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Phare de Cordouan

Dossier IA33003894 réalisé en 2012

Fiche

Appellations Cordouan
Parties constituantes non étudiées logement
Dénominations phare
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Le Verdon-sur-Mer
Lieu-dit : Cordouan
Cadastre : 2013 BW 1

L'île de Cordouan est mentionnée dans une charte de Cluny (1088) indiquant l'installation de l'abbé Étienne de Saint-Rigault et du frère prieur Ermenaud. Rapatriés sur la terre ferme au sein du prieuré Saint-Nicolas, ils auraient été chargés de sonner une cloche et d'allumer un feu en cas de danger pour les marins.

Après 1360, Édouard de Woodstock - le Prince Noir - aurait fait édifier une tour à feu dotée d'une chapelle. De forme polygonale et élevée à 16 mètres au-dessus du sol, elle était terminée par une plate-forme sur laquelle on allumait un feu de bois.

Sous le règne d'Henri III, en 1582, la reconstruction de l'édifice, alors en mauvais état, est décidée et confiée à l'architecte Louis de Foix. Un premier projet d'une tour ronde à trois étages est établi en 1584 et les travaux sont engagés ; après les Guerres de Religion, Louis de Foix propose en 1594 un nouveau projet à Henri IV, avec notamment l'ajout d'une chapelle et un riche programme sculpté. L'ensemble est achevé en 1611 : après la mort de Louis de Foix en 1606, c'est François Beuscher, maître des fortifications du roi en Guyenne, qui termine le chantier.

A peine 40 ans plus tard, la tour ayant subi les assauts des flots est en mauvais état. En 1663, d'importants travaux de restauration sont menés.

En 1727, le phare est muni d'une nouvelle lanterne en fer sous la direction de l'ingénieur Bitry. La voûte de la tribune et la tourelle d'escalier sont alors consolidées par les architectes Étienne Dardan et Buissière. Une chaussée de débarquement est aménagée de 1739 à 1742.

En 1786, la partie haute de l'édifice menaçant de s'écrouler est cerclée de fer. Dans les années 1780, le projet d'exhaussement de la tour suscite plusieurs propositions : c'est finalement celle de l'ingénieur Joseph Teulère, consistant à surélever la tour de 60 pieds en conservant les niveaux jusqu'à celui de la chapelle, qui est adoptée. Les travaux sont terminés en 1790. L'escalier qui dessert ces nouveaux niveaux est réalisé par Jean Besse aîné.

Au début du 19e siècle, Cordouan devient le chantier d'expérimentation d'Augustin Fresnel pour les appareils lenticulaires : en 1823, il installe à Cordouan le premier appareil à lentilles à échelons. En 1854, ce système est remplacé par un appareil à éclipses. En 1850, une importante campagne de restauration est engagée sous la direction de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de la Gironde, Pairier. La chapelle fait l'objet de travaux avec notamment l'installation de vitraux du peintre-verrier de Tours, Julien Léopold Lobin.

En 1862, le phare est classé Monument historique. En 1926, puis dans les années 1980, en 2005 et encore récemment, le phare fait l'objet d'importants travaux de restauration et de consolidation.

Période(s) Principale : 4e quart 16e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Foix Louis de, architecte, attribution par source
Auteur : Teulère Joseph, ingénieur, attribution par source
Auteur : Lobin Julien-Léopold,
Julien-Léopold Lobin (1814 - 1864)

Actif à Tours ; père de Lucien-Léopold Lobin, qui a repris l'atelier Lobin à sa mort.


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peintre-verrier, signature
Auteur : Beuscher François,
François Beuscher

Maître des fortifications du roi en Guyenne de 1611 à 1635.


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architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Dardan Etienne, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Buissière Etienne, architecte, attribution par travaux historiques

Le phare, s'élevant à 67,50 m, est construit au large de la Pointe de Grave, sur un rocher entouré de bancs de sable, et signale l'embouchure de la Gironde.

Il est composé d'une tour tronconique en pierre de taille reposant sur un mur d'enceinte de 41 m de diamètre et 8,30 m de hauteur également en pierre de taille. Sont abritées dans les murs de cette plate-forme des espaces affectés aux gardiens (logements, magasins, ateliers, cuisines et bureaux). Une poterne y donne accès depuis la jetée. Dans les soubassements de la tour, des caves voûtées sont aménagées ainsi que des citernes à eau douce recevant les eaux de pluie.

