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Maison

Dossier IA24003016 réalisé en 2012

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 27, 29 rue Saint-Jacques
Cadastre : 1845 SU 577, 578 ; 1986 AC 115, 116

Les grands arcs latéraux du couvert, ainsi qu'un vestige de porte percé du côté du "carreyrou", situent la construction de la maison au Moyen Âge. A l'étage, une cheminée monumentale témoigne d'un remaniement au tournant des 16e et 17e siècle, tandis que la façade ouest a manifestement été composée au 18e siècle : les ouvertures, organisées en deux travées, sont couvertes d'arcs segmentaires. Côté place enfin, à l'est, la façade a été reprise au 19e siècle. Le sol du couvert a fait l'objet de fouilles archéologiques entre 1992 et 1994.

Période(s) Principale : Moyen Age
Secondaire : limite 16e siècle 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle

L'édifice fait partie d'un "moulon" attenant à la place des Cornières ; il est inscrit dans le parcellaire médiéval et est doté d'un couvert qui enjambe la rue Saint-Jacques. L'étage de soubassement, en partie visible du côté du "carreyrou", à l'ouest, compense la légère dénivellation par rapport à la place des Cornières, située à l'est.

La façade du couvert est la seule de la place à ne pas disposer d'un arc en rez-de-chaussée : un pilier central de section carrée soutient le large linteau en bois qui court sur presque toute la largeur du bâtiment. La partie basse de l'étage présente une maçonnerie de belle qualité, réalisée à l'aide de moellons de calcaire soigneusement équarris. La partie haute, en partie masquée par un enduit jaune ocre bordée de bandes blanches, est plus irrégulière. La baie centrale - ancienne porte dans laquelle une allège a été grossièrement établie - dispose d'un encadrement très simple, rainuré pour accueillir des volets. Le comble est ajouré de deux petits jours. Dans l'androne qui jouxte la maison au nord, est conservée la base de latrines formées de consoles en quart de rond. Côté "carreyrou", les baies à arc segmentaires sont regroupées en deux travées déportées vers les angles de l'édifice. On distingue les vestiges de plusieurs baies, noyés dans la maçonnerie et, peut-être, d'un ancien appui de fenêtre au centre de la façade. L'encadrement de la porte comporte des remplois de piédroits chanfreinés. Elle est surmontée, de même que la fenêtre qui la jouxte, de l'armature métallique d'une marquise disparue.

Si le rez-de-chaussée conserve quelques équipements immobiliers (une cheminée droite et un évier), c'est plutôt l'étage du couvert qui retient l'attention : une cheminée monumentale, adossée au mur sud, présente des jambages galbés et un imposant manteau richement orné.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile creuse, tuile plate
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
Techniques sculpture
Représentations pilastre, denticule, billette, coquille Saint-Jacques, losange, feuillage
Précision représentations

Le décor de la cheminée est réparti comme suit :

- les jambages, dont la face est bordée de profondes moulures, présentent dans leur partie supérieure un galbe qui s'achève par une coquille saint -jacques ; le centre de ces montants latéraux est frappé d'un losange tandis que leur base intègre un congé en demi-cercle.

- la plate-bande est presque totalement nue : outre un décor très simple de réglet qui souligne sa limite inférieure, elle n'est animée que d'une moulure denticulée.

- le centre de la hotte est frappé d'un seul cercle : le pourtour est fait de feuillages enchevêtrés aux extrémités festonnées, tandis que le centre est rempli d'une feuille ouverte. Cette partie du manteau est bordée de pilastres cannelés qui supportent un entablement peu développé.

- l'entablement est formé d'une frise de billettes et torsades qui épousent la base d'une moulure droite très simple et les contours des pilastres. La partie supérieure de cette corniche s'achève par une frise entrelaçant des tiges et des U renversés.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Protections classé MH, 1961/10/23
Précisions sur la protection

Les façades, y compris les galeries, et les toitures ; la partie du sol comprise sous les galeries (AC 115, 116) : classement par arrêté du 23 octobre 1961.

Références documentaires

Bibliographie
  • L'HONNEUR R. (docteur). Monpazier : logis, gens et faits d'autrefois. Monpazier : s.d. [vers 1950].

  • OUDIN Philippe. Etude préalable : restauration du bâti architectural des immeubles situés autour de la place des Cornières. 2003, 2 vol.

  • PONS Jacques. La bastide de Monpazier : Document final de synthèse : la bastide de Monpazier. 1997, 2 vol.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste