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Maison

Dossier IA24003142 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 47 rue Saint-Jacques
Cadastre : 1845 SU 602 ; 1986 AC 399

La maison est construite au Moyen Âge, comme l'attestent les vestiges conservés à l'ouest et au nord : une porte en arc brisé au rez-de-chaussée - jumelée à celle de la maison voisine -, une ancienne fenêtre à croisée à l'étage, une étroite porte ouverte à l'étage de l'élévation nord. Ces vestiges montrent que, dès sa construction, la maison s'étendait à la parcelle voisine ou, en tous cas, était étroitement connecté au bâtiment qui la jouxtait au nord. En 1886, l'édifice est réaménagé et notamment doté d'une nouvelle façade du côté de la rue Saint-Jacques (registre des augmentations et diminutions du cadastre).

Période(s) Principale : Fin du Moyen Age
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1886, daté par source

La maison fait partie du "moulon" délimité par les rues saint-Jacques, du Trottoir, de la Porte-de-Campan et transversale ; elle est tournée vers la rue Saint-Jacques.

L'édifice présente, à l'est, une façade très homogène : le soubassement en pierre de taille à bossage contraste avec les niveaux supérieurs, où la maçonnerie est enduite à l'exception des chaînes d'angle et des encadrements de baies. Une imposante corniche souligne la base du toit.

Les élévations ouest et nord rappellent l'occupation ancienne de la parcelle, au travers de vestiges rares mais particulièrement intéressants. L'ancienne croisée de l'étage, par exemple, a de belles dimensions et une modénature complexe (sauf le linteau, rapporté) qui témoigne d'une certaine aisance et d'un soin tout particulier porté à la construction. La porte en plein-cintre du rez-de-chaussée, déportée vers l'angle nord, voit son piédroit lié à une porte identique mais faisant partie du bâtiment voisin (dont la façade sur "carreyrou" est aujourd'hui démolie) : signe qu'à l'origine les deux maisons étaient étroitement liées, sans entremis, et que leur construction fut simultanée. La petite porte percée à l'étage de l'élévation nord - de circulation et non d'accès à des latrines au vu de l'emplacement - accrédite d'ailleurs cette hypothèse.

Murs calcaire moellon
calcaire moyen appareil
Toit tuile creuse (?)
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans

A l'instar de la maison du chapitre, ce bâtiment, dont les vestiges médiévaux sont somme toute ténus, témoigne d'une perméabilité du parcellaire dès les origines de la bastide.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Périodiques
  • GARRIGOU-GRANDCHAMP Pierre. "L'architecture domestique des bastides périgourdines". Congrès archéologique de France, 1998.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste