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Maison

Dossier IA24003019 réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

  • Maison
    Monpazier, 18 rue Saint-Jacques

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 6 rue de la Justice
Cadastre : 1845 SU 479, 480 ; 1986 AC 167

L'édifice conserve un cordon d'appui et une tête sculptée dans la façade nord, une cheminée adossée au mur de refend à l'étage du couvert, ainsi que des corbeaux du plancher initial dans la partie postérieure du bâtiment, qui situent sa construction au cours du 14e. Très tôt, dès le 15e siècle ou le début du 16e siècle, la maison communique avec sa voisine à l'ouest au moyen d'une porte à l'étage, dotée d'un linteau en accolade. Des remaniements sont réalisés à la fin du 17e ou au 18e siècle : de grandes fenêtres à arcs segmentaires sont percées au nord et à l'est (accompagnée peut-être par une ouverture de l'édifice en direction de la parcelle voisine). Une cheminé droite très semblable à celle visible à l'étage du couvent des Récollets est construite à cette occasion au revers du mur de refend séparant la maison et l'étage du couvert. La demeure est partiellement converti en bâtiment agricole à une date indéterminée. Elle est restaurée à partir de la fin du 20e siècle et de nombreuses dispositions anciennes sont modifiées ou restituées pour l'occasion.

Période(s) Principale : 14e siècle
Secondaire : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : limite 17e siècle 18e siècle
Secondaire : limite 20e siècle 21e siècle

L'édifice forme l'angle du "moulon" qui borde le côté sud de la place des Cornières ; un couvert enjambe la rue de la Justice et étend la demeure en direction de la place. La maison est imparfaitement inscrite dans la trame parcellaire médiévale, puisque sa largeur est d'environ 6 m (au lieu des 8 m habituels) ; elle est en revanche étroitement liée à la demeure voisine, à l'ouest, de dimensions équivalentes et avec laquelle des communications ont été établies lors de différentes phases d'occupation.

Le rez-de-chaussée conserve des dispositions anciennes remarquables : l'amorce d'un arc de boutique et l'embrasure correspondante dans l'élévation nord, située sous le couvert ; de nombreux corbeaux situant l''étage médiéval ; une porte en position centrale du côté du "carreyrou". Il est difficile de dater le puits, foré dans cette partie de la maison et désormais masqué sous une dalle de béton.

L'étage est plus bouleversé à cause des nombreux remaniements qu'a connu l'édifice ; cependant, la façade nord présente encore un cordon d'appui presque complet, interrompu dans l'angle nord-est par un buste sculpté, et une ancienne demi-croisée (à la traverse tronquée) qui éclaire l'élévation est du couvert. A l'intérieur, le couvert présente une cheminée monumentale du 15e siècle tandis que dans la partie postérieure du bâtiment se trouve une cheminée droite, de format plus réduit mais qui pourrait également dater de la fin du Moyen Âge. Ces éléments épars, parfois profondément restaurés, donnent le ton du programme résidentiel de cette maison bloc polyvalente apparemment dépourvue de cour intérieure.

Plusieurs indices suggèrent une structuration plus complexe qu'il n'y paraît : aucune androne n'existe entre ce bâtiment et la maison voisine, à l'ouest, alors qu'il ne s'agit pourtant pas de deux constructions simultanées : le chaînage d'angle visible au centre de l'élévation sud, côté "carreyrou", montre bien que la demeure fut appuyée contre sa voisine. En revanche des communications - par exemple la porte à linteau en accolade conservée à l'étage – ont été établies très tôt entre les deux. Enfin, ces maisons ont une taille légèrement inférieure à celle dictée par le parcellaire médiéval. Il est probable que cette maison soit la seconde tranche d'une construction ambitieuse, voulue par le propriétaire de la demeure voisine (n°18, rue Saint-Jacques).

Murs calcaire moellon
Toit tuile creuse, tuile plate
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1904/12/21
classé MH, 1961/10/23
Précisions sur la protection

Façade et galerie couverte (A 476) : classement par arrêté du 21 décembre 1904.

Façades, y compris les galeries et les toitures ; la partie de sol comprise sous les galeries (A 480) : classement par arrêté du 23 octobre 1961.

Références documentaires

Bibliographie
  • OUDIN Philippe. Etude préalable : restauration du bâti architectural des immeubles situés autour de la place des Cornières. 2003, 2 vol.

  • PONS Jacques. La bastide de Monpazier : Document final de synthèse : la bastide de Monpazier. 1997, 2 vol.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste