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Maison

Dossier IA24003135 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 57, 59 rue Notre-Dame
Cadastre : 1845 SU 402 ; 1986 AC 600

La maison est sans doute construite peu après la fondation de la bastide, à la fin du 13e siècle ou au 14e siècle : en témoignent le vestige d'arcade brisée au rez-de-chaussée de l'élévation nord et l'étroite porte brisée qui la surmonte. L'édifice est remanié une première fois à la fin du 15e siècle par l'ajout de croisées à l'étage. Les façades est et ouest sont largement remaniées au début du 19e siècle par le percement d'ouvertures en calcaire jaune disposées en travées et couvertes de plate-bandes. En 1845, l'édifice, qui appartient alors à M. Vialin, médecin à Monpazier, est réunit à deux autres bâtiments tournés vers le foirail nord ; ces constructions, qui ne semblent pas antérieures au 19e siècle, délimitent une cour intérieure qui confère à l'ensemble une disposition singulière dans la bastide. Une partie est convertie en 1878 en bâtiment rural (registre des augmentations et diminutions du cadastre).

Période(s) Principale : limite 13e siècle 14e siècle
Secondaire : 4e quart 15e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle

La maison fait partie du "moulon", délimité par les rues Notre-Dame et Saint-Jacques, qui borde le front nord de la bastide ; elle est tournée vers la rue Notre-Dame et jouxte une parcelle non-bâtie qui lui est associée. Le bâtiment, inscrit dans la trame parcellaire médiévale, présente deux élévations remarquables. A l'est, côté rue Notre-Dame, les vestiges d'une grande arcade sont conservés au rez-de-chaussée et l'étage présente deux éléments singuliers : une étroite porte en arc brisé logée près de l'angle (disposition unique à Monpazier) et une croisée à linteaux en accolade (motif peu répandu localement). Au sud, côté jardin, apparaissent à l'étage une croisée et un petit jour en accolade ainsi que deux baies trop mal conservées pour être identifiées. Au vu de la hauteur des croisées, la toiture actuelle (asymétrique et dont les abouts de solives ressortent largement au sud) se trouve apparemment bien plus bas qu'initialement. Ces éléments épars soulignent le programme architectural particulier adopté pour cet édifice au Moyen Âge, doté très tôt d'un d'une cour ou d'un jardin voisin.

Les deux constructions adossées au nord à cette première maison forment deux ailes, qui délimitent une cour intérieure ; elles ont fait l'objet d'importants remaniements à la fin du 20e siècle et ne comportent aucun élément permettant d'éclairer leur ancienneté (sans doute pas antérieure au 19e siècle) ni leur vocation. Cependant, elles confèrent à l'édifice un programme à nouveau singulier, au vu de la rareté des maisons articulées autour d'une telle cour dans la bastide.

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe

Une étude détaillée, intégrant les intérieurs, permettrait sans doute de mieux comprendre la disposition initiale des espaces.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Périodiques
  • GARRIGOU-GRANDCHAMP Pierre. "L'architecture domestique des bastides périgourdines". Congrès archéologique de France, 1998.

    p. 70
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste