarcadère et à la conche, 1946.

Documents figurés
  • Collection particulière. Archives de Château Margaux. Plan : projet d´un port à établir sur l´île d´Issan, dressé par M.M. Escarraguel frères. Bordeaux, le 14 janvier 1837.

  • Archives départementales de la Gironde, 3 P 091 : Plan cadastral, 1826.

Bibliographie
  • VIVENS (vicomte de). Nouvelles recherches sur les encombrements toujours croissants de la Garonne inférieure et de la Gironde / Recherches sur les causes de ces encombrements. Bordeaux : Imprimerie et Lithographie de Henry Faye, 1840. (1824).

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Bordes Caroline