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Cathédrale Notre-Dame

Peinture de la coupole : Assomption

Dossier IM40004540 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations pilastre, niche, statue, peinture monumentale
Aire d'étude et canton Dax sud
Adresse Commune : Dax
Adresse : place de la Cathédrale , place Roger-Ducos
Emplacement dans l'édifice croisée du transept

La première coupole en bois de la croisée (1717-1719) était, si l'on en croit l'abbé Pédegert (1847), composée "de boudins rayonnants et de médaillons circulaires encadrant une série de portraits à cadre ovale, avec une sorte de colombe qui se perd au centre". Et l'abbé de déplorer "l'effet de ces pochades, absolument nul parce que l'artiste n'a pas songé à la perspective." Pédegert proposait de remplacer ces pauvretés par "un fond clair, des figures peintes de manière à être vues d'en bas, des chairs à teintes chaudes et animées, de riches et flottantes draperies", de sculpter les figures des Évangélistes sur les pendentifs et de peindre la calotte d'une "Assomption de Marie [...], sujet admirablement approprié à une coupole" (la cathédrale est dédiée à "la Vierge dans son Assomption" comme le rappelle la plaque de consécration de 1755, réf. IM40004431). Son vœu fut exaucé trente-cinq ans plus tard et ses choix iconographiques confirmés. La seule modification notable fut le remplacement des évangélistes en bas-relief projetés pour les pendentifs par quatre symboles des Litanies (maison dorée, tour d'ivoire, porte du ciel, tour de David) peints et non sculptés (ces motifs ont été supprimés peu après 1988). La réalisation des peintures eut lieu en 1883, deux ans après l'exécution des sculptures ornementales par François Veillier. Au contraire de ces dernières, le décor peint n'est pas documenté dans les archives de la cathédrale. Seule la signature repérée par Agnès Chauvin (1988, p. 56), permet de l'attribuer à un nommé A. Casles qui, si la lecture de A. Chauvin est correcte, n'est pas autrement connu. Son identité dut rapidement se perdre dans la mémoire locale, puisque l'archiprêtre de la cathédrale, qui mentionne avec louange le nouveau décor dans sa monographie paroissiale de 1887 (et en fait à tort une copie d'après Murillo), ne nomme pas son auteur. P. Coste (1908) le donne pour sa part à "un enfant du pays". Une autre tradition invérifiable l'attribue à "un peintre bordelais", mais aucun peintre du nom de Casles n'est cité dans les annuaires professionnels de la capitale aquitaine - une confusion est possible avec le décorateur bordelais Jean-Henri Bonnet, qui décora en 1892 la sacristie (aujourd'hui oratoire) de la cathédrale (réf. IM40004541).

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1883, porte la date
Stade de création copie (?)
Auteur(s) Auteur : Casles A., peintre, signature

La peinture de la calotte, qui n'a pu être étudiée de près, semble exécutée à l'huile sur enduit ; aucune trace de marouflage n'est visible depuis le sol de l'église. Les peintures des Litanies qui ornaient les pendentifs ont été supprimées après 1988.

Catégories peinture murale
Structures plan, circulaire élévation, cintré
Matériaux enduit, peinture à l'huile
Mesures d : 2830.0
Précision dimensions

Diamètre approximatif de la coupole d'après un devis de l'architecte Boubé (1835) qui donne un diamètre de 28,28 mètres et un rayon de 4,50 mètres.

Iconographies Assomption
ange, cartouche, MA, ange, musicien, attribut, lys, couronne végétale, guirlande, symbole marial, Litanie mariale
ornementation, ornement à forme architecturale, vase, agrafe, tore, laurier
Précision représentations

La peinture est inspirée des décors plafonnants des 17e et 18e siècles. Dans la calotte centrale, la Vierge s'élève au ciel sur une nuée soutenue par des anges, au sein d'une gloire dorée peuplée de têtes d'angelots ; sur le pourtour, des nuées portent des anges musiciens (chanteurs, trompettistes, luthiste et flûtiste), en prière, tenant les attributs mariaux (lys, palme, couronne de fleurs) ou déployant des guirlandes fleuries. La calotte est cernée d'un tore de laurier à rubans entrecroisés. Entourant la calotte, un décor architecturé illusionniste de couleur pierre est composé de quatre lunettes feintes abritant des couples d'anges adolescents portant des cartouches à enroulements timbrés du monogramme marial, et de quatre écoinçons ou trompes meublés par de grands vases de parfum fumants. Le décor du tambour, essentiellement sculpté (pilastres pseudo-ioniques, corniche à rinceaux peuplés d'anges, niches à statues), comporte cependant des peintures à l'intérieur des niches en arc segmentaire du registre inférieur : un réseau serré de rinceaux dorés sur fond vert incluant le monogramme de la Vierge et simulant des grilles de fer ouvragé. Ce décor était complété jusqu'à une époque récente par quatre symboles des Litanies sur les pendentifs de la coupole : la maison dorée, figurée comme un portique à trois ouvertures avec dômes (au nord-est), la tour d'ivoire, édifice crénelé entre deux volutes soutenues par quatre anges (au sud-est), la porte du ciel, portail frappé du monogramme MA et gardé par quatre anges (au sud-ouest) et la tour de David, édifice à deux tours crénelées flanqué de deux anges (au nord-ouest).

Inscriptions & marques signature, peint
date, peint
Précision inscriptions

Signature et date (relevées par Agnès Chauvin) sous l'un des vases de parfum des faux écoinçons : A. Casles 1883.

États conservations
Précision état de conservation

Les peintures des Litanies sur les pendentifs ont été détruites après 1988.

Classé avec l'édifice.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre immeuble, 1946/09/16

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de la cathédrale, par l'archiprêtre Pierre Lorreyte, vers 1887.

    Archives départementales des Landes : 16 J 19
  • Cathédrale : travaux, entretien, réparations, agrandissement, toiture, remise en état des grilles, 1791-1967.

    Archives municipales, Dax : 9 M 1
Bibliographie
  • PEDEGERT Félix, abbé. Notice historique et archéologique de Notre-Dame de Dax. Dax : Bonnebaigt, 1849.

    p. 62-63
  • CHAUVIN Agnès. La cathédrale de Dax. T.E.R., Université de Bordeaux III - Michel de Montaigne, 1988.

Périodiques
  • COSTE Pierre. "Histoire des cathédrales de Dax". Bulletin de la Société de Borda, 33, 1908.

    p. 170-201
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe