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Église paroissiale et abbatiale Notre-Dame de Maylis

Ostensoir (n° 1)

Dossier IM40005850 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations ostensoir
Numérotation artificielle 1
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Maylis
Emplacement dans l'édifice sacristie

Ostensoir exécuté par la fabrique parisienne Demarquet frères (poinçon en usage de 1890 à 1939) et vendu par la maison Diharce de Bayonne (fondée en 1804), alors dirigée par Camille Diharce (mort en 1925). L'objet est à l'évidence le fruit d'une commande spéciale, comme l'indique son riche programme iconographique à la gloire de la Vierge. Les bijoux qui le décorent ont sans doute été offerts par des familles de notables locaux. L'inventaire du 21 février 1906 ne mentionne dans la nouvelle église qu'un seul ostensoir "en métal doré et rayons dorés", qui correspond certainement à celui de Poussielgue-Rusand offert par Napoléon III (réf. IM40005851). L’œuvre des Demarquet aurait donc été acquise après cette date.

Le décor de la tige et de la gloire s'inspire étroitement des reliquaires gothiques du XVe siècle, auxquels il emprunte certains de leurs éléments les plus caractéristiques, tels les éléments architecturaux qui structurent sa gloire, ou encore la figure de la Vierge à l'Enfant flanquée d'anges orants sous les dais sommitaux.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Lieu d'exécution Édifice ou site : Ile-de-France, 75, Paris
Auteur(s) Auteur : Demarquet frères,
Demarquet frères

Fabrique d'orfèvrerie à Paris ; poinçon insculpé en 1890, biffé en 1939.


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orfèvre
Auteur : Diharce,
Diharce

Maison Diharce, marchand d'ornements religieux, fondée à Bayonne en 1804 ou 1824 (les deux dates se retrouvent indifféremment sur des étiquettes). Elle était dirigée vers 1900 par Camille Diharce.


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marchand
Auteur : Diharce Camille,
Camille Diharce ( - 1925)

Marchand d'ornements religieux à Bayonne, propriétaire de la maison Diharce fondée en 1804 ou 1824 (les deux dates se retrouvent indifféremment sur des étiquettes). Camille Diharce était à la tête de la maison en mai 1900 (date à laquelle il fit appel d'un jugement rendu par le tribunal de commerce de Bayonne). Consul de Bavière à Bayonne en 1907, élu à la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne le 8 avril 1918 (il est alors qualifié de joaillier et consul de Belgique, domicilié 3, rue de l'Argenterie à Bayonne), dit "consul de Belgique, de Portugal et de Bolivie, doyen du corps consulaire de Bayonne" dans l'annonce de son décès parue dans le Journal des Débats politiques et littéraires du 13 octobre 1925. De ses trois fils, Auguste, Ferdinand et Germain, les deux derniers furent tués pendant la Première Guerre mondiale.


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marchand

Ostensoir de style néogothique. Base de plan carré, tige hexagonale en deux éléments emboîtés à mi-hauteur, nœud hexagonal architecturé ; figurines en argent blanc fondues au sable, éléments architecturaux fondus ; décor estampé, ciselé au trait et au mat (fonds) et gravé sur la base, découpé et ajouré sur le nœud et la gloire ; lunule en argent doré et verre taillé. Bijoux en remploi sertis sur la tige (broche en étoile à cinq branches en brillants et perles fines), le pourtour de la lunette (une bague en or et brillants, une paire de boucles d'oreilles cordiformes en brillants soudées ensemble, une paire de boucles d'oreilles rondes en brillants et perles), sur les pilastres flanquant la lunette (deux boucles d'oreilles rondes identiques aux précédentes) et sur la croix sommitale (une large broche ronde en or, avec émeraudes, brillants et perles).

Catégories orfèvrerie, bijouterie
Structures pied, carré
Matériaux argent, repoussé, ciselé au trait, ciselé au mat, fondu au sable, estampage, doré
émeraude
diamant
perle
Mesures h : 120.0
la : 61.0
la : 28.5
h : 10.0
d : 10.5
d : 17.0
Iconographies figures bibliques, Les Evangélistes, saint Michel archange, les Vertus théologales, Christ glorieux, saint Jean-Baptiste, saint Joseph, saint Louis de Gonzague, Vierge à l'Enfant, ange, orant, Les instruments de la Passion
ornementation, ornement à forme architecturale, remplage, gable, pinacle, dais architectural, croix, dragon
Précision représentations

La base carrée est portée, aux angles (arrondis en quart-de-rond), par des dragons argentés à tête de chien et ailes de chauve-souris, et sur les côtés par des pieds fasciculés reliés par des bandeaux percés de quadrilobes en frise. Aux angles de la terrasse sont disposées les figurines en argent blanc des quatre Évangélistes accompagnés de leurs symboles tétramorphiques et tenant stylet et tablette à l'antique ; ils sont assis sur des sièges aux accotoirs enroulés en volute qui font corps avec la partie inférieure pyramidale de la tige, ornée de remplages en bas relief et amortie d'une couronne de gâbles et de pinacles. La partie supérieure de la tige, hexagonale, est interrompue à mi-hauteur par un grand nœud architecturé composé de pinacles, d'arcs boutants et de quatre niches couronnées d'arcs en accolade fleuronnés ; celles-ci abritent les figurines en pied de l'archange saint Michel (cuirassé, tenant son épée) et des Vertus théologales avec leurs attributs respectifs (la croix pour la Foi, le cœur pour la Charité, l'ancre pour l'Espérance) ; des têtes de monstres cynocéphales sont placées entre les consoles des niches ; une série de lancettes en accolade à fleurons de chou frisé ceinture le sommet de la tige. La gloire présente une alternance de rayons droits et flammés, devant lesquels se détache un important décor découpé et ajouré, composé de deux grandes tours latérales, flanquées de pinacles et sommées de gâbles fleuronnés, reliées entre elles par des arcatures en accolade ; au niveau inférieur des tours, des dais flamboyants à flèche surmontent deux figurines d'ange en pied portant les instruments de la Passion (à gauche, la croix et la couronne d'épines, à droite, l'échelle, le fouet et le roseau). La lunette circulaire est bordée d'un cercle au pourtour hérissé de choux frisés, ciselé de rinceaux de vigne (face et revers), sur lequel se détachent quatre médaillons argentés portant les effigies à mi-corps du Christ glorieux (croix, bénédiction), de saint Joseph (lys), de saint Jean-Baptiste bénissant (croix à bannière) et de saint Louis de Gonzague (jeune prêtre glabre en surplis, tenant crucifix et discipline). A l'aplomb de la lunette et couronnant la composition, trois dais flamboyants abritent, au centre, la Vierge couronnée portant l'Enfant bénissant et tenant le globe, sur les côtés, deux anges adorateurs agenouillés. La croix sommitale possède des bras fleuronnés et ajourés de quadrilobes aux extrémités. Divers bijoux en remploi sont sertis sur la tige, la gloire et la croix sommitale (pour le détail, voir description).

Le complexe programme iconographique semble se résumer ainsi : le renoncement aux forces du mal (dragons de la base), la lecture des textes sacrés (Évangélistes), la pratique des vertus (Vertus théologales) et la fréquente méditation sur le mystère de la Passion (anges aux instruments de la Passion) conduisent le chrétien sur le chemin de la rédemption (Vierge à l'Enfant).

Inscriptions & marques garantie gros ouvrages 1er titre Paris 1838-1973
poinçon de fabricant
marque de marchand, gravé
Précision inscriptions

Poinçon de fabricant (sur l'anneau de la lunette) : D / Fres, une salamandre (losange horizontal). Poinçon de garantie sur l'anneau de la lunette, un rayon de la gloire, un élément du décor architecturé de la gloire, la base de la figurine de la Foi et l'aile d'un dragon de la base. Marque de marchand (gravée sous la base) : MAISON DIHARCE / FONDEÉ (sic) EN 1804 / FOURNISSEUR DE L.L. M.M. LES ROIS / d'Espagne et du Portugal / Bayonne / Camille Diharce [en cursives].

Pièce exceptionnelle dans la production généralement moins élaborée de la maison Demarquet frères.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe