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Maisons et fermes de la commune d'Eygurande-et-Gardedeuil.

Dossier IA24001195 réalisé en 2009

Fiche

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Aires d'études Montpon-Ménestérol
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Eygurande-et-Gardedeuil

Des espaces agricoles voués à la polyculture (dont des parcelles de vigne) et à l'élevage, ont été créés au cœur de la forêt de la Double entre les 11e et 14e siècles par le biais de clairières de défrichement. Le relief découpé par de nombreux cours d'eau, constitué de multiples collines et de fonds de vallées humides, paraît avoir favorisé dès le Moyen Age un peuplement sur les hauteurs, tandis que les vallons étaient laissés à la forêt. Certaines de ces zones humides furent aménagées à cette époque par les moines chartreux de l'abbaye de Vauclaire, qui créèrent de nombreux étangs.

La carte de Belleyme figure l'habitat en place dans la seconde moitié du 18e siècle : dispersé sur l'ensemble du territoire, il est constitué de quelques hameaux et de fermes isolées (anciennes métairies). Aussi, les constructions qui y sont figurées peuvent-elles être datées au plus tard du dernier quart du 18e siècle, mais l'essentiel du bâti de la commune est attribuable au siècle suivant. Le développement du bourg autour de l'église d'Eygurande a été modeste ; l'ancienne paroisse de Gardedeuil, rattachée à cette commune en 1827, est devenue un écart. L'implantation des maisons et des fermes figurée sur le cadastre napoléonien et sur le cadastre actuel ne présente pas de changements notables : les hameaux les plus importants figuraient déjà sur la carte de Belleyme et, si le nombre de constructions a augmenté, leur dispersion est similaire.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

20 maisons ou fermes ont été repérées dans le cadre de l'inventaire de la commune d'Eygurande-et-Gardedeuil, dont 3 ont été étudiées (une maison du bourg, la ferme de Fonblanche et la maison de maître de Séguineaud). Ces édifices recensés dans la commune se situent principalement en écart, dans des hameaux qui témoignent de la dispersion de l'habitat sur le territoire, relativement uniforme (Chauvet, Fonblanche, le Grand Bonneau, le Grand Chemin, le Grand Fouillèze, le Petit et le Grand Fonmassonnade, la Petite Lombrière, Maine du Blat, le Prunier, Séguineaud). 5 habitations appartiennent toutefois au bourg.

La configuration la plus fréquente est celle des fermes au logis individuel et des fermes dissociées linéaires. La majorité des constructions est en rez-de-chaussée. Un peu plus de la moitié des logis comprend un surcroît. Les édifices à étage carré unique se rencontrent principalement dans le bourg, ou en écart, lorsqu'il s'agit de maisons de maître (le Séguineaud).

La brique, enduite dans la plupart des cas, est le principal matériau de construction. Seul un édifice se distingue par sa structure en pan de bois, qui témoigne du mode de construction traditionnel sur ce territoire (grange-étable à auvent appelé localement "balet", à la Petite Lombrière). Le séchoir à tabac du lieu-dit Maine du Blat est constitué d'un solin de quelques assises en pierre de taille surmonté d'un essentage de planches disposées à la verticale.

Peu de façades présentent un traitement ornemental, hormis la maison du bourg étudiée, sommée d'un fronton percé d'un quadrilobe et surmonté d'un acrotère, ou la maison du Frappier, dont les jambes en pierre de taille de la façade sur rue sont coiffées de chapiteaux inspirés de l'ordre ionique. Dans la plupart des cas, seuls les éléments de modénature offrent une forme de décor à ces édifices (moulures des corniches ou des bandeaux).

Les maisons et fermes sont protégées par des toits à longs pans, parfois par des toits à longs pans associés à des croupes ou demi-croupes. Quelques exemples de toitures plus complexes ont également été inventoriés. Le plus fréquemment, la tuile creuse est employée comme matériau de couverture ; on compte quelques exemples de toits en tuiles plates. Quant à la tuile mécanique et l'ardoise, assez rares, elles couvrent des constructions de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle.

Typologies ferme-bloc massée, ferme-bloc allongée, ferme dissociée linéaire, ferme au logis individuel, maison individuelle, maison de maître, maison de ville simple, maison de ville bourgeoise
Toits ardoise, tuile creuse, tuile plate, tuile mécanique
Murs brique enduit
pierre pierre de taille
pan de bois
Décompte des œuvres bâti INSEE 183
repérées 20
étudiées 3

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte de Cassini, feuille n° 70, levée et publiée à partir de 1756, ech. 1/86 400.

  • Carte de Cassini, feuille n° 71, levée et publiée entre 1762 et 1766, éch. 1/86 400.

  • Carte de Belleyme, planche n°14, 1762-1783.

  • Carte de Belleyme, planche n°21, 1762-1783.

  • A.D. Dordogne. Plan cadastral napoléonien d'Eygurande-et-Gardedeuil. Dessin et encre sur papier, 1844.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • BROUSSAUD-LE STRAT Florence. La Double : un pays en Périgord. Périgueux : Fanlac, 2006.

  • MARACHE Corinne. Les métamorphoses du rural : l'exemple de la Double en Périgord (1830-1939). Paris : éditions du CTHS, 2006.

  • SYNDICAT MIXTE DE LA DOUBLE. La Double du Périgord en Aquitaine. Périgueux : Syndicat mixte de la Double, 1999.

Périodiques
  • BIRET Maurice. "Chronique doubleaude : salubre ou insalubre, la Double ? ". Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, t. 131, 2004.

  • BUFFAULT Pierre. "La Double du Périgord, étude historique et économique", Bulletin de la section de géographie, Paris : 1921.

Liens web

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