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Église paroissiale Sainte-Eugénie

Peintures murales de la nef : Jésus et sainte Madeleine (Noli me tangere), Jésus et la Samaritaine, Saints et saintes, Vierges à l'Enfant et sanctuaires mariaux

Dossier IM40007882 réalisé en 2019

Fiche

Dénominations peinture monumentale
Titres Jésus et sainte Madeleine (Noli me tangere), Jésus et la Samaritaine, Saints et saintes, Vierges à l'Enfant et sanctuaires mariaux
Aire d'étude et canton Tartas ouest
Adresse Commune : Pontonx-sur-l'Adour
Emplacement dans l'édifice chœur
Oeuvre disparue

Un demi-siècle après l'exécution d'un premier décor peint par le Montois Duval, l'abbé Joseph Cazaumayou (1870-1947), curé de Pontonx de 1909 à sa mort, souhaita décorer de toiles marouflées le mur d'entrée et les arcades de la nef de son église. Il passa alors commande au jeune artiste Jean Rigaud (Bordeaux 1912 - Paris 1999), futur peintre de la Marine, qui venait d'épouser en juillet 1936 sa nièce Françoise Cazaumayou (1916-2005). Après définition du programme iconographique (très certainement dû à l'abbé Cazaumayou), le travail fut effectué en deux temps, sans qu'il soit possible de préciser avec certitude les dates d'exécution. D'après la tradition orale, le peintre aurait réalisé les deux scènes évangéliques du mur d'entrée à Paris en 1938 ; le Noli me tangere porte toutefois la date de 1942, qui correspond probablement à son achèvement et à son installation à Pontonx, peu après la libération de Rigaud, qui avait été fait prisonnier de guerre en 1940 et interné au stalag de Moosburg. Les peintures des grandes-arcades, dépourvues de toute inscription, auraient été exécutées quant à elles à Urt (Basses-Pyrénées) dans les dernières années de la guerre ou peu après la Libération.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1938, daté par source
1942, porte la date
Lieu d'exécution Commune : Paris
Lieu d'exécution Commune : Urt
Auteur(s) Auteur : Rigaud Jean,
Jean Rigaud (1912 - 1999)

Jean Charles François Rigaud, né à Bordeaux le 15 juin 1912 et mort à Paris le 7 février 1999, fils du peintre Pierre-Gaston Rigaud et de Madeleine Filippi ; épouse le 2 juin 1936 Françoise Cazaumayou (1916-2005), sœur du journaliste et caricaturiste André Cazaumayou ("Caza") et nièce de l'abbé Joseph Cazaumayou, curé de Pontonx-sur-l'Adour. Élève à l'École nationale supérieure des beaux-arts, collaborateur de son père pour la fresque du pavillon de Guyenne et Gascogne à l'Exposition universelle de 1937, fait prisonnier de guerre en 1940, nommé peintre de la Marine le 1er janvier 1956 (titulaire le 1er juin 1979).


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peintre, signature
Personnalité : Cazaumayou Joseph,
Joseph Cazaumayou (1870 - 1947)

Né à Urt (maison Mendy) le 30 août 1870, mort à Pontonx-sur-l'Adour le 28 mai 1947 ; fils de Pierre Cazaumayou (boucher) et de Marie-Louise Lousse. Prêtre, curé de Monget (canton d'Hagetmau) de 1897 à 1901, de Meilhan (canton de Tartas est) de 1901 à 1906, de Peyre (canton d'Hagetmau) de 1906 à 1909, enfin de Pontonx-sur-l'Adour (canton de Tartas ouest) de 1909 à 1947. Il fut membre de la Société de Borda à Dax.


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commanditaire, attribution par source

Le décor consiste en une série de onze toiles rectangulaires horizontales, peintes à l'huile, marouflées sur le mur et découpées pour épouser le tracé des arcades en tiers-point qu'elles entourent. Le panneau du mur d'entrée est constitué de trois lés (un pour chaque scène latérale, un troisième pour le fragment de paysage au centre), ceux des grandes arcades de deux lés.

Catégories peinture murale
Structures rectangulaire horizontal
Matériaux toile, support, en plusieurs éléments, peinture à l'huile, marouflé
Précision dimensions

Dimensions non prises.

Iconographies scène biblique, Apparition à sainte Madeleine, la Samaritaine au puits
figures, saint Jean Marie Vianney, bienheureux Louis Édouard Cestac, sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges, saint André-Hubert Fournet, saint Vincent de Paul, saint Jean-Baptiste de la Salle, saint François Xavier, saint Michel Garicoïts, saint Dominique de Guzman, saint François d'Assise, saint Louis roi, sainte Jeanne d'Arc
statue, Vierge à l'Enfant, église, basilique, ange, Saint-Esprit, colombe
fond de paysage
Précision représentations

Le programme iconographique se partage en deux ensembles distincts, sans lien thématique apparent. N.B. : bien que l'église ne soit pas orientée, on parlera ici, par convention, de côtés "nord" et "sud".

Sur le mur antérieur de la nef, deux scènes évangéliques mettent en scène le Christ confronté à une femme : au sud, l'apparition de Jésus à Marie-Madeleine après sa résurrection (ou Noli me tangere) ; au nord, Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob. Les deux scènes ont pour thème commun la reconnaissance par le fidèle de la divinité du Christ et l'affirmation de la Foi comme seule voie possible pour approcher Dieu "en esprit et en vérité". Apparition à Madeleine : le Christ, encore drapé dans son suaire, écarte de la main Madeleine agenouillée à ses pieds et qui tend les bras vers lui ; derrière eux, un bouquet de cyprès (symbole de la vie éternelle) ; à l'arrière-plan, le tombeau ouvert et la colline du Golgotha avec les trois croix dressées. Jésus et la Samaritaine : le Christ assis sur la margelle du puits de Jacob, s'adressant à la Samaritaine debout et attentive ; derrière eux, un olivier (symbole de paix et de bénédiction) ; à l'arrière-plan, les maisons de Sychar en Samarie. Le paysage commun aux deux scènes est unifié par le fond de collines et le ciel. D'autres concordances visuelles relient les deux scènes : vêtements du Christ (en blanc) et des deux femmes (en rouge et blanc) ; récipients en terre cuite vernissée (le vase de parfum de Madeleine, la jarre de la Samaritaine) ; vert profond des arbres.

Au-dessus des grandes arcades de la nef, chaque toile présente un couple de figures en pied, disposées en pendant devant un paysage stylisé où se profile un édifice ou une localité en rapport avec le personnage représenté. Les figures des trois premières travées sont six religieux (dont une religieuse), presque tous fondateurs d'ordre, un saint roi et une sainte laïque ; celles des quatrième et cinquième travées, des statues de la Vierge à l'Enfant vénérées dans de célèbres sanctuaires mariaux français ; celles de la cinquième travée, des anges. Les traits des saints du XIXe siècle sont inspirés de portraits contemporains (voir liens web). Première travée : au nord, saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars (1786-1859), en surplis, rabat et étole dorée, devant le village d'Ars-sur-Formans, et le bienheureux (depuis 2015) Louis-Édouard Cestac (1801-1868), fondateur des Servantes de Marie d'Anglet, devant le couvent de Notre-Dame-du-Refuge (avec la chapelle bâtie en 1886, après la mort de Cestac) ; au sud, les deux co-fondateurs de la congrégation des Filles de la Croix, sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges (1773-1838), devant le village de Maillé (?), et son mentor saint André-Hubert Fournet (1752-1834) devant le prieuré de La Puye (?). Deuxième travée : au nord, saint Vincent de Paul (1581-1660), fondateur de la congrégation de la Mission (lazaristes) et de la compagnie des Filles de la Charité, portant un nourrisson abandonné, et saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719), fondateur de l'institut des Frères des écoles chrétiennes, tenant la règle de son ordre, devant la cathédrale de Reims (sa ville natale) ; au sud, saint François Xavier (1506-1552), l'"Apôtre des Indes", devant un village (Javier en Navarre ?), et saint Michel Garicoïts (1797-1863), fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, devant le sanctuaire de Bétharram (Michel Garicoïts devait sa conversion à Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges, canonisée en même temps que lui le 6 juillet 1947, et dont l'effigie jouxte ici la sienne). Troisième travée : au nord, saint Dominique de Guzmán (vers 1170-1211), fondateur de l'ordre des frères prêcheurs ou dominicains, devant son village natal de Caleruega, et saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des frères mineurs ou franciscains, devant la ville d'Assise ; au sud, saint Louis IX, roi de France (1214-1270), assis, sceptre en main, sous le chêne de Vincennes, et sainte Jeanne d'Arc (1412-1431) sur son bûcher, devant la cathédrale de Rouen. Quatrième travée : au nord, la statue de Notre-Dame de Sous-Terre devant la cathédrale de Chartres, et celle de Notre-Dame de Maylis devant le sanctuaire landais du même nom ; au sud, la statue de Notre-Dame de la Garde (par Eugène-Louis Lequesne, 1867-1870) devant la basilique du même nom à Marseille, et celle de Notre-Dame de Fourvière (par Paul-Émile Millefaut, 1882) devant la basilique homonyme à Lyon. Cinquième travée : au nord, de part et d'autre de la colombe du Saint-Esprit dans un cercle rayonnant, un ange à la robe et aux ailes roses, soufflant dans une trompette, et un ange en bleu, les mains jointes ; au sud, un ange orant en jaune, les mains croisées sur la poitrine, et un ange en bleu jouant de la mandoline.

Inscriptions & marques signature, peint
date, peint
Précision inscriptions

Signature et date (en bas à droite de Jésus et sainte Madeleine) : JEAN RIGAUD 1942.

États conservations bon état
Statut de la propriété propriété de la commune (?)
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe