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Phare de Patiras

Dossier IA33006391 inclus dans Île de Patiras réalisé en 2011

Fiche

Appellations phare de Patiras
Parties constituantes non étudiées maison
Dénominations phare
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite) - Blaye
Adresse Commune : Saint-Androny
Lieu-dit : île de Patiras

La décision ministérielle du 2 novembre 1859, relative à la ligne de feux à établir pour éclairer l’intérieur de la Gironde, comprend l’établissement d’un feu sur l’île de Patiras. Les ingénieurs des Ponts et Chaussées Droëling et Joly établissent le devis pour l’exécution des travaux : création d’un "échafaud en charpente supportant la chambre dans laquelle sera placé l’appareil d’éclairage", d’une hauteur de 13 mètres au-dessus du niveau des "hautes mers", d’une maison de gardien, d’un débarcadère avec un chemin d’accès et "les terrassements et enrochements nécessaires pour disposer l’emplacement des ouvrages et le protéger contre les eaux de la Gironde". La correspondance entre les Ponts et Chaussées et le préfet du département précise qu’il s’agit "d’un feu fixe de 15 milles de portée sur l'extrémité nord de l'île de Patiras". La décision du ministère des Travaux publics du 6 mars 1863 énonce que le phare "serait exhaussé et augmenté en intensité et qu’en outre il serait caractérisé par des éclipses". Les travaux sont achevés en octobre 1864 avec l’installation de la lampe clignotante dans la nouvelle chambre, portée alors à 18 mètres de haut.

Une dizaine d’années plus tard, toujours pour améliorer et sécuriser la navigation dans l’estuaire et au vu du mauvais état du phare, un rapport des ingénieurs du 14 janvier 1876 propose le remplacement de l’échafaudage par une tour en maçonnerie, qui devra être établie sur pilotis en raison de la qualité sablo-argileuse du sol. Le projet dessiné en juillet 1876 par les ingénieurs Roche-Tolay et Baumgartner, est approuvé par le ministère le 16 janvier 1877. C’est l’entrepreneur Martial Doirat qui est en charge de la construction du nouveau phare. Les travaux sont achevés en 1879. La nouvelle tour mesure plus de 20 mètres de haut et son feu ayant gagné en intensité a une portée de plus de 18 milles. Il restera en fonction jusqu’en 1992.

Dans les années 2000, le phare, abandonné, fait l’objet d’un programme de restauration. Philippe Lacourt avec le concours du collectif Gens d’estuaire fait appel aux architectes bordelais Virginie Gravières et Olivier Martin pour la restauration du phare, dont les murs sont repeints en noir et blanc. La maison du gardien, ruinée, est détruite pour laisser place à un refuge destiné à accueillir du public.

Le 13 mars 2007, le phare est affecté au Conservatoire du littoral à titre définitif et porte le nom de Phare Saint-Paul. Rattaché à la commune de Saint-Androny sur la rive droite, son accès naturel se fait depuis le port de Pauillac, sur la rive médocaine. Aujourd’hui, il sert de belvédère pour admirer l’estuaire et son archipel.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1877, daté par source
Auteur(s) Auteur : Martin Olivier, architecte, attribution par source
Auteur : Gravières Virignie, architecte, attribution par source
Auteur : Doirat Martial, entrepreneur, attribution par source
Auteur : de la Roche-Tolay Stanislas,
Stanislas de la Roche-Tolay (1817 - 1881)

Éléments biographiques issus de : https://structurae.info/personnes/stanislas-de-la-laroche-tolay (consulté le 1/06/2017)


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par source
Auteur : Baumgartner Léon Jean François,
Léon Jean François Baumgartner (1836 - 1857)

Éléments biographiques consultables ici : http://patrimoine.enpc.fr/famille_des_ponts?id=1383 (site consulté le 1/06/2017).


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ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par source

Le phare est bâti sur le modèle d’une tour carrée, en maçonnerie, culminant à plus d’une trentaine de mètres. Avant 2007, la lentille coiffait le phare 9 mètres plus haut. Les encadrements des baies et les chaînages harpés sont peints en noir, contrastant avec l’enduit blanc des murs. Il est couronné d’une terrasse formant belvédère et portant sur chaque face l’inscription : PATIRAS.

La face principale est tournée au nord-ouest. On accède à l’intérieur par une porte en arc segmentaire ornée d’une agrafe. Trois baies rectangulaires et une segmentaire apportent la lumière à l’escalier en vis qui compte un peu plus de 120 marches.

Au pied du phare, le refuge est une construction contemporaine de forme rectangulaire, dédié à l'accueil du public. Il est construit sur pilotis en acier "Corten" et verre.

Murs calcaire pierre de taille enduit
acier
Couvrements
Couvertures terrasse
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Compléments bibliographiques

    FERET, Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1878 : "Phare de Patiras. - Etabli sur un échafaudage en charpente à 18 m. au dessus du sol. Feu scintillant de 4e ordre. Portée lumineuse : 14 milles (26 kilom.). Le service est fait par un gardien.

    Les quatre fanaux ci-après ont été allumés le 1er septembre 1870, et établis sur des potences avec triangle en fer. Les trois premiers ont un feu fixe, coloré en rouge, dans la direction de la passe, de 4e ordre ; le dernier a un feu tout rouge, aussi de 4e ordre".

    FICHOU, Jean-Christophe, LE HENAFF, Noël, MEVEL, Xavier. Phares. Histoire du balisage et de l'éclairage des côtes de France. Douarnenez : Le Chasse-Marée, 2006 :

    - p. 107 : "Pour exploiter la ligne postale de l´Amérique du Sud, la Compagnie des messageries impériales a fait construire des paquebots dont le tirant d´eau avoisine les 14 mètres. De tels navires exigent des chenaux profonds et parfaitement balisés. Aussi, devant l´insuffisance des services officiels, la compagnie décide-t-elle de financer elle-même une étude sur le régime de navigation dans l´estuaire et sur les modifications qu´il serait nécessaire d´y apporter pour assurer la sécurité des navires de fort tonnage. Cette tâche est confiée à l´hydrographe La Roche-Poncié, dont les nouveaux levés vont permettre d´établir un balisage en conformité avec les fonds. Ses travaux débouchent sur la construction des grandes balises d´Arvert, le Roître, des Bassets et de la Négade, pour la navigation diurne. Ils sont aussi à l´origine d´un programme d´éclairage comprenant d´une part l´érection de trois phares de Patiras, de Saint-Georges et de Suzac, d´autre part, l´amélioration de l´éclairage des phares de Cordouan et de Grave ainsi que du feu-flottant de Talais, et enfin le mouillage de deux pontons-feux supplémentaires au By et Mapon. L´ensemble de ce dispositif est allumé le 15 août 1860."

    - p. 146 : "Feux Clignotants : [...] En revanche, le système d´écran occultant va s´avérer très commode pour varier la lumière fixe fournie par les réflecteurs paraboliques équipant les feux directionnels. Dans ce cas, un écran unique autour d´un axe vertical situé derrière la parabole, de manière à passer régulièrement devant le faisceau, créant ainsi de courtes occultations. Comme l´avance Allard, ce caractère "très saisissant et très facile à reconnaître à première vue, même pour un observateur peu attentif, est très apprécié des marins et est appelé à rendre des services". Ce type de feu directionnel à occultations est installé sur les phares de Patiras (Gironde) le 15 août 1865 [...]."

    - p. 203 : "Véritable dévoreuse de phares, l´embouchure de la Gironde est manifestement rétive à toute construction en dur. C´est pourquoi le service maritime décide d´ériger sur le plateau de Pontaillac, entre Terre-Nègre et Royan, une grande tour en sapin du Nord. Cet échafaudage en tronc de pyramide culmine à trente-six mètres de hauteur. L´ingénieur Boton l´a conçu pour être aisément déplacé au gré des variations du chenal d´accès au fleuve. [...] La dernière tour de ce genre construite en Gironde est installée sur l´îlot de Patiras. Montée en trois mois, elle est mise en service le 15 août 1860. Quatre ans plus tard, elle est exhaussée suite aux réclamations des marins, se plaignant de sa portée insuffisante. En 1876, un rapport alarmant de l´ingénieur signal son état de décrépitude avancée. "L´échafaudage en charpente sur lequel le feu a été établi, écrit-il, est entretenu avec soin et a été l´objet de réparations importantes, néanmoins, il est en très mauvais état. Les assemblages sont la plupart pourris et ce n´est qu´au moyen de soufflures qu´on est parvenu à le maintenir en état. Il est complètement impossible de le réparer et cet état dure depuis sept ou huit ans. Il a acquis aujourd´hui son développement complet et l´on ne peut avoir l´assurance que dans quelques tempêtes violentes il ne surviendra pas quelque avarie." L´année suivante, le fonctionnaire récidive. Il prévient ses supérieurs "qu´il est devenu impossible de continuer à consolider" ce phare. Ajoutant "qu´une reconstruction totale paraît en conséquence indispensable". Cette fois, il est entendu : une tour en maçonnerie est aussitôt mise en chantier, dont le feu sera allumé le 20 juillet 1879."

    - p. 256 : "La Gironde est dangereuse, comme le confirme à cette époque le capitaine d´un des plus grands paquebots des Messageries. [...] Il est donc nécessaire de remanier le dispositif lumineux installé un quart de siècle auparavant. [...] Désormais le système reposera sur le nouveau phare électrique d´atterrissage de la Courbe, allumé le 16 novembre 1895. En outre, on s´emploie à simplifier les alignements, en renforçant les feux de Saint-Nicolas et de Patiras, en construisant un nouveau phare à Saint-Georges-de-Didonne (allumé le 25 novembre 1901), et en supprimant ceux de By et de la Palmyre".

  • Dépouillement du Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767 bis : Phare de Patiras

    Établissement d’un feu fixe à l’île de Patiras, 1859-1862

    - Décret de déclaration d’utilité publique des travaux, 24 mars 1860

    - Propositions des ingénieurs, conditions générales d’établissement du feu : Rapport de l’ingénieur ordinaire sur les conditions générales d’établissement du feu de Patiras, Bordeaux le 26 novembre 1859, Joly (ingénieur) : la ligne de feu à établir pour éclairer l’intérieur de la Gironde, en exécution de la décision ministérielle du 2 novembre courant, vient d’être reconnue, balisée en rivière par des bouées et jalonnée sur l’île de Patiras. […] le montage du feu devant une des fenêtres de la maison du gardien, sur un poteau appliquée contre le mur de la maison, suppose évidemment que le poteau ne dépasse pas beaucoup la hauteur de la fenêtre, ou du moins de la toiture de la maison. Or sur l’île de Patiras, le feu doit être élevé à 13 m au-dessus des hautes mers, ce qui porte à 17 m au-dessus du terrain naturel. Son installation, autour d’un poteau, à une telle hauteur, ne présenterait ni assez de solidité ni les commodités nécessaires pour la surveillance et l’entretien de l’éclairage. Tenant compte de ces conditions locales, des besoins du service à organiser, et de l’obligation de l’organiser rapidement, nous sommes d’avis qu’il y a lieu d’établir le feu de Patiras sur une tour en charpente, semblable à celle qui supporte le feu actuel de la pointe de Grave. Cette tour dont les matériaux pourraient être préparés et ajustés à Bordeaux, en moins de deux mois, serait ensuite rapidement montée à peu d’œuvre. La maison du gardien serait construite à proximité. Cette installation durerait près de 15 ans sans grands frais d’entretien, et dans cet intervalle, on préparerait une solution définitive, soit par un ouvrage en maçonnerie sur des fondations longuement éprouvées, soit par un ouvrage en tôle, sur pieu à vis.

    - Projet des 17-18 janvier 1860 : devis relatif à l’éclairage de l’intérieur de la Gironde, projet d’établissement d’un feu sur l’île de Patiras, par Droeling (Ingénieur en chef) et Joly (ingénieur ordinaire), Bordeaux le 17 janvier 1860 : "objet du devis : art. 1. – Le présent devis a pour objet l’exécution des travaux relatifs à l’établissement d’un feu sur l’île de Patiras. Ces travaux consistent : 1e : dans un échafaud en charpente supportant la chambre dans laquelle sera placé l’appareil d’éclairage. 2e : une maison de gardien. 3e : un débarcadère et un chemin d’accès. 4e : les terrassements et enrochements nécessaires pour disposer l’emplacement des ouvrages et le protéger contre les eaux de la Gironde".

    Exhaussement du phare, 1864

    - Projet des 25-26 février 1864 présenté conformément à la décision ministérielle du 6 mars 1863 : devis du projet d’exhaussement du phare de Patiras : art. 1 – Le présent devis a pour objet les travaux nécessaires pour exhausser de 5,05 m l’échafaudage sur lequel est établi le feu de Patiras.

    - Exécution des travaux 1864-1865

    - Lettre du 12 octobre 1864 de l’ingénieur à l’inspecteur général relative à l’achèvement des travaux : "l’exhaussement de l’échafaudage du feu de Patiras est terminé et que la lampe a été installée dans la nouvelle chambre dans la nuit du 2 au 3 de ce mois".

    - Lettre du 16 janvier 1865 de l’ingénieur à l’inspecteur général relative à l’installation des appareils au phare de Patiras : "Par une décision ministérielle du 6 mars 1863, M. le ministre des Travaux publics a décidé que le phare de Patiras serait exhaussé et augmenté en intensité et qu’en outre il serait caractérisé par des éclipses […]".

    - Lettre de l’inspecteur général à l’ingénieur Pairier, le 15 février 1866 relative aux problèmes des éclairages du feu de Patiras.

    Reconstruction du phare. 1876 à 1879

    - Avant projet des 14 janvier et 16 mars 1876

    - Rapport de l’ingénieur ordinaire du 14 janvier 1876 : "Le feu de Patiras, établi en 1860 dans l’île de Patiras est destiné à donner avec le phare flottant de Mapon un des alignements pour la navigation de la Gironde. Ce feu établi sur un échafaudage en charpente avec son foyer lumineux placé à 13 mètres au-dessus du niveau des plus hautes mers. A la suite de réclamations des navigateurs, la hauteur du foyer lumineux fut portée à 18 m en 1865. L’échafaudage en charpente sur lequel ce feu […] est en très mauvais état […]. Il est impossible de le réparer et l’on doit songer à le reconstruire. Bien que ce feu ait été exhaussé en 1865, il est encore un peu bas et nous pensons qu’il conviendrait de profiter de la reconstruction pour élever le foyer lumineux. […] Nous pensons donc qu’il y aurait avantage à remplacer cet échafaudage en charpente par une tour une maçonnerie. L’alignement que détermine le phare de Patiras n’a pas varié depuis de longues années et dans tous les cas, s’il venait à se modifier, il serait facile en déplaçant le feu flottant de Mapon, d’utiliser le phare de Patiras pour déterminer le nouvel alignement. […] Il en résulte des sondages que le terrain est formé jusqu’à une profondeur de 9m60 d’argile et de sable argileux et qu’on rencontre l’eau à 0.95m en contrebas du sol, aussi avons-nous projeté d’établir la tour sur pilotis en plaçant la plateforme de fondations à 2m en contrebas du niveau du sol.La tour du phare est carrée et a intérieurement 3.00m de longueur sur trois mètres de largeur ; elle serait construite en maçonnerie de moellons et de chaux hydraulique avec chaînes d’angle en pierre dure. […] La chambre de l’appareil aurait 3.00 de largeur sur 2.20 de longueur, on y arriverait au moyen d’un escalier en bois [..] partant d’un palier placé en contrebas de la chambre d’appareil. Au dessus de la tour régnerait une terrasse à laquelle on parviendrait par une trappe placée au dessus du couloir de la chambre d’appareil, une échelle mobile. […] En résumé, l’ingénieur ordinaire soussigné ; est d’avis : qu’il y a lieu de remplacer l’échafaudage en charpente supportant le feu de Patiras par une tour en maçonnerie en portant le foyer lumineux de 18 mètres à 21 mètres au-dessus du niveau des plus hautes mers."

    - Approbation ministérielle, 16 janvier 1877

    - Adjudication des travaux à faire pour la reconstruction du phare de Patiras, Doirat Martial (entrepreneur), 13 mars 1877

    Installation de l’appareil à feux clignotant 1878-1879

    - Lettre de l’ingénieur en chef à l’ingénieur en chef Laroche-Tolay, 27 avril 1878 : "les travaux de maçonnerie du phare de Patiras sont à peu près terminés. L’entrepreneur va s’occuper de la pose de l’escalier et de l’emménagement intérieur, je pense que les travaux pourront être terminés dans le courant de juillet et qu’on pourra allumer le nouveau phare le 1er août. Je vous prie de faire préparer pour cette époque un nouvel appareil pour le phare de Patiras, l’appareil actuel est en très mauvais état et ne pourrait être utilisé qu’après des travaux

    - Note sur les dispositions à adopter pour l’installation du nouvel appareil d’éclairage du phare de Patiras, Paris, 6 janvier 1879 : "cet appareil destiné à produire un feu clignotant de 4 en 4 secondes [...]".

  • Dépouillement de la sous-série SP 2922, Archives départementales de la Gironde

    Phare de Patiras : établissement d'un phare sur l'île de Patiras, 1839-1901 :

    - 24 juin 1862, approbation préfectorale des travaux suivants :"Les ingénieurs signalent la nécessité d'exécuter divers ouvrages aux abords du Phare de Patiras.1e/ consolidation de la digue au nord au moyen d'un enrochement.2e/ exécution d'un pierré contre les parois corrodées du canal d'assainissement du phare et pose d'un clapet pour le dégagement des eaux.3e/ Plantation d'un terrain bas et établissement d'un petit jardin pour le gardien.4e Passage de la chaussée qui conduit au phare."

    - 14 juillet 1879, Avis aux navigateurs :"Les navigateurs sont prévenus qu'à partir du 20 juillet prochain, l'appareil d'éclairage du feu de Patiras sera installé au sommet d'une tour carrée en maçonnerie récemment construite à 11 mètres à l'ouest de l'échafaud en charpente qui supporte l'appareil actuel. Le feu conservera le même caractère, mais il sera plus élevé au-dessus du niveau des plus hautes mers (21m93, au lieu de 18 mètres), et il aura plus d'intensité. Sa nouvelle portée sera de 18 milles 7. "

    - 3 janvier 1878, Projet des travaux de reconstruction du phare de l'île de Patiras : "Projet des travaux de reconstruction du phare Patiras, s'élevant à 3000 francs [...] a été approuvé par décision du 16 janvier 1877. Le sieur Doirat a été déclaré adjudicataire des ces travaux".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Projet d'étude en vue de l'établissement d'un phare sur l'île de Patiras, 1839-1901.

    Archives départementales de la Gironde : SP 2922
  • Etablissement d’un feu fixe à l’île de Patiras, 1859-1862.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767bis
  • Exhaussement du phare, 1864-1865.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767bis
  • Reconstruction du phare, 1876 à 1879.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767bis
  • Adjudication des travaux pour la reconstruction du phare, 13 mars 1877.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767bis
Documents figurés
  • Plans de la maison du gardien. Papier, encre, aquarelle, par Joly (ingénieur ordinaire), 17 janvier 1860.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767 bis
  • Plan du projet d'exhaussement du Phare. Papier, encre, aquarelle, par Droëling (ingénieur en chef), Robaglia (ingénieur ordinaire), 25 février 1864.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767 bis
  • Détails du projet d'exhaussement du Phare. Papier, encre, aquarelle, par Droëling (ingénieur en chef), Robaglia (ingénieur ordinaire), 25 février 1864.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767 bis
  • Plan du projet de reconstruction du phare de Patiras. Papier, encre, aquarelle, par de la Roche Tolay (ingénieur en chef), Baumgartner (ingénieur ordinaire), 17 juillet 1876.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767 bis
  • Avant-projet de reconstruction du phare de Patiras. Papier, encre, aquarelle, par de la Roche Tolay (ingénieur en chef), Baumgartner (ingénieur ordinaire), 14 janvier 1876.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome de Bordeaux, 2002/086 n°767 bis
Bibliographie
  • FERET Edouard. Statistique générale du département de la Gironde. Bordeaux : Féret, 1878.

  • FICHOU, Jean-Christophe, LE HENAFF, Noël, MEVEL, Xavier. Phares. Histoire du balisage et de l'éclairage des côtes de France. Douarnenez : Le Chasse-Marée, 2006.

Périodiques
  • MAZEL, Caroline. "Patiras, un refuge sur l'estuaire". Le Festin, n° 69, 2009.

    P. 18-22.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Bordes Caroline