On distingue les deux niveaux inférieurs (vestibule et chapelle royale) élevés à la fin du 16e siècle et au début du 17e siècle, de la tour à trois niveaux surmontés par la lanterne, construite à la fin du 18e siècle. Les parties les plus anciennes sont aussi celles présentant un décor particulièrement soigné et en partie conservé. La porte d'accès au vestibule est ainsi encadrée de colonnes engagées supportant un entablement orné de tables décoratives et surmonté d'un double fronton triangulaire, sculpté d'un masque barbu et complété de bas-reliefs à motifs militaires (étendards, canons) et de volutes d'acanthes. Les deux niches de part et d'autre de la porte abritaient les bustes d'Henri III et Henri IV. Le second niveau est rythmé de doubles pilastres et ouvert de baies à plates bandes surmontées de frontons triangulaires. Des niches ou des fenêtres géminées en plein-cintre animent la partie supérieure.

La richesse du décor se retrouve à l'intérieur, notamment dans les appartements du roi et la chapelle royale situés au-dessus du vestibule et desservis par un escalier en vis. Dans les appartements du roi, on note dans les niches latérales la présence du chiffre royal LMT, indiquant la campagne de travaux initiée par Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche entre 1661 et 1664. Dans la chapelle royale, le buste de Louis de Foix a été placé au-dessus du fronton triangulaire de la porte. Les murs sont rythmés par des niches encadrées de pilastres et surmontées de cartouches sculptés accompagnés de guirlandes végétales. Certains portent les chiffres d'Henri III de Valois (HDV III) et d'Henri IV de Bourbon (HDB IIII). La chapelle est éclairée par deux baies composées de deux lancettes à verrières ornées de figures en pied (Saint-Anne et Saint-Michel, Sainte-Sophie et Saint-Pierre). Un autel dédié à la Notre-Dame de Cordouan se trouve face à la porte. La chapelle est couverte d'une coupole à caissons.

Au-dessus de la chapelle, s'amorcent les espaces construits au 18e siècle. Les niveaux sont alors desservis par un escalier tournant avec jour, présentant une belle stéréotomie : la salle des Girondins, la salle des contrepoids, la salle des lampes avec un treuil permettant la manutention, la chambre de veille lambrissée. On accède enfin à la plateforme de la lanterne. Chaque niveau est ouvert au centre par un oculus permettant notamment l'approvisionnement des combustibles à l'aide du treuil situé dans la salle des lampes.

Murs calcaire pierre de taille
Toit zinc en couverture
Étages 7 étages carrés
Couvrements coupole
Escaliers escalier intérieur : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
escalier en vis avec jour
Techniques sculpture
Représentations colonne, fronton, ordre toscan, trophée, canon, acanthe, monogramme, tête d'homme, buste d'homme, guirlande, écu, ordre corinthien, ordre ionique, tête d'ange, pilastre, mufle de lion, ruban, couronne, aigle
Statut de la propriété propriété de l'Etat
Sites de protection site classé
Protections classé MH, 1862

Annexes

  • Dossier de pré-inventaire Service du patrimoine et de l'Inventaire, Région Aquitaine

    Dossier documentaire avec notamment :

    -dossier du Bureau de recensement des monuments anciens. Casier Archéologique. Gironde (avec bibliographie et documents iconographiques).

    -copie du livret de l'exposition "Le phare de Cordouan. L'entrée de la Gironde", à Soulac-sur-Mer, du 4 juillet au 28 août 1982.

    -copie de l'article de Jean-Marie Calbet, "Cordouan : quatre siècle d'histoire" et de René Faille, "Le phare de Cordouan, résumé historique", Bulletin de l'AISM/IALA, 1985.

    -copie et transcription du contrat du 2 mars 1584 pour la reconstruction de la tour de Cordouan et du contrat du 18 juin 1594 pour l'achèvement de la tour de Cordouan.

    -essai de restitution axonométrique du "batardeau" à partir du contrat du 2 mars 1584, par Claude Laroche, 1983 (publié dans l'article de Paul Roudié, "Louis de Foix et le phare de Cordouan". Le club français de la médaille, 2e trimestre, n°84, p. 56-61).

    -articles de presse.

    -documents iconographiques.

  • Documentation des Archives nationales (Paris)

    • MAR/D2/50

    - Projet de règlement pour l'établissement des gardiens de la Tour de Cordouan, chargés d'allumer les feux, s.d. [18e siècle].

    4 gardiens et un chef gardien, chapelain ; réparations actuelles à faire : faire un peyrat pour pouvoir y décharger aisément les provisions, charbon et matériaux.

    - Lettre de l’intendant Boucher, 12 février 1724.

    Mention de réparations faites en 1721 à Cordouan ; tour abaissée de 21 pieds il y a environ 15 ans ; plans et devis de Bitry pour rehausser l'ouvrage.

    - État de la dépense qui a esté faite pour eslever la lanterne de feu au sommet de la tour de Cordouan par oeconomie depuis le jour que les fers sont arrivés à Royan, par de Bitry, adressé à l'Intendant Boucher, 1er décembre 1727.

    Base de la lanterne avec 9 grandes pierres dures de Rausan ; couvrir le dessus de la voûte, haut de la voûte calciné rétabli, rétablissement des galeries et une partie de l'escalier.

    - Lettre de Boucher mentionnant le mémoire des comptes de la dépense qui a été faite en Berry pour la construction de la lanterne de la tour de Cordouan ; devis dressé par de Bitry ; fers de la lanterne fournis par le sieur Robert.

    - Examen fait par les sieurs de Bitry et Barbier, ingénieurs en chef et en second aux châteaux de Bordeaux et le sieur Dardan : mémoire sur les fers de la lanterne posée à la tour de Cordouan.

    Acier d'Allemaigne (sic) ; forges de La Charité (?).

    - Règlement proposé pour les gardiens qui seront employés pour l'entretien des feux de la Tour de Cordouan, 1727.

    - Devis que doit observer l'entrepreneur qui sera chargé de fabriquer la lanterne de fer destinée pour poser ensuite au haut du sommet de la tour de Cordouan par de Bitry ; plan fourni par le sieur de Bitry ; fabrication des fers en Berry par ordre de M. le comte de Maurepas, 1er mars 1727.

    Modèle en bois de la lanterne envoyé aux dites forges ; avant de commencer, l'entrepreneur refera la voûte du sommet de la tour qui se trouve calciné par la chaleur du feu allumé dans le réchaud qui a servi ci-devant le fanal ; pose des 9 pierres de Rausan ; montage des pièces de fer composant la lanterne ; 4 piliers.

    - État de ce que doit coûter un gardien par an à la Tour de Cordouan, 1727.

    - Adjudication pour rétablir l'élévation de la Tour de Cordouan et y élever une autre lanterne dont l'illumination soit vue de plus loin et puisse durer plus longtemps que dans celle qui y est actuellement établie ; selon le devis du sieur de Bitry, Étienne Dardan (architecte), 15 mars 1727.

    Coût prévu : 37975 livres et 3 sols.

    - Lettre de Boucher avec plan de la tour de Cordouan telle qu'elle était avant la démolition de la lanterne de pierre qui fut faite en 1717 et telle qu'elle est aujourd'hui avec la nouvelle lanterne construite en fer. Mémoire et devis pour mettre l'enceinte extérieure de cette tour à l'abri des coups de la mer, 24 octobre 1727.

    Ce nouvel ouvrage est infiniment plus utile à la navigation et par conséquent au commerce, les pilastres de pierre étant beaucoup plus épais que ceux de fer empêchaient que le feu ne s'aperçut d'aussi loin qu'à présent ; devis estimatif pour la construction d'un pavé ou peyrat pour aborder plus facilement cette tour.

    - Mémoire sur la nécessité de fortifier l'enceinte extérieure de la tour de Cordouan, par Bitry ; état estimatif des réparations, 24 octobre 1727?

    Historique de Cordouan ; accès périlleux.

    - Lettre de Hardion, accompagnée de l'inscription de l’intendant Boucher, lettre de Bitry et plan de la lanterne ; observations sur l'inscription et proposition d'une nouvelle inscription, 28 septembre 1727.

    - Lettre de l’intendant Boucher, concernant les travaux à faire à Cordouan, 2 juin 1727.

    Adjudication des réparations à faire pour rétablir les dégradations que la mer a faites à l'enceinte extérieure de la Tour de Cordouan ; voici ce qui s'est passé depuis l'année 1725 ; il y avait anciennement au haut de cette tour une lanterne qui formait un phanal dans lequel l'on allumoit le feu. Je ne saurais vous dire par quelle raison, l'ingénieur qui avait la direction de la tour lorsqu'elle dépendait de la généralité de la Rochelle fit abattre cette lanterne et construire un fourneau, dans lequel le feu était à découvert. La suppression de cette lanterne a causé une diminution d'élévation de 22 pieds. Comme le feu n'était vu d'assez loin et qu'il en arrivait plusieurs naufrages de vaisseaux, cela excita des plaintes des navigateurs qui furent soutenus avec raison par la chambre du commerce de cette ville, et il fut donné en même temps des mémoires pour faire connaître la nécessité de rétablir la lanterne et de redonner à la tour la même élévation qu'elle avait avant la suppression du fanal (...) ; perception de droits sur les bateaux pour financer les travaux d'entretien du fanal ; coût des travaux pour la lanterne importants car M. le comte de Maurepas a trouvé à propos de la faire faire en Berry par les constructeurs des fers de la marine ; dépense à faire en plus pour les dégradations de l'hiver dernier.

    - Observations sur le compte présenté à M. le comte de Maurepas par le sieur Robert cy-devant fournisseur des fers de la dépense faite à l'occasion de la fabrication, assemblage, montage et démontage de la lanterne de fer destinée pour servir de fanal sur la tour de Cordouan ; réponse aux observations du sieur Tassin, 1er août 1727.

    - Arrêt du conseil du roi pour lever non plus 4 sols mais 6 sols par tonneau (pendant 6 années) des bateaux qui mouillent dans la Garonne et la Dordogne pour l'entretien de la tour et du feu de Cordouan et pour subvenir à la dépense de différents établissements nécessaires pour la sûreté de la navigation à l'entrée et dans le cours de la Garonne, 11 décembre 1768.

    Nécessité de faire construire 8 tours en bois de chêne de la hauteur de 80 pieds surmontées chacune d'un mât de 25 pieds portant un pavillon rouge et qui seraient placées 5 côté Saintonge et 3 côté Médoc ; construire 32 bouées ou balises flottantes en forme de cônes avec leurs chaînes et ancres qui seront placées sur les bancs de sable et autres écueils.

    - Établissement dans la rivière de Bordeaux, Le Conseil du Roi, 11 décembre 1768.

    Mention du plan dressé par le sieur Kearney capitaine de frégate ; nécessité d'élever plusieurs tours en bois aux endroits indiqués, de placer des balises flottantes dans les passes variables de la rivière, de rehausser le clocher de Royan, de faire l'acquisition d'un bouquet de bois qui sert déjà de point de reconnaissance et d'établir à St Palais un petit port pour retirer les pilotes lamaneurs et les mettre plus à portée de se transporter sur les bâtiments qui viennent du large et qui périssent souvent faute de secours.

    - Résultat de la nouvelle visite que vient de faire M. de Kearney dans la rivière de Bordeaux ; observations, s.d. [1768].

    Mention d'une tour en bois à établir à Soulac près l'église ou s'il était possible sur l'église même que le sable couvre et découvre ; utilisation de canons en cas de brume.

    - Lettre de Laporte sur la situation des ouvrages sur les côtes du Médoc, 6 juillet 1771.

    Visite de la tour de Cordouan ; ouvrages pour l'installation de balises ; élever sur la côte de Médoc trois tours en bois, l'une à la pointe de Grave et les deux autres vers l'église de Soulac ; les bois qui doivent servir à la construction des trois tours de la côte du Médoc sont tous travaillés et transportés sur les lieux ; celle de la pointe de Grave est commencée. Tous les pilotis sont frappés, la sole est établie, et l'on va monter la tour. Il doit être placé en haut un fort réverbère qui par son opposition avec le feu du fanal de la Tour de Cordouan marquera la passe de Grave. On avait commencé la semaine dernière à frapper les pilotis de la première des deux tours de Soulac mais modification de position de la seconde tour car prévue dans un emplacement avec une quantité de sable si prodigieuse qu'il serait très difficile pour ne pas dire impossible de l'y établir. Il a été arrêté qu'on la poserait sur l'ancienne église de Soulac qui est presqu'entièrement ensevelie dans les sables ; pour chacune des 3 tours doit être établi un logement pour le gardien, finalement constructions jugées inutiles ; une maison de gardien à la tour du Verdon suffira.

    - Marine, Tour de Cordouan, 19 février 1788.

    Projet d'exhaussement du phare de Cordouan de 60 pieds ; travaux prévus au printemps : demande d'emprunt à la Caisse des Invalides.

    - Plan de la lanterne adressé par M. Prévost de la Croix, 28 mars 1789.

    Diamètre réduit à 10 pieds selon l'avis de M. le Ch. De Borda ; Teulère trouve que la lanterne paraîtra très petite par rapport au reste du monument et que cette modification va entraîner une dépense supplémentaire.

    - Lettre de Prévost de la Croix : Exécution du revêtement de la voûte de la chapelle, 1788.

    Nécessité de revoir la coupole pour permettre les travaux d'exhaussement.

    - 4 avril 1789 : installation d'une nouvelle lanterne prévue au phare des Baleines ; première expérience qui pourrait être menée plutôt à Cordouan. Autorisation accordée ; nécessité de fabriquer un autre axe pour porter 12 réverbères au lieu de 10 et exécution ou fonte de nouveaux réverbères attendu la défectuosité des premiers.

    - 30 mai 1789 : lanterne à construire en verre ou simplement en glace. Lemoyne favorable à la glace.

    - Tour de Cordouan, travaux à exécuter, année 1789 : règlement des ouvrages faits à la Tour de Cordouan, au clocher St Pierre de Royan, à la Pointe de Graves et à la Tour de Soulac par l'entrepreneur Burguet pendant le courant de l'année 1789 et dont le paiement ne doit lui être fait qu'en 1790, dressé par Teulère, 4 janvier 1790.

    Rappel historique de l'établissement de la tour de Cordouan ; aménagements des réduits pour loger les gardiens ; mention de la dune de sable de la pointe de Grave sur laquelle était établie la balise, qui a été rongée en 1789, on s'est empressés de démolir la balise et de la relever sur une autre dune plus éloignée de la mer.

    - Tour de Cordouan, réparations, année 1790 : devis et détail estimatif des ouvrages de maçonnerie, menuiserie, serrurerie à faire à la tour de Cordouan pendant le courant de l'année 1790, dressé par Teulère, 8 mars 1790.

    - Tour de Cordouan, cas imprévus, année 1789 : État des dépenses occasionnées par le changement de la lanterne et pour les accidents imprévus arrivés pendant l'exécution de l'exhaussement de la tour de Cordouan, dressé par Teulère, 7 janvier 1790.

    - Tour de Cordouan, exhaussement, année 1789 : recherches sur l'ancienne construction de la Tour de Cordouan. Détails sur les restaurations faites à cette tour. Preuves de la solidité de cet édifice dans l'état actuel et règlement des ouvrages de la surélévation exécutés par le sieur Bernard Burguet, entrepreneur pendant le courant des années 1788-1789, dressé par Teulère, 1er février 1790.

    Rappel historique et sondages effectués sur la tour pour mieux la dater.

    • MAR/D2/58

    - Extrait des registres de l'Académie royale des sciences : examen de la méthode proposée par M. Lemoyne pour perfectionner les phares établis sur les côtes, 23 août 1783.

    • MAR/G/103

    - Rapport sur les réverbères, de Lech. De Borda, 23 février 1786.

    Les capitaines de Bordeaux (…) disent que le feu de la tour de Cordouan ne paraît qu'à 3 lieues ou 3,5 dans le beau temps et que même alors il n'a que l'apparence d'un feu de navire ou d'une étoile ; que dans les temps un peu forts, il ne se voit plus qu'à 2 lieues et souvent point du tout et qu'il ne perce pas la brume claire ; que le feu de charbon de terre établi ci-devant paraissait beaucoup plus loin dans le beau temps, comme à 4,5, 5 et 5, 5 lieues et que dans les gros temps il avait encore l'avantage sur les réverbères parce qu'alors ce feu était animé par le vent. Les marins de la côte du Poitou disent la même chose du feu de la tour de Cordouan ainsi que des feux de la tour de Chassiron et de la tour des Baleines.

    - État des phares de la République, s.d.

    Bordeaux/Royan/Cordouan : les 12 lampes des réverbères actuels dont les mèches ont 30 lignes de feu consomment par an : 15752 l d'huile moitié d'olive et moitié baleine, 25 l de mèches, 30 tubes de verre blanc, 500 l de chiffon ; plans et devis des travaux à faire pour l'établissement d'une balise à la pointe de la Coubre (6 floréal an 23?).

  • Documentation sur l'embouchure de la Gironde et la navigation (Archives nationales, Paris)

    • MAR/D2/57. Examen de la nouvelle carte de l'entrée de la Gironde ou rivière de Bordeaux, fait par MM. Magin ingénieur de la Marine, Lyon professeur d'hydrographie et plusieurs capitaines ou maîtres de barques qui fréquentent journellement cette rivière, 26 février 1768.

    Passe de Grave ; erreurs relevées sur l'emplacement des bancs de sable.

    • MAR/D2/57. Mémoire sur plusieurs objets relatifs à la sûreté et à la facilité du commerce et de la navigation depuis l'entrée de la Gironde jusqu'à Bordeaux, s.d.

    Atterrage ; tour et feu de Cordouan ; des passes ; tours et balises ; bouées et corps morts ; canon à Cordouan ; feu à la pointe de Grave ; pavillons ; pilotes ; amers rive droite ; bancs de sable ; situation du port de Bordeaux ; abus.

    • MAR/D2/57. Mémoire sur la navigation de la rivière de Bordeaux, s.d.

    Indication des passes ; pilotes.

    • MAR/D2/57. Mémoire sur plusieurs points intéressants les pilotes et le pilotage de la Garonne et de la Gironde, s.d.

    Pilotes lamaneurs qui doivent être reçus par les officiers de l'Amirauté mais qui doit les proposer? ; mention du règlement du 15 août 1725 concernant la réception des pilotes ; indications sur Blaye et Pauillac.

    • MAR/D2/58. Mémoire sur la situation de la coste depuis Royan et la pointe du Verdon, 16 mai 1744.

    Description coste du Bas-Médoc.

    • MAR/3JJ/172. Instructions sur la navigation de l'entrée de la Gironde ou Rivière de Bordeaux, s.d.

    Texte imprimé ; passes.

    • MAR/3JJ/172. La navigation de la Gironde au point de vue des paquebots transatlantiques de la ligne du Brésil, 25 février 1858. Texte imprimé de De la Roche-Poncié, hydrographe de la Marine.

    • MAR/3JJ/172. Rapport sur la reconnaissance de l'embouchure de la Gironde en 1881, L. Manen, octobre 1881.

    • MAR/3JJ/172. Changements survenus dans les passes de l'embouchure de la Gironde.

    Liste de cartes datées.

    • MAR/3JJ/172. Ministère des travaux publics, phares et balises, avis aux navigateurs, naufrage de la Louisiane dans la rade de Richard à peu de distance à l'ouest de l'alignement signalé par les feux de Talais et la pointe de Grave, [11 janvier 1876].

    Mesures prises pour l'enlèvement de l'épave qui constitue un danger ; en attendant position signalée par un sloop de 30 tonneaux, mouillé à l'est de l'épave et qui portera à son mât un feu fixe rouge de 4 milles environ de portée.

    • MAR/3JJ/172. Ministère des travaux publics, phares et balises, avis aux navigateurs, éclairage de l'entrée et de l'intérieur de la Gironde, s.d.

    • MAR/3JJ/172. Ministère des travaux publics, phares et balises, avis aux navigateurs, éclairage de l'entrée sud de la Gironde, [1869?].

    • MAR/G/140 microfilm. Projet d'examen de la rivière de Bordeaux présenté par le sieur Teulère, sous-ingénieur des Bâtiments de la marine et proposé par M. Prévôt de la Croix, commissaire général des ports et arsenaux de marine, 1788.

    Passes.

  • Documentation Archives départementales de la Gironde
    • AD 33 C 1686 : Correspondance de de Courson et Boucher, intendants de Bordeaux, avec les ministres de La Houssaye, d'Ormesson, le maréchal d'Estrées, de Bourbon, Le Blanc, La Vrillière et de Maurepas.1718-1727.

    - l'entretien des feux et des bâtiments de la tour de Cordouan ;

    - le rétablissement des brèches occasionnées par les orages à l'extérieur de la première enceinte de ladite tour ;

    - un mémoire sur la construction de la tour de Cordouan ; le terrain où elle fut bâtie et les ravages occasionnés journellement par la mer ;

    - une gratification de 2,000 livres accordée à l'ingénieur de Bitry, en considération des soins par lui pris pour les réparations de ladite tour ;

    - les états des dépenses faites pour la lanterne de fer élevée au sommet de la tour de Cordouan, etc.

    • AD 33 C 1687 : Correspondance de Boucher, intendant de Bordeaux, avec les ministres de Maurepas, Le Blanc, de Breteuil et Dodun.1723-1737.

    - les recettes et dépenses des droits levés pour l'entretien de la tour de Cordouan ;

    - les droits prélevés, au profit du gouvernement, sur les navires qui passent devant la tour de Cordouan ;

    - la nomination des aumôniers ;

    - la réparation de la lanterne ;

    - un mémoire par M. de Bitry, ingénieur en chef des forts et châteaux de Bordeaux, sur la nécessité de rehausser la tour de Cordouan ;

    - une demande des pilotes de l'entrée de la rivière de Bordeaux pour le rétablissement de la tour de Cordouan à sa hauteur primitive, attendu que l'abaissement qui avait été fait empêchait de voir de loin les feux allumés au haut de ladite tour ;

    - les plans et devis estimatifs des travaux pour l'élévation de la lanterne de fer au sommet de la tour, etc.

    • AD 33 C 1689 : Correspondance de Boucher, de Tourny et Boutin, intendants de Bordeaux, avec les ministres de Maurepas, Rouille, de Machault, de Bourbon, de Moras et le duc de Choiseul.1722-1762.

    - les réparations de l'enceinte extérieure de la tour de Cordouan ;

    - la construction d'un peyrat pour faciliter l'approche de la tour et le transport des matériaux ;

    - les plans et profils d'une chaussée pour le débarquement des choses nécessaires à l'usage et au service de la tour ;

    - l'état estimatif de la dépense à faire pour la chaussée ;

    - l'adjudication des travaux en faveur d'Étienne Dardan, architecte ;

    - la construction d'une chaloupe pour le service de la tour de Cordouan et d'un magasin à Royan pour le même service ;

    - la réduction du droit qui se percevait sur chaque tonneau pour les dépenses de la tour.

    • AD 33 C 1691 : Correspondance de MM. De Tourny et Boutin, intendants de Bordeaux, avec les ministres Rouillé et le duc de Choiseul.1722-1769.

    - les ordonnances délivrées aux entrepreneurs des ouvrages de la tour de Cordouan.

    • Documents iconographiques :

    - Albums photographiques de la Commission des Monuments historiques : 162 T 5, 1884-1886.

    - 2 Fi 1098 : Plan d'une partie du mur d'enceinte de la Tour de Cordouan, 23 mars 1811, plume, papier, 560 x 810. Il s'agit du plan et de la coupe du mur d'enceinte et de l'élévation de la porte intérieure. Le projet a été approuvé, signé et contresigné par le préfet Gancy, le conseiller d'Etat directeur général des Ponts et Chaussées Cte Molé et l'ingénieur en chef de la Gironde Didiet.

    - 2 Fi 2029 : Coupe de la Tour de Cordouan, sans date, encre et aquarelle, papier, 661 x 512.

    - 2 Fi 2030 : Élévation de la Tour de Cordouan, sans date, encre et aquarelle, papier, 660 x 510.

    - 2 Fi 2032 : Coupe de l'appareil lenticulaire à éclipses du phare de Cordouan, sans date, dessin aquarellé, papier, 600 x 445.

    Voir aussi Archives historiques de la Gironde, 1900 : n°XXI, 16 juin 1582 : Ordre du bureau de la trésorerie de France établi à Bordeaux de percevoir un droit de quatre sous par tonneau pour chaque navire entrant en Gironde ou en sortant, afin d'aider à la réédification de la tour de Cordouan, transcrit par M. Paul Courteault.

Références documentaires

Documents figurés
  • Coupe de la lanterne, par Bitry (?). Papier, encre, aquarelle, 25 mars 1726.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/D2/50
  • Coupe de la tour de Cordouan. Papier, encre, aquarelle, 1727.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/D2/50
  • Détail de la lanterne, coupe. Papier, encre, aquarelle, 24 octobre 1727, dessin de la nouvelle lanterne telle qu'elle est établie.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/D2/50
  • Profil de la tour de Cordouan avec le talus proposé, par Bitry ( ?). Papier, encre, aquarelle, 24 octobre 1727.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/D2/50
  • Plan du pavé proposé à faire depuis l'endroit où l'on débarque jusqu'à la tour, par Bitry ( ?). Papier, encre, aquarelle, 24 octobre 1727.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/D2/50
  • Coupe verticale du phare de Cordouan. Papier, encre, aquarelle, s.d. [vers 1727?].

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/206/7
  • Coupe de la surélévation projetée pour le fanal de la Tour de Cordouan, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, 14 août 1786.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • Nouvelle surélévation proposée pour le fanal de la Tour de Cordouan, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, 14 août 1786.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • Coupe de la tour de Cordouan avec l'exhaussement projeté, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, 23 juin 1787.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • Plan de la lanterne, plan de l'attique, plan de la coupole, plan de la tour, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, 27 juin 1787 .

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • [Projet] d'un exhaussement de 60 pieds pour la tour de Cordouan, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, 23 juin 1787.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • Plan d'une lanterne projetée pour être posée sur un phare, signature de Prévost de la Croix. Papier, encre, s.d. [vers 1787].

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/206/9
  • Coupe d'une lanterne projetée, signature de Prévost de la Croix. Papier, encre, aquarelle, s.d. [vers 1787].

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/206/10
  • Élévation d'une lanterne projetée, vue du côté de la mer, signature de Prévost de la Croix. Papier, encre, aquarelle, s.d. [vers 1787].

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/206/11
  • Plan de la partie supérieure de la Tour de Cordouan pris au sol du plancher du dépôt à la naissance de la voûte sous le phare, par Joseph Teulère. Papier, encre, 29 septembre 1788.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/206/4
  • Coupe verticale de la partie supérieure de la Tour de Cordouan et de la lanterne en fer, par Joseph Teulère. Papier, encre, 30 septembre 1788.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/206/5
  • Plan pris à la naissance du cône d'exaussement [sic] de la Tour de Cordouan exécuté en 1788 et 1789, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, novembre 1789.

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • Tour de Cordouan, an 7 : élévation vue de face de la brèche que la mer a faite au mur de la Tour de Cordouan, pendant le courant de l'hyver dernier, par Joseph Teulère. Papier, encre, aquarelle, 15 germinal an 7 (4 avril 1799).

    Archives nationales, Paris : cartes et plans. MAR/G/211
  • 8ème section - Travaux maritimes. "Phares et Balises, Cordouan : documents anciens concernant les réparations et l'éclairage (1710-1809) et la restauration de la tour (1811-1906) : plans colorisés, reproduction de photos, dessins". 1710-1906.

    Archives départementales de la Gironde : Fonds du Port Autonome, 2002/086-767
Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

    p. 58 à 73
  • CASTANER Esteban. L'architecte-ingénieur Joseph Teulère (1750-1824), Maîtrise en Histoire de l'art sous la direction de Paul Roudié. Bordeaux, Université Bordeaux III, 1985.

  • FAILLE René. Cordouan, les Baleines, Chassiron, les trois plus anciens phares de France. La Rochelle : Cartier Latin, 1974.

  • LABAT Gustave. Documents sur la ville de Royan et la Tour de Cordouan (1481-1789). Bordeaux : Imp. Gounouilhou (G), [s.d.].

    [en ligne sur Gallica]

  • ROUDIÉ Paul, FAILLE René, BERIAC Jean-Pierre. Le phare de Cordouan. Exposition : Le phare de Cordouan, l'entrée de la Gironde, Soulac-sur-Mer, 4 juillet-28 août 1982. Soulac : Fondation Soulac-Médoc, 1982.

  • SAINT-JOURS Bernard. Cordouan d´après les textes. 2e éd. Bordeaux : A. Arnaud, 1907.

Périodiques
  • « Les systèmes d'éclairage de Cordouan ». Histoire et traditions du Verdon, Juillet 1996, n°3.

    p. 18-21
  • CROZET René. « Le phare de Cordouan ». Bulletin Monumental, Tome 113, juillet-septembre 1955. Paris : [s.n.], 1955.

  • JULLIAN Guy. « La vie d'un gardien de phare à Cordouan ». Histoire et traditions du Verdon, Juillet 2000, n°11.

    p. 24-27
  • GUILLAUME Jean. « Le Phare de Cordouan : « Merveille du monde » et monument monarchique ». Revue de l´Art, 1970, n° 8.

  • PETIT Jean-René. « Cordouan, le "cierge de la mer", classé Monument historique en 1862 en même temps que Notre-Dame de Paris ». Histoire et traditions du Verdon, Août 1995, n°1.

  • PETIT Jean-René. « Le phare de Cordouan (suite) ». Histoire et traditions du Verdon, Mars 1996, n°2.

    p. 7-10
  • PETIT Jean-René. « Le phare de Cordouan (suite) ». Histoire et traditions du Verdon, Mars 1997, n°4.

    p; 13-16
  • PETIT Jean-René. « Le phare de Cordouan (suite) ». Histoire et traditions du Verdon, Juillet 1997, n°5.

    p. 23-26
  • ROUDIÉ Paul. "Louis de Foix et le phare de Cordouan". Le Club français de la médaille, n°84, 1984.

    p. 56-61

Liens web

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Steimer Claire