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Maison

Dossier IA24003015 réalisé en 2012

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 31, 33 rue Saint-Jacques
Cadastre : 1845 SU 579, 579 bis, 580 ; 1986 AC 114, 607, 909

L'édifice a sans doute été construit au cours de la première moitié du 15e siècle comme en témoigne, côté place des Cornières à l'est, la grande croisée à meneau percée au centre du premier étage et le cordon d'appui qui la souligne. Côté "carreyrou", à l'ouest, les fenêtres à arcs segmentaires alignées en travées suggèrent qu'un important remaniement est intervenu au cours du 18e siècle, ce que confirme l'aménagement intérieur de toute la partie postérieure de l'édifice. Le petit escalier installé dans la façade du couvert, à l'est, date aussi de cette époque.

Une fouille archéologique du sol du couvert a été effectuée entre 1992 et 1994. Après une étude préalable réalisée en 1999, la façade est (protégée au titre des Monuments Historiques) est restaurée en 2002 : la croisée de la baie est rétablie, le cordon d'appui restauré, et l'enduit, alors conservé de manière très lacunaire, complété.

Période(s) Principale : 1ère moitié 15e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 2002, daté par source

La maison fait partie d'un "moulon" attenant à la place des Cornières ; elle s'inscrit parfaitement dans la trame parcellaire médiévale et est augmentée d'un couvert, qui enjambe la rue Saint-Jacques. A l'ouest, la dénivellation du terrain justifie la création d'une cave occupant un tiers de l'édifice (son voûtement ne semble pas remonter au premier état de construction).

De l'édifice de la fin du Moyen Âge subsistent la structure du couvert et la façade est, caractérisée par trois grands arcs brisés bandés, et la fenêtre à croisée de l'étage prolongée par un cordon d'appui. Cette dernière, dont l'imposant larmier fut amputé de ses deux retombées lors de la pose de contrevents, possède dans ses quatre angles une sculpture animale très dégradée (deux sont identifiables : une tête de loup, un corps de chien). Le petit escalier aménagé sous le couvert a peut-être une base médiévale : le revers de l'embrasure actuelle comporte encore un arc brisé haut placé. Le reste de la parcelle est désormais trop modifié pour que les dispositions anciennes puissent être retrouvées ; tout au plus peut-on avancer qu'une cour intérieure dut très probablement exister au centre de la construction initiale.

La maison a subi d'importantes transformations au 18e siècle. Le petit escalier du couvert est remanié (porte, emmarchement) de manière à assurer un accès direct à la moitié antérieure de la maison, tandis que tout l'arrière de la parcelle est individualisé et reconfiguré. Le couloir latéral accessible sous le couvert mène à la cour intérieure couverte et dotée d'un escalier qui distribue la circulation. La pièce du fond, largement ajourée vers l'ouest, comporte encore deux placards muraux dotés de leurs vantaux en bois (la cheminée centrale a été remaniée au 19e siècle). A l'étage, l'escalier ouvre sur deux portes dotées d'impostes vitrées. Le couloir implanté au centre de ce niveau dessert deux pièces latérales puis, en fond de parcelle, deux chambres à alcôves dotées d'une imposante série de placards intégrés dans les murs gouttereaux et dans la cloison centrale. A ces rangements s'ajoute, près d'une fenêtre, un petit secrétaire lui aussi intégré. Dans le comble, près du mur pignon ouest, une petite cheminée rappelle l'existence de chambres pour les domestiques. Cette campagne de construction se joue des contraintes du bâtiment médiéval (cour intérieure) pour adopter un programme résidentiel moderne.

Quelques modifications mineures sont réalisées au 19e siècle dans tout l'édifice : ajouts de cheminées, évier en pierre, etc.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile plate
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur, escalier tournant à retours sans jour, en charpente
États conservations restauré
Techniques sculpture
Représentations chien, animal
Précision représentations

Les quatre angles de la fenêtre sont ornés d'une sculpture, complète ou partielle, d'animal. A gauche de l'appui, c'est le corps d'un animal (chien ?) qui est représenté ; la tête manque. A droite de l'appui, la sculpture est très dégradée : on devine encore les pattes d'un animal montré entièrement. A droite de l'entablement, la sculpture représente la tête d'un chien, gueule ouverte. A gauche de l'entablement, enfin, la scupture est celle d'un animal ou d'un homme.

[Préciser]

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Protections classé MH, 1904/12/21
Précisions sur la protection

Façade et galerie couverte (A 580) : classement par arrêté du 21 décembre 1904.

Références documentaires

Bibliographie
  • L'HONNEUR R. (docteur). Monpazier : logis, gens et faits d'autrefois. Monpazier : s.d. [vers 1950].

  • OUDIN Philippe. Maison à Cornières, 31, rue Saint-Jacques. Etude préalable, août 1999.

  • OUDIN Philippe. Etude préalable : restauration du bâti architectural des immeubles situés autour de la place des Cornières. 2003, 2 vol.

  • PONS Jacques. La bastide de Monpazier : Document final de synthèse : la bastide de Monpazier. 1997, 2 vol.

Périodiques
  • GARRIGOU-GRANDCHAMP Pierre. "L'architecture domestique des bastides périgourdines". Congrès archéologique de France, 1998.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste