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Maison

Dossier IA24003145 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées jardin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 15 rue du Trottoir
Cadastre : 1845 SU 638 ; 1986 AC 418

L'implantation de la demeure semble totalement déconnectée du parcellaire régulier médiéval. Par ailleurs, aucun élément architectural ne suggère une occupation ancienne de la parcelle. La demeure semble avoir été bâtie à la limite des 18e et 19e siècles, en deux campagnes successives. Les matrices cadastrales de 1845 signale qu'elle appartient alors à Jean Pourquery de Péchalvès, issu d'une ancienne famille de notables de Monpazier.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle

L'édifice appartient au "moulon" périphérique qui borde le front ouest de la bastide. Il borde la rue du Trottoir à l'est, et surplombe la rue de la Porte-du-Paradis puis la campagne à l'ouest. En raison du fort dénivelé de cette zone, le bâtiment dispose d'un étage de soubassement (partiellement épaulé par un massif de maçonnerie au niveau du fossé), d'un rez-de-chaussée surélevé et d'un comble à surcroît.

Initialement, l'édifice a un plan strictement rectangulaire dont les chaînages d'angle en pierre de taille de l'élévation du côté est dessinent nettement les contours. L'essentiel des percements, organisés en travées, ainsi que l'accès principal à la maison sont orientés au sud vers un jardin adjacent. La présence d'un étage de soubassement induit une organisation singulière des baies : des oculus ajourent le premier niveau, dédié au stockage, et contrastent fortement avec les grandes fenêtres du rez-de-chaussée surélevé qui les surmontent. Le petit côté de la maison, tourné vers la rue du Trottoir, est lui ajouré de deux travées. Au vu des liaisons que présentent les maçonneries, la porte encadrée de discrets pilastres et d'un fin entablement existe probablement dès cet état initial ; il s'agirait alors de l'entrée principale dans la demeure, ouvrant probablement sur un escalier extérieur.

Dans un second temps, deux corps pavillonnaires carrées sont disposés en avant de la façade sud ; celui longeant la rue intègre alors l'ancienne porte. Le style des ouvertures et la représentation de ces pavillons sur le plan cadastral indiquent que cette seconde campagne intervient peu de temps après la première. Le porche surélevé paraît remanié à cette époque et l'espace situé entre les deux tours intégralement couvert par un avant-toit.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile creuse, tuile plate
Plans plan régulier en U
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
Escaliers escalier de distribution extérieur, escalier droit, en charpente

Quelques traits communs rapprochent cette demeure d'autre maisons de Monpazier construites ou remaniées à la même époque, comme par exemple l'accès principal accolé à l'édifice, que d'autres habitants dont la maison jouxte une cour ou un jardin adoptent. Malgré cela, cette demeure reste, dans son dernier état, bien singulière : les deux corps pavillonnaires et le porche surélevé de l'élévation sud rappellent davantage des typologies rurales que des constructions "urbaines".

Les intérieurs n'ont pu être visités.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste