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Moulin de Broussou ou des Mansaques, puis tannerie Aubarbier, puis tannerie-corroierie Faucher

Dossier IA24001336 réalisé en 2011

Fiche

Appellations moulin de Broussou, moulin des Mansaques, tannerie Aubarbier, tannerie-corroierie Faucher
Parties constituantes non étudiées maison
Dénominations moulin, tannerie
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Hydrographies Doiran le
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : les Tanneries
Adresse : Place Docteur Eugène Raymond
Cadastre : 1813 D1 344 ; 2011 AS 610 à 613, 305, 310

Situé sur le ruisseau le Doiran (également appelé le ruisseau des Pères ou encore le Revenou), l'ancien moulin de Broussou (AS 613, partie est) possède une base médiévale qui peut être datée plus précisément du XIVe siècle par la présence d'une porte en arc brisé à longs claveaux au mur pignon nord-est - ses deux piédroits semblent avoir été refaits à une date plus récente. Au mur gouttereau sud-est, deux portes en plein-cintre et rectangulaire, murées, et une fenêtre barlongue à chanfrein droit, ouverte, peut-être datables du XVe ou du XVIe siècle, sont également encore en place. Les plus anciennes représentations du moulin de Broussou remontent au milieu du XVIIIe siècle (plan de la ville de Montignac le Comte, avant 1758) et à 1768 (carte de Belleyme, planche levée à cette date). En 1813, il appartient à une demoiselle Souffron, mais il ne semble plus utilisé à cette date. En 1889, les tanneries Aubarbier, auparavant situées au 48 rue de Juillet, s'y installent (AD Dordogne, 5 M 57). A une date inconnue, elles deviennent les tanneries-corroieries Faucher, qui ferment dans les années 1950. Acheté par la commune, le terrain accueille la caserne des pompiers (AS 612) qui est installée au sud des anciens bâtiments vers 1980.

Période(s) Principale : 14e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle

Plus récemment, le moulin a été surhaussé comme en attestent ses murs gouttereaux, dont les dernières assises sont constituées par les lauzes de l'ancienne toiture, et la fenêtre percée dans le pignon nord-est, qui semble entièrement constituée par des pierres de remplois (piédroits et linteau provenant peut-être d'une ancienne cheminée). A l'intérieur subsistent les traces du système à deux paires de meules. Sans doute devenue la "tannerie corroierie Faucher" (l'inscription se lit encore au frontispice de la façade du bâtiment situé au sud de la cour), la propriété accueille alors de nouveaux bâtiments dont les étages servent au séchage des peaux ; l'ancien moulin est quant à lui dévolu au trempage des peaux, comme l'atteste une cuve encore en place. Un autre bâtiment neuf, la maison du directeur (AS 305), est également construit au nord de la cour.

Murs calcaire
moellon
Toit tuile mécanique
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie hydraulique
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • "Pland de la ville, et environs de Montiniac le Conte", s.d. [vers 1750 ; avant 1758] (AD Gironde, 2 Fi 1108).

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 1108
  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    Planche n° 23 levée en 1768, gravée et publiée en 1789. Archives départementales de la Dordogne : 1 Fi 2 Dordogne 0013
  • Plan cadastral de la commune de Montignac. Dessin, encre et aquarelle, par Lafargue, 1813 (deux exemplaires, l'un conservé aux Archives départementales de la Dordogne, l'autres aux Archives municipales de Montignac).

    Section D1 Archives départementales de la Dordogne : 3P3 3210-3228
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Ferlier Ophélie - Pagazani Xavier