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Phare de Richard

Dossier IA33004314 réalisé en 2012

Fiche

Destinations musée
Parties constituantes non étudiées logement
Dénominations phare
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Saint-Vivien-de-Médoc
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Jau-Dignac-et-Loirac
Lieu-dit : Matte de Richard, la Matte commune
Adresse : passe de Richard
Cadastre : 2013 B 1971

Un document de 1829, cité par Roger Chaillot, révèle qu’"un arbre (essence de peuplier) très élevé et fort ancien se trouvait placé sur la côte du Médoc, à l’est du village de Jau et servait d’amer aux pilotes pour déterminer les lignes de mouillage dans la passe de Richard connue sous le nom de rade de Richard. Cet arbre vient d’être abattu par le vent, les pilotes réclament avec insistance qu’il soit remplacé par une balise". Constituant un repère particulièrement utile, il était encore mentionné, bien après sa disparition, sur une carte datant de 1837 et fut finalement remplacé en 1843 par une construction maçonnée.

En 1831, une balise avait été placée pour signaler le banc de sable de Richard ; une pétition réclame toutefois un éclairage plus important. Un plan pour l'emplacement d'une tour est présenté le 2 septembre 1840 par l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Deschamps.

La tour est bâtie en 1843 par la Maison Prieau de Bordeaux. Elle est haute de 18 mètres et repose sur des fondations en pierre de la Roque de Thau de 2 mètres d’épaisseur. Le fût est surmonté d’une plateforme entourée d’un garde-fou métallique et de la lanterne. A l’intérieur se trouve un escalier en vis en pierre de taille des carrières de Béguey (Cadillac). Au pied de la tour, se trouve le logement du gardien en rez-de-chaussée.

Le phare est mis en service le 15 mars 1845.

Toutefois, le phare n’étant pas assez haut et donc pas assez visible, on décide la construction d’un second phare, métallique, en 1870. Il est conçu par l'ingénieur Lecointre et construit par la Société Nouvelle des Forges et Chantiers de Méditerranée, à proximité du premier. La tour s'élève à 31 mètres sur des fondations maçonnées de 3 mètres de haut. Elle est étayée de trois poteaux.

En 1953, le Service Maritime décide le déclassement du phare, qui ne présente plus d’utilité pour la navigation, le chenal étant désormais repéré par des bouées lumineuses. Il est détruit le 17 janvier 1956 et démantelé pièce par pièce. Quant au phare maçonné, il est mis en vente aux enchères publiques le 5 février 1957 et acheté le 5 mars de la même année par une société parisienne, qui finalement le délaisse. A l’abandon, envahi par les broussailles, il n’est réhabilité que dans les années 1980.

En 1984, des jeunes de Jau-Dignac et Loirac décident de nettoyer les abords du phare afin de le rendre plus accessible. En 1988, le maire René Coutreau parvient à racheter le site, le 2 décembre de la même année. Des travaux de restauration sont exécutés en 1991, confiés à l’architecte Claude Vignault. La digue est aménagée avec des escaliers et des parkings sont créés. Les passes de Dignac et du Phare, donnant accès au phare, sont goudronnées. Les travaux sont achevés en 1992.

Des travaux de rénovation ont lieu en 2006 et la lanterne est remplacée en 2009 par une coupole identique à celle du phare d’origine, réalisée par les élèves du Lycée de la Mer, de Gujan-Mestras.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1843, daté par source
1870, daté par source

Localisé en bordure de l’estuaire, le phare de Richard est de forme cylindrique, légèrement tronconique, et s'élève à 18 mètres de hauteur. La tour en maçonnerie est coiffée d'une plateforme et d’une lanterne. L’accès s’effectue par un escalier en vis construit en pierre de taille.

Le logement du gardien en constitue la base. Transformé en musée, le logement est percé de trois ouvertures en façade.

Au sud du phare se trouvent trois socles en pierre, correspondant à l'emplacement de l'ancien phare détruit.

Le site est aménagé d'un parking et d'une aire de pique-nique.

Murs calcaire pierre de taille
Toit métal en couverture
Couvertures dôme circulaire
Escaliers escalier intérieur : escalier en vis, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Entretien de la passe du phare, 31 août 1913.

    Archives municipales, Jau-Dignac-et-Loirac : Registre de délibérations du conseil municipal (non coté)
  • Projet d'électrification du phare de Richard, 11 janvier 1948.

    Archives municipales, Jau-Dignac-et-Loirac : Registre de délibérations du conseil municipal (non coté)
Bibliographie
  • CHAILLOT Roger. Petite histoire de Jau-Dignac-Loirac. 1973.

  • MONGUILLON Chantal. L'île aux trois clochers Jau-Dignac-Loirac. Pauillac : Société archéologique et historique du Médoc, 2018 (Hors-série de la revue Les cahiers méduliens).

    p. 50-53
Périodiques
  • DAHLQUIST Jacqueline. « Le Phare de Richard de la commune de Jau-Dignac-Loirac ». Cahiers Médulliens, 21, juin 2014.

    p. 1-27

Liens web

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