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Maison

Dossier IA24003043 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 7 rue Saint-Pierre
Cadastre : 1845 SU 559 ; 1986 AC 101

Une carte postale de la première moitié du 20e siècle atteste l'existence, dans la façade est, d'une grande porte de style gothique flamboyant. Il pourrait s'agir d'un remploi, mais les aménagements du sous-sol et la belle cheminée monumentale du rez-de-chaussée accréditent la datation d'un premier état de l'édifice dans la seconde moitié du 15e siècle ou au tout début du 16e siècle. La porte dite "du paradis" qui jouxte l'édifice au débouché du "carreyrou" est manifestement un percement moderne ; mais il n'est pas impossible qu'un accès ait existé au Moyen Âge, en lien avec ce bâtiment construit sur le tracé de l'enceinte.

La plupart des baies visibles aujourd'hui datent du 19e siècle, époque à laquelle le bâtiment fait l'objet d'importants remaniements : l’édifice est complété par une petite aile, construite le long de la rue Saint-Pierre, que le plan cadastral de 1845 représente et qu'un plan du quartier réalisé quelques années plus tard, en 1862, qualifie de "maison et écurie". Cette partie est absorbée dans la maison voisine durant la première moitié du 20e siècle. La construction formant "pontet", qui relie la maison à une parcelle de jardin située au delà du "carreyrou", n'est pas antérieure au 20e siècle ; elle pourrait toutefois faire suite à une bretèche ou une construction analogue destinée à protéger la poterne.

Période(s) Principale : 2e moitié 15e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle

L'édifice appartient à un "moulon" périphérique, longé par la rue Saint-Pierre et constituant le front ouest de la bastide. Il présente un plan rectangulaire auquel s’ajoute un petit appendice au sud-ouest, sous la forme d’un "pontet" enjambant le passage dit "du Paradis". Assise sur le mur de soutènement des terrasses qui dessinent le pourtour de la bastide, cette maison dispose d’un étage de soubassement, d’un rez-de-chaussée et d’un comble à surcroît.

L'étage de soubassement est formé de deux pièces voûtées, séparées par un mur de refend percé en son centre d'une porte en arc brisé. Un jour à large ébrasement tourné vers le "carreyrou" éclaire chacune des deux pièces. Dans la salle est, un placard mural est aménagé dans le mur oriental ; il jouxte l'embrasure peu profonde d'un petit jour plus tardif. Le mur de refend est percé d'une baie ouvrant vers un puits, creusé dans la salle est ; sa maçonnerie, prise dans la voûte, est couverte d'une sorte de coupole.

Au rez-de-chaussée surélevé une belle cheminée monumentale est adossée au mur gouttereau sud, près de l'angle est. Les têtes des jambages sont des colonnettes à base prismatique ; le linteau, très débordant, est marqué par deux niveaux de corniches très saillantes.

Murs calcaire moellon
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à longs pans croupe
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste