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Moulin sur la Joyeuse dit Moulin de la Ville, actuellement maison

Dossier IA64002896 inclus dans Village de La Bastide-Clairence réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Moulin de la ville
Destinations chocolaterie, centrale hydroélectrique, maison
Parties constituantes non étudiées barrage, atelier
Dénominations moulin à farine
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Hydrographies Joyeuse La
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Adresse : Rue du Moulin , Rue de derrière
Cadastre : 1835 A 516 ; 2016 A 1059

Il s'agit du moulin le plus ancien de la ville, construit en 1313, soit un an après la fondation de la Bastide afin de subvenir aux besoins en farine des nouveaux habitants. Le bayle, représentant local du roi de Navarre, accorde à deux habitants, Guyraut Gayrart et Arremon d'Arremes, l'autorisation de le construire, les deux concessionnaires s'engagent à verser au roi la moitié du grain perçu. En 1368, il appartenait en partie au duc de Gramont, tandis qu'un quart de ce moulin, appelé "moulin de Saut" appartenait au seigneur de Saut de Labourt, de la seigneurie d'Hasparren. Enfin, un autre quart, appelé "moulin de Merin", revenait au sieur de Balade, puis au sieur de Golar, notaire royal vivant dans la Maison Merin.

Le moulin avec son barrage, environné de deux constructions, est représenté sur le plan cadastral de 1835. Selon la matrice, il détenu par Épiphane Darrieux en 1852. A la fin de ce siècle, Jules Auzi, son propriétaire, aménage le moulin afin d'exploiter la force hydraulique pour alimenter le village en eau dès 1898.

L'activité du moulin continue à être diversifiée au début du 20e siècle : une chocolaterie y est développée dès 1905, grâce au broyage des fèves de cacao. D'autres activités, telles qu'une forge et une fabrique de brosses, s'y succèdent. Continuant à faire évoluer le moulin, Jules Auzy crée une centrale hydro-électrique distribuant l'électricité dans tout le village en 1910.

L'activité de minoterie perdure jusque dans les années 1950, avec Pierre Touya, de la maison Larralde au quartier La Côte.

Une maison a été construite en extension du bâti existant en 1965, puis la partie du moulin a été réaménagée en habitation en 2016.

Période(s) Principale : 1er quart 14e siècle , (détruit)
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1313, daté par source
1965, daté par source

Petit édifice établi sur la rivière la Joyeuse, avec une retenue formant un bassin au sud débouchant sur une cascade à l'ouest, pour suivre son cours vers le nord en contrebas du village.

Son plan rectangulaire présente de petites dimensions. Ses murs laissent apparaître des moellons de grès. Son élévation principale au sud est divisée en deux niveaux, avec des ouvertures à encadrements formant des arcs segmentaires, deux ouvertures en pierre de taille calcaire, et une autre en brique, le premier niveau est ouvert par une porte avec linteau en bois cintré.

Adossée au mur du pignon est, une deuxième construction a été bâtie dans les années 1960. Le relief du terrain détermine un premier niveau en soubassement et un étage surélevé, directement accessible depuis la rue. Son élévation principale à l'est sous pignon toute en largeur est composée de trois travées divisées en trois niveaux. Le premier, dont la partie de droite consiste en un soubassement plaqué de calcaire taillé en bossage rustique, avec des joints saillants, est percé par une large ouverture de garage, et se prolonge à gauche avec une aile en retour servant de remise. Le deuxième niveau correspond au logis, il est rythmé par trois portes en arcs plein-cintre, dont au centre un encadrement en briques. Le troisième niveau se distingue par les saillies des murs de refend, les deux travées latérales sont marquées par un placage de faux pans de bois et la partie centrale en retrait, ouvre sur une galerie. Le pignon est souligné par la ferme en charpente apparente.

Murs grès moellon enduit
bois faux pan de bois
calcaire moyen appareil bossage
béton parpaing de béton enduit
Toit tuile creuse
Étages rez-de-chaussée surélevé, étage en surcroît
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
États conservations remanié
Techniques
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
Bibliographie
  • DARNERE F. La Bastide Clairence au XIVe siècle. T.E.R. Bordeaux : Université de Bordeaux, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine : TU DAR
  • LALANNE Guy (dir.). La Bastide Clairence. Ciboure : Jakintza, 2018.

    P. 231.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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