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Maisons

Dossier IA33005993 inclus dans Quais de Pauillac réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

  • Maison
    Pauillac, 10 quai Albert-Pichon

Dossiers de synthèse

Précision dénomination maisons en série (série de 3)
Parties constituantes non étudiées puits
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Adresse : 7, 8, 9 quai Albert-Pichon
Cadastre : 2012 AW 360 à 362 ; 1825 D1 482, 483

Au début du 19e siècle, cet emplacement est occupé par la propriété de M. Badimont. Le plan cadastral de 1825 indique la maison accompagnée d'un jardin et de bâtiments de dépendance qui occupent l'angle de la rue du Bascouat. L'ensemble est en saillie sur les quais.

Les premiers plans d'alignement des quais en 1835 relèvent cet empiètement sur les quais.

Sur un plan de 1855, la propriété appartient à M. Arnaud qui demande à recrépir la façade de sa maison qui déborde toujours largement sur les quais. En 1856, il demande l’autorisation de fermer l'accès de son jardin aux quais. En 1864, il prévoit de faire construire un hangar dans sa cour.

Il faut attendre 1866 pour que cette propriété soit frappée d'alignement : un plan indique la bâtisse "en démolition" et la façade à reconstruire.

L'ensemble des façades date donc du 3e quart du 19e siècle : le tracé au cordeau de l'alignement explique l'angle aigu que forme le bâtiment au nord.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle

Accès cave. Bandeau médian mouluré. Appuis des fenêtres formant bandeau. Corniche moulurée à denticules. Façade factice (n°7) ; baies aveugles. Niche avec statuette de Vierge, surmontée d'une croix gravée dans la pierre. Pierres d'attente. Pompe à eau intégrée dans la façade du n°9. Partie en retrait et en rez-de-chaussée plus ancienne (baies à arc segmentaire).

Murs calcaire
pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
Techniques sculpture
Représentations denticule

Estuaire

TRAVEE 3
FORBAIE plate-bande (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; plate-bande (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC sur rue
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation sur la maison Badimon/Arnaud

    AD Gironde, SP 1203, Lettre au préfet à propos de la maison de Mr Badimon qui se trouve un peu en dehors de l'alignement, 11 juin 1816.

    Cette maison tombant en ruine, Mr Badimon se proposant de la faire reconstruire, il demande l'autorisation de la aire rebâtir sur les mêmes fondements ; opposition de M. Rabère fils, voisin : maison qui lui gêne la vue ; argument rejeté.

    AD Gironde, SP 1203, Lettre du sous-préfet de Lesparre au préfet de la Gironde à propos de la maison du sieur Badimon, 1er juillet 1816.

    Cette maison avait été réparée sur les anciens fondements, elle était située à 80 toises du peyrat et hors du bourg actuel de Pauillac ; elle se trouve en alignement avec un grand bâtiment que l'on appelle la verrerie ; elle ne fait point l'encoignure d'une rue mais d'un chemin rural qui passe à l'extrémité du jardin ; réparations extérieures presque achevées : travaux non suspendus.

    AD Gironde, SP 1203, Second mémoire pour M. Ducasse, propriétaire à Pauillac contre M. Badimon, maire de Pauillac, à Bordeaux chez Pierre Beaume, imprimeur à la cour royale, rue du Parlement n°39, 1824.

    Observations sur le cellier et le cuvier que M. Badimon a fait construire sur le port de Pauillac ; refuse de se conformer au plan de M. Dupré de Saint-Maur dont il conteste l'existence ; mention d'un plan du port de Pauillac dressé par M. Brémontier, ingénieur en chef du département ; M. Badimon a bâti le mur levant de son jardin en l'année 1815. Ce mur fait une saillie de 10 m en dehors de la ligne de redressement ; le 12 juin 1816, M. Badimon obtint un arrêté de M. de Tournon qui lui permet simplement de réparer, et non de réparer à neuf, comme il le dit dans son mémoire ; il abat quoiqu'il en dise, sa maison ; la façade, les côtés sont rebâtis à neuf ; à peine laisse-t-il subsister l'apparence d'un vieux mur et la surhausse de quatre nouvelles pièces (...). Après que les constructions de M. Badimon sont achevées, Germain veut bâtir ; l'autorité le force de reculer de neuf pieds : Doit, le forgeron, de six à sept pieds : les propriétaires qui le suivent, de pareille distance : Raimond Desse ne peut pas joindre à sa nouvelle construction le terrain d'une andronne dont il prouve par titre la propriété : M. Martini éprouve un recul de six pieds : les maisons Arneu et Cazentre sont également repoussées de plusieurs pieds sur leur emplacement ; ces deux dernières propriétés sont sur le port, à quarante pieds environ de la maison de M. Badimon (...). Lorsque, en 1791, j'entrepris la construction d'un chai dans mon jardin, la municipalité fit l'application du plan sur le terrain, et je reculai de trois pieds quelques pouces : ce plan n'était donc pas inconnu à la municipalité. Il y a quelques années que feu M. Grassi, médecin, reçut de M. le Préfet une commission de commissaire-voyer pour le bourg de Pauillac. Il se fit donner à la Mairie le plan qui y était déposé, et c'est d'après ce plan qu'il fit bâtir un très beau cellier dans les dehors sud du bourg. Il se conforma avec une telle sévérité à ce plan, qu'il perdit 15 pieds de terrain sur sa façade : le plan n'était donc point inconnu à la Mairie (...). Tous les habitants de Pauillac attesteront que la haie au devant de son jardin, qui a été convertie en mur, était plantée en acacias. Ces acacias étaient penchés vers la rivière, parce que le terrain avait alors cette direction, et les vents d'ouest qui soufflent une grande partie de l'année les avaient fortement inclinés sur la voie publique. Après que ce mur de clôture a été bâti, ces acacias se sont trouvés placés assez avant dans son jardin ; il est donc certain qu'une partie du cellier et du cuvier qu'a bâti M. Badimon, n'est point sur son ancienne propriété, mais en grande partie sur le chemin public.

    AD Gironde, SP 1203, Lettre du maire de Pauillac, Rabié, au sous-préfet à propos d'un obstacle subsistant à l'alignement de la façade des quais, la maison Badimon, 21 août 1838.

    Maison reconstruite en 1818 aurait dû suivre l'alignement de la façade et de celles construites à la verrerie ; loin de là : elle forme une saillie de 12 mètres… rétrécit les quais dans cette partie, suspend les projets de constructions de maisons particulières entre la rue du Bascouat et la verrerie, diminue l'emplacement qui doit former les abords du débarcadère ; enfin elle masque désagréablement la vue du port à l'amont du fleuve ; maison qui est louée par M. Badimon à l'administration des douanes qui l'a affectée au logement du receveur principal et à l'établissement de ses bureaux ; accepterait la démolition de sa maison mais n'a pas les moyens de la rebâtir ; demande d'indemnité pour la démolition.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Démolition de la maison Badimon, 24 novembre 1838.

    Rapport des ingénieurs des Ponts-et-Chaussées indiquant que l'enlèvement de la saillie était plutôt un objet d'embellissement pour la façade du port que d'utilité pour la navigation.

    AC Pauillac, BOITE PLANS, Démolition des maisons en saillie situées sur le port de Pauillac (établissement du sieur Armand), 26 novembre 1864.

    AD Gironde, SP 1204, Acquisition de bâtiments en saillie sur les alignements du port de Pauillac, rapport de l'ingénieur ordinaire, Rabaglia, 25 décembre 1866.

    Par une décision du 28 avril 1866, contribution de l'Etat pour la somme de 11 748f88 dans l'acquisition de terrains nécessaires à la régularisation des alignements du port de Pauillac ; approuvé par le conseil municipal de Pauillac : acquisition de la propriété des époux Arnaud moyennant 22000 frcs.

    AD Gironde, 2 O 2610, Vente de Jean Arnaud (propriétaire et maître d'hôtel, marié à Marie Dumas) à la commune d'un terrain de la contenance de 534 mètre 4 cm2 environ en saillie sur le quai Duquesne et devant être livré à la voie publique, 27 juillet 1867.

    Notaire : Jacques Roux ; terrain qui provient de la vente judiciaire (15 mars 1855) de la saisie immobilière de M. François Badimon, chef de bataillon en retraire, ancien juge de paix de Pauillac et de son épouse Marie Castéja ; indication d'une maison d'habitation servant d'hôtel composé de rez-de-chaussée et de premier étage, de plusieurs pièces avec grenier au-dessus et un petit chai attenant à la dite maison au couchant + un petit jardin au midi de la dite maison et y attenant avec un mur de clôture au levant et un puits au couchant + un corps de bâtisse au midi audit jardin et y attenant servant de remise, écurie, grenier à foin et autres appartements de servitude ; mention au coin de la rue du débarcadère ou du Bascouat d'une maison avec premier étage et grenier au-dessus situé sur le quai et dans laquelle se trouve actuellement l'hôtel Richelieu, jardin, autre maison en chartreuse, avec façade sur le jardin, bâtiments servant de bureaux de messagerie, écurie, hangars, remises.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Port de Pauillac, affaires générales (1853-1870).

    Archives départementales de la Gironde : SP 1204
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