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Hôtel Richelieu

Pendule (n° 1)

Dossier IM64004038 réalisé en 2018

Fiche

Dénominations pendule
Numérotation artificielle 1
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 35 rue Louis-Barthou
Cadastre : 2018 AN 125
Emplacement dans l'édifice rez-de-chaussée, salon de repos à gauche du vestibule

Cette pendule, dont la statuette sommitale est probablement due au sculpteur Hippolyte Moreau (comme celle de la seconde pendule conservée), constitue l'un des derniers objets témoignant de l'activité de l'Hôtel Richelieu au XIXe siècle, offrant une idée de ce que fut le décor de l'une des plus prestigieuses pensions pour voyageurs des Eaux-Bonnes.

Localisée dans le salon de repos situé à gauche du vestibule après un premier espace de détente, elle est associée à une autre statuette aux caractéristiques similaires, portant la signature de l'auteur, Hippolyte Moreau, et représentant une liseuse (ou muse). Les deux sculptures constituent les garnitures d'une paire d'horloges dont l'une a disparu. Les commanditaires et les conditions d'acquisition de cet objet demeurent inconnus.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Hippolyte Moreau, sculpteur, attribution par analyse stylistique

La sculpture, provenant d'un moulage de série en bronze patiné, représente une figure masculine assise sur un tabouret antique et accoudée sur une colonne étêtée. L'horloge néoclassique noire dont elle constitue l'ornementation sommitale est en bois fruitier teinté, selon la technique courante dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Catégories horlogerie, sculpture
Matériaux bois fruitier, mouluré
bronze, patine
Iconographies figure, homme, peintre, assis, dessin, Vierge à l'Enfant, colonne
Précision représentations

Ce personnage en contemplation, dont le regard est tourné mystiquement vers les cieux, tient de sa main gauche un parchemin sur lequel figure le portrait d'une vierge à l'enfant, tous deux auréolés et gravés en méplat. Ce motif constitue l'un des attributs emblématiques de l'évangéliste saint Luc, également patron des peintres, et plus généralement des peintres de la Renaissance comme Raphaël ou Philippino Lippi connus pour leurs représentations de madones.

Les cheveux longs, l'habit et la coiffe d'inspiration médiévale, la colonne renvoyant au goût de l'antiquité hellénique ainsi que la posture méditative, voire d'illumination, rattachent cette sculpture au mouvement romantique.

Inscriptions & marques numéro de série, fondu, (?)
Précision inscriptions

Numéro de série (dans le drapé de la tunique) : AB 12.

États conservations bon état
Précision état de conservation

Cette statuette constitue la garniture d'une horloge néoclassique noire qui possédait une réplique (disparue) garnie d'une sculpture de liseuse. Ces éléments n'étaient pas assemblés à l'origine.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • BÉNÉZIT Emmanuel. Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. 3e édition. Paris : Librairie Gründ, 1976.

    P. 303-308 ("Moreau François dit Hippolyte et Moreau Hippolyte-François).
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