Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Maison

Dossier IA24003042 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 21, 23 rue de l'Ormeau-du-Pont , 2, 4, 6 rue Saint-André
Cadastre : 1845 SU 254-255, 257 ; 1986 AC 253-255

La maison conserve des vestiges de baies et des aménagements (traces d'arcades médiévales, embrasure condamnée, corbeaux moulurés) situant une première campagne de construction probablement au 14e siècle : deux bâtiments sont alors disposés en équerre et séparés par une courette (ou un "carreyrou" ?) ; leur emprise et leur ampleur exactes sont difficiles à déterminer. Des sondages archéologiques ont permis de préciser que cet édifice jouxtait l’enceinte ainsi qu'une porte de ville établie en tête de l’actuelle rue de l’Ormeau du Pont et dont l'amorce apparaît sur le plan cadastral de 1845. L’édifice est apparemment agrandi et fait l'objet de restructurations dans la seconde moitié du 18e siècle rue de l’Ormeau-du-Pont (fenêtres à arcs segmentaires) et rue Saint-André (ouvertures flanquées de pilastres, mais aussi cheminées droites et éviers muraux). D'ultimes modifications, mineures toutefois, sont réalisées au 19e siècle. Tous ces remaniements ont progressivement conduit à agréger des bâtiments originellement distincts qui, aujourd’hui, constituent un seul ensemble assez hétéroclite.

Période(s) Principale : 14e siècle
Secondaire : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 19e siècle

L’édifice est construit dans un îlot périphérique de la bastide, sur le front est, et occupe l’angle des rues de l’Ormeau du Pont et Saint-André. Il présente un plan en L et compte trois niveaux, diversement articulés avec la rue étant donné l'important dénivelé de ce secteur. La restitution (lacunaire) du premier état de l’édifice pose plusieurs problèmes : si le bâtiment sud présente un module proche du parcellaire primitif de la bastide et une orientation cohérente, le bâtiment nord, qui longe la rue Saint-André, déroge aux logiques du lotissement médiéval observables par ailleurs. La courette ou le "carreyrou" qui séparait manifestement ces deux constructions définit en outre une logique d’articulation des bâtiments – entre eux et par rapport à l’espace public – qu’on ne retrouve pas dans les autres "moulons" (ces dispositions particulières pourraient découler de la proximité de la porte de ville). Quoi qu’il en soit, ces vestiges médiévaux présentent des maçonneries de qualité : les pierres de taille des encadrements (grande porte en arc brisé, arcs d’embrasures, jours), les corbeaux moulurés du plancher de l’étage et l’appareil des murs reflètent le grand soin porté à la construction. Une mise à nue des parements extérieurs permettrait sans doute, pour la partie sud, de préciser la structuration de l’édifice : plusieurs arcades semblent conservées au rez-de-chaussée ainsi qu'une fenêtre à l’étage (l’arc de l’embrasure est conservé à l’intérieur et peut-être une amorce de cordon d'imposte en façade) ; à l’ouest, près de l'angle, l’enduit masque un départ d’arc.

Les restructurations postérieures de l’édifice livrent des équipements domestiques épars et assez sobres (éviers muraux à tablettes, cheminées droites) et, plus rarement, des cheminées plus travaillées. Une partie des bâtiments, notamment certaines parties hautes très ajourées, suggère l’utilisation des locaux pour stocker des produits agricoles.

Les bases médiévales de l'édifice illustrent un parti constructif singulier, peut-être lié à la proximité de l'enceinte.

Murs calcaire moellon
calcaire pierre de taille
torchis pan de bois
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